Une troisième catapulte électromagnétique pour le porte-avions de nouvelle génération?

En décembre 2021, la Defense Security Cooperation Agency [DSCA], chargée des exportations d’équipements militaires américains via la procédure dite des « Foreign Military Sales », rendit un avis favorable au sujet de la possible vente à la France d’un système de lancement électromagnétique d’aéronefs [EMALS] en configuration « deux lanceurs » et d’un dispositif d’arrêt avancé [AAG – Advanced Arresting Gear. Et cela afin de permettre d’en équipement le futur porte-avions de nouvelle génération [PA-NG] de la Marine nationale. Et le tout pour un montant estimé à 1,17 milliard d’euros.

Cette annonce n’était pas une surprise. Étant donné que le choix de doter le PA-NG de catapultes électromagnétiques avait été confirmé un an plus tôt, la France ne pouvait que se tourner vers l’américain General Atomics pour s’en procurer.

Pour rappel, le fonctionnement d’une catapulte électromagnétique repose sur le principe de l’induction magnétique : le champ magnétique généré par des courants électriques de part et d’autre d’un rail de catapultage met en mouvement un chariot mobile sur lequel est fixé l’aéronef. L’alimentation de ce moteur à induction linéaire est ajustée à la masse de l’appareil devant être lancé. Elle présente plusieurs avantages : contraintes physiques moindres sur les aéronefs lancés, rendement énergétique optimisé, maintenance facilitée et moins de nuisances sonores.

Cela étant, et selon les documents produits par la Marine nationale et la Direction générale de l’armement [DGA], il était jusqu’alors question d’installer deux catapultes de type EMALS sur le futur porte-avions. Visiblement, et alors que les études de conception sont encore en cours, les plans ont changé. Et il fallait d’ailleurs s’y attendre.

« Avec le démarrage de l’avant-projet sommaire […], de nouveaux choix seront faits en préparation de la construction de ce nouveau porte-avions. Il s’agira de préciser l’architecture ainsi que les systèmes de mise en œuvre de l’aviation, de poursuivre le développement des chaufferies nucléaires, d’intensifier les travaux d’interface et de cohérence, notamment de connectivité, avec les autres bâtiments et aéronefs qui évolueront en mer et dans les airs », avait en effet expliqué Florence Parly, la ministre des Armées, lors du lancement de ces études, pour lesquelles une enveloppe de 200 millions d’euros avait été prévue.

Ainsi, une vidéo diffusée le 12 avril sur les réseaux sociaux par la Marine nationale a livré quelques précisions sur le PA-NG. En premier lieu, en 2038 [soit l’année prévue pour son armement, ndlr], il sera accompagné par l’une des deux Frégates de défense aérienne [FDA] de type Horizon qui, à cette échéance, totaliseront près de 30 ans de service…

Ensuite, ce navire de 75’000 tonnes pour 305 mètres de long, propulsé par deux chaudières nucléaires K22, portera l’indicatif visuel [Pennant Number] R92. Aucun nom n’est visible, ce qui laisse encore ouvert le petit jeu des pronostics [Richelieu? Napoléon Bonaparte? etc]. Au delà de ce caractère anecdotique, la vidéo suggère que le PA NG n’aura finalement pas deux… mais trois catapultes électromagnétiques. Ce qui devrait donner encore plus de flexibilité aux opérations aériennes tout en augmentant la fréquence des catapultages.

« Le porte-avions sera dimensionné pour embarquer toutes les composantes du SCAF [Système de combat aérien du futur, ndlr] au fur et à mesure de leur mise en service, du Rafale au futurs aéronefs de combats avec leurs drones. Il sera interopérable avec les aéronefs de dernière génération de la marine américaine [V-22 Osprey, drone MQ-25 Stingray et F-35C] », avait expliqué la DGA, dans un document diffusé en juin 2021.

Cela étant, la dernière vidéo de Marine nationale concernant PA-NG précise que le groupe aérien embarqué comptera 30 Rafale ou 30 « New Generation Fighter », l’avion de combat issu du SCAF. Le nombre d’avion de guet aérien E-2D Advanced Hawkeye ne change pas : deux appareils de ce type prendront place à bord du navire. À noter qu’aucun drone ne figure sur le pont d’envol.

Reste à voir le coût de cette troisième catapulte électromagnétique… Selon l’US Navy, l’intégration de quatre EMALS et du dispositif AAG sur le porte-avions USS Gerald Ford a coûté environ 25% du prix total du navire [estimé à 13,5 milliards de dollars].

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148 contributions

  1. Lagrange dit :

    Militairement parlant, sur le plan naval, ce PAN n a pas d intérêts si on restait avec le volume de navire qu on a en plus du CdG. En plus il arrivera dans 15 ans, s il n y a aucun retard. Son seul intérêt est industriel.

    • Too dit :

      Non, d’un point de vue militaire il a une importance énorme qui est le maintien des compétences.
      Vous évoquez ce maintien des compétences comme uniquement industriel, mais d’un point de vue RETEX, il est ultra important côté militaire aussi.

      • Lagrange dit :

        « il a une importance énorme qui est le maintien des compétences. » A quoi ça sert militairement d’avoir des compétences qu’on ne peut pas se permettre de risquer.

    • NRJ dit :

      @Lagrange
      Ce porte-avion va remplacer le CDG qui a comme toute chose une date de péremption. Si vous considérez qu’avoir un porte-avion est un avantage d’un point de vu militaire, dans ce cas l’intérêt du PA NG est militaire.

      • Lagrange dit :

        « Si vous considérez qu’avoir un porte-avion est un avantage d’un point de vu militaire » n’en avoir qu’un seul n’a pas beaucoup d’utilité militaire.

        • NRJ dit :

          @Lagrange
          Ah bon ? Je sais pas, mais même dans une période où les conflits étaient assez rares, l’histoire du porte-avion Charles-De-Gaulle montre un intérêt réel du porte-avion dans les conflits.
          Après les apports indéniables du porte-avion compenseront t’ils toujours leur coût élevé ? Pas forcément. Mais dire qu’avoir un porte-avion n’a pas d’utilité militaire me semble absurde.

    • john dit :

      Sauf que le CdG n’est pas adapté au prochain avion français, bien trop petit, et que la France devra remplacer ces Rafale M dans 20 ans au plus tard. Le NGF du programme SCAF a été vendu comme étant un appareil aux dimensions et masse comparables aux F-22 ou Mirage IV !
      Il faut de la place dans les hangars, il faut de la place sur les ascenseurs, et il faut plus de distance pour envoyer un appareil aussi lourd.
      Et à cela, ajoutez la question des effecteurs qui sont la raison principale du SCAF, ça implique de la place pour la maintenance de divers types d’appareils, de moteurs potentiellement différents, etc.
      Mais, oui, évidemment il y a un intérêt industriel ! Et il y a aussi le concours de qui a la plus grosse. La France d’une certaine manière ne se voit pas abandonner son porte-avion. Pourtant, dans la grande majorité des missions récentes, la France peut décoller depuis des pays partenaires.
      Et dans le cas d’un vrai conflit militaire symétrique, un porte-avion serait coulé très facilement. Il y a les missiles hypersoniques qui font partie des potentiels risques, pas de défense possible face à cela.
      Mais il y a aussi les sous-marins et leurs torpilles qui sont vraiment très discrets. Et le pire est que les sous-marins les plus discrets ne sont pas les plus chers. La Suède a coulé des PAN américains lors d’exercices, sans même avoir été détectés. Cela a conduit l’US Navy à louer les services des Suédois pour améliorer les compétences, les tactiques, et s’intéresser aux modifications techniques à apporter.
      Alors certes la France fait partie des nations les plus compétentes en lutte anti-sous-marine. MAIS rien n’est dit que cela suffise.

      Donc la France se retrouvera avec un porte avion coûtant au grand minimum 5 milliards. La conception du NGF sera impacté par le fait qu’une version marine sera conçue. Et il y a le coût de conception pour l’adaptation de l’appareil et des effecteurs afin de pouvoir être catapulté, arrêté par une perche et résister au choc de la descente très pentue, cela coûtera probablement quelque milliards.
      Et l’utilité? A 10 milliards de cash avant de l’avoir utilisé potentiellement, ça fait cher la guerre contre le terrorisme.
      Et à ce prix, il y a peut-être des projets plus pertinents à développer.
      Un nombre de sous-marin supérieur. Développer une flotte pour protéger les ZEE. Investir dans la recherche de ressources dans les ZEE.
      Mais surtout, soit ajouter des frégates, ou alors une idée intéressante serait une flotte de bombardiers stratégiques.
      Environ €100 milliards pour 100 B-21. Avec une version un peu plut petite, les 10 milliards peuvent apporter une flotte intéressante.
      Bref, le PAN me semble être d’une totale inutilité, la preuve, toutes les missions ou presque réalisées par le CdG ont eu lieu en coalition, et ça n’a pas empêché d’autres nations d’y participer. Ils volent plus longtemps, mais ça reste moins cher qu’un porte avion.
      Et d’ailleurs, même les USA veulent réduire le nombre ou alors imaginent un PAN de la taille du CdG comme option viable.

      P.S. La France critique les nations achetant le F-35, mais la France achète des catapultes aux Américains, catapultes qui ont des problèmes depuis 10 ans…

      • Lagrange dit :

        « Sauf que le CdG n’est pas adapté au prochain avion français » je suis d’accord et je ne parle pas de ça.

    • Fralipolipi dit :

      @Lagrange
      Regardez y mieux. L’avion de combat du futur NGF (plan A ou plan B) sera 50% plus grand et plus lourd que le Rafale.
      Un PA du format du PAN CDG n’est tout simplement pas adapté à la mise en oeuvre optimale d’un tel avion NGF
      (un peu comme si nous avions voulu mettre en oeuvre une flotille de Rafale M à partir du PA Clemenceau … possible, mais très très loin d’être optimal).
      .
      Ensuite, il y a plein d’autres raisons qui plaident pour un PA nettement plus lourd que le PAN CDG, notamment pour en augmenter la force de frappe et la capacité à durer, en augmentant :
      – la qté de carbu avia embarqué
      – la qté d’armements embarqués
      – la qté de ravitaillement embarqué (pour l’équipage)
      – la taille du hangar
      – la taille du pont plat
      – le nombre de catapultes, et leur fréquence d’utilisation (avantage théorique de l’Emals sur la catapulte vapeur)
      – la taille des catapultes (90m au lieu de 75m sur PAN CDG)
      – la capacité Catapo (appontage et catapultage en simultanée, impliquant un pont plus grand, et donc un PA plus lourd)
      – la taille des ascenseurs
      – etc…
      Bref, l’intérêt d’un PA nettement plus gros que le PAN CDG actuel est très loin d’être seulement industriel.
      Par ailleurs, souvenez-vous que si le PAN CDG ne fait que 42.500t, c’est aussi parcequ’il est au grand maxi des dimensions de la forme de construction (cale sèche ou cale de radoub) de la ville de Brest qui l’a vu naître (choix politique de l’époque) … sans cela, on aurait sans doute fait un PA CDG un peu plus grand à l’époque.
      Le PA Ng sera lui construit à Saint-Nazaire, où l’immense forme de construction, ses équipements et expertises permettent absolument tout !

      • Lagrange dit :

        « Un PA du format du PAN CDG n’est tout simplement pas adapté à la mise en oeuvre optimale d’un tel avion NGF » je suis d’accord et je ne parle pas de ça.

  2. Bomber X dit :

    Souhaitons que ce futur PA porte le nom de Napoléon Bonaparte ! Juste pour faire plaisir aux anglais !!! 😉
    Pour les frégates d’accompagnement : ne pourrait-on pas se rapprocher des Italiens qui lancent leur superbe destroyer DDX ? Rêve…….

    • Waroch dit :

      Je suis toujours partant pour emmerdifier ces damnés godons, mais j’ai quand même quelques doutes sur le choix du nom de notre glorieux Empereur pour le futur PA. C’est que c’était quand même un terrien, le tonton Napo, la marine et les colonies c’était pas trop son truc… Mais on peut se consoler avec Richelieu, qui en son temps a savaté cette lopette de duc de Buckingham à la Rochelle et lors du siège de l’Île de Ré!

    • Michel dit :

      Bomber X

      Pourquoi ne pas le féminiser plutôt , sous le doux nom de La Marianne ….

    • Too dit :

      Je n’aurais rien contre un PNA Napoléon Bonaparte, mais d’un point de vue maritime, Bonaparte à surtout subit une belle branlée face aux Anglais.

    • NRJ dit :

      @BomberX
      Ne rêvez pas. Je vous rappelle que les derniers programmes en coopération menés avec les italiens, c’est les FREMM et les Horizons.
      A moins que vous ne souhaitiez acheter sur étagère ces destroyers….

  3. rga dit :

    2038….. vu le retex du conflit en Ukraine et les surprises ( Oh, que le brouillard de la guerre se porte bien), on peut être perplexe sur la survivalité d’un pareil tonnage de technologies et de Milliards dans un environnement…hyper contesté. Comme quoi ces grands programmes, si coûteux en heures de bureaux d’études, de carrières lucratives, d’usines et d’arsenaux et de sous traitants a financer, ce n’en serait pas la première finalité? Je dis cela, je ne dis rien. sans parler des journalistes spécialisés.

  4. Fralipolipi dit :

    3 catapultes, ce serait forcément mieux que deux, car cela dimensionne la « salve » qui peut être envoyée du PA.
    Plus importante sera cette salve, plus grande sera la capacité opérationnelle (et destructrice) du PA-Ng.
    .
    Après, qui dit salve, dit catapultage à hautes cadences … sur l’ensemble de toutes les catapultes.
    Ici, il faut donc savoir si les 2 réacteurs K22 seront capables de fournir un maximum d’énergie aux 3 catapultes (plutôt qu’à seulement 2) pendant plusieurs dizaines de minutes, tout en assurant au bateau une vitesse minimale de 25 à 28 Noeuds (quasi maximale donc) ?
    .
    Pour que la salve soit volumineuse, il faut aussi que les aéronefs prêts et dispos sur le pont soient en grand nombre. De part la place en parking sur ce grand PA, il n’y a pas de crainte à avoir sur ce sujet.
    .
    Autre point , si les ascenseurs pourront probablement monter ou redescendre 2 Rafale à la foi, il semble que ce ne sera pas possible avec les NGF (de plus grade taille). Si cela ne sera pas un problème pour l’envoi (catapultage) de la salve, ça peut l’être dans une certaine mesure pour la récupération des avions de cette salve (surtout si la capacité Catapo doit être conservée à ce moment là .. ce qui réduit l’espace parking dispo à l’instant T). Mais j’imagine que cela est bien estimé à l’avance.
    .
    Par ailleurs, seulement 2 Hawkeye à bord d’un tel PA, c’est un peu dommage.
    Rappelons que pour assurer une veille aérienne 24/24 durant un certain temps, il faut pouvoir disposer de 3 Hawkeye opérationnels à bord, et non pas seulement 2.
    L’US Navy embarque elle 5 Hawkeye sur ses PA.
    Aussi, malgré le prix très élevé de ces avions, il serait peut être bon de suivre la récente recommandation du député LaREM Fabien Gouttefarde de commander un 4ème Hawkeye … ce qui permettrait d’armer ponctuellement notre PA de 3 d’entre eux.
    .
    Beaucoup diront que tout cela coûtera une fortune.
    Mais si l’on souhaite avoir une vraie domination aérienne depuis la mer (et pas seulement faire semblant, comme certains), il y a un prix à payer. Et oui, ce prix est élevé.
    Mais oui aussi, nous en avons les moyens, si nous le voulons vraiment.
    Et oui, c’est vital, car personne d’autre en Europe ne va pouvoir nous aider sur ce sujet.
    Et oui aussi nous en avons le besoin réel, du fait de nos territoires outre-mer et immenses ZEE attenantes => il faut pouvoir présenter un arsenal militaire conventionnel dissuasif en face des appétits existants ou pour éviter que des querelles ne naissent ou ne s’enveniment subitement (au cas où nous ne disposerions plus de capacité aéronavales solides).
    .
    Et le seul arsenal militaire adapté pour assurer cette dissuasion/protection au lointain, c’est le PA, son GAe et son escorte.
    .
    Avec 2 ou 3 catapultes, bonne suite au développement de ce PA-Ng !

    • Gaulois78 dit :

      Justement, si la France souhaite conserver ses ZEE et en faire « l’exploitation » a son profit et ceux des populations Françaises qui y vivent deux CDG me semblent plus intéressant qu’un super PA qui sera disponible à 60%, les 40 % restant étant la maintenance…Qu’auront nous comme navires à cette date? Quel armement ? Quid de l’évolution de la guerre ? Quelles technologies auront pris le dessus ?

      • Fralipolipi dit :

        @Gaulois78
        « Quid de l’évolution de la guerre ? Quelles technologies auront pris le dessus ? »
        La Gravité restera la même.
        Ce pourquoi la catapulte (EMALS ou autre) risque bien de rester une plus-value totalement essentielle … pour encore quelques siècles !?!… environ 😉 pour qui voudra dominer le ciel depuis la mer.
        .
        L’avantage militaire ‘certain’ sera toujours à celui qui saura rester le plus longtemps en vol et pourra emmener le plus loin la plus grande Qté d’armements.
        Ces données de l’équation ne sont pas prêtes de changer.
        .
        Pour ce qui est de disposer de 2 plus petits PA au lieu d’un seul.
        Oui, mais seulement si ces 2 PA sont également Catobar, avec catapultes … ce qui implique, en plus petit format possible, quelque chose qui ressemble au PA CDG actuel.
        Or développer un nouveau PA Catobar du format du PA CDG ne coûtera pas « bien moins cher » que le PA-Ng de 75.000t prévu jusqu’ici.
        Toutes ces questions ont déjà été posées, mesurées, pondérées, pendant toutes ces dernières années.
        .
        Si on a choisi d’aller vers le lourd, grand et solide, il y a de bonnes raisons, et notamment celle de l’équation économique.
        Le surcroît de capacité opérationnelle entre un PA Ng de 75.000t (avec catapultes de 90m) et un autre de 45.000t (plus proche du PA CDG donc, avec bien moins de place en pont plat et hangar, et avec catapultes de seulement 75m) est proportionnellement clairement supérieur au surcoût entre ces 2 bateaux (qui n’est pas proportionnel au surcroît de tonnage). Et la taille de l’équipage reste globalement la même.
        .
        De plus, demain et après-demain, comme cité plus haut, il faudra être celui capable de rester en vol le plus longtemps, pour aller le plus loin possible avec les armements divers les plus nombreux possibles (c’est un des points essentiels dans la course aux armements dans les airs).
        C’est pourquoi vous voyez arriver des drones ravitailleur de type MQ-25 Stingray, et c’est pourquoi le nouvel Hawkeye est désormais ravitaillable en vol.
        C’est aussi pourquoi la bascule sera nécessaire un jour entre le Rafale et le NGF (nettement plus grand).
        Et pour mettre en oeuvre un NGF (nettement plus grand qu’un Rafale), un format de PA de 45.000 t (type PA CDG) ne sera plus suffisant.

        • Gaulois78 dit :

          @Fralipolipi
          Merci pour votre longue contribution, c’est sympa…
          Reste plus qu’à espérer que ce programme ne subira pas des restrictions budgétaires…Avions, moyens de détection électronique où autres joyeusetés…

        • Lotharingie dit :

          à Fralipolipi
          .
          « ……….Si on a choisi d’aller vers le lourd, grand et solide, il y a de bonnes raisons…… »

          Bonjour,

          Un PA est un investissement de long terme très couteux qui se doit d’être  » amorti « .

          Questions d’un profane :

          Pourquoi les grands porte-avions ne disposent pas de radier comme les  » classe Wasp  » ?

          En leur donnant des capacités d’assaut amphibie comme les PHA, ne seraient ils pas plus polyvalent ?
          .
          https://fr.wikipedia.org/wiki/Classe_Wasp

    • Loufi dit :

      Est-ce qu’il y aura des sous pour lui lettre des brouilleurs anti missiles et des leurres ?

      • Fralipolipi dit :

        Si c’est inclus dans le budget, oui 😉 … sinon Bercy fera suer, comme toujours.

  5. marianne dit :

    Cela me fait bien rire… On veut être indépendant des américains qui nous « vassalisent » mais dans les faits sans eux nous ne sommes pas capables de construire un porte avion…

    • Ragnar dit :

      Une catapulte française peut être créée,
      Sauf que le budget r&d pour cela, rien qu’en lui même va engloutir celui du P.A.
      Acheter sur plan est un gain de temps et d’argent.
      Le problème est si l’achat ne comporte pas les plans…

    • Eurafale dit :

      Non, on sait construire un porte-avion. Juste on ne veut pas construire les catapultes électro-magnétiques. Pourquoi ? Parce qu’à part la France, le seul autre pays à en utiliser est les USA. La Chine va bientôt y arriver mais pour des raisons évidentes, la France n’achètera pas chinois. Pourquoi la France ne fabrique pas elle-même ses catapultes ?
      – Parce qu’ouvrir une chaîne de fabrication pour 3 catapultes qu’on ne pourra jamais exporter, ça ne vaut pas le coup.
      – Parce qu’aux États-Unis ils vont avoir besoin d’une bonne dizaine d’EMALS (voir plus) pour tous leurs futurs PA, que pour fabriquer leurs futurs PA, ça va prendre des années (et donc occuper la chaîne de fabrication pendant ces années) qu’ils ont aussi plus de moyens et qu’à part leur marché et le marché français, il n’en existe pas ailleurs dans le monde.

    • FredNC dit :

      La question n’est pas de savoir si on en est capable mais plutôt à quel prix.
      La France dispose des savoirs faire mais c’est une dépense inutile pour équiper un seul porte avions à la différence des études sur les chaufferies nucléaires qui vont être utiles pour nos sous-marins.

    • Too dit :

      Ah bon ?
      Le CdG on l’a construit avec les Américains ?
      .
      Ouai les catapultes Emals on va les acheter aux Américains. Pour rappel ils en ont vraiment chié, ca leur a couté 20+ ans, plusieurs dizaines de milliards. Moyens qu’on a pas dans la seconde pour faire la même chose (si seulement les Italiens, Anglais et autres se mettaient d’accord pour faire ca en commun ca serait une autre tambouille).
      .
      Bref, dans la seconde, on est tout a fait capable de faire de la vapeur, donc on serait capable de refaire un porte avion seul.

    • Michel dit :

      Question, sur le Charles de Gaulle le pacha est capitaine de vaisseau , a quoi correspondant , ce grade ? Merci

      • et v'lan passe moi l'éponge dit :

        Cela correspond a colonel, sauf erreur de ma part.

  6. Royal Marine dit :

    3 paraît effectivement le bon équilibre.

    • Rafale28 dit :

      3 EMALS parce que l’on craint qu’il y en ait au moins toujours une en panne?

  7. Athos dit :

    Bien que rediffusée par le compte twitter de la Marine Nationale, la vidéo en elle-même est l’oeuvre d’un « amateur », qui bien que peu-être bien informé, n’est pas une source officielle. Prudence donc quant au contenu de celle-ci.

    • Frede6 dit :

      Oui si les sources de la MN c’est Rama et Le Fauteuil de Colbert…ça en dit long sur la déliquescence de cette institution.

  8. s900 dit :

    Question sans doute idiote : quid de la résistance d’une catapulte électromagnétique si une torpille ou un missile nucléaire explose à côté, (j’ai pas dit juste à côté non plus…) les effets IEM de l’explosion peuvent-ils rendre la catapulte inopérante?
    Merci

    • Aramis dit :

      La torpille explose sous la flottaison donc si elle ne fait pas trop de dégâts ça va. Si un missile nucléaire explose a proximité le navire coule.

    • totoro dit :

      « les effets IEM de l’explosion peuvent-ils rendre la catapulte inopérante? »
      le bâtiment entier est une cage de Faraday, donc pas sûr du tout que ça pose problème

  9. HMX dit :

    La 3ème catapulte sera en effet très utile pour accroître le rythme des catapultages. Même si la vidéo ignore superbement le sujet, les drones (effecteurs déportés/UCAV) qui font partie intégrante du programme SCAF devront eux aussi être catapultés. En partant du principe qu’un NGF pourra potentiellement contrôler plusieurs drones lors d’un raid, on comprend qu’il faudra catapulter davantage de drones que de NGF. C’est une différence majeure si on compare avec la situation actuelle sur le CDG. D’où l’intérêt de disposer d’au moins 3 catapultes, car au final, à mission équivalente, il y aura davantage d’appareils (drones/rafale/NGF) à catapulter…

    Pour aller plus loin, et rejoindre nos échanges sur un précédent post, on pourrait réellement s’interroger sur l’intérêt de développer des porte avions d’escorte « légers » (30-35 000 tonnes ?), ou plus exactement des porte drones, qui auraient justement pour mission principale d’emporter les effecteurs déportés et de les mettre en œuvre. Cela libèrerait de l’espace sur le PAN, lui permettant d’emporter davantage d’appareils « lourds » (NGF, Rafale, Hawkeye) qui constituent précisément son cœur de mission. Ces porte drones constitueraient un énorme atout opérationnel pour le GAN dans le cadre de missions de haute intensité, et une souplesse supplémentaire pour la Marine Nationale puisque les porte drones pourraient également être utilisés comme « capital ship » pour des missions de basse ou de moyenne intensité. Pour les missions les plus risquées et la haute intensité, le duo PAN + porte drones formeraient un GAN aux capacités sans équivalent en dehors de l’US Navy.

    Pour faire le lien avec l’article, si la décision de construire ces porte drones devait être prise, alors la question d’une 3ème catapulte sur le PAN serait moins urgente (quoique toujours appréciable !).

    • Fralipolipi dit :

      @HMX
      La Gravité étant la même pour tous, pour que les drones embarqués sur vos « PA d’escorte légers » puissent accompagner les Rafale et autre NGF, ils devront être eux-aussi mis en vol par des catapultes, … car le PA Stobar (sans catapulte) ne fait pas de miracle !
      Or si votre porte-drones doit embarquer du Emals, il y a de fortes chances qu’il ne soit plus si « léger » que cela, vu tout ce que cela implique.
      .
      Je pense plutôt que le choix du PA-Ng à 75.000 tonnes est le bon.
      Si on veut faire bien, il faut s’en donner les moyens.
      .
      Par contre, ceux qui font dans l’entre deux (Stobar, Stovl) ne pourront jamais prétendre faire de manière autonome un vrai job de domination aérienne de théâtre depuis la mer. Ils ne serviront que de supplétifs.

      • HMX dit :

        Les UCAV les plus lourds connus à ce jour (X47B américain, S70 Okhotnit russe) ont une masse à vide comprise entre 5 et 10 tonnes, et une masse maximale au décollage de 20 tonnes. Nous ne connaissons pas encore le gabarit des futurs UCAV/effecteurs déportés du SCAF, mais ça donne déjà un point de repère.

        Les récents essais du « Rafale STOBAR » en Inde montrent qu’un Rafale, même en configuration lourde, peut décoller depuis une rampe sky-jump. Si un Rafale peut le faire, pourquoi ce ne serait pas possible avec un UCAV qui aurait spécifiquement été conçu dans ce but ?…

        • Fralipolipi dit :

          @HMX
          Le S70 russe n’est pas un drone d’aéronavale.
          Le seul référent que nous ayons est le X47B … qui était catapulté « justement ».
          .
          Par ailleurs, comme les drones ont tendance à être sous-motorisés par rapport aux avions de combat (en tous les cas tous les drones de taille conséquente, et même les drones UCAV se voulant Stealth), si un avion de combat Rafale ou F18SH requiert une catapulte pour décoller chargé (avec le plein de carbu et un minimum d’armements), alors a fortiori, le drone aura encore plus besoin d’être catapulté !!!
          .
          Quand aux résultats des essais Stobar du Rafale M ou du F18SH, nous n’avons aucune info précise sur ce sujet. Vous ne faites que des suppositions.
          Mais la messe est déjà en partie écrite … et il ne faut pas s’attendre à des miracles.
          Pour les Rafale M et F18SH il y aura la même problématique que pour les Su33 et Mig29 … en Stobar, il faudra forcément choisir entre le plein de carbu, ou le plein d’armes … mais les 2 à la fois ne sera jamais possible … Faut arrêter de rêver les yeux ouverts !!!
          .
          Et pour votre sujet de porte-drones en Stobar, c’est pire encore, car, le cas échéant, un avion de combat décollant avec un bon emport d’armes mais peu de carburant … peut prévoir ensuite de rapidement ravitailler en vol (à condition qu’il y ait ce qu’il faut en l’air pour cela).
          Pas contre, un drone ?…
          .
          Bref, les Portes-drones légers (Stobar ou pont-plat sans catapulte), c’est bien joli, mais ça ne concernera jamais que du léger avec portée et emports réduits.
          .
          La gravité est têtue.

          • HMX dit :

            @Fralipoli
            Merci pour l’info, mais S70et X47B sont juste là pour donner un référentiel de taille et de masse…

            Un drone de 5-6 tonnes à vide, avec une masse maximale au décollage d’environ 15 tonnes permettant d’envisager une autonomie et un emport en armement confortable, pourrait parfaitement être motorisé avec un M88-9 (9 tonnes de poussée), et surtout avec le futur moteur du NGF qui devrait logiquement pousser encore plus fort (Safran prévoit les 1er essais au banc en 2027…). Il n’y a a aucune fatalité à ce qu’un UCAV soit une pauvre petite chose sous-motorisée. Surtout s’il a justement été conçu dès le départ pour pouvoir être utilisé depuis un sky-jump.

            Je persiste donc à penser qu’un programme visant à développer un STOBAR porte drones, associé au développement d’un drone/UCAV directement issu des travaux dans le cadre du pilier « effecteurs déportés » du SCAF, apporterait énormément à la Marine Nationale.

          • Fralipolipi dit :

            @HMX
            Mais que savez vous de ce volet des effecteurs déportés du programme SCAF ?
            Quel cahier des charges pour chacun d’eux (poids, taille, motorisation, autonomie, capacité d’emport) ? Nous n’en savons rien !
            .
            Ce que nous pouvons voir, en regardant les projets étrangers comme le projet Australien-US, c’est que ces effecteurs déportés sont de tailles clairement inférieures à celle des avions de chasse, et ont donc une autonomie très probablement bien inférieure aussi (et sont bien sûr non ravitaillables en vol).
            Certains, auront vocation à être perdus (et seront plus des munitions rodeuses à large spectre). D’autres seront mis en oeuvre en l’air, par C130 Hercules (ou A400M, dans les projets allemands), mais seront à nouveau légers, et mis en oeuvre en haute altitude … pas du tout adaptés à une mise en oeuvre depuis PA … pas la même aérodynamique requise).
            .
            Et si jamais nous produisions des drones UCAV type nEUROn, mais en plus grand, façon X-47, alors ces drones auraient pour missions d’aller partout où c’est particulièrement dangereux. Ils n’auraient pas vocation à rester dans l’inventaire pendant 30 ans, car il seraient quelque part sacrifiables … parceque très exposés.
            C’est pourquoi nous n’investirons pas dans des sur-motorisations pour de tels drones (qui resteront mono-réacteurs).
            Et c’est pourquoi votre mise en oeuvre de ces derniers (avec emports armements/capteurs et autonomie de vol suffisamment significatifs) via PA Stobar, relève de la chimère.
            .
            Ou alors il faut développer des drones grand format spécifiques à votre PA Stobar, sur-motorisés = bi-réacteurs. Et si c’est pour en acheter 30 ou 50, alors cela va revenir à une petite fortune … pas sûr du tout que cela vienne donner du poids et de l’intérêt à votre configuration PA Stobar porteur de drones … qui reviendrait alors bcp plus chère au global.
            Faut tout regarder !
            .
            Et de toutes façons, un PA Stobar restera un PA Stobar … un PA avec handicap lourd, un pis-aller pour les pays ayant de l’ambition maritime et régionale, mais pas la volonté de s’en donner les moyens (ou pas les moyens tout court).

    • Félix GARCIA dit :

      Comme le soulignait « farragut » sur ce sujet, il sera difficile de faire décoller des « nEUROn »/ »MQ-25 Stingray »/ »MQ-9A Reaper » armés sans catapultes.

      Est-ce qu’un porte-drone STOBAR résoudrait en partie ce problème ?

      Comme porte-drones légers (drones à voilure tournante, drones légers à voilure fixe, drones sous-marins et de surface), il me semble que le PHA est parfait (ballastage, grosse capacité d’emport, possibilité de remplacer l’hôpital par un atelier mécanique …).

      Comme vous, je suis persuadé qu’un porte-drones pourrait avoir du sens.

      • HMX dit :

        « il sera difficile de faire décoller des « nEUROn »/ »MQ-25 Stingray »/ »MQ-9A Reaper » armés sans catapultes »

        Non, rien d’impossible, surtout si le drone en question a été spécifiquement conçu dans ce but. Comme indiqué dans mon post ci-dessus, les récents essais en Inde du Rafale depuis un sky-jump ont montré que l’appareil pouvait décoller, même en configuration lourde. Il n’ y a, objectivement, aucune raison de douter qu’on puisse faire décoller un UCAV depuis un sky-jump.

        Evidemment, il est certain que si on fait un drone très lourd, avec un moteur anémique, ça ne marchera pas. Et il est également certain qu’avec des catapultes, on pourrait mettre en œuvre des drones plus lourds.

        Mais le sujet n’est pas de concevoir un « porte avion bis ». Le sujet, c’est de concevoir des porte drones légers (30-35 000 tonnes ?), qui agiraient comme porte aéronefs d’escorte, donc il faut être réaliste et raisonnable : vu le coût stratosphérique des EMALS, il semble logique des les réserver au PAN, ce qui permettra de diminuer fortement le coût des porte drones et de rendre ce projet plus réaliste et accessible pour la Marine Nationale. Un porte drones à propulsion classique ne devra coûter qu’une petite fraction du coût d’un PAN, sinon l’équation ne tient pas, même en tenant compte du fait que le budget de la défense va augmenter dans les prochaines années…

        • Félix GARCIA dit :

          Donc, on parle de trois types de porte-drones :
          – Des « lourds », avec catapultes
          – Des STOBAR / porte-aéronefs, pour mettre en oeuvre des équivalents de TB-2/TB-3
          – Des équivalents de PHA, pour mettre en oeuvre des drones aériens légers à voilure tournante ou fixe, des drones sous-marins et de surface, ou des munitions rôdeuses type HAROP.

          • Félix GARCIA dit :

            PS : Sur les portes-drones basé sur la classe MISTRAL, les centres de commandements pourraient être transformés en salles de pilotage. En plus des hôpitaux transformés en ateliers.

        • Aramis dit :

          « Non, rien d’impossible, surtout si le drone en question a été spécifiquement conçu dans ce but. » Dans ce cas tremplin?

      • Aramis dit :

        Il faut voir comment on dirige les drones ou pas. , comment se posent ils et construire les navires porteurs plus l escorte pour chacun. Et définir d abord la mission du porte drone…

        • Félix GARCIA dit :

          Pour ma part, je pense que la France peut « se permettre » un porte-drones basé sur le PHA, et pourrait y avoir un intérêt.
          En remplaçant l’hôpital par un atelier.
          En remplaçant les les hélicoptères, les blindés et les navires par : des drones sous-marins et aériens, ainsi que des munitions rôdeuses.

          Avec :
          – Des drones sous-marins type « ECA Group »/ « Ulyx »/ drones « Naval Group »
          – Des drones aériens à voilure tournante type VSR700
          – Des drones aériens légers à voilure fixe type Heron/Super Heron / Harfang / Hermes
          – Des munitions rôdeuses type Harop/Harpy.

          Celui-ci pourrait être employé avec le GAN, en OPEX (quand c’est pas trop loin des côtes) et en détachement avec des partenaires et alliés.

          • Félix GARCIA dit :

            PS : Et je finis même par me dire qu’un porte-drones STOBAR/porte-aéronefs capable de mettre en oeuvre des équivalents de TB-2/TB-3 et des Patroller, serait une bonne idée.

            Les équivalents de TB-2/TB-3 pour l’air-sol/air-mer/air-air.
            – En configuration air-mer : armés de Sea Venom / MMP / MLP
            – En configuration air-air : Mistral 3
            – Et un armement classique en air-sol.

          • Aramis dit :

            Je pense que les BPC sont un exemple à ne surtout pas reproduire en terme de norme de construction. Et ils n’ont aucun moyen de faire décoller une voilure fixe. Donc vous ne répondez pas.

            Sans parler de la mission d’un tel navire: quid?

          • Félix GARCIA dit :

            PPS : Les américains font des trucs intéressants sur leur nouveau ESB;

            Sea Air Space 2022 – Day 3: HII, EPF Flight II and new ESB variants
            https://www.youtube.com/watch?v=_rh2tYoQCTo
            À partir de la 10ème minute.

          • Félix GARCIA dit :

            @Aramis

            « Je pense que les BPC sont un exemple à ne surtout pas reproduire en terme de norme de construction. Et ils n’ont aucun moyen de faire décoller une voilure fixe »
            N’étant pas connaisseur, j’apprécierai d’avantage de détails.
            Pas de voilure fixe, car pas de brin d’arrêt (« Pas d’bras pas d’chocolat ? ») ?

            Quelles missions ?

            Face à une force navale ennemie (la Chine dans l’océan Pacifique ou l’océan Indien par exemple) :
            – Drones sous-marins : luttes ASM, anti-mines et de surface, déploiement de nageurs de combats
            – Drones aériens : reconnaissance visuelle tous azimuts, lutte contre les drones et petits navires de surface, déploiement de bouées sonoflash, largage de bouées et canots de sauvetage gonflables
            – Munitions rôdeuses : salves de munitions rôdeuses sur les navires ennemis, avant tout pour détruire les radars, antennes etc … mais aussi pour saturer les systèmes de défense ennemis
            – Plateforme d’appontage et de ravitaillement d’hélicoptères

            En cas d’assaut au sol :
            – Drones sous-marins : débarquement de FS, déploiement de plongeurs/nageurs de combat, luttes ASM et anti-mines
            – Drones aériens : reconnaissance et patrouilles, lutte contre les drones et navires de surface, déploiement de bouées sonoflash
            – Munitions rôdeuses : lutte contre les navires et drones de surface, destruction des installations de défense côtière, frappes en profondeur, frappes de saturation
            – Plateforme d’appontage et de ravitaillement d’hélicoptères

            Le reste du temps :

            – Vaisseau adjoint du PANG et des PHA
            – Recherche scientifique
            – Cartographie sous-marine
            – Évaluation autonome d’une situation
            – Surveiller les câbles sous-marins
            – Assurer la liberté de navigation de nos navires là où celle-ci est menacée
            – Participer à des opérations de lutte contre la piraterie (drones sous-marins pour FS, drones aériens pour observer de loin le navire attaqué ou les navires suspects et évaluer la situation en temps réel)
            – Participation au sauvetage en mer, et éventuellement plus tard d’équipages de sous-marins
            – En cas de catastrophe naturelle, participer à la localisation des blessés, disparus, à l’évaluation de la situation
            – Récupérer les morceaux de nos armements en mer si nécessaire (avions, missiles, bombes etc …)
            – Surveiller des polygones de tir
            – École / centre de formation de pilotes de drones et de « nageurs embarqués »
            – Accompagner les cargaisons d’intérêt national
            – Servir à envoyer des « drones d’exercice » (PULL ! ^^)
            – Être « détaché » auprès des partenaires et alliés
            – Etc …

          • Félix GARCIA dit :

            *
            – Vaisseau adjoint du Charles et des PHA, ainsi que du PANG dans l’avenir

          • Aramis dit :

            « N’étant pas connaisseur, j’apprécierai d’avantage de détails. » Une voilure fixe a besoin de brins d’arrêt pour atterir et si elle décole sans tremplin et sans catapulte il faut un tout petit engin.

            « Face à une force navale ennemie la Chine dans l’océan Pacifique ou l’océan Indien par exemple » Très clairement face à la Chine nous ne sommes pas invités.

            « – Drones sous-marins : luttes ASM, anti-mines et de surface, déploiement de nageurs de combats » Sur des navires moins gros ce serait déployable. Mais pourquoi pas si le besoin est avéré.

            « – Drones aériens : reconnaissance visuelle tous azimuts, lutte contre les drones et petits navires de surface, déploiement de bouées sonoflash, largage de bouées et canots de sauvetage gonflables » pourquoi pas mais des drones à voilure tournante ferait l’affaire.

            « – Munitions rôdeuses : salves de munitions rôdeuses sur les navires ennemis, avant tout pour détruire les radars, antennes etc … mais aussi pour saturer les systèmes de défense ennemis » Vu les distances en mer il faudrait s’approcher trop près.

            « – Plateforme d’appontage et de ravitaillement d’hélicoptères » d’accord pourquoi pas.

        • Félix GARCIA dit :

          Voici d’ailleurs un excellent documentaire qui ouvre l’imaginaire concernant une création d’un porte-drones basé sur un navire de la classe MISTRAL :

          « Constructing The Second Largest Ship In The French Navy | Extreme Constructions | Spark »
          The Thunder Boat (Tonnerre) is the second-largest ship of the Marine Nationale. The structure is fitted with revolutionary equipment, with a range of high technologies, and is able to operate in a range of situations, as it did during Cyclone Irma in 2017 and Beirut in August 2020.
          This ship of the future is a true “Swiss knife”, acting simultaneously as an aircraft base, a commandment post and is equipped as a floating hospital, with the ability to shelter troops, helicopters and vehicles.
          https://www.youtube.com/watch?v=bqQzpgVY_ks

          • Aramis dit :

            Franchement les normes marines marchandes des Mistral me sortent par les yeux. Cela ne tiendrait qu’à moi ils seraiet déclassés et reversés à une force de garde côte.

  10. Clavier dit :

    Les Américains nous attendent au tournant et leurs commerciaux sont toujours aussi gourmands…..
    Il serait de bon ton d’effectuer des recherches pour avoir notre propre fabrication en EMALS plutôt que de courir après un SCAF européen très illusoire

    • Eurafale dit :

      On fabriquerait 3 EMALS sur quoi, 5 ans, et après on ferme la chaîne ? Et on recommence dans 40 ans ? 3 EMALS à 2Mds, mais combien pour la R&D, les essais, les emplois, les machines outils, etc… POUR 3 EMALS ? Ça coûte moins cher de les acheter sur étagère.
      Et pour le SCAF, de toute façon si il doit y avoir un chasseur omni-rôle européen, la France sera toujours le pays qui fera chier avec certaines exigences. Pourquoi ? Parce que quand pour une version terrestre les pays européens seraient plutôt sur le même produit in fine (je ne rentre pas dans les détails du partage des tâches etc…), pour la version navale nous serions le seul pays à demander un appareil lourd tandis que pour les autres pays (Espagne, Italie, RU) l’appareil commun le plus logique serait un STOVL de type Harrier ou F-35B.
      Donc le choix va se poser à un moment : est-ce qu’on garde un PA nuke en STOBAR avec du chasseur omnirôle lourd et on reste l’exception ou est-ce qu’on mutualise les moyens, navales et aériens, avec les pays voisins en planchant sur un SCAF 2.0 STOVL et un navire de type Queen Elizabeth ou Trieste pour une interopérabilité européenne très poussée ?

      Pour le moment, le choix a été fait du PA nuke. Donc vaut mieux économiser sur de la petite quantité dispo sur étagère (les EMALS) et mettre ces économies là dans le développement d’un SCAF qui, s’il n’est pas européen, aura tout de même des fonds alloués pour être français et ne pas se retrouver à poil sans remplaçant du Rafale.

    • NRJ dit :

      @Clavier
      C’est vrai, après tout les milliards ça tombe du ciel et l’armée française n’a que ça à faire de s’acheter des catapultes qui n’ont aucun intérêt industriel et d’attendre 10 ans qu’on ait enfin un système opérationnel (car oui, les nouvelles technologies ne marchent jamais du premier coup. C’est triste mais c’est comme ça).

      • Aramis dit :

        NRJ vous confondez la technologie dans son ensemble et le fait de faire un prototype. En plus là ce ne serait pas quelque chose de nouveau car ça existe déjà.

        Clavier je en vois pas l’intérêt. Nous allons payer très cher, mettre beaucoup de temps pour maîtriser le technologie pour au final ne quasi rien construire. Finacièrement on pourrait si on le voulait mais sachant qu’on a un budget de la défense riquiqui par rapport aux déclarations et coup de menton ridicule de nos politiques on ne peut pas se le permettre.

        La dernière en date: Le Pen qui nous explique qu’on est une grande puissance. Alors que quand on regarde l’état de notre armée, on est une puissance certes, mais régionale.

        • NRJ dit :

          @Aramis
          « Alors que quand on regarde l’état de notre armée, on est une puissance certes, mais régionale. » Être une grande puissance ne se limite pas au nombre de canon de notre armée, ça ne se joue pas à qui a la plus grosse. Mais oui la France est une puissance régionale, et faut pas s’aveugler là-dessus. Pour rappel il n’y a que 67 millions d’habitants en France, et une dette colossale qu’on aura probablement bientôt à payer.

  11. beber dit :

    3 catapulte ou une seule que l’on déplace en fonction des besoins comme pour les brouilleurs de frégate ?

    Je me pose vraiment des question sur la capacité a assumer le coup d’un nouveau porte avions surtout si ca se fait au dépend de plein d’autre matériel, les Allemands et leur futur 80milliard de bugdet ne voudrez pas nous commander un ou deux porte avions pour que l’on réduise les coup ?

    • JMN dit :

      Les coups c’est ce qu’on se prend dans la gueule, les coûts c’est ce qu’on n’aura pas les moyens de se permettre après la dépression économique qui nous arrive tout droit dans la gueule en 2023 et donc ça va être un coup aussi, vous me suivez ? 😉

  12. Franz35 dit :

    Le coût de ces catapultes et système AAG est juste délirant.

    • Courmaceul dit :

      Oui c’est plus cher qu’un Kouznetsov.

      • Fralipolipi dit :

        @Courmaceul
        Vous raisonnez comme un directeur de musée. Et pour une collection muséale, même le Kuznetsov vous coûtera trop cher 😀

  13. Lothringer dit :

    Avec ce nombre qui augmente, çà vaut de + en + le coup de les faire nous-même. Nous avons les compétences technologiques pour cela. Et c’est de l’argent qui resterait en France, au lieu de partir chez un allié qui nous veut tellement de bien.

    • Eurafale dit :

      Je préfère un coût maîtrisé et des garanties de prix fixe chez un « allié » que des coûts qui s’envolent pour une quantité moindre, un produit moins poussé et avoir le sentiment de mettre fait « voler » (voir les FREMM)
      Je pose ça là comme ça hein, c’est sûr on sait faire, après… voilà quoi, là on sait combien ça va coûter mais si on le développe chez nous, ça va piquer. Tout ça pour 3 catapultes… pour 1 PA… comment pérenniser la chaine de fabrication ? Les emplois ? Sachant que la durée de vie d’un PA c’est quoi… 35/40 ans ?

    • Jre91 dit :

      Sincèrement je pense qu’a Ce jour seuls les US ont la compétence, d’ailleurs ces fameuses catapultes ont eu pas mal de problèmes de mise en œuvre au début. Je ne sais pas si tous les problèmes sont réglés ou bien si on n’en reparle plus tout simplement.

    • Aramis dit :

      Développer seul sans expérience pour produire 3 exemplaires serait plus cher pour un risque d échec énorme.

  14. Sausuet dit :

    Ça va encore être l’Arlésienne ce PA, comme le SCAF, qui a bien du mal à démarrer…

  15. AirTatto dit :

    J’espère que la conception du PA-NG sera de meilleure qualité que la présentation en image de synthèse… Certains passionnés font mieux avec un PC et des logiciels de synthèse gratuit mais bon c’est le message qui compte.

    Oui, il y a bien trois catapultes sur le pont, c’est bien mais avons nous besoin de trois catapultes pour 30 appareils? le PA-NG sera un mini Entreprise, classe de porte-avion des année 60 au USA de 341 mètres et 85 600 tonnes et 85 appareils….

    • Franz35 dit :

      Attention, les nombres d’aéronefs donnés sont la dotation théorique. Mais on peut supposer que la dotation maximale sera bien suppérieure.
      Dans tous les cas, si ce porte-avion ne peut pas embarquer un 3ème E-2D, quelques hélicos (voir 2 CV-22 ou Greyound ou équivalent pour la logistique) et plus de chasseurs/drones, alors il faudra peut-être revoir le design.
      Quand à la 3ème catapulte, elle ne serait pas de trop. Surtout si la catapulte tribord (qui est vraiment très/trop à tribord) est bloqué par des avions parqués sur tribord la moitié du temps).

  16. PK dit :

    À ce tarif-là, autant les faire nous mêmes…

    Mais bon, on va voir toutes les pleureuses (curieusement pro-US) débarquer en disant que ce n’est pas possible et que ça coûte trop cher.

  17. LL dit :

    Complètement délirant. Ça mange « un pognon de dingue » pour une technologie dont on n’a pas besoin.
    Mieux vaudrait fabriquer nous-mêmes des catapultes à vapeur. Ça coûterait bien moins cher et on serait ITAR-free.

    • Harambe dit :

      Les catapultes à vapeur sont fixes en terme de puissance, une catapulte emals, ça permet d’envoyer des petits avions ou drones tout comme des chasseurs moyen ou peut être même lourd sans endommager le matériel.

      Ce n’est pas que c’est inutile mais que si la marine souhaite armer le futur porte avion de drones, il faut une catapulte emals.

      Quant à rechercher et produire soit même une catapulte à vapeur, il fallait le faire au tout début du CDG et pas maintenant, en plus ça coûte des milliards juste pour produire 2 pièce pour 1 porte avion.. ça n’en vaut pas la peine sauf en développement avec d’autres pays qui souhaite construire des porte avion mais qui ? la chine, la russie et l’inde.. bonne chance surtout que coté indien, les américains peuvent proposer leur « vieille » technologie à vapeur et coté chinois et russe, ce sont des « ennemis »…

      • Franz35 dit :

        « Les catapultes à vapeur sont fixes en terme de puissance »
        Faux. La puissance d’une catapulte à vapeur est heureusement réglable. Elle dépend directement de la pression de la vapeur stockée qui va se libérer au moment du catapultage.
        Le gros avantage des EMALS est que l’on contrôle la courbe de puissance de manière beaucoup plus fine et progressive que la vapeur. Donc effectivement, cette technologie permet de catapulter de petits aéronefs et de ménager la structure des aéronefs par un catapultage beaucoup plus fluide

    • xorminet dit :

      ITAR free c’est bien quand on veut exporter
      En l’occurrence le PA restera chez nous

  18. Momo dit :

    Point de détail sur le nom: il n’est certainement pas et heureusement choisi.
    A ce jour sinon nous aurions droit à des propositions exotiques pour faire dans la diversité complètement woke, c’est certain.
    De fait Napoléon, Colbert, Choiseul, Bougainville, Montcalm, etc… seraient de nature à faire d’évanouir les deux tiers de la classe politique actuelle.
    Il serait sans doute un peu woke woke de se risquer à faire un pronostic, comme il est dit, et l’évolution des gouvernants dans les prochaines années ouvre la porte à toutes les spéculations.
    Nous verrons et rigolerons peut-être (jaune?)

    • Fred dit :

      Rosa Parks ?

    • farragut dit :

      @Momo
      Et pourquoi ne pas reprendre le nom de l’Amiral de Grasse, qui a débarqué ses canons pour aider les Américains à gagner leur indépendance vis-à-vis des Anglais ?
      Ainsi, la Marine Nationale rappellerait aux USA que la France est à l’origine de leur indépendance et toujours l’alliée de l’US Navy, et aux Britanniques qu’elle est toujours capable de leur faire la nique, malgré Trafalgar ! 😉
      https://www.medarus.org/NM/NMPersonnages/NM_10_05_Biog_Others/nm_10_05_amiral_de_grasse.htm

      • Thomas dit :

        Leur rappeler dites-vous…

        https://en.wikipedia.org/wiki/USS_De_Grasse

      • Florian dit :

        Je crois que De Grasse est déjà pris par un futur SNA de classe Barracuda.

        • et v'lan passe moi l'éponge dit :

          Bon oublions la vanité humaine, je pense qu’il y a un lieu qu conviendrai tout a fait Chesapeake.

        • Fralipolipi dit :

          @Florian
          Yep, ce sera le nom de baptême du 4ème.

      • Gaulois78 dit :

        @farragut
        Amiral de Grasse, j’approuve, (on débaptisera le Barracuda), un nom de Corsaire type François Leclerc, Jean Lafitte, Le Picard, François L’Olonnais (un sadique) aurait eu du sens pour le PAN2, mais avec la mouvance déconstructionniste je pense que ç’est une mauvaise idée …

    • Félix GARCIA dit :

      « Le BHL » …
      ^^

      • Thomas dit :

        Le BHL, et sa flotille armée d’ASMP-D (Air Sol Moyenne Portée Démocratique)

        Ah mince

        C’est pas le futur ça, mais le passé !

      • dompal dit :

        @Félixx,
        Nan, déconnez pas tout de même ! 🙁
        Par contre, moi je verrais bien le « Daniel Cohn-Bendit »….. 😉 😉 😉

        • Parigot dit :

          @ dompal
          Pourquoi, parce qu’il y aura une crèche pour s’occuper des petits enfants ?

    • MonCulEnColleretteSurLaCommode dit :

      PANG Adama Traoré.

      • Alexandre B (VRP avec passeports) dit :

        Ah non!
        Pour le futur PANG, son nom doit être « La Marouane »!
        Diversité, féminité et on pourra adapter la chanson des marins en « c’est nous les gars de la Marouane »…

        En cas de problèmes techniques, le titre d’article « les caprices de Marouane » fera le bonheur d’un édito paresseux.

        Et puis, cela rappellera langoureusement son nervi chouchou à notre micron 1er: il signera sans regarder à la dépense.

  19. Steph dit :

    La configuration devrait aussi ouvrir la capacité catapo, notamment sur la catapulte tribod dont les gabarits de sécurité ne semblent pas mordre sur ceux de la piste d’appontage.
    C’est pas négligeable, notamment s’il faut catapulter en urgence un rafale nounou ou une CAP alors que le navire récupère une pontée.
    En tout cas, 3 EMALS permettent de palier les éventuelles pannes.

    • Fralipolipi dit :

      @Steph
      « La configuration devrait aussi ouvrir la capacité catapo »
      … c’est prévu, même si nous restons à seulement 2 catapultes.
      « En tout cas, 3 EMALS permettent de palier les éventuelles pannes. »
      … c’est un des deux principaux intérêts (car un PA avec 1 seule catapulte serait très handicapé). L’autre intérêt étant aussi de pouvoir mettre en oeuvre une « salve » d’avions de combat plus importante (ce qui conditionne la puissance de feu immédiate pour toute opération).

  20. Slasher dit :

    Ça fait hurler beaucoup de monde ici mais au vu de l’orientation « light-carrier » des US, il serait peut-être temps d’envisager l’option STOLV afin d’équiper nos pertes hélicoptères…

    • Fralipolipi dit :

      @Slasher
      l’orientation « light-carrier’ des US, comme vous dites,
      et vous faites référence à cela : https://air-cosmos.com/article/l-us-navy-confirme-le-concept-de-porte-avions-leger-29092
      ce n’est qu’un pis-aller !
      .
      De tels « light carrier » présentent toujours autant tous les défaut du concept STOVL :
      sur-consommation au décollage, et surtout à l’appontage des avions STOVL type Harrier ou F35B = très forte réduction du rayon d’action
      + forte réduction des capacités d’emport (carbu et/ou armement)
      + à cela s’ajoute aucune capacité de mise en oeuvre de veille aérienne adaptée à un GAe constitué d’avions de chasses (un avion de veille type Hawkeye donc … et non pas un hélico tellement trop lent et léger), alors que cette capacité de veille est si cruciale.
      + aucune possibilité de mise en oeuvre d’une capacité de ravitaillement en vol en propre (avions gréés en nounou).
      .
      Sans ces 2 capacités, votre « Light Carrier » et son GAe sont voués à jouer les escorteurs en 2nde division, et ne peuvent que difficilement prétendre à une domination du ciel depuis la mer dans un conflit de haute intensité.
      Ils ne sont pas taillés pour ça.
      .
      Ils sont bons pour du complémentaire … mais certainement pas du principal.

      • Slasher dit :

        @Fralipolipi : Ah mais je suis d’accord que ça représente toujours autant d’inconvénient… mais comme vous le dites, c’est très bien pour l’escorte.
        Avec un second porte-avion classique, ça décuplerait totalement nos forces aéro-navales.

        • Fralipolipi dit :

          Si on était un peu moins couillons en Europe, on ferait surtout un 2nd PA-Ng, idem à celui là, en budget commun (avec Allemagne ? + Italie + Espagne + Grèce).
          La France gérerait le sien, et participerait (a minima) à la mise en oeuvre du 2nd avec ses alliés.
          Il y a évidemment un modus operandi à trouver, mais rien n’est impossible s’il y a un jour une volonté politique un jour …
          Aujourd’hui, on peut se dire de suite que ça n’arrivera pas.
          Mais sait-on jamais, si d’autres phénomènes malheureux type Ukraine se cumulent, cela pourrait peut-être faire changer certaines perceptions.
          En tous les cas, nous serions couillons nous Français de ne pas proposer un telle possibilité à nos voisins européens.
          Cela commence par là.

          • Gaulois78 dit :

            @Fralipolipi
            Que la France propose un PANG Européen aurait un vrai sens, mais sous quel commandement, l’Italie, l’Espagne…Il ne pourra être fabriqué qu’en France ce qui d’emblée pour certains pays sera un motif de refus…De toute façon ces pays rouleront tous en F35, l’utilisation pour eux d’un PANG va être moindre, est-ce que je me trompe ?

          • dompal dit :

            @Fra,
            Macron, sors de ce corps !!! 😉

          • Fralipolipi dit :

            @dompal
            MDR 😀
            J’avoue, je me suis un peu emballé 😉

    • dompal dit :

      @Slasher,
      Quand je dis que le millésime 2022 sera un très cru de la connerie intersidérale, ça se confirme hélas, de jour en jour…! 🙁

    • Souvenirs d'Asie Centrale Soviétique dit :

      Slasher, ça c’est ce que je répète ici quand on aborde ce sujet, mais personne ici n’écoute, les gars sont le nez dans le guidon avec des « comptes d’apothicaires » ou/et des discours idéologico-politiques du genre si on fait ça on va ressembler à eux …(je laisse deviner qui sont les eux) !

      Les portes-hélicoptères sont une bonne option de porte-avion léger, certains alliés l’ont compris depuis un moment en Europe ou en Océanie ! (un parlementaire avait étudié aussi que l’entretien d’un porte-avion actuel coute aussi cher que la mise en place de plusieurs petits portes-aéronefs)

    • vrai_chasseur dit :

      @slasher
      Pour l’US Navy il ne s’agit pas d’une orientation générale ‘light carrier’ mais plutôt de spécialiser les moyens sur 2 missions distinctes : la projection de puissance et le soutien aux opérations amphibies.
      – La projection de puissance est stratégique et continuera à être opérée avec des PA lourds de type Gerald Ford entourés d’une forte puissance navale d’escorte.
      – Le soutien aux opérations amphibies est tactique en complément de l’US Marine Corps et pourra être effectué avec des LHA (porte hélicos d’attaque) modifiés pour recevoir plus d’avions STOVL (d’où leur surnom de ‘PA légers’).
      Les chasseurs STOVL ne sont pas adaptés à la projection de puissance : ils doivent faire des compromis entre emport d’armement et emport de carburant, ce qui limite trop les possibilités. En revanche pour du soutien amphibie le rayon d’action n’est pas prépondérant : ils peuvent alors maximiser la puissance de feu emportée, qui, couplée à leurs moyens sophistiqués de guerre électronique, apporte un plus indéniable aux opérations amphibies.

      La France dispose de 3 PHA. Les modifier pour accueillir des chasseurs STOVL n’est pas fondamentalement compliqué (renfort du pont, procédures avia différentes).
      Mais cela n’a d’intérêt que dans un contexte européen et interallié, c’est-à-dire le renforcement des capacités européennes par synergie des investissements. pour accueillir notamment des chasseurs anglais, italiens, peut-être espagnols, voire allemands un jour, et bien sûr US. Aucun pays d’Europe n’a le budget du Pentagone.

    • UnKnown dit :

      Perdre la catapulte, c’est perdre le Hawkeye, et donc perdre la couverture radar embarquée + la capacité à déployer un réseau de communication sécurisé en dehors de la bulle du groupe aéronaval. Et se rabaisser à choisir la rampe, c’est aussi imposer un rayon d’action médiocre pour tous les appareils, ce qui pose de très graves problèmes quand il s’agit d’affronter un adversaire disposant de capacités ASM longues/moyennes portées. Et c’est précisément ça qui donne des sueurs froides aux amiraux US dans leurs « wargame » taïwanais : les F-35C sont tout simplement ignorés et mis de cotés. Les F-35B sont à peine sollicités, leur playtime et charge utile étant beaucoup trop faible. Il ne reste que les SuperHornet comme bête de somme, et encore il faut les faire décoller avec 3 bidons et un armement limité à deux ou quatre pylônes maximum. Et avec un joker-qui n’est encore qu’un projet- pour éviter la débâcle, les NGAD. A tel point que certains regrettent les capacités du F-14 (au point d’en oublier tous les inconvénients en matière de MCO que posait le matou), qui lui avait la taille et l’allonge pour voler loin avec des grosses armes (assez de place entre les deux nacelles réacteurs pour mettre un hypothétique missile air-sol/air-surface longue portée) Parce que pour garantir à minima la survie du groupe aéronaval face aux capacités ASM chinoises, il faut les éloigner le plus possible des côtes.
      Le seuls portes avions qui ont un avenir, ce sont ceux qui sont capable de faire décoller une plateforme « early warning ». Les autres options ne servent à faire que de la figuration ou du support, autour d’une plateforme early warning.

      • Fralipolipi dit :

        @UnKnown
        « Le seuls portes avions qui ont un avenir, ce sont ceux qui sont capable de faire décoller une plateforme « early warning ».
        … j’imagine que vous évoquez ici le Hawkeye.
        .
        Que pensez vous alors de l’idée du député LaREM Fabien Gouttefarde de commander un 4ème Hawkeye ?
        … ce qui permettrait d’armer ponctuellement notre PA de 3 d’entre eux (plutôt que de seulement 2), sachant que pour assurer une veille aérienne 24/24 durant un certain temps, il faut pouvoir disposer de 3 Hawkeye opérationnels à bord, et non pas seulement 2 (L’US Navy en embarquant 5 sur ses PA).

        • dompal dit :

          @Fra,
          Si vous avez la réponse dans votre question, pourquoi la poser !?? 😉

          • Fralipolipi dit :

            @dompal
            Parceque j’aurais souhaité que @Unknown détaille ce qu’il considère par « plateforme early warning ».
            .
            Je comprends qu’il s’agit de la veille aérienne très longue distance (donc du Hawkeye), mais je voudrais bien qu’il aille plus dans le détails 😉

      • Slasher dit :

        Ça se défend.

    • Phenix dit :

      Cela nous obligerait à acheter du F35…

      • Fralipolipi dit :

        Et ça, plutôt mourir … En même temps, vu votre pseudo, vous ne craignez rien 😉

  21. Vinz dit :

    Bah voilà, maintenant on sait où sont passées les FREMM et leurs équipements. C’est un choix en fait.

  22. farragut dit :

    Il est amusant de constater que les Britanniques n’ont pas bénéficiés dans leur Brexit de la même « générosité » de la part des Américains que la Marine Nationale. A moins qu’ils n’aient considéré que leurs porte-aéronefs n’avaient pas besoin « d’avions » ou de drones avec des armements, des équipements ou du ravitaillement…
    Donc, des aéronefs inutilisables pour un effet militaire quelconque, à part récupérer les F-35B égarés des LHA des US Marines, bons pour faire de l’appui-plage (au soleil, seulement) !
    Si la Marine Nationale veut mettre des « avions » utiles sur un « porte-avions » (sa raison d’être), autant qu’elle puisse les catapulter avec les bons armements ou équipements électroniques, et les récupérer, y compris avec leurs armes (inutilisées).
    D’où l’intérêt évident de multiplier le nombre de catapultes EMALS, et de disposer d’un système avancé de récupération AAG des « avions », ou des drones embarqués.
    Et l’exemple de la Royal Navy (ou de la Marine Japonaise avec ses Izumo) montre qu’il est plus difficile et plus couteux de modifier après coup la structure et l’alimentation en énergie d’un porte-aéronefs pour en faire un véritable effecteur militaire.
    Des BPC Mistral pour des hélicoptères armés à portée de la plage, ok, mais s’il faut démontrer sa capacité à « influer » sur les décisions d’un adversaire-compétiteur-concurrent, autant faire les choses bien et y mettre le prix dès le départ.
    Comme faisait dire Audiard à ses porte-flingues dans « Les Tontons flingueurs »: « Le prix s’oublie, la qualité reste ! ». 😉
    Donc, un PA-NG avec 3 EMALS et 1 AAG, sinon rien !
    (pour éviter la blague belge du cocktail de l’accident du « Herald of Free Enterprise » en 1987 : « Un quart ferry, trois quarts d’eau ! »)
    https://www.rtl.be/info/belgique/faits-divers/il-y-a-30-ans-193-personnes-mourraient-dans-un-naufrage-au-large-de-zeebrugge-le-navire-avait-demarre-avec-les-portes-grandes-ouvertes-896786.aspx

  23. TINA dit :

    Bonsoir !

    Le contenu de l’article est interrogatif : L’auteur veut-il nous sensibiliser sur la pertinence de ce projet… ou bien , n’est – il qu’une suite d’informations sur la globalité du programme PA-NG, informations connues au 13/04/2022.
    Je prends note de ceci :
    – Merci à tous ceux qui se sont exprimé ici et sur d’autres sites, et ont affirmé que notre dépendance aux USA sera plus importante avec ces équipements américains ( catapultage et d’arrêt)… Pour un coût énorme ( Vol), qui devrait nous engager à concevoir et construire ces équipements sur le territoire national, pour nos besoins nationaux …et internationaux ( il y a un marché à prendre : Allons nous saisir cette opportunité ?
    – Pas de mention d’une nouvelle classe de FDA -NG en service actif 2-3 ans avant l’entrée en service de ce PA-NG.
    Les Frégates type FORBIN seront -t’elle modernisées, hormis ce qui est prévu pour fin 2027, pour 2037-2038? 30 années de service actif maintenu… Uniquement? Et un démontage des radars à stocker – ou remettre à titre gracieux, pardon offrir gratuitement- comme pour les CASSARD et JEAN BART?
    – Les menaces actuelles, récemment mise en oeuvre dans d’autres pays , ne sont pas évoqué en ce 12/04/2022, dans la vidéo . Pourquoi? Est ce volontaire ? Est ce trop tôt ? Et les nouveaux produits – mise en oeuvre d’ici 7 ans, par plusieurs pays, ne sont pas évoqués … Est ce volontaire?
    – Pas de mention de drones équipant ce PA-NG : Ni aérien, ni de surface, ni Sous marin ? nous sommes dans la 2 ème décennie des drones , la décennie de l’avènement des drones … Et rien de mentionné pour la 3 ème decennie …? Est ce volontaire ??? Est ce trop tôt ??? Je constate que plusieurs pays ont pris les devants : Nous connaissons les drones actuels et futurs, de nos futurs ennemis.
    – Nous français, ne proposons pas de drones aériens et sous-marin de combat. Quant aux Drones de surface de combat francais, ils seraient les plus simples et rapides à concevoir pour les construire avec les dimensions leur permettant d’être mis en oeuvre par une FDA et un PAN ( NG ou pas par ailleurs).
    – Et puis, avec toutes ces évolutions, ce PA-NG n’est-il pas dépassé …Déjà??? Trop lourd, Trop long, Trop cher, Trop unique et sans frère(s), trop idéologique, trop symbolique, trop dinosaurien?
    Ou est le système de combat très évolué devant équiper, désormais, tout porte-aéronefs, compte tenu des produits tout récents ou à venir d’ici 2030 ?
    – Compte tenu de notre espace maritime, quels navires PAPD-NG ( Pote-Avions Porte-Drones NG) faut-il, en étant raisonnable et pragmatique? Le DDG Coréen, les 2 frères IZUMO – Le trieste, Les Foch/ Clemenceau et le Charles De Gaulle nous montre la direction. Nous ne sommes pas les USA et LA CHINE. Nous ne sommes pas LA RUSSIE : Nous sommes une nation Navale ( sauf à vendre notre espace maritime et ses îles… Ce qui est prévu par plusieurs pays, y compris alliés).
    – J’apprécie beaucoup la poupe du concept PA-NG . Avec quelques modifications, il laisse entrevoir les futures structures du futurs Porte-Aéronefs, à même de disposer de 2 Zones de mise en oeuvre de Drones et Hélicoptères et bateaux : Structures qui deviendront la norme, en plus de la zone de mise oeuvre principale.

  24. DLoQueb. dit :

    Wow plus de 20 commentaires et pas un « juste un missile hypersonique »… Ça nous fait changement..
    Pour le nom, Napoléon Bonaparte serait super, même si juste « Napoléon » sonne mieux à mon avis. Et franchement, j’espère que le choix du nom ne sera pas laissé à la classe politique, parce qu’il va finir avec un nom incompréhension du genre BHCSSLEV (Bateau hyper cher super stratégique lanceur engins volants) ou bien avec un nom woke je ne sais pas trop quoi. Serait bien mieux de faire un sondage dans la population ou dans les forces armées, quelque chose du genre

    • PK dit :

      Il est fort possible qu’il s’appelle Macron pour ne pas faire de l’ombre à Jupiter…

      C’est qu’il est susceptible le gamin pas terminé…

  25. Guig dit :

    Quelqu’un aurait des infos à propos des perfs du Rafale sur un tremplin… ?

    Est ce que 2 Pa avec tremplin n’auraient pas plus d’intérêt qu’un seul à catapulte ? (Est ce qu’il y aurait une grosse diff niveau prix ? )

  26. Expression libre dit :

    Comme il n’y en aura qu’un, autant arrêter la dépense tout de suite. Dépense de prestige… les frégates, vous pouvez attendre longtemps vos brouilleurs et leurres. Plus de SNA avec des MDCN à tête nucléaire, retour au format 6 SNLE. Le but n’est peut-être pas de faire la guerre mais de l’empêcher. Si l’Ukraine avait gardé quelques têtes nucléaires, Putin aurait réfléchi. Mais la guerre de « haute intensité » ravit tout complexe militaro-industriel qui se respecte. Ouvrons des écoles, mais l’homme restera toujours un loup pour l’homme. Triste humanité!

  27. Axer dit :

    La 7e compagnie aurait-elle perdue le second P-A ?

  28. Yon21 dit :

    Il faudrait 3 portes avions pour le pays qui a le deuxième territoire maritime au monde, sans compter les sous marins…et des bases navales…

    • TINA dit :

      Bsr Mr Yon 21!

      Je vous rejoins sur les 3 points évoqués , par vos soins. Pourriez-vous préciser en développant votre projection :
      -PA : Motorisation, systèmes, fonctions, zones d’actions, outils, vecteurs, armes. Et pourquoi 3 PA? Pourquoi pas 2 ou 4 ou même 5 ou encore 6 ( En ce 14/04/2022, nous disposons de 5 porte-aéronefs…). Une massification via une production en série serait -elle intéressante. L’effectif de mise en oeuvre et supplémentaire/Renforcement/ Secours est-il présent, ou peut-il être repéré et formé sur 10 – 15 ans.
      -Sous marin : Motorisation, systèmes, fonctions, outils, armes, vecteurs, zones d’actions. Quel nombre ? Une massification via une production en série serait -elle intéressante. L’effectif de mise en oeuvre et supplémentaire/Renforcement/ Secours est-il présent, ou peut-il être repéré et formé sur 10 – 15 ans.
      -Bases navales : Quels constats pour écrire « …Et des Bases navales… » ? Quel nouveaux positionnements sur le Globe? Pourquoi ? Et qu’en est ‘il, selon vous , des bases navales existantes? Et pourquoi ( justifications)?

      Merci

  29. ulysse dit :

    une étude comparative serait intéressante sur le cout du futur PAN (construction+exploitation) pendant toute sa durée de vie , comparée à celle de 2 ou 3 croiseurs lance missiles de croisière de 10/12 000 T, éventuellement à propulsion nucléaire (pour faire vivre la filière nucléaire indispensable aux SNLE), de type Arsenal ship, c’est à dire armés chacun d’une bonne centaine de lanceurs verticaux pour nos futurs missiles de croisière. je crois qu’on aurait de surprises.
    Sans compter les surcouts inhérents à la navalisation du futur SCAF….et nos crédits qui arrivent directement dans l’escarcelle de la BITD US ( catapultes +Hawkeye)

  30. jean dit :

    Il y a un problème majeur dans tout ceci :
    Quelle est notre doctrine de défense ?
    Un PAN ? pour quoi faire ?
    Ensuite, si on doit en construire un, aucune puissance ne doit nous empêcher de fabriquer un seul de ses composants. Si on achète une catapulte américaine, nous devons acquérir la capacité à construire tous ses éléments localement. Si ce n’est pas le cas, nous devons en développer une nous-même.
    Encore une fois, tout dépend de notre doctrine de défense.

    • Fralipolipi dit :

      @jean
      « Un PAN ? pour quoi faire ? »
      … sors de ce corps Sarkozy !!! 😀

  31. Paul Lefebvre dit :

    Avant de fantasmer sur l’avenir potentiel de notre aéronavale, il faudrait peut-être commencer par s’arranger pour que celle qui est en fonction actuellement, fonctionne correctement…
    Voici un extrait de la presse locale qui montre encore une fois les habitants du Sud Finistère sont appelés à aller à la pêche à des morceaux de missiles, c’est aussi il s’agirait du récent essai de missilesASMP.. tout cela paraît sérieux

    ‌http://www.letelegramme.fr/bretagne/un-fragment-de-missile-recherche-au-large-de-la-bretagne-13-04-2022-12985824.php

  32. PHILIPPPE dit :

    Quel que soit le nombre de porte-avions les protéger contre la nouvelle menace que constituent des essaims de drones est un impératif à prendre en compte car …. même l’éléphant craint les abeilles !

  33. Thibaud R dit :

    Je suis vraiment très inquiet par rapport à ce PANG… A vouloir se hisser au niveau des américains avec plus de 70.000 tonnes et la mise en œuvre d’aéronefs lourds (vive le NGF), la France va investir des milliards pour avoir la certitude de ne jamais pouvoir faire l’acquisition d’un deuxième voire d’un troisième PA pour une permanence à la mer. Problème d’autant plus dommageable quand on sait que l’avenir de la Marine Nationale s’inscrit de plus en plus dans le Pacifique, bien loin de Toulon…

    Avec ces 5/6/7/8 milliards, ne serait-il pas préférable de mettre un terme à l’aéronavale française (même si c’est extrêmement malheureux)? A la place, il serait envisageable d’envisager un renforcement de l’Armée de l’Air notamment dans ses capacités de projection par ravitaillement en vol et de la Marine avec de nouvelles frégates et SNA équipés en MdCN. Evidemment, tout cela n’offre par la même flexibilité qu’un PA, mais si c’est pour être flexible 3 à 4 mois par an ça reste assez gênant.

    • Fralipolipi dit :

      @Thibaud
      Hélas, pour la projection de puissance lointaine, dans la durée, et sans entrave, la seule solution est le Porte-Avions.
      .
      Le missile de croisière (façon SSGN) ne permettra jamais de maîtriser le ciel (et donc le champ de bataille) dans la durée (c’est juste un complément utile).
      .
      Pas plus que des bombardiers intercontinentaux devant effectuer des vols à n’en plus finir.
      .
      Quand aux bases de proximité d’alliés ou pays amis, nous savons tous que l’accès à ces bases nous sont surtout ouverts en temps de paix.
      Si ça devait tourner au « vilain vinaigre », nombre de nos points d’appuis au sol (hors territoires français) disparaîtraient … On voit bien avec le conflit ukrainien, et même d’autres avant, que rapidement, bien peu de pays ne souhaitent mouiller la chemise et paraître engagé indirectement auprès d’un des 2 belligérants.
      .
      Donc une seule option : le Porte-Avions.
      .
      Sinon, retour à la case « total inféodé des US ».

    • TINA dit :

      Bsr Mr THIBAUD R.

      Je rejoins votre inquiétude relative à ce projet de PA-NG : Il constitue un outil et une pièce maîtresse d’un renforcement de l’affaiblissement et de la rapidité de l’affaiblissement de nos armées; et du constat de l’incohérence et fragilité – voulue et mise en oeuvre -de notre stratégie.
      La permanence à la mer doit reconstituer un préalable à notre stratégie, et doit concerner tous les outils de mise en oeuvre : Pour ce qui est des Porte-Avions, nous devons recouvrer notre liberté d’actions ( je préfère le terme de PAPD – Porte Avions Porte Drones – à celui de PA, car il renvoie à l’actualisation des outils existants et à venir d’ici 8 ans… Et donc de nos approches opératives et tactiques.
      Pour la 2 ème partie de votre propos, je suis plus ouvert . A savoir :
      – Notre aéronavale renvoie à une certitude d’être et demeurer une nation navale, de poursuivre l’actualisation de notre stratégie de nation navale.
      -Disposer « d’ilots mobiles » constitue un avantage majeur et déterminant dans nombre de situations. D’autre part, notre outil « d’aéronavale » constitue un pan entier de notre industrie ( militaire … Et civil – il ne faut pas l’oublier ou d’être dans le déni).
      – Au renforcement de notre Adae en dehors de la métropole, je préfère un renforcement de notre aviation aéronavale sur des bases aériennes terrestres existantes et à créer/réactiver … Aviation Aéronavale, à même d’apponter dès lors qu’un PAPD se trouve  » de passage »…
      – De nouvelles frégates ? Bien sur .
      – De nouveaux SNA équipés en MDCN ? N’y a t’il pas intérêt à porter une réflexion humble sur notre capacité à équiper et renforcer notre stratégie par l’acquisition de sous marins nucléaire d’attaque. Ne devons nous pas nous intéresser, à nouveau, à des sous marins doté de propulsion bien moins onéreuse, pour la réalisation de nombre de missions ou la motorisation nucléaire n’est pas pertinente, et présente plusieurs désavantages majeurs handicapant notre vision opérative ? Quant au MDCN, en utilisation sous-marine, il doit demeurer en nombre limité, son effet dissuasif… M »apparaissant surtout symbolique, sauf à multiplier son nombre immédiatement mis en oeuvre par 20 – 50 x 20 = 1000 MDCN – : Je vous laisse calculer le nb de SNA qu’ils nous faudrait construire , équiper, entretenir …. Et pour quels objectifs ???

      Merci

  34. Paul Bismuth dit :

    La seule manière de sauver la marine nationale est de sacrifier le porte-avion et tout son groupe aéronaval.
    La France n’a plus les moyens de jouer à la puissance internationale, sa dette épouvantable est aux mains des créanciers internationaux, l’Euro n’est pas une monnaie adaptée à notre économie et 80% de nos lois sont transcrites des directives de l’UE, donc de l’Allemagne.

    Vu que les américains en escomptent des milliards de dollars de profits, on aura un porte-avion et plus de marine nationale pour notre ZEE.

    C’est peut-être le but: en finir avec l’incroyable ZEE françaiseet ses ressources qui intéressent bien des appétits dans la compétition internationale pour les ressources.

    • Fralipolipi dit :

      @Paul B
      Ce n’est pas le groupe aéronaval, ni la force de frappe, qui sont les raison de l’envolée de notre dette ni de nos déficits budgétaires chroniques … et même pas à la marge !!!
      Faut arrêter les blagues.
      .
      Regardez le sujet plus objectivement et plus en détails et vous percevrez que les problèmes budgétaires de notre pays n’ont strictement « rien » à voir avec une éventuelle mauvaise incidence du budget des armées …
      .
      Au contraire, notre BITD et nos Armées font parties des choses qui fonctionnent bien chez nous, et qui entraînent des pans majeurs de notre économie civile industrielle, avec des tas de retombées vertueuses pour notre économie, et donc notre budget.
      .
      A vouloir tout couper à la hache aveuglément, même ce qui fonctionne bien , vous allez juste nous entraîner encore un peu plus vers le bas, et encore un peu plus vite.

  35. Jacques999 dit :

    Je doute qu’un SCAF Marine soit réalisé: faire un modèle spécifique pour 40 avions, d’autant plus qu’il est sans intérêt pour les partenaires. Je pencherais plus pour un Rafale nouvelle version, qui pourra être associé aux effecteurs et au combat en réseau.

  36. Jacques999 dit :

    Plutôt qu’une troisième catapulte, je propose de passer ce budget à améliorer l’équipement des FDI en protection et guerre électronique.

  37. Gaulois78 dit :

    @marianne
    Qui dans le monde, hormis les ricains est en mesure d’avoir un PAN opérationnel, peut intervenir dans une zone de conflit… Cherchons bien…Ensuite, je suis comme vous j’aurais préféré une catapulte franco-française, mais visiblement d’après ce que nous disent Fralipolipi & d’autres la catapulte EM on n’y échappera pas…

  38. MATHIEU DOMINIQUE dit :

    Comment assurer la permanence avec un seul PA? Le Japon et l’Italie ont transformé un PHA en porte aéronefs avec je crois 11 avions à décollage sur tremplin et atterrissage vertical. Hélas ce sont des F35. Dasseaut pourrait il faire ce genre d’avions? Pendant la maintenance de PANG, nous aurions ainsi un 2° petit PA en mer, voir 2 si un autre deviendrait un porte drones. Qu’en pensent les commentateurs de ce site?

  39. Thierry dit :

    Une troisième catapulte n’est pertinente que s’il y a un troisième ascenseurs pour avion car ça fonctionne en couple, un ascenseurs alimente en avion une seule catapulte

    S’il manque une catapulte il y aura embouteillage sur le pont pour lancer les avions
    S’il manque un ascenseur il y aura pénurie d’avions pour les catapultes qui ne pourront pas lancer à pleine capacité.

    • Fralipolipi dit :

      @Thierry
      « Une troisième catapulte n’est pertinente que s’il y a un troisième ascenseurs  »
      … Non, pas nécessairement, pas nécessairement du tout !
      (et c’est ce que j’ai évoqué dans mon tout premier Post, bcp plus haut).
      .
      Pour les catapultages, pas de problème. Le nombre de catapultes conditionne la taille de la salve (nombre d’avions catapultable en un bref laps de temps, pour une mission commune de l’ensemble de ces aéronefs en simultané).
      .
      Pour cette phase du catapultage, tous les avions ont été préparés et armés en amont (donc plutôt sur le pont plat que dans les hangars … où on évitera le plus possible de stocker des avions avec armes sous les ailes).
      Et là, pas de problème, car le pont plat du PA-Ng pourra accueillir bien plus d’avions qu’il n’en faudra pour cette phase de catapultage de la salve.
      .
      Le souci peut avoir lieu en retour de mission quand tous ces nombreux avions reviennent quasi en même temps.
      Si l’on souhaite conserver la capacité Catapo (catapultage en même temps qu’appontage … pour s’assurer une possibilité de réponse immédiate en cas de nouveau danger imminent … ou pour catapulter un nouvel avion Nounou en urgence par exemple), alors oui, le parking dispo sera moindre, et il faudra sans doute gérer les choses plus finement.
      .
      Par contre, s’il n’y a pas de danger pour le GAE lors du retour de la pontée, alors il n’y aura strictement aucune difficulté de parking à réception des avions … le PA NG pourra aisément en parquer au moins 20 sur le pont plat, tout en ayant encore une piste diagonale totalement claire pour les appontages à suivre.
      .
      De plus, les 2 ascenseurs seront placés à l’avant de l’îlot (à l’inverse du choix du PA CDG) justement pour permettre ensuite, juste après l’appontage, de redescendre en hangar les avions dans la foulée, avec un flux sur le pont totalement optimisé et raccourci (c’est là une des principales lacunes du PA CDG, à l’appontage des grosses pontées, les Rafale M ont tendance à aller s’agglutiner sur l’avant du PA, sans que l’on puisse les faire facilement descendre en hangar avant la fin de la série des appontages, car les ascenseurs sont derrière l’îlot … justement).
      .
      Après, les ascenseurs du PA-Ng pourront aussi monter ou descendre 2 Rafale M à la fois, contre un seul pour le PA CDG (même si pour le Scaf, ce ne sera plus qu’un seul à la fois … probablement/sans doute … mais on aura confirmation plus tard.).
      .
      Donc au global, vraiment aucun souci côté ascenseurs, même avec 3 catapultes.
      (et vous noterez que le PA Ford, nettement plus gros que le PA-Ng, avec 110.000 t contre 75.000t) n’a que 3 ascenseurs … alors que les classe Nimitz en ont 4).

      • Thierry dit :

        Vous oubliez un détail, le Gerald Ford a 11 élévateurs (consacré à l’armement) car c’est sur le pont d’envol que les avions sont équipés d’armes, c’est plus rapide et plus sécurisé que de redescendre les avions en hangars pour les rééquiper, puis les remonter, de fait le nombre d’élévateurs avions répondent à ce type de démarche.

        Je suis loin d’être certain que la Marine national adopte la même pratique, il faudra compter les élévateurs armement sur le future porte avion français pour voir s’ils n’ont pas fait un grosse bêtise et compromis le rendement Catapulte/élévateur avec une mauvaise doctrine d’emploi.

  40. Félix GARCIA dit :

    « General Atomics EMALS at Sea Air Space 2022: CVN 78 and French PANG Aircraft Carrier Programs »
    Update on the EMALS and AAG programs with General Atomics Electromagnetic Systems during Sea Air Space 2022. Chris Cavas discussed the U.S. Navy Gerald R. Ford and French PA-NG aircraft carrier programs with Rolf Ziesing, Vice President of Maritime Systems at General Atomics.
    https://www.youtube.com/watch?v=cJn380H4HZM

  41. Alfred dit :

    La vraie question qui se pose, étant donné l’etat de nos finances, est: avons nous les moyens de nos ambitions ? Car, si c’est pour construire un système d’armes aeronaval qui ne fonctionnerait qu’à mi temps au détriment du reste, avec une probabilité assez élevée qu’il puisse être repéré et neutralisé ou détruit, quel serait l’intérêt pour notre défense ? Ne vaudrait-il pas mieux faire l’effort sur des sous marins et des navires lanceurs de missiles, avec des moyens de detection et de defense anti aériens performants pour un ratio coût/efficacité plus interessant ?