Vente d’armes : La France s’accroche
29 septembre 2009 – 14:05Alors que les dépenses militaires sont en constante progression dans le monde (sauf en Europe), la France parvient à garder son rang parmi les principaux pays exportateurs d’armes, malgré une « pression accrue » de ses « concurrents traditionnels », note le rapport annuel du gouvernement au Parlement portant sur les ventes françaises d’armement, rendu public le 28 septembre.
Ainsi, pour l’année 2008, l’industre de défense de l’Hexagone a enregistré pour 6,58 milliards d’euros de commandes à l’étranger, soit une hausse de 13% par rapport à 2007, année où la France a adopté un dispositif visant à relancer ses exportations d’armement, en simplifiant notamment ses procédures. Toutefois, ce montant reste inférieur à celui de l’an 2000, qui, en euros constants, s’était élevé à 8,15 milliards d’euros.
Avec près de 7,2% de parts de marché, la France est le quatrième exportateur d’armes du monde, juste devant Israël (6%) mais loin derrière les Etats-Unis, avec 49%. La Grande-Bretagne (15%) et la Russie (8%) complétent le podium. Ces chiffres confirment la tendance observée sur la période 2003-2007. Mais l’expansion du marché de l’armement aiguise les appétits.
En plus de se mesurer à ses concurrents traditionnels, l’industrie française de la défense doit en effet faire face à une « concurrence intra-européenne, avec l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Suède » qui « s’est également accentuée au cours de ces cinq dernières années », ce qui fait dire aux auteurs du rapport que la France « a peiné à maintenir ses positions ».
En 2008, les principales commandes d’armes françaises viennent du Brésil, avec 1,4 milliard, devant le Maroc (874,3 millions) et l’Arabie Saoudite (744,5 millions). D’une manière générale, on retrouve les clients traditionnels de Paris, avec les Emirats arabes unis (364 millions d’euros d’armes livrée en 2008), la Grèce, l’Inde et le Royaume-Uni. Au total, près de 84 pays ont acheté des armées françaises.
« Nous sortons de l’idée classique de la France qui n’exporte qu’au Moyen-Orient » a fait valoir Laurent Teisseire, le porte-parole du ministère de la Défense, en mettant en avant la « diversification » des acheteurs, grâce notamment à une « montée importante des Amériques » (2,1 milliards d’euros de commandes en 2008) et une croissance de l’Afrique.
Cela étant, le chiffre annoncé pour 2008 est encore loin de l’objectif affiché par le gouvernement français, qui est d’exporter pour 10 milliards d’euros d’armes chaque année. La tendance pour 2009 s’inscrit dans la même dynamique. Avec le contrat brésilien concernant notamment les sous-marins et signé au début du mois (4,8 milliards d’euros) ainsi que les prises de commandes antérieures (2,2 milliards d’euros), le volume des ventes françaises à l’étranger devrait dépasser les 7 milliards d’euros. A moins qu’un accord concernant le Rafale soit signé avant la fin de cette année, et surtout qu’un premier acompte soit versé avant le 31 décembre (c’est la condition pour que toute commande soit prise en compte dans les statistiques).
Tags: Armement, défense, exportation, France, industrie, vente








3 commentaires à “Vente d’armes : La France s’accroche”
Et oui, si nous ne nous accrochons pas, ce sont les autres qui prendront la part de gâteau. Je ne comprends pas d’ailleurs que des franchouillards s’offusquent de la vente de matériels de guerre, mais que la drogue puisse être vendue à tout va c’est sans doute mieux. Une économie souterraine de plusieurs millions d’euros, on s’en accommode. En revanche, faire travailler des centaines d’entreprises pour construire un avion, un bateau, un camion, un char etc, ce n’est pas bien. Allez les petits rejoignez la cour des grands et montez sur le podium. Quelques milliards de plus et vous y êtes. Nos taxes et nos impôts pourront peut être baissés un jour grâce à vous ?
Par Allbuhéra on sept 30, 2009
Le marché français de la drogue est estimé à 2 millards d’euros, et effectivement, on ne souligne jamais assez ce que représente les tonnes de drogue saisies par les marins, gendarmes et douaniers.
C’est un investissement de stopper l’hémorragie, c’est un cancer à combattre.
On risque de faire des bonds dans nos ventes d’armement si :
- Les ventes de Rafale se concrétisent (Brésil, E.A.U, Suisse, Lybie, Koweit, Argentine, Pérou, Quatar, Bareihn, etc… ).
- Les ventes de FREMM se signent (Arabie Saoudite, Brésil, Grèce (faut rêver, vu les déboires des U-214), Algérie, etc…).
- VBCI (partenariat avec l’Espagne évoqué pour un plan de 1300 VBCI, information TTU).
- BPC (Brésil, Russie, Inde)
Par exemple, si ces principaux matériels étaient livré à quelques clients, ils induiraient d’autres retombés : formation, entretient, modernisation, etc…
La futur décennie pourrait s’annoncer moins creuse.
Par Thibault Lam001 on sept 30, 2009