Outre-Mer : Le Sénat recommande de doter la Marine d’hydroglisseurs et d’au moins cinq patrouilleurs de plus

Depuis les années 2000, et sous l’effet de la professionnalisation des armées, de la Révision générale des politiques publiques [RGPP] et des contraintes budgétaires, le format des forces dites de souveraineté, car présentes dans les départements et territoires d’outre-Mer, a été réduit significativement, avec 25% de personnels en moins et des moyens « taillés au plus juste ». Notamment pour la Marine nationale, qui risque des ruptures de capacités temporaires, voire définitives.

Ce risque est d’ailleurs devenu une réalité avec le retrait du service des ses cinq Bâtiments de TRAnsport Léger [BATRAL], qui lui donnaient des capacités amphibies et hauturières, toujours utiles pour projeter des forces si nécessaire ou acheminer de l’aide humanitaire en cas de catastrophe naturelle.

Certes, ces navires ont depuis été remplacés par quatre Bâtiments de soutien et d’assistance outre-mer [BSAOM], dotés de nouvelles fonctionnalités [remorquage, grue de levage, etc]. Seulement, ils ne permettent pas d’effectuer les missions qu’il était possible de faire avec les BATRAL, ceux-ci ayant, en plus, la capacité de transporter jusqu’à 12 véhicules et 130 hommes.

Et c’est ce qu’ont déploré Philippe Folliot, Annick Petrus et Marie-Laure Phinera-Horth, dans un rapport intitulé « Les outre-mer au coeur de la stratégie maritime national », publié le mois dernier par le Sénat. Avant eux, les députées Monica Michel-Brassart et Laurence Trastour-Isnart avaient fait le même constat pour la région Indo-Pacifique.

Le retrait des « BATRAL constitue donc une rupture de capacité qui ne dit pas son nom, la disparition d’une capacité amphibie basique et immédiatement disponible intra-théâtre outre-mer posant de nombreux problèmes logistiques. Le rétablissement de ces capacités amphibies est aujourd’hui primordial », ont ainsi estimé les sénateurs.

Seulement, lancer un programme pour doter la Marine nationale de BATRAL de nouvelle génération paraît compliqué. Ou du moins, il prendrait du temps. D’où cette recommandation du rapport sénatorial : « il pourrait être utile de développer des hydroglisseurs, sur le modèle de ceux dont s’est dotée la marine japonaise ».

La composante navale des forces d’autodéfense japonaise est en effet équipée d’hydroglisseurs de type LCAC, comme la marine américaine. Affichant un déplacement de 182 tonnes à pleine charge, cette embarcation peut parcourir jusqu’à 300 nautiques, à condition de naviguer à la vitesse de 30 noeuds. Cela étant, il n’est nullement besoin d’aller chercher des solutions ailleurs : en France, le groupe CNIM peut en proposer, ne serait-ce qu’avec le « navire de projection autonome » LCAT, conçu justement pour les opérations amphibies et humanitaires, ainsi que pour les missions relevant de l’action de l’État en mer.

Par ailleurs, le rapport du Sénat pointe également des insuffisances au niveau des patrouilleurs, indispensables pour la police des pêches, la lutte contre les trafics et, plus généralement, la surveillance de la zone économique exclusive [ZEE].

Le renouvellement des patrouilleurs P400 est déjà en cours, avec la livraison de trois Patrouilleurs Antilles-Guyanne [PAG] à la Marine nationale entre 2016 et 2020. Puis avec le lancement du programme « POM » [patrouilleurs outre-Mer], qui doit compter six navires. La cérémonie marquant la prise d’armement pour essais du premier de la série, l' »Auguste Bénébig », a été organisée à Boulogne-sur-Mer, le 1er avril dernier.

Seulement, le retrait des P400 ayant commencé, il est « existe donc des ruptures temporaires de capacités en matière de patrouilleurs déployés outre-mer au moins jusqu’en 2025 », année où le dernier POM sera livré.

« Ce trou capacitaire est particulièrement inquiétant, les forces étant ainsi vulnérables jusqu’en 2025. Le nombre de patrouilleurs destinés à assurer la protection de la ZEE française est aujourd’hui à peu près équivalent à deux voitures de police surveillant l’ensemble du territoire métropolitain », souligne le rapport. Et « avec un matériel vieillissant et certainement trop peu nombreux, c’est un vrai défi pour nous de pouvoir intervenir et de maîtriser toutes ces zones qui, sans contrôle, sont pillées », ajoute-t-il.

D’autant plus que la nature des menaces a évolué… Au point que l’amiral Vandier, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], a dit ne pas exclure un possible coup de force contre des territoires français ultra-marins…

« Il convient de s’assurer que les POM livrés en 2025 puissent s’adapter au gré des standards et des besoins à l’horizon 2035, voire 2050 puisque le renouvellement ne semble s’effectuer que tous les 40 ans », commencent par relever les rapporteurs. Et d’ajouter : « Au vu des menaces, le remplacement un pour un ne paraît par ailleurs pas aujourd’hui suffisant, rendant nécessaire la livraison de patrouilleurs supplémentaires par point d’appui ». Aussi proposent-ils de « prévoir la livraison d’un patrouilleur supplémentaire pour chacune des forces outre-mer [*] lors de la prochaine loi de programmation militaire » – soit au moins cinq unités supplémentaires – et de les associer à des drones de surface, relativement « peu coûteux » tout en offrant un surcroît capacitaire.

Quant aux six frégates de surveillance de type Floréal, en service depuis le début des années 1990, le rapport rappelle qu’elles ont « partiellement été désarmées » [elles ne sont plus dotés de missiles anti-navire Exocet, ndlr], ce qui « nuit » à leur crédibilité. Leur remplacement devrait se faire dans le cadre du programme européen « European Patrol Corvette » [EPC]. Mais au regard de l’évolution des menaces, les sénateurs plaident pour l’accélération de celui-ci, afin de pouvoir disposer d’une première capacité dès 2030.

Enfin, le document met aussi aussi l’accent sur les infrastructures navales, « indispensables pour assurer les missions de protection et disposer de capacités de projection ». Or, celles dont dispose la Marine nationale dans les DOM/TOM – quand elles existent – sont à la fois anciennes et insuffisantes. Ce qui bloque, par exemple, le déploiement de frégates de premier rang.

« Ces infrastructures exigeraient d’importants investissements, qui permettraient une valorisation économique des territoires, amenant des compétences techniques et industrielles. Le déploiement de nouveaux moyens militaires imposerait ainsi une mise à niveau des infrastructures », font ainsi valoir les rapporteurs.

[*] Forces armées aux Antilles [FAA], Forces armées en Guyane [FAG], Forces armées dans la zone sud de l’océan Indien [FAZSOI], Forces armées en Nouvelle-Calédonie [FANC] et Forces armées en Polynésie française [FAPF]

Photo : Par Rama, CC BY-SA 3.0 fr

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70 contributions

  1. Franz35 dit :

    Les aeroglisseurs sont souvent fragiles et onéreux en entretien. Il vaudrait mieux commander des patrouilleurs supplémentaires (ou convertir des supply à cet effet), et dans le même temps développer un remplaçant au batral capable de fire débarquer des chars

  2. Flo dit :

    On cumul les retards dans tous les domaines ça devient critique, et la probable réélection de Macron va pas arranger les choses puisqu’il ne semble pas avoir conscience de l’ampleur de la tâche.

    • JC dit :

      C’est vrai qu’il a encore du boulot pour déstructurer complètement la France mais au bout des cinq années à venir et plus, il va certainement y arriver.

      • blavan dit :

        Je ne veux pas défendre Mr Macron , mais sous son quinquennat les ventes d’armement à l’export ont été augmentées et n’en déplaise aux utopistes, sans ces ventes, les rêveurs oublient que l’Armée française serait réduite à la portion congrue . Il faut trouver un équilibre entre la masse salariale dopée aux surencadrement d’officiers supérieurs et de généraux et les matériels dont on ne peut posséder qu’une capacité échantillonnaire , ce qui reste bon pour nos exportations.

        • Aramis dit :

          « Il faut trouver un équilibre entre la masse salariale dopée aux surencadrement d’officiers supérieurs et de généraux » Le taux d’encadrement de l’armée française n’a rien de mirobolant.

    • Franz35 dit :

      Suffit de ne pas voter pour se fossoyeur de l’industrie qui ne voit que le coté financier à très court terme.

    • dompal dit :

      @Flo,
      Ce n’est pas Macron qui définit les programmes militaires fort heureusement, il en serait bien incapable.
      N’oubliez pas que le PR a un CDD de 5 ans renouvelable une fois.
      L’acquisition de matos militaire c’est au moins pour 30 ans….

      • Paddybus dit :

        Non, lui il est seulement capable d’en vendre un peu en occase…. histoire de bien marquer son passage par une régression dans tous les domaines…!!!

      • PK dit :

        Vous confondez :

        – celui qui commande le matos (en l’occurrence c’est bien le PR) en octroyant les milliards sur son mandat
        – celui qui délaie (en l’occurrence c’est bien le PR, en ne respectant les précédents engagements, de lui ou de ses prédécesseurs)
        – celui qui réceptionne (c’est bien l’armée, après qu’on lui fait avaler toutes les couleuvres possibles : mais elle n’est pas rancunière : il suffit d’écouter un polymère pour s’en assurer).

        Évidemment, pour la plupart des matériels et des évolutions, un PR pourrait passer commande ET voir la réception de sa commande. Mais pour cela, il faudrait un PR qui aurait du cœur à faire évoluer positivement l’armée et non la démanteler. Ce qui est absolument pas le cas d’un Macron évidemment.

        Difficile d’être un American Young Leader, Rostschildien, soumis à McKinsey et préserver ses millions à l’étranger et EN MÊME TEMPS aimer la France et son armée.

        • Dominick dit :

          Et prendre une tôle demain face à une MARINE Nationale 🙂 🙂 🙂

      • Dominick dit :

        @dompal. « Ce n’est pas Macron qui définit les programmes militaires fort heureusement ». FAUX!. Même s’il en est soit disant incapable ou qu’il en aurait rien à foutre de la défense française, il me semble qu’il appartient au chef des armées de donner, par rapport à sa politique générales et plus particulièrement sur les questions internationales, sa vision stratégique en terme de défense à court, moyen et long terme et ainsi définir les priorités et les efforts en la matière. Puis d’ordonner à son gouvernement de préparer une loi de programmation ou de réorienter à la hausse comme à la baisse le budget des armées en cours, Ensuite cela doit passer par les débats parlementaires (vote à l’assemblée et au sénat). Bien sûr qu’il n’est pas seul et qu’il doit s’appuyer sur les personnes concernées et compétentes mais c’est lui qui doit tracer la voie à suivre. Si on fait de la merde durant 5 ans, l’effet s’en ressentira assez rapidement, donc toutes décisions durant un quinquennat sont importantes !!

    • totoro dit :

      c’est juste les meilleurs investissements et ventes depuis chirac mais bon…

    • Moddus dit :

      Je ne suis pas fan de Macron, mais sur le plan militaire, c’est un de ceux qui ont fait le plus ces dernières années : augmentation du budget de l’armée, LPM à peu près respecté, promotion d’une défense européenne forte et moins dépendante des USA…

      Il n’a pas que des succès à son actif, mais il a commencé à rattraper le retard que l’armée française avait pris. Évidemment, ça prendra encore longtemps pour remonter totalement.

  3. Aymard de Ledonner dit :

    On est content de voir que certains élus s’intéressent un peu aux questions de défense. Mais malheureusement ils ont abordé le sujet sans trop faire l’effort de s’informer.
    Si je suis d’accord que plus de patrouilleurs serait une bonne idée, les territoires d’outre-mer seront dotés d’une capacité amphibie basique par l’intermédiaire de chalands de débarquement doté de capacité de cabotage et dont les premiers sont en phase de test.
    C’est un peu effrayant de constater que nos braves sénateurs n’ont même pas fait l’effort d’aller chercher cette information.
    Les hydroglisseurs coûtent cher à l’achat et à l’entretien et ne sont pas utilisables par mauvais temps alors que c’est précisément en général après une tempête qu’on risque d’en avoir besoin.
    Et concernant les drones, il est déjà prévu d’en équiper tous nos bâtiments. Le CEMM avait même dit un truc du genre : gros bateau, gros drone et petit bateau, petit drone.
    Ce n’est pas ce genre d’intervention qui va me convaincre que se serait une bonne idée de faire plus participer les parlementaires aux décisions concernant la défense.

    • Notapix dit :

      Tout à fait. Et il est un peu inquiétant de voir les députés confondre les LCAC américains et le L-Cat de CNIM. Certes, ils remplissent les mêmes fonctions en matière de débarquement des LPD/PHA, et le nom sonne pareil, mais les similitudes s’arrêtent là : les LCAC sont des AÉROGLISSEURS (à ne pas confondre avec les HYDROGLISSEURS, un chaland à fond plat et propulsion aérienne, cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Hydroglisseur / https://fr.wikipedia.org/wiki/A%C3%A9roglisseur), alors que les L-Cat sont des CATAMARANS, c’est-à-dire des bateaux qui naviguent dans l’eau.
      Or, dans le Pacifique, on trouve des atolls entourés de barrières de récifs : les aéroglisseurs y offrent sans doute des capacités dont les catamarans ne disposent pas (puisque les coques doivent rester en permanence dans l’eau, ce qui peut poser problème pour passer des récifs affleurants). Mais les BSAOM sont équipés de chalands et de baleinières spécialement prévues pour passer les récifs… Et on voit mal comment un BSAOM pourrait embarquer un L-Cat.

      Ceci dit, positionner en outre-mer quelques exemplaires de la variante L-Cat shore-to-shore pourrait peut-être être une bonne idée tout de même. Ce n’est pas comme si on avait trop de moyens…

    • Électeur dit :

      @Aymard
      Parlementaires ou ministres, ce sont des incompétents.
      Mais il est quand-même préférable qu’ils s’intéressent à ces questions.
      .
      Quand ils ne s’y intéressent pas, c’est pire : c’est « dividendes de la paix », « variable d’ajustement budgétaire » et tout ça.
      .
      Alors, soyons contents qu’ils en parlent : même si c’est pour dire des tonneries (que les gens compétents rectifient ensuite), c’est mieux que lorsqu’ils s’en désintéressent.

  4. Fralipolipi dit :

    2 des 5 frégates Lafayette (celles qui ne sont pas modernisées) pourraient et devraient être envoyées dans le Pacifique en support de nos Floréal coquilles vides.
    .
    Je sais qu’on souhaite les conserver autour de la métropole pour leur faire faire le boulot de nos avisos (qui sont hors d’age), mais ce n’est pas autour de la métropole que le vide capacitaire est le plus dangereux (d’autant plus que le programme des Patrouilleurs Océaniques est déjà lancé pour remplacer les avisos à terme).

  5. mich dit :

    Il y a la famille des L-CaT de la cnim également .

  6. PicNicDouille Cémoi Landouille dit :

    « La composante navale des forces d’autodéfense japonaise est en effet équipée d’hydroglisseurs de type LCAC, comme la marine américaine. »
    ce ne sont pas des aeroglisseurs ? il n’y a pas un tapis d’air sous l’engin ?

    • vrai_chasseur dit :

      @Pic
      Oui…
      Les LCAC sont des aéroglisseurs, pas des hydroglisseurs… LCAC est l’acronyme de Landing Craft Air Cushioned, engin de débarquement sur coussin d’air.
      Et le coussin d’air fait toute la différence, les américains ont calculé qu’il leur permettrait d’atteindre 70% des littoraux du globe, contre 17% avec des moyens de débarquement classiques.
      Dans le même ordre d’idée, ce serait intéressant de savoir avec quel(s) engin(s) on peut atteindre la majorité du littoral outre-mer français.
      Bon par ailleurs personne ne va se plaindre que des élus du Sénat se réveillent et fassent des propositions concrètes, même s’ils ne sont pas des spécialistes de la défense.

  7. Carin dit :

    En fait ce qu’il faut à nos îles c’est 2 EPC par île… plus des drones pour la surveillance des vastes étendues maritimes, des hélicos pour descendre des gars à bord des bateaux en infraction, et des OPJ parmis les militaires pour entamer les procédures, et placer sous scellés les produits illicites trouvés à bord, plus des substituts de procureurs pour autoriser les arraisonnements et les perquisitions des dits bateaux… et tout ça, pas après 10 heures de « délibérations »…
    Parce qu’il est là le problème, nos milis marchent sur des œufs dans ce genre d’opération, c’est la force civile qui fait appel, mais l’armée n’est pas régie par les mêmes règles d’engagement, il faut donc adapter une procédure d’engagement propre aux militaires, par des militaires… et donc rétablir la fonction de procureur militaire, qui n’a de comptes à rendre qu’à la hiérarchie militaire et à la présidence de la république… cela éviterait les atermoiements vus lors des attentats de 2015, où les milis pourtant présent n’ont pu intervenir, ce qui a provoqué plus de 30 minutes de massacre sans personne pour tenter d’y mettre fin, avant l’arrivée d’un véhicule BAC avec un commissaire en stage à bord! C’est l’entrée de cet équipage qui a fait cesser la distribution de la mort, les nuisibles se focalisant sur la présence des flics… cela se serait passé tout pareil si les milis étaient entrés 30 minutes plus tôt…. Mais ils n’avaient pas autorité, et ils leurs a été demandé expressément de ne pas intervenir!
    La loi peut tout excuser… et tout condamner.
    La polémique sur ce triste sujet a cessé, mais à ce jour aucune règles d’engagement claire n’a été édictées… ce qui veut dire que si un jour nous subissons un attentat du même type, cela se passera encore de la même façon… et c’est grave.

    • steph dit :

      « des OPJ parmis les militaires pour entamer les procédures, et placer sous scellés les produits illicites trouvés à bord, plus des substituts de procureurs pour autoriser les arraisonnements et les perquisitions des dits bateaux… et tout ça, pas après 10 heures de « délibérations »…
      Parce qu’il est là le problème, nos milis marchent sur des œufs dans ce genre d’opération, c’est la force civile qui fait appel, mais l’armée n’est pas régie par les mêmes règles d’engagement, il faut donc adapter une procédure »
      Carin, pas la peine de ré-inventer l’eau chaude ! cela existe déjà l’AEM (action de l’état en mer) Narcops, Polpêche sous la supervision des affaires maritime et du préfet, le contrôle opérationnel restant militaire (OPCON) et les ROE (régle d’engagement) délivrer par et uniquement l’autorité militaire.
      Cela permet la saisie et ou la destruction de matériel, de produit illicite, de navire ou de tout élément constitutif de l’infraction ou du délit par les militaires.

      • Dominick dit :

        Des OPJ, tout simplement des gendarmes maritimes, il faut recruter! Mais là encore, les effets UE sont passés car nous ne pouvons plus avoir de police militaire, d’où le truc boiteux d’une gendarmerie nationale gardant ses avantages militaires me semble-t’il et le tout (y compris le budget) sous la responsabilité du ministère de l’intérieur. La gendarmerie doit retrouver son rôle militaire et revenir dans le giron de la défense, défense du territoire!! L’europe, qu’elle aille se faire f…..

  8. Carin dit :

    Je me rend compte que mon post donne l’impression d’être un peu sorti du cadre, mais pas du tout… c’est lié.

    • dompal dit :

      @Carin,
      Ah bon « c’est lié » ???
      Je sais que nous sommes vendredi soir et mes neurones ne sont pas au meilleur de leur forme mais j’avoue avoir du mal à trouver un quelconque lien !?? 😉

      Par contre pour la première partie de votre com’, une force armée comme les Coast Guard US serait peut-être la solution ?…..mais j’avoue ne pas du tout maitriser le sujet. 🙁

      Si qq’un a des infos…..?

      • Fonctionnaire territorial ancien mili dit :

        @ dompal
        Un corps de garde-côtes français, c’est … un serpent de mer : on en parle depuis (au moins) cinquante ans. Et l’on conclut régulièrement que notre système actuel est meilleur.
        Notre système consiste à donner aux CROSS autorité sur tous les moyens flottants ou volants qui sont présents dans leur secteur : moyens publics (MN, gendarmerie, aff. mar., douanes, SNSM…) mais aussi moyens privés dans certaines conditions.
        .
        Ces CROSS, qui sont les successeurs des sémaphoristes et utilisent le cas échéant les moyens d’observation des sémaphores, sont placés sous l’autorité des Préfets maritimes (PREMAR).
        Et ça marche très bien, à l’exception d’un petit problème qui est d’origine politicienne (et je devine que je n’étonne personne sur ce blog) : les écolos ont constaté que presque toutes les « fortunes de mer », du moins celles qui sont dans les journaux parisiens, s’accompagnent d’une pollution. Par conséquent les CROSS ont été placés, récemment, sous l’autorité du ministère de l’écologie : ça complique un peu leur travail parce qu’ils doivent gérer les appels téléphoniques du cabinet du ministre en même temps qu’ils procèdent aux opérations de secours.
        .
        Nonobstant ce problème des ingérences ministérielles qui est bien connu de tous les services de secours, l’organisation reste la même : tous les moyens disponibles sur zone sont coordonnés par le CROSS.
        Ce qui rend inutile (jusqu’à preuve du contraire, mais je crois que tous les aspects de la question ont été examinés, depuis le temps) la création d’un corps de garde-côtes.
        Il n’est pas impossible que dans l’avenir des évolutions technologiques amènent une évolution, mais ce n’est pas dans un avenir prévisible.

        • dompal dit :

          @Fonctionnaire…..,
          Merci pour votre réponse. 🙂
          Je constate tout de même qu’il y a beaucoup de personnel qui se promènent sur l’eau et dans les airs alors que ce n’est pas vraiment leur job initial (excepté pour la SNSM dont c’est la raison d’être). 😉

        • Franchouillard dit :

          @ dompal
          Ces « personnels qui se promènent sur l’eau » (ou au-dessus) ont tous leur mission spécifique.
          Ils interrompent leur mission à l’appel du CROSS, le sauvetage en mer étant prioritaire.
          .
          Quant à imiter les Américains, c’est toujours une mauvaise idée : le « FBI à la française » de Sarkozy, le « balardgone ».
          .
          Imiter les Coast Guards, non : sortant volontiers de leurs eaux territoriales pour aller dans leur ZÉE (eaux internationales où la loi américaine ne s’applique plus), ils y font une répression d’autant plus brutale qu’elle est sans témoins.

  9. Frégate dit :

    Bon quand on n’y connait rien on ferait mieux de la fermer. Remplacer les BATRAL par des hydroglisseurs de 200 tonnes … alors que les CNIM sont en difficultés pfff !

    • dompal dit :

      @Frégate,
      Je n’y connais strictement rien mais pour avoir utiliser….oups ! 🙁 Je voulais dire, pour m’être laissé bercer sur un BATRAL quand j’étais bidasse dans l’AT, je trouve étonnant que ces moyens amphibies soient passés à la trappe ?
      On fait comment maintenant ?

      • dompal dit :

        Ah mince, c’est toujours après avoir validé mon com’ que je m’aperçois des fôtes d’or taux graf’/con jus gay zon ! 🙁

        • Électeur dit :

          Il n’y a pas, il n’y a jamais eu, de bidasses dans l’AT.
          Ce terme méprisant, créé par les zélites qui méprisentle militaire parce que l’armée, c’est le Peuple, est à proscrire.
          À moins que ce soit un code pour indiquer que vous votez Macron.

          • Dominick dit :

            @ Electeur, Vous savez d’où vient ce mot « Bidasse » qui est encore employé de nos jours pour désigner plus généralement un soldat de l’AdT ? En attendant, ce que vous répondez à@ dompal est stupide et faux

  10. Maya dit :

    C’est hallucinant de ne pas protéger massivement nos zones maritimes , nos DOM-TOM , sources énormes de richesse et de puissance . Aucun pays au monde ne laisserait ses territoires sans protection. Cela relève de la haute trahison. Le domaine maritime mondial français doit être protégé par des dizaines de navires de guerre de toutes classes , des drones et par un régiment d’infanterie de marine par zone soit une quinzaine. Pour ce faire il y a de très grosses économies à faire en dépense inutiles.

    • Vinz dit :

      Il a été décidé de ne jamais exploiter ces richesses. Suffit de voir les affres existentielles pour une mine d’or en Guyane. Du coup on laisse les Garimpeiros faire le job, c’est tellement plus « balle dans le pied ». Bref, il faut absolument être perdant sur tous les tableaux, sinon c’est pas fun.

    • Europhobe dit :

      D’accord avec vous, Maya (et d’accord aussi avec Vinz, malheureusement, sur le « il faut absolument être perdant »).
      Quelqu’un propose des économies sur l’immigration et c’est bien.
      Mais nous pouvons aussi reconquérir notre souveraineté monétaire comme pendant les Trente Glorieuses avant le SME de 1972 (Pompidou+Giscard) et fabriquer la quantité de monnaie dont nous avons besoin.
      .
      Évidemment les Allemands et les Américains, qui veulent un €uro fort, ne seront pas d’accord.
      L’on verra alors, chez nos politiciens, ceux pour qui l’intérêt de la France prime sur les intérêts étrangers.

  11. Mat49 dit :

    Il nous faudrait en plus pour la Marine 18 corvettes, 12 Patrouilleurs hauturiers, 3 SNA, une armée de terre capable de projeter en permanence une division OTAN et une armée de l’air capable de projeter en permanence une centaine de drones, une cinquantaine d’avion de combat, et une centaine de transport. Plus une centaine d’hélico pour les trois armées réunies.

    Ce ne serait pas mirobolant mais nous cesserions d’être quasi inexistant.

  12. 31ud0 dit :

    Les aéroglisseurs font l’affaire pour débarquer des troupes et du matos quand ils opèrent depuis des PH avec un radier, faire de la navigation hauturière avec est un gag . En plus, quand on voit le merdier pour avoir du matériel de rechange et la main d’oeuvre qualifiée sur place pour réparer, des aéroglisseurs auraient un taux de disponibilité à un seul chiffre dans la zone Pacifique .
    Pourquoi ne pas partir de ce que l’on sait faire, comme les EDA-R et développer une version agrandie ?

  13. Félix GARCIA dit :

    Voiliers (voiles Solid Sail) multicoques (catamarans/trimarans/quadrimarans) motorisés ?
    Avec hélisurface pour les plus grands ?

    • Félix GARCIA dit :

      Je réitère ma proposition de 6 « GNL » (Groupes de Navires Légers) pour les 50/100 prochaines années, pour toutes les menaces de « basse et moyenne intensité », et comme « appui à l’arrière » sur la « haute intensité » (mais aussi comme « école de la Marine »).
      Les « navires légers » seraient des voiliers motorisés (diesel-électrique ?), équipés de voiles « Solid Sail » et faiblement armés.

      Un « GNL » serait un groupe de 5 navires composé comme suit :

      – 1 « NRH » (Navire Ravitailleur avec Hélisurface) : 150m, 3 mâts de 50/60m
      ¤ Ravitailleur (pompes et tuyaux …) en carburant, vivres et matériels
      ¤ Tourelle de 20mm
      ¤ Mitrailleuses 12.7mm
      ¤ Embarcation rapide
      ¤ Leurres/bouées
      ¤ Sonar trempé
      ¤ Hélisurface à l’arrière
      ¤ Infirmerie

      – 1 « VPH » (Voilier Porte-Hélicoptère) : 150m, 3 mâts de 50/60 mètres
      ¤ Un hangar capable d’abriter et d’armer un hélicoptère type « NH-90 », ainsi qu’un drone type VSR700
      ¤ Hélisurface à l’arrière
      ¤ Tourelle « RapidFire » 40mm à l’avant
      ¤ « SIMBAD » / »StarStreak »
      ¤ Mitrailleuses 12.7mm
      ¤ Sonar trempé, radars
      ¤ Leurres

      – 1 « Frégate à voile » : 100m, 2 mâts de 50m
      ¤ Tourelle « Oto Melara » 76mm
      ¤ Tourelle « RapideFire » 40mm
      ¤ 2 « SIMBAD » / « StarStreak »
      ¤ 2 lanceurs MMP/MLP
      ¤ 1 lanceur « Sea Venom »
      ¤ Mitrailleuses 12.7mm
      ¤ Sonar, sonar trempé, radars
      ¤ Torpilles MU-90
      ¤ Une embarcation rapide
      ¤ Leurres

      – 2 Multicoques (catamarans/trimarans/quadrimarans) : 40/50m, un mât de 40/50m
      ¤ Tourelle de 20mm
      ¤ « StarStreak » version « MANPAD »
      ¤ Sonar trempé
      ¤ Leurres

      Ces 6 « GNL » représentent 30 navires.
      1 « GNL » par « zone outre-mer », 1 pour la Méditerranée.
      Peu cher, nécessitant peu d’équipage, endurant (voiles), capable de traiter une grosse partie du spectre des menaces … Ces GNL pourraient permettre d’assurer la présence de la France dans nos ZEE tout en permettant de redéployer nos bâtiments les plus stratégiques.
      Qu’en dites-vous ?
      ^^

      En complément, 12 dirigeables LAC60T de « Flying Whales » :
      ¤ 6 ASM (sonar trempé, bouées sonar/acoustiques/…, leurres, torpilles MU-90 …)
      ¤ 6 en PATMAR/Police des pêches/…

      Un « couple » (1 ASM et 1 PATMAR) de dirigeables par « zone outre-mer » et un pour la Méditerranée, là encore, et en appui aux « GNL ».

      Mais aussi 200 équivalents français du « Celera 1000L » :
      ¤ 125 pour le transport
      ¤ 25 PATMAR/ROEM etc …
      ¤ 50 air-mer/air-sol avec armement en soute
      Ça, c’est pour nos armées en général.

      Avec un porte-drones basé sur le PHA :
      ¤ ~30 équivalents français du TB-2/TB-3
      ¤ ~10 drones-hélicoptères type VSR700
      ¤ Plusieurs drones sous-marins type « ECA Group », « Ulyx », « drones Naval Group » …

      Et donc une FREMM, une frégate de défense aérienne et un SNA supplémentaires (sans oublier de monter à 300 Rafales) ! 🙂

      • Dominick dit :

        Moi ce que j’en dit, rien! Avec toutes vos voiles, nous allons pouvoir participer à la Jacques Vabres ou la Route du Rhum, désolé mais tout cela est grotesque.

        • Félix GARCIA dit :

          Ne soyez pas désolé.
          Je me rends compte de l’aspect incongru de la proposition d’utiliser des voiles dans une marine de guerre.
          Je ne dis pas ça par lubie écologique ou parce-que je m’imagine qu’ils pourraient faire un « face-à-face » avec les marines modernes ! ^^

  14. PHILIPPE dit :

    Soyons positifs : les sénateurs s’intéressent maintenant à notre ZEE c’est un bon début !

  15. Dominick dit :

    Ha! Je suis heureux d’apprendre que les sénateurs viennent de terminer leurs siestes, peut-être émergent-ils aussi d’un profond coma!
    Récemment dans un de mes commentaires, j’évoquais la nécessité de construire de nouveaux bâtiments de type BATRAL qui sont particulièrement indispensables pour les raisons évoquées par ces sénateurs et ils seraient pré positionnés comme tel, 2 en Polynésie, 2 pour la NC, 1 pour les Antilles/Guyane, 1 à la réunion et pour d’autres raisons 2 pour la métropole). J’avançais également l’idée de créer une vrai base navale/aéronavale équipée de docks flottants et de bassins de radoub pour l’entretien des navires, soit en NC ou à Papeete et bien sûr, de créer une flotte pour l’Indopacifique (la base non retenue aurait tout de même des capacités d’accueil et d’entretien renforcées). Quant aux manques de patrouilleurs c’est une évidence, j’avais pensé, en plus des moyens existants et/ou prévus, qu’il serait nécessaire aussi de créer 4 postes de surveillance avancé autour de l’archipel Polynésien dotés chacun de 1 patrouilleur (~500 t) et de 2 hydravions armés (l’hydravion me parait plus adapté dans ce contexte), pour la Martinique/Guadeloupe, la Réunion et la NC leur dispositif de surveillance peut aussi être complété par ce même schéma de 1 patrouilleur de même modèle et de 2 hydravions pour chaque base. Quant aux remplacements des FS de type Floréal, j’ai dit à plusieurs reprises que dans l’attente d’une solution définitive, qu’il faudrait affecter en priorité au fur et à mesure de l’arrivée des FDI, les 5 FLF de type Lafayette en Indopacifique (2 en NC, 2 en Polynésie et 1 à la Réunion). Pour cela il faudrait rénover la totalité des 5 FLF et procéder à leur remplacement ainsi que les FS restantes à partir de 2032 soit par 8 Gowind 2500 ou 8 EPC, moi je préfère des Gowind, enfin le principal c’est qu’elles soient bien équipées et armées. Enfin pour terminer, il est important de renforcer tout ce dispositif par la mise en œuvre de différent type de drones.

  16. Félix GARCIA dit :

    Des dirigeables LAC60T pour le PATMAR et l’ASM ?
    Mais aussi pour rester présents sur les zones de pêches, les routes commerciales etc …

    Des modules « HaceWave » sur les îles pour alimenter des radars et des systèmes de défense aérienne et maritime (SAMPT, RapidFire 40mm, Oto Melara 76mm, Mistrals etc…) ?

    • Félix GARCIA dit :

      Car sur nos îles, on pourrait avoir un mélange de défense côtière fixe et mobile.
      Fixe avec les canons ou les missiles, mais aussi mobile une fois ceux-ci montés sur camions et autres véhicules blindés.
      Les « RapidFire 40mm » (CIWS) et « Oto Melara 76mm » ont tous deux des capacités anti-aérienne, mais aussi contre les navires de surface ou les cibles terrestres. Il pourrait être intéressant de faire des camions équipés de tourelles de 40mm et 76mm.

      Accompagnés de blindés « SHERPA » ?
      ¤ MPCV-Mistral/StarStreak
      ¤ MPCV-MMP
      ¤ MPCV-MLP

      Je propose de former des groupements de défense côtière composés de 8 véhicules :
      ¤ 1 Camion équipé d’une tourelle « RapidFire » 40mm
      ¤ 1 Camion équipé d’une tourelle « Oto Melara » 76mm
      ¤ 1 Camion équipé de missiles « SeaVenom »
      ¤ 1 Camion équipé de missiles « Mistral »/ »StarStreak »
      ¤ 2 MPCV-Mistral/StarStreak
      ¤ 1 MPCV-MMP
      ¤ 1 MPCV-MLP

      Des batteries côtières fixes et protégées, composées d’une tourelle « Oto Melara 76mm », une tourelle RapidFire 40mm » et un système Mistral/StarStreak.

      Avec quelques munitions rôdeuses, style « HAROP » ou V-BAT, dispersées en plusieurs points … notamment montées sur camions …
      Des petits groupements de véhicules blindés.
      Et les futurs « Celera 1000L à la française » disposés partout sur le territoire français, et particulièrement dans les outre-mers pour les versions air-mer/air-sol.
      En plus des « GNL » (Groupements de Navres Légers) que je propose dans un commentaire un peu plus haut.
      Il y aurait là de quoi « dissuader et enrayer » un coup de force « à peu de frais » … tout en assurant la sûreté et la sécurité indispensable dans ces territoires et ces eaux qui sont notre avenir.

      Avec un système SAMPT + Exocets en Nouvelle-Calédonie, à Wallis-et-Futuna, en Polynésie française, à la Réunion et à Mayotte.
      Sachant que les Rafales seront là « incessamment sous peu » !

  17. Maxime (le vrai) dit :

    Le politique doit se contenter de jouer son rôle, à savoir fixer des objectifs ou des missions. La question capacitaire n’est pas dans sa main.

  18. Patrico dit :

    Merci Messieurs les Sénateurs ! Au moins vous suivez l actualité de défense de notre Pays France ! On est nombreux ici et depuis des années à le « crier » dans les belles pages de Zone Militaire ! Il fallait , il faut absolument une base Aéro Navale puissante en Outre Mer ! En plus on a une magnifique position avec la Nouvelle Calédonie que quelques pays lorgnent de très prés et ici on regarde au, plus prés ! Merci a tous .

  19. Lassithi dit :

    Bonne nouvelle, le sénat découvre que la France a des territoires ultramarins et la 2ème ZEE du monde.
    Malheureusement, la bêtise pour ne pas dire autre chose de nos grands administrateurs qui voulaient s’en débarrasser, relayée par des l’incompétence et la mauvaise foie de beaucoup les ont transformé en un vaste hall de gare ouvert aux quatre vents. Surtout chinois, vietnamien et indonésien du reste.

    Il ne s’agit pas de doubler notre minable flotte pour asseoir notre souveraineté, mais d’en créer trois, avec de vrais moyens de haute mer et amphibies sur trois zones, Indien, Pacifique et Caraïbes.

    Par ailleurs, les moyens aériens de chasse, transport et patmar devront y être affectés, notamment sur Indien et Pacifique, avec une vraie capacité terrestre.
    Les chinois y arrivent en permanence.

    De plus, ce serait lumineux de reprendre Hao avant que nos amis chinois s’y mettent à l’aise.

    Bref, là encore, il y a tour à refaire, après 30 ans d’abandon. Ça coûte souvent plus cher de rebâtir que d’entretenir. Encore faut-il avoir une vision à plus de 6 mois.

  20. Raymond75 dit :

    Voyons, voyons : nous avons la PNA Charles de Gaulle et son groupe de soutien naval !

  21. Dominick dit :

    Pour tous ceux qui s’intéressent à ce sujet et plus généralement à notre Marine Nationale voici une intéressante analyse de l’IFRAP datant du 20 février 2017 concernant nos capacités de transport amphibie, Analyse sortie peu de temps avant l’élection de macron.
    Intéressant aussi c’est la durée de vie des TCD Foudre et sirocco 21 et 17 ans avant d’être vendus au Chili et au Brésil, à comparer avec leurs prédécesseurs l’Ouragan et l’Orage!
    https://www.ifrap.org/etat-et-collectivites/capacite-de-transport-amphibie-de-la-marine-nationale-renforcer
    En ce qui me concerne, j’ai une attention particulière pour ces Batral qui ont rendus bien des services. La réalisation d’une version améliorée de ce type de LCT ou LST, aurait été judicieuse au lieu des BSAOM (ex B2M). Un batîment un peu plus grand et plus large de 1500/2000 T lège avec une meilleure autonomie, un hangar pour 2 hélicos, 2 rampes arrières pour 4 semi-rigides Ecume NG, 2 LCVP mis en oeuvre par des bossoirs, chargement et déchargement du « pont/hangar’ dans les mêmes configurations avec en plus, 1 porte latérale sur chaque bord pour un accès direct au hangar et 2 grues en ferait un navire parfait.
    Quelqu’un a-t’il des informations sur le coût d’un ou du programme « Batral » (navire conçus dans les années 1970/1980 ?? Merci d’avance.

    • PHILIPPE dit :

      Si cela peut aider :
      BÂtiment de TRAnsport Léger (acronyme BATRAL)
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Classe_Champlain

      • Dominick dit :

        Merci mais j’ai déja regardé, pas moyen de retrouver le coût d’un Batral. Je vais fouiller dans mes archives!

    • Qui ça ? dit :

      Suite au terrible ouragan Irma qui avait dévasté en 2017 l’île de Saint-Martin, c’est le BPC Tonnerre (classe Mistral) et non un Batral qui a été envoyé pour mission humanitaire.

      • Dominick dit :

        Normal, le DERNIER Batral « Le Dumont D’Urville »a quitté sa base de Fort de France le 19 juin 2017 et après une escale à New York, puis une remontée jusqu’à Saint-Pierre et Miquelon avant de traverser l’Atlantique pour arrivé à Brest le 25 juillet 2017 et y être désarmé. L’ouragan IRMA c’était le 5/6 septembre suivant.
        Voir ce très intéressant article de Vincent Groiseleau « Mer et marine » qui en dit long sur le retrait de ce Batral 2 mois avant la tempête et de la difficulté qu’a eu la marine pour le remplacer par 1 B2M mais surtout le manque évident d’un tel navire en permanence aux Antilles, comme dans le reste des Dom-Tom !! https://www.meretmarine.com/fr/defense/et-le-batral-dumont-d-urville-quitta-les-antilles-deux-mois-avant-l-ouragan
        Répondre

    • Jean-Michel dit :

      Le radier des TCD Foudre et Sirocco n’étaient pas au standard OTAN (il manquait 1 mètre en largeur) et ils ne pouvaient pas embarquer de LCAC ou d’hélicoptères lourds. Les portes hélicoptères MISTRAL les ont remplacés.

      • Dominick dit :

        Bonjour @ Jean-Michel. Exact, les LCAC américains ont une largeur de 14,30 m et 14,54 m pour les derniers modèles alors que les radiers du Foudre et du Sirocco ne font que 14,20 m et pour les actuelles BPC c’est 15,40m. Enfin, juste un petit rappel et quelques précisions, les BPC sont malheureusement les 1er grands bâtiments de combat construits aux normes de la marine marchande, (c’est pas top en cas de durs affrontements ou de guerre de haute intensité) et ils ont un radier moins long ( Dim: 57,50m x 15,40m x 8,20m tirant d’air) qui ne peut recevoir que 4 EDA-S ou 2 EDAR ou 2 LCAC.
        A l’inverse, les TCD, qui ont été construits eux, aux normes militaires ont un radier plus long et plus grand (Dim: 122m x 14,20m x 7,70m) qui pouvait contenir 1 CDIC et 4 CTM ou EDA-S, 8 et 10 CTM ou EDA-S, ou 1 patrouilleur P400 ou 1 BSR pour assurer leur entretien élémentaire et exécuter des réparations sur la coque.
        Pour le TCD comme pour le BPC, leur distance franchissable était quasiment la même 11000 km à 15 nœuds et 30 jours d’autonomie chacun. Le TCD pouvait transporter plus de blindés et de véhicules que le BPC et avait un hangar capable d’accueillir tout de même 4 Puma ou Cougar. Les différences notables, c’est que les BPC ont des installations et des capacités aéronautiques plus importantes sauf qu’ils n’ont qu’un seul spot permettant de recevoir un hélicoptère lourd CH-53 E Super Stallion ou un aéronef convertible V-22 Osprey, encore une belle connerie. Pour les installations hospitalières elles sont également plus importantes, par contre, pour le transport de troupe ou de passagers c’est même un peu moins que pour les TCD (450 h), toutes ces sources proviennent de mes ouvrages « Flottes de combat ».
        Enfin et pour terminer sur ce sujet, il est particulièrement dommage de s’être séparé de ces 2 très utile TCD « Foudre et Sirocco » qui sont eux, de véritables bâtiments de combat et qui aurait pu contribuer à maintenir une vraie flotte amphibie qui actuellement nous fait défaut, même si leurs radiers n’étaient pas aux normes OTAN !
        Pour info, ce type de navire est toujours très répandu et utilisé par les principales marines. Nos TCD ont été vendu pour une poignée de millions d’euros (moins de 50 M€ chacun me semble-t’il?) alors qu’on n’hésite pas dilapider des milliards pour des cabinets américains (MacKinsey) ou pour l’oignon européenne (26/27 Milliards d’€/an) et je vais arrêter là car ce sont des centaines d’autres milliards qui sont gaspillées chaque années en France !!
        J’espère que macron prendra une tôle ce soir…

  22. Dominick dit :

    Normal, le DERNIER Batral « Le Dumont D’Urville »a quitté sa base de Fort de France le 19 juin 2017 et après une escale à New York, puis une remontée jusqu’à Saint-Pierre et Miquelon avant de traverser l’Atlantique pour arrivé à Brest le 25 juillet 2017 et y être désarmé. L’ouragan IRMA c’était le 5/6 septembre suivant.
    Voir ce très intéressant article de Vincent Groiseleau « Mer et marine » qui en dit long sur le retrait de ce Batral 2 mois avant la tempête et de la difficulté qu’a eu la marine pour le remplacer par 1 B2M mais surtout le manque évident d’un tel navire en permanence aux Antilles, comme dans le reste des Dom-Tom !!
    https://www.meretmarine.com/fr/defense/et-le-batral-dumont-d-urville-quitta-les-antilles-deux-mois-avant-l-ouragan

  23. Belzébuth dit :

    Le Sénat devrait recommander de livrer le groupe aéronaval en entier avec l’arme nucléaire à l’Ukraine, histoire de fermer le clapet de Bojo le clown. Avec les equipages et la Bombe.
    Après tout, ce n’est pas comme si la Russie était une puissance nucléaire…