Futur drone tactique de l’armée de Terre, le Patroller passe une étape majeure en vue de sa qualification industrielle

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90 contributions

  1. Postamer dit :

    Pouah quel laidron !
    Gagnera pas un concours d’élégance celui-ci !

  2. ron7 dit :

    Bon, on ne peut que se réjouir, que ce projet soit enfin lancé !
    Ce qui est bien, c’est que désormais on a une base logicielle qui autorise un bon niveau de performance et de fiabilité !
    Pour d’autres drones à venir

    Juin 2019 : Le système de drones tactiques (SDT) Patroller, développé et produit par Safran Electronics & Defense, a déjà effectué 220 heures de vols pour la qualification industrielle. Des essais programmés par la Délégation Générale de l’Armement au centre d’essais en vol à Istres, France.

    Tous les voyants sont au vert (Article Ouest France mi-juin 2019)

    « Décollage et atterrissage automatique, conduite de mission, exploitation simultanée et en temps réel de ses capteurs, qualité de ses charges optroniques et radar, discrétion sonore, endurance, facilité de mise en œuvre et disponibilité, il remplit pleinement les critères attendus », explique le groupe aéronautique dans un communiqué.

    2 ans + 1 trimestre plus tard, de délai !
    2 oct 2021, oups, on y est !

    • Oliver dit :

      Et toujours 250 misérables kg d’emports !
      Le lanceur et ses 4 MHT (missiles haut de trame) dérivés du MMP totalisent 200 kg pour la version dédiée au Tigre MK3 avec minimum 8km de portée.
      Peut-être une paire sous chaque aile du Patroller ?

      • twouan dit :

        Bah meme rien qu un missile disponible au bon moment au bon endroit.

      • Fred dit :

        @ Oliver

        Le Patroller a une capacité d’emport particulièrement élevée pour un drone tactique.
        Compare avec les produit équivalents [drones TACTIQUES] de la concurrence et tu sera convaincu, il tient le haut du panier.

      • ObservateurLointain dit :

        Comme le mentionne l’article, le Patroller dérive d’un…motoplaneur. Ce qui veux dire que:
        – sa vitesse est faible (200 km/h), même avec 20 heures d’autonomie, il n’ira pas très loin (surtout si les conditions météorologiques sont défavorables), et il n’a pas la vitesse et la puissance nécessaires pour pour descendre depuis 20000 pieds tirer un MMT, s’esquiver, puis remonter rapidement. Il n’est pas besoin d’être ingénieur aérodynamicien pour le comprendre. Le Reaper a certes lui aussi une aile longue et droite, mais il a … un vrai moteur.
        – l’aile du motoplaneur Stemme n’est pas conçue pour emporter des charges. J’imagine qu’elle a été renforcée sur le Patroller, mais en augmentant le poid, et donc en diminuant les performances.
        Nous nous retrouvons donc avec système bancal: un bon système, sur un improbable porteur. Quel gâchis, c’est à pleurer.

        • Albatros dit :

          Remarques judicieuses…
          Mais qu aurait il fallu faire acheter encore des drones US ?

        • Fred dit :

          @ ObservateurLointain

          Un drone TACTIQUE n’a pas vocation à voler haut (ROEM de théâtre).

          Un drone TACTIQUE n’a pas vocation à voler loin, mais à assister une force terrestre pour le recueil de renseignement optique et électronique, il peut éventuellement être armé (cible d’opportunité, sa première fonction étant le renseignement… TACTIQUE [pour un État-major] et il peut guider d’autres moyens [artillerie, roquettes guidées, aviation…]). Il est de toutes les manières limité par sa liaison terrestre (moins de 150 km).

          La cellule du Patroller est particulièrement performante pour un drone TACTIQUE : gros emport permettant de combiner ROEM, voie optique et missiles « lourds » et haut de gamme (MMP) ; et endurance particulièrement importante même sans les bidons en option.

          Le Patroller a été préféré au Watchkeeper initialement envisagé, justement pour ses performances supérieures en capacité d’emport et d’endurance.

        • Deres dit :

          Le Reaper fait plus de deux tonnes à vide alors que le Patroller fait un peu plus d’une tonne. Il est donc rassurant que le premier soit plus performant que le deuxième. Mais c’est ici un drone tactique pour l’armée de Terre, reconnaissance et direction d’artillerie, pas un assassin extraterritorial pour l’Armée de l’Air. Les cibles seront traités aux des obus et si elles sont blindés avec des obus Bonus.

        • Carin dit :

          @Observateur…
          D’un autre côté, rien n’indique que le moteur est celui d’origine…

  3. Florent dit :

    Bravo 🙂

  4. Tankaboum dit :

    Pour excuser son retard, il ne connaissait pas « Trop l’heure »….

  5. Lagrange dit :

    Si nous étions logique: un groupe de drone par brigade l’armée de terre destiné à la reconnaissance et à former un complexe reconnaissance-frappe-assaut avec le reste de la brigade.

    Au lieu de ça… 14 exemplaires. Ce n’est pas avec ça qu’on pourra encaisser des pertes.

    • Senji dit :

      Je suis un personnel qui est concerné directement part le Patroller , sa fait 2 ans qu’on attend. Et je peux vous dire que trouvé des personnels c’est pas aussi simple , ils doivent réussir les test à Vincennes , réussir leur formation LAPL à Dax . Les pilotes sont une denrée extrêmement rare alors en distribué dans toute les brigades…

      • Daniel CROS dit :

        Hum ! Les tests ne doivent-ils pas inclure une certaine maîtrise de…l’ortographe ?

        • greg dit :

          Va sur des sites de littérature pour contrôler les fautes, ils apprécieront ton ironisme.

        • Lothringer dit :

          Avez-vous entendu parler de la dyslexie et de la dysorthographie ? non ? Alors je vous propose de passer de (très) nombreuses heures à vous documenter pour appréhender cette difficulté immense pour ceux qui en sont touchés.

      • Albatros dit :

        Oui et tout est rare dans notre Armée d échantillons et de saupoudrage.
        Indigne d e la seconde ZEE mondiale et du rang de la France…
        Fruit de décennies d économies brutales suite aux dividendes de la soit disante paix.
        2% du PIB alors que l industrie est non délocalisée…
        C est le triple pendant 10 ans qu il faudrait et une Garde nationale formée de conscrits et réservistes en nombre.

  6. Maxx dit :

    Premier vol en 2009, tt ça pour ça…

    • PeterR dit :

      Où avez vous lu 2009 ? Avez-vous des sources.
      La commande a été passée en 2016 (cf l’article)

    • FredericA dit :

      Ce que dit wikipedia en détail :
      2009 : Premier vol du prototype
      2014 : Appel d’offre de l’armée de l’air
      2016 : Sélection du Patroller par l’armée de l’air
      2016 – 2019 : fabrication d’un appareil répondant aux spécifications de l’appel d’offre
      2019 : crash du second exemplaire à livrer. L’analyse des raisons de l’incident et les corrections retardent la livraison des appareils suivants

      • Spririt of Bercy dit :

        Oulala, il y a du travail. Vous allez pouvoir aider wikipedia à corriger quelques erreurs : « appel d’offres », « armée de l’air » …

        • FredericA dit :

          @Spririt of Bercy : A l’évidence, vous n’avez pas compris mon explication. Je réponds à Dodo qui indique un premier vol en 2009. Il s’agit du premier vol du démonstrateur puisque l’appel d’offre est sorti 5 ans plus tard.
          .
          A moins que Safran Electronics & Defense ne dispose d’une boule de cristal lui permettant de lire les appels d’offres avec 5 ans d’avance, l’appareil destiné à l’armée de l’air est obligatoirement différent du démonstrateur.

  7. Vinz dit :

    Finlande = Safran Robonic = lanceur de drones ​+ région peu dense en population… On sait jamais.
    Deux ans de retard pour un pauvre drone tactique ; y a tout de même qqch de pourri dans le royaume.
    C’est Thalès qui fournira le radar ?

  8. Dodo dit :

    Le problème logiciel ayant entraîné la perte de l’appareil en 2019 a été totalement revu et c’est ce qui explique ce délai.
    Mieux vaut accoucher d’un produit sérieux que de vouloir faire vite.
    Bien que les drones en général soient plus susceptibles de connaitre des déconvenues, la qualité d’un drone devient de plus en plus importante et l’acceptation des pertes de moins en moins acceptables.
    Tous les drones ne se valent pas, même si en comparant deux fiches wikipédia on a l’impression d’avoir des caractéristiques similaires. La qualité de la vidéo, des liaisons, du système de traitement de données, des mesures de sécurité en raison par exemple d’une perte de signal, l’automatisation. Ces différences qui vont aussi faire la différence de prix, ont un impact, qui peut ne pas être percutant au premier abord mais qui sur l’usage au quotidien et sur la durée font aussi la différence.

    Le drone Patroller a l’avantage d’être un drone qui peut s’insérer dans l’espace aérien civil. Si ça peut sembler futile ou inutile, ça fait cependant un belle différence avec un drone tactique qu’on limitera à des zones de guerre ou à des zones d’entraînement avec l’espace aérien fermé. Cette capacité étend l’usage de ce drone pour des missions intérieures, étend les perspectives de ventes au delà des forces armées.

    La livraison de ces drones va apporter un souffle nouveau par rapport au SDTI. Sachant que le régiment devant le mettre en oeuvre, malgré les retards de livraison est déjà formé dessus, on attendra pas 1 an avant d’avoir du personnel qualifié.

    Ce genre de drones manque beaucoup à la France, bien que le drone Reaper a commencé par combler un vide, mais il manque un volet plus « tactique » qui permet au Reaper d’aller se concentrer sur des missions plus lointaines.

    • sepecat dit :

      Au moins une analyse étayée et tenant compte de la réalité en matière de développement. On voit fleurir sur ce forum les commentaires plus ou moins comique (parfois sans le vouloir) sur le délai mis pour acoucher de l’appareil, mais la plupart des intervenants n’ont aucune idée de ce qu’est une suite logicielle et de la difficulté qu’il peut y avoir à la fiabiliser. Ayant passé ma carrière professionnelle dans l’informatique, j’ai une petite idée sur ladite difficulté (ou alors on accepte dès le départ de livrer des environnement défectueux, non testés et à coûts réduits). Votre commentaire a le mérite de replacer les choses dans leur contexte, sans polémique et avec une vision sur l’avenir. Cela fait toujours plaisir à lire.

      • farragut dit :

        @sepecat
        Développer un logiciel critique de commande de vol nécessite un « apprentissage » parfois incompatible avec ce qu’on appelle le Rapid Application Development (RAD). Visiblement, ce n’est pas tant l’intégration des capteurs, des armements ou des logiciels de navigation qui posent problème aux nouveaux « entrants » dans le domaine des « avions » (planeur + moteur) même sans pilote, mais c’est la conception et réalisation de ces logiciels critiques de pilotage, ceux qui gèrent les gouvernes du « planeur » Stemme allemand et du « moteur » (que j’espère ITAR free, et sans boulon allemand).
        Bref, SAFRAN, ex-SNECMA partie moteur militaire avec ses logiciels de FADEC, sait très bien faire les logiciels critiques, mais apparemment SAFRAN Electronics & Defense, ex-SEXTANT électronicien, est un « débutant » en logiciel de commandes de vol. Pour mémoire, le calculateur d’élaboration de trajectoire du RAFALE a eu aussi quelques « retards » quand SEXTANT électronicien a commencé à concevoir et à réaliser des logiciels critiques (temps-réel et tolérant aux fautes).
        L’expérience acquise n’a visiblement pas été transférée sans « retard », elle aussi, d’un groupe sachant désormais réaliser des équipements critiques pour le RAFALE pour l’AAE à un autre groupe voulant réaliser pour l’Armée de Terre le pilotage automatisé d’un motoplaneur éprouvé sur étagère, fut-il de qualité allemande.
        (Et pour ce qui est de livrer des logiciels non testés et à coûts réduits, il faudrait enquêter sur les contrats de sous-sous-traitants, probablement indiens, de tels développements.)
        Cela montre aussi que la DGA n’a plus vraiment les moyens d’auditer les développements de logiciels critiques réalisés par des « entrants » sur le marché de l’aviation militaire… Normalement, les revues de conception devraient éviter les crashs dus à des logiciels critiques. Mais peut-être que SEXTANT a embauché pour le développement du Patroller des managers ayant décidé de lancer Ariane 5 en court-circuitant les tests préalables au premier tir ? 😉

        • Naledi dit :

          « SAFRAN, ex-SNECMA partie moteur militaire avec ses logiciels de FADEC, sait très bien faire les logiciels critiques, mais apparemment SAFRAN Electronics & Defense, ex-SEXTANT électronicien »
          Je vois pas ce que viens Sextant. Sagem oui. Et Snecma c’est désormais Safran Aircraft Engine. Les Fadec Rafale et autres sont développés et fabriqués maintenus par Safran Electronics.
          Et oui la route aurait été moins longue pour ce drone sans la contrainte de vol en environnement civil qui complexifie la donne. Un peu comme l’A400M.

          • Vinz dit :

            « la route aurait été moins longue pour ce drone sans la contrainte de vol en environnement »

            Notez qu’il y a un concept en développement logiciel qui s’appelle la mise à jour. « Better done than perfect » comme on dit dans ce métier.

          • farragut dit :

            @Naledi
            Oui, vous avez raison, désolé pour cette confusion. Je vous remercie pour cette correction.
            Voir aussi ma réponse à @ObservateurLointain pour préciser mon commentaire.

        • Vins dit :

          Votre résume très documenté illustre pour la part la différence entre l’endoctrine française/occidentale et nos adversaires: on fabrique un magnifique produit 10 ans trop tard et trop cher quand nos adversaires produisent du volume bon marché… la prochaine guerre dira qui a raison mais le dernier conflit en Arménie me laisse pessimiste…

          • Polymères dit :

            « quand nos adversaires produisent du volume bon marché…  »
            Quels adversaires? Les turcs me direz-vous!

            Mais le volume n’est pas lié à une complexité ou une limite industrielle mais bien liée à des commandes. Ce n’est pas non plus le prix qui détermine le volume, mais les commandes.
            Un programme de drone connait comme tous les programmes un coût de développement qui ne doit pas servir (comme c’est trop souvent le cas) de référence pour déterminer la valeur unitaire du coût d’un drone sur la première commande.
            Ce n’est pas non plus cela qui déterminera le volume. Si vous avez un besoin pour admettons 20 drones, (en rapport aux unités et aux personnels le mettant en oeuvre), si vous avez un drone qui coûtera 5 millions et un autre qui coûtera 2,5 millions, vous n’en achèterez pas deux fois plus à celui qui est deux fois moins cher. Cette méconnaissance des besoins qui conduisent aux commandes se heurtent bien souvent à l’opinion d’internautes qui font des calculs derrière leur écran et qui voient le problème dans le mauvais sens, celui ou l’enveloppe financière détermine le besoin.
            Un patroller n’est pas coûteux en soit et sa cadence de production n’est pas liée comme je le disais à des limites industrielles. Si demain on se dit qu’on va investir massivement pour en produire 300, ben vous verrez que le volume suivra. Le plus coûteux là-dedans reste la station au sol. Ce sont d’ailleurs bien ces stations qui déterminent l’usage des drones, car c’est bien le nombre de stations/systèmes qui est la référence pour définir le volume de drones qu’on peut avoir dans le ciel. Une station c’est généralement 3 vecteurs (l’un en vol, l’un prêt pour la relève, un autre en maintenance).

            La Turquie cela fait 10 ans qu’elle s’est lancée dans ce genre de drones, certains le découvre aujourd’hui et pensent que les turcs ont pondus cela en quelques mois et ont des cadences de productions de dingue. Mais ça ne veut pas dire « 10 ans de retard » sauf si on se persuade qu’on va faire la guerre contre la Turquie.
            Il faut savoir également rester réaliste sur les drones, l’efficacité qu’ils peuvent avoir contre certains adversaires ne doit pas servir à généraliser l’efficacité à tous les adversaires, avoir des drones ne va pas donner un avantage face à un pays qui a des moyens anti-aériens un peu sérieux. Un drone peut facilement se faire abattre par un autre aéronef (et même un hélicoptère) ou par un missile au sol. Je ne parle pas des capacités de brouillage.
            Les gros drones sont moins dangereux que les plus petits pour lesquels les moyens anti-aériens, tant pour la détection que la neutralisation restent limités.
            L’usage de drones a donc des limites et la prochaine guerre, sauf à ce qu’elle soit contre un adversaire sans moyens anti-aériens, pourrait très bien démontré les limites de la tactique du « drone ».
            Je l’ai déjà dis ici, je ne m’inquiète pas vraiment des drones Bayraktar ou autre de ce genre, par contre les munitions rôdeuses, les petits drones suicide sont bien plus dangereux et nuisibles. Ensuite il faut aussi savoir mesurer la puissance de ces drones et ne pas confondre un missile anti-char avec une bombe, l’effet d’un bombardement de drones n’est pas celui de plusieurs aéronefs, le drone est assez similaire à un tireur de précision embusqué mais dans les airs.

            Le drone armé a son utilité et il peut parfaitement être utilisé d’une manière plus « risqué » qu’un autre aéronef. Dans l’environnement qui va bien, les conditions qui vont bien, le drone est excellent.
            Chez nous comme ailleurs (arrêtons de faire comme si on serait les seuls), les drones deviendront de plus en plus nombreux et de plus en plus armés. Pour l’instant le besoin de nos armées est d’obtenir le volume adapté à notre besoin, celui-ci est définit pour l’horizon 2030 à 24 drones MALE (Reaper plus Eurodrone soit entièrement des Reaper si le drone européen a des turbulances), ainsi que 28 Patroller.
            Le plus compliqué est de construire une filière drone, quand celle-ci sera faite il sera beaucoup plus simple de faire évoluer les capacités, car ce sera essentiellement un problème de contenant que de contenus. C’est à dire qu’on fera juste plus gros (quitte à avoir une autre structure que ce planeur) ce qui permettra de voler plus longtemps, plus loin, d’emporter plus de munitions. Ces évolutions sont bien plus faciles que celles liés au « système ». Quand on a les choses qui marchent c’est facile ensuite de « monter » un drone, les turcs d’ailleurs maitrisent-ils tout cela? Pas vraiment car ils ont assemblés ce qui marche de l’étranger et ce n’est que lorsqu’ils ont été bloqués dans la fourniture de ces équipements, qu’ils commencent aujourd’hui à faire réellement un drone « seul ». Donc forcément en agissant ainsi, on gagne du temps, mais on perd en indépendance et en maitrise en cas de conflit. Il ne sert à rien de produire des drones en temps de paix et ne plus pouvoir le faire en temps de guerre car vous devenez l’ennemi de vos fournisseurs (le relationnel diplomatique est important).

            On voit depuis des années dans différents pays, y compris chez nous, cette solution de facilitée pour avoir des drone au plus vite mais qui évite le développement d’une filière drone nouvelle (c’est aussi notre gros problème). Il y a l’achat pure et simple de drones à d’autres (parfois c’est même de la location), il y a aussi le système de collaboration qui va voir un fournisseur étranger fournir la base et ou le pays acquéreurs va y installer des équipements à lui. D’ailleurs les américains restent en embuscade pour proposer une base de Reaper afin de torpiller l’Eurodrone, car tout l’enjeu c’est avant tout d’avoir une filière de drone, car quand celle-ci sera développé, la réalisation de drones sera largement plus rapide et simplifiée.
            Il est bien plus facile de faire évoluer des drones que d’en créer un nouveau surtout en partant de rien.
            Notre retard est avant tout industriel, l’achat de Reaper a comblé le retard dans la possession pour nos armées et le patroller le fera également dans quelques mois.

          • Carin dit :

            @Vins
            Vous pensez que les drones turcs auraient été aussi efficaces si l’Arménie avait disposé de brouilleurs de théâtre?
            Pour ma part je suis sûr du contraire…
            Et c’est juste une des différences entre un patroller, et un bayraktar turc,( les turcs n’ont pas de satellites), et quand je vous parle de satellites, je parle pas seulement du GOS américain et des nôtres… les autres différences sont la vision jour/nuit de grande qualité, et la distance des prises de vues… et je vous fait grâce de la qualité des missiles pouvant êtres embarqués…
            Comme le disait @dodo plus haut, il y a drone et drone!

        • sepecat dit :

          Nous sommes en phase. J’ose espérer que les développements n’ont pas été sous traités en Inde ou ailleurs car pour les avoir vus à l’oeuvre je persiste à penser que ce n’est sûrement pas une solution à retenir dans le domaine qui nous intéresse. Etant perso plutôt du genre ceinture + bretelles + parachute en matière de développement logiciel, j’ai été bien souvent horrifié des réponses qui m’étaient faites lorsqu’une de mes sécurités se déclenchaient… texto : « Bin t’as qu’à désactiver la sécurité »… et tout ceci dans un milieu bancaire international. Ayant vu ce type de comportement à plusieurs reprises, je me dis que s’il est répliqué dans le domaine militaire nous avons du souci à nous faire.

        • ObservateurLointain dit :

          Sextant fait partie du groupe THALES et s’appelle maintenant Thales Avionics.
          C’est SAGEM qui s’appelle maintenant Safran Electronics and Defense.

          • farragut dit :

            Ok, désolé pour la confusion. Merci pour cette précision, et pour la correction.
            Mon propos était se signaler l’amalgame que l’on fait parfois entre le développement des logiciels critiques de type commande de vol et celui de logiciel non critiques, comme ceux dits de mission pour les aéronefs militaires. Le qualificatif de « critique » est associé au fait qu’une défaillance de ce type de logiciel entraine la perte de l’avion, ou du drone qui est un avion sans pilote à bord, mais qui reste un « Aéronef Volant Imitant l’Oiseau Naturel », comme dirait Clément… 😉

          • farragut dit :

            Ok, désolé pour la confusion, et merci pour la rectification !
            Mon propos était plutôt de mettre en évidence la différence de précautions à prendre entre le développement des logiciels critiques, type commandes de vol, et celui des logiciels de mission, le qualificatif « critique » étant ici associé au risque de la perte de l’avion, fut-t-il sans pilote, par rapport à la perte de la mission.
            SAGEM avait la responsabilité d’équipements de type centrale de navigation, ou « calculateur Air » sur les avions de combat, dont le logiciel est du niveau critique, mais sans forcément entrainer la perte de l’avion (avec pilote) qui reste pilotable en cas de défaillance de l’équipement.
            Un drone, même sans pilote à bord, n’en reste pas moins un « Aéronef Volant Imitant le Vol de l’Oiseau Naturel », comme dirait Clément…
            Du reste, et à la décharge de SAFRAN, les avions de ligne commerciaux ont aussi des logiciels qui peuvent entrainer la perte de l’avion, style MCAS du Boeing 737 MAX, sans être qualifié de « critique » par la FAA, ni valoir la peine d’être mentionné dans le Manuel Pilote ou le simulateur… 😉
            A éviter quand même, si l’on est sur la trajectoire de la chute du drone…

      • Asvard dit :

        @sepecat
        Quel que soit le produit quand on annonce une date de livraison, on l’a tient et pas avec un produit à moitié fini. Peut-être que les commerciaux n’ont pas tenu compte des avis des techniques, peut importe car ici vous n’en savez rien, c’est peut juste un manque de compétences.
        Quelque soit le problème rencontré au développement cela ne doit être celui du client.
        Je suppose que si votre vendeur de voiture ou votre constructeur de maison à un retard de 2 ans vous serez compréhensif car voyez vous « la mise au point du nouveau moteur a été difficile » ou « la bétonnière ne tournait pas à la bonne vitesse » ou « le recrutement de personnel est difficile ».
        Un fournisseur qui se respecte, respecte les délais annoncés et ce faisant respecte son client.

        • Math dit :

          Et donc si le délai n’est pas tenu, on met tout à la poubelle?
          Bon, c’est bien joli ces discours commerciaux, mais l’ingénierie s’intéresse au réel. Les coups de mentons, tout ça, tout ça, c’est bien pour les orgueilleux.

        • EchoDelta dit :

          Vous n’avez jamais du commander de projets complexes… Malheureusement toutes les données pour faire le planning réaliste, vous les avez à la fin du programme. Est ce une raison pour ne rien faire ? Regarder le F35, il a eu des retards, pour cause technique, opérationnel, politique etc. bref la vie n’est pas si simple pour des projets complexes. Surtout que nous serons toujours en cas de nouveau projet dans « l’acquisition de compétences » donc avec un risque certain à assumer.

    • Oliver dit :

      Le Reaper est à l’armée de l’air.
      Le Patroller à l’armée de terre qui attendait son drone MALE.
      Logiquement il s’intégrera dans la bulle Scorpion.

    • Carin dit :

      @dodo
      Disons surtout que si le patroller fonctionne bien, et offre à nos milis ce qu’ils attendaient de ce drone, cela va permettre à l’armée de l’air et de l’espace d’acquérir moins de reapers peut-être ?
      Car qui sait, ce patroller était donné pour tenir 14 heures, en fait il tient presque 20… si il y a moyen de lui adjoindre un bidon de 250/300 litres de pétrole en externe comme l’helico tigre, mais en plus aérodynamique, combien d’heures il peut gagner??
      Et surtout sa boule optronique flir 410 est ce qui se fait de mieux paraît-il, et sa petite sœur est en préparation…
      Je pense que le patroller n’est que le galop d’essai et le premier de série d’une petite famille de drones de haute volée.
      Je pense aussi que l’euro drone n’ira pas très loin, car trop spécifique à nos amis allemands, et pas assez employable par nos armées.

    • Rudy dit :

      Vous avez l’air de bien connaître le sujet. Pour une fois qu’un commentaires a du sens

    • vrai_chasseur dit :

      @dodo
      Commentaire pertinent.
      Le Patroller a en effet comme base le motoplaneur tandem ES15 de Ecarys, filiale de Stemme.
      Comme tous les planeurs de dernière génération l’ES15 a une finesse aérodynamique extrême, ce qui requiert peu d’énergie motrice pour tenir en l’air et voler. D’où son endurance très élevée, pour une conso carburant faible et un coût à l’heure de vol très bas (300 € / heure). C’est exactement ce dont on a besoin pour du drone MALE tactique.
      L’ES15 décolle sur 600 ft (env. 185 m) sur des pistes en dur, en herbe ou en terre battue.
      Sur cette plateforme aérodynamique à la fois rustique et performante, SAGEM a fait le choix d’intégrer des automatismes très sophistiqués : vol automatique, anti-collision, IFF, atterrissage en mode autonome, insertion autonome dans le trafic aérien civil, intégration SCORPION (avec l’artillerie sol, notamment).
      Pour qui connaît le monde de la certification aéronautique, ce volet logiciel complexe explique le délai.
      Plusieurs buts sont recherchés derrière ce choix de la sophistication logicielle embarquée :
      – minimiser les conséquences de la perte éventuelle de contrôle sol (ce qui arrivera certainement en conditions tactiques réelles) : le Patroller va se débrouiller et on le verra revenir et atterrir tout seul à sa base,
      – donner un solide potentiel d’évolution future (y compris le faire évoluer au beau milieu du trafic aérien civil, donc sans restriction de territoires ou de zones à surveiller).
      Autre point, SAGEM a conçu l’automatisme de vol ‘débrayable’ : le Patroller peut en option se piloter en place gauche du tandem d’origine de l’ES15 (mais ce n’est pas l’usage prévu par l’AdT). Là aussi, potentiel pour explorer de nouveaux usages futurs : l’engin mixte UAV / engin piloté, selon les missions.
      Ce Patroller comble un vide tactique et ouvre de nouveaux horizons. Exactement ce dont a besoin l’AdT.
      Ajoutons que Stemme le fabricant du motoplaneur, est 100% allemand. L’Allemagne serait bien inspirée de regarder le Patroller de plus près. Pour surveiller le territoire allemand, la mission dévolue au futur Eurodrone par la Bundeswehr, il le fera aussi bien sinon mieux, sera moins cher et surtout il sera prêt avant.

      • Vinz dit :

        « Pour qui connaît le monde de la certification aéronautique, ce volet logiciel complexe explique le délai. »

        Encore une fois un logiciel ça se met à jour.

  9. oryzons dit :

    On a failli attendre…

    Maintenant il faut l’armer.

  10. Oliver dit :

    Le « pas trop à l’heure » Patroller de Safran arrive quand le Bayraktar TB2 de combat turc et les munitions rôdeuses israéliennes ont sonné l’alarme (dans les états-majors occidentaux) lors du conflit du Haut-Karabagh pour ce qui concerne la défense A2/AD.
    Quand certains états gagnent en allonge, en capacité d’emports, en furtivité l’armée de terre part avec un certain retard.

  11. jojo dit :

    Meilleurs performance en endurance, capacité de détection jour /nuit, peut être armé. du neuf mais la seul chose qui me chiffonne c’est la mise en œuvre l’ancien c’est celui avec une catapulte sur camion et un retour par parachute doc un champ suffit. le patroleur cela décolle ( qu’elle longueur) cela atterrit (qu’elle longueur) il lui faut une compagnie de génie pour suivre la bataille?

    • vno dit :

      Je me posais les mêmes questions. Autre petite chose, essais en Finlande, et pas trace de dégivreurs sur les ailes, empennages et hélices ?

    • Oxalys dit :

      Le STDI avait également quelques contraintes au lancement et à la récupération. Il fallait suivre des gabarits de sécurités, et on ne savait pas trop ou il allait poser malgré toutes nos précautions…

      Ceci étant dit, il est certain que le patroller est beaucoup plus contraignant puisqu’il faut une piste. Et de ce que je vois du train, ça sera une piste en dure ou « sommaire de qualité ».
      Je pense que l’on sera entre les 350 et 500m de piste à la louche, sans prendre en compte les facteurs environnants.

      Autre caractéristique ou le bat blesse, c’est la portée. 150km de la station émettrice. On peut certes coupler plusieurs stations et se passer le drone de station en station, mais la logistique derrière va être un problème.

      Pour la certification, j’espère qu’il est prévu de tester le système en atmosphère chaude. Quid, de l’usure des pièces dans un milieu désertique, des performances en vol, du décollage/atterrissage, de la résistance de l’électronique embarquée à la chaleur..

    • ron7 dit :

      Il faudrait savoir s’il est possible de le faire arrimer sur un avion tiers !
      Et, de le « lâcher » par la suite ! Idem, le récupérer sur ce même avion tiers !
      Bien sûr, on pense à la navette Challenger, on n’ pas besoin ici d’un 747 modifié pour une telle opération !

      Bon utopique tout ça, mais si on le lâche en plein ciel, on accroit l’autonomie de l’engin quand il démarre en plein ciel !
      Si on va au bout du raisonnement s’il est accroché, on peut prévoir un système de ravitaillement en vol…
      Il décolle automatiquement, puis il se pose de la même manière… Alors ajouter une ou 2 « briques » technologiques pour arriver à ce que j’énonce, est peut être faisable !
      Recharger et/réarmer l’engin aussi, puisque sa capacité, voir plus haut n’est pas si élevée !

      Alors, quel « zinc » pour faire ça, là ça se discute !?
      Pour les équipes au sol… des équipes moins « pro » peuvent être ajoutées… Ceci si on enlève l’aspect décollage et aterissage !

      • Math dit :

        C’est un planeur. Il vole à 200km/heure, pendant 20 heure, soit 4000km. L’autonomie, il l’a. Le on est le contrôle de ce qu’il fait a plus de 150km, portée radio de la station sol.

        • ron7 dit :

          Le mettre sur une zone grâce à un avion porteur, qui « cruise » à 400 ou 500 km/h, c’est s’assurer un renseignement mis en place plus tôt !
          Si on raisonne comme les pompiers en cas d’incendie… Les premières minutes pour traiter un feu sont ô combien importantes !

        • ron7 dit :

          Recherche sommaire…
          1er résultat :
          « Le Patroller a les performances d’un drone MALE (Medium Altitude Long Endurance). D’une envergure de 18 mètres pour 8,5 mètres de longueur, il navigue à une vitesse pouvant atteindre 314 km/h à une altitude de 7620 mètres et dans un rayon d’action de 180 km »

    • Ysgawin dit :

      Tout à fait : pour reformuler la question, on est sur un drone tactique ou stratégique ?
      Parce qu’en rôle stratégique, il juste en matière d’endurance et fait double emploi avec les Reapers de l’armée de l’air, et en tactique il manque de souplesse d’emploi
      Avoir « le cul entre 2 chaises » n’est jamais une position confortable

  12. Ysgawin dit :

    Ils ont pris leur temps chez Safran… Le rédacteur du Cahier des clauses administratives particulières (CCAP pour les intimes) avait du être gentil sur les pénalités de retard. Dommage, parce qu’avec des clauses bien calculées et ce délai on les aurait eu gratos les drones.

    • Michel dit :

      Si il a fait des essais en Finlande il a probablement fait des essais dans un pays « chaud et même tropicale…
      Sachez que déjà tout les sous ensembles sont qualifiés pour les températures et conditions extremes
      les essais tels qu’ils sont décrit sont les essais de validation de l’ensemble du drone et des équipements terrestres permettant l’acceptation définitive…..

    • Ulysse dit :

      Rayon d action limité a 150 kms, soit a portée de missiles, de munitions rodeuses ou des roquettes lourdes russes. Utilisation d’une piste d aviation. Pas très favorable a une utilisation en zone contestée…. Sans compter les coûts d acquisition….il va falloir m expliquer les avantages opérationnels par rapport à des Reaper supplémentaires. L AT voulait son joujou, et pouvoir jouer sans avoir à solliciter l AA. Je crains Je cela ne se résume à ça…

      • Edgar dit :

        Bien vu. En cas d’utilisation à l’occasion d’une guerre de haute intensité, le système sera liquidé par l’artillerie à longue portée.

        • Math dit :

          Qui bien sûr saura exactement où tirer de par son omniscience… Enfin bon, si vous le dites. Quand reviendra-t-on a des conceptions de la guerre un peu moins PowerPoint. La guerre, ce n’est pas la comparaison de fiches de spécifications?

  13. Scipion dit :

    Bonne nouvelle…mais 14 exemplaires.

  14. Plusdepognon dit :

    Un drone tactique avec une piste et de la navigabilité…. MON budget, MES hommes, épisode 345678.

    Sino, la problématique des drones armés est expliquée simplement ici :
    https://mobile.twitter.com/evil_SDOC/status/1444303280646066184

  15. Michel dit :

    Qu’est que vois pouvez raconter comme âneries….. a vous lire on serait nul dans les domaines complexe de ces types de système.
    Dite tout de suite que Thales et ex Sextant est nul….
    A ce compte aucuns Rafale ne voteraient et aucune Fregates ou Corvettes de la royale seraient performante et que notre implication et Mbda ne vaut rien….

    • Ysgawin dit :

      Ce n’est pas Safran qui est nul, c’est le gugus qui a rédigé le marché…

  16. Michel dit :

    La réponse ci dessus est pour « fabrice »…..j’espère que beaucoup l’on compris……

  17. Patrickov dit :

    il faut dire merci aux allemands pour leurs Stemme S15, projet lancé en 2009 et peut être livré en 2022 pour une charge utile de 250 Kg, quelle exploit !!!, à ce rythme le prochain drone ce sera en 2035

  18. Frérot Georges dit :

    Ouf, reste à obtenir une validation opérationnelle des forces.

    Et transformer l’essai en succès industriel.

    Pour conserver et améliorer toutes ces compétences acquises par les équipes de nos industriels ne serait-il pas opportun de lancer maintenant par incrémentation un nouveau drone globalement plus puissant (endurance, emport, armement, …) même base logiciel, stations de contrôle, …

    Une opération de synergie industrielle avec une base « avion » française cette fois, cela nous évitera d’éventuels soucis :
    – d’exportation avec l’Allemagne,
    – du drône MALE Européen, nous avons assez attendu.

    En profiter pour ajouter une fonctionnalité :

    la capacité à être pris en main depuis un Rafale biplace comme le neurone de Dassault (à vérifier je ne suis pas sûr).

    Nous aurions ainsi un outil multi-rôles puissants qui pourrait se décliner en différentes versions ISR, Pénétration en premier, Surveillance Maritime, … en ajoutant capteurs et modules logiciels complémentaires et créer ainsi un effet de gamme.

  19. Rogger dit :

    Bien , un peux de retards, maintenant espérons qu,ils trouvent acquéreurs a l,exportation…

  20. Albatros dit :

    L At pense t elle à une solution B ou C avec u SDTI qui va plus loin et toujours catapultable sans avoir à trouver une route départementale disponible au décollage atterrissage ?
    Et quid du ballon type dirigeables écran caméras haute résolution et moteurs solaires qui peut rester 1 mois hors de portée des missiles (le Stratobus https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/stratobus-un-game-changer-toujours-en-salle-d-attente-871122.html) ?

  21. Humez dit :

    J’ai 86 ans pilote de drone lourd en1965 Formation sur le tas lancement depuis une rampe sur Berliet jai piloté de 1965 à 1979 en Aveyron Lozère avec qques échecs à 820 km/h . C’était merveilleux et exaltant

  22. Rec dit :

    Sérieux c’est un planeur pas un drone ! Qui va l’acheter à part l’armé française par obligation !
    Il ne rivalisera pas avec le drones Anka S de TUSAŞ ou même les TB2 Bayraktar qui ont déjà 7 a 10 ans d’expérience … Les Turcs sont largement meilleures et techniquement en avance avec des produits éprouvé sur le terrain de bataille !
    Projet probablement voué à un échec commercial !