Les escadrons de gendarmerie mobile d’Arras et de Narbonne sur la sellette

La perspective n’enchante guère le député-maire de Narbonne, Jacques Bascou. En effet, la caserne Montmorency, située dans sa ville et où sont logés les 120 militaires de l’escadron de gendarmerie mobile 13/6, devrait fermer d’ici à 2011.

Cependant, madame le sous-préfet de Narbonne, Marie-Paule Bardèche, a relativisé les conséquences de cette dissolution annoncée sur la vie locale. « Ce projet s’inscrit dans la réorganisation nationale des forces mobiles. Mais il n’obère pas la sécurité dans l’Aude puisque les mobiles n’interviennent pas dans le département, mais essentiellement en région parisienne et en outre-Mer » a-t-elle expliqué au Midi Libre.

Reste que sur le plan de l’économie locale, les élus locaux et les commerçants s’inquiètent du départ des 120 gendarmes et de leurs familles. Mais toujours d’après Marie-Paul Bardèche, « à l’échelle de l’agglomération », c’est un « volume relativement faible ».

Le même scénario se joue à Arras. La ville, qui a perdu, l’an passé, le 601e Régiment de Circulation Routière (RCR), pourrait voir aussi partir son escadron de gendarmes mobiles en 2011. Pour l’instant, l’information n’est pas encore confirmée, étant donné que les derniers arbitrages seront connus à la fin du mois d’août. En fait, la nouvelle a été communiquée lors d’une visite du général Deanaz, le patron de la gendarmerie pour la région Nord-Pas-Calais, aux militaires de l’escadron 12/9. Et en théorie, elle ne devait pas s’ébruiter…

« Cette dissolution, on ne la souhaite pas et on mettra tout en oeuvre pour l’éviter » a déclaré Jean-Marie Vanlerenberghe, le maire d’Arras, au quotidien La voix du Nord. « La décision, je ne la connais pas, je n’ai aucune information officielle. Je sais évidemment que le gouvernement cherche à faire des économies, mais la ville d’Arras a déjà payé assez cher avec le départ du 601e RCR, même si nous sommes ici avec un nombre de militaires qui est moindre. Je souhaite évidemment que cette dissolution ne se fasse pas à Arras, d’autres villes pourraient être touchées à notre place » a-t-il ajouté.

Au total, sur les 123 escadrons que compte la gendarmerie mobile, 15 sont appelés à prochainement disparaître dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP).

« Cette décision ne réduit pas la capacité de la gendarmerie. Car sur les 15 escadrons ciblés, 7 étaient auparavant affectés à la garde des centres de rétention administrative mais n’ont plus cette mission à assurer, et les 8 autres escadrons sont en renfort des brigades territoriales » confiait, le général Gilles, alors directeur général de la gendarmerie nationale, dans le cadre des auditions au Sénat pour le projet de loi de finances 2010. Outre Arras et Narbonne, Bayonne, Besançon, Cherbourg, Dijon, Dinan, Melun, Saint-Malo, Strasbourg et Toulouse sont les autres villes concernées par cette vague de dissolution.

Par ailleurs, les escadrons de gendarmerie mobile ne sont pas les seuls concernés par ces réorganisations. Ainsi, selon Ouest France, les pelotons autoroutiers et les brigades motorisés vont fusionner en Vendée. Le nouvel ensemble passera de 102 à 95 militaires.

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