Drakkar : l’Elysée disculpe la Syrie

Alors que la 46e promotion de l’Ecole militaire interarmes (EMIA), dont le parrain est le Lieutenant de la Bâtie, mort dans l’attentat contre le Drakkar en 1983, défilera ce 14 juillet sur les Champs-Elysées, devant le président Syrien dont le pays est soupçonné d’être mêlé à cette attaque qui a fait 58 morts parmi les parachutistes du 1er RCP, la présidence française a estimé que ce serait « une erreur historique » d’accuser Damas de la responsabilité de ce drame.

« Le Drakkar, ce n’était pas la Syrie. La Syrie, c’était l’attentat contre l’ambassadeur de France au Liban, Louis Delamare, en 1981, c’était l’Iran et le Hezbollah », selon une « source élyséenne » citée par Le Figaro. « C’est une polémique qui n’a absolument pas lieu d’être », fait-on par ailleurs valoir à l’Elysée. En clair, circulez, il n’y a rien à voir.

La vérité officielle sur les circonstances de cet attentat a toujours été contestée. Cette dernière fait état d’un camion suicide ayant pénétré dans l’enceinte du Drakkar, ce qui est réfuté par les sceptiques, qui estiment que le bâtiment, occupé précédemment par les Syriens, a été détruit par des explosifs qui se situaient à l’intérieur ou qui avait été amenés sous l’immeuble par des galeries souterraines.

Quoi qu’il en soit, bon nombre d’experts et d’observateurs estiment que la Syrie a joué un rôle dans cet attentat et qu’elle est par conséquent responsable de la mort des paras français et des marines américains, frappés eux aussi le même jour.

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