La Marine nationale va se doter d’une « frégate numérique »

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36 contributions

  1. AirTattoo dit :

    Comment faire du neuf avec du vieux. Faire une « simulateur » ou un banc de test ne nécessite pas d’employer des mots comme Frégate Numérique ou Jumeau numériques. La seule vraie nouveauté est que tous les logs des systèmes seront exploités et avec un peux de chance donnerons des choix technologiques différents pour arriver a une meilleur efficacité.
    C’est incroyable ce que nous aimons inventer des mots des concepts pour faire du neuf avec du vieux.

    • JC dit :

      Et oui, un peu comme le technicien de surface, l’hôtesse de caisse,…

    • Supasupz dit :

      Non non. Le terme est parfaitement adapté au contraire. Il ne s’agit ni d’un simulateur, ni d’un banc de test, mais bien de numérisation complète des systèmes, avec des modifications à la volée, impensable sans une collecte massive de données et une grande puissance de calculs parallèles.
      La technologie actuelle permet de le faire, c’était parfaitement impensable il y a peu.

      https://www.ictjournal.ch/news/2021-04-19/avec-omniverse-de-nvidia-bmw-cree-le-jumeau-numerique-photorealiste-de-sa-future

    • Supasupz dit :

      Non en fait. Le terme est parfaitement adapté.
      La technologie ne le permet que depuis peu. On parle ici d’une numérisation complète de l’intégralité des systèmes, avec possibilités de modifications à la volée, basé sur de la collecte de données massive et du calcul massivement parallèle.

      Voir le projet Omniverse de Nvidia par exemple.

    • John dit :

      Est-il possible que vous ne compreniez pas l’ampleur du saut technologique?

      Le volume de données a une valeur énorme si il est exploité intelligemment. Or jusqu’à maintenant, le volume de données disponibles restait relativement limité.
      Le banc d’essai permet de tester des éléments mécaniques, évaluer les performances, l’usure, etc… Ce n’est en aucun cas comparable au projet mentionné.
      Un simulateur permet de simuler l’opération de certains systèmes. Mais en général, pour les outils complexes, notamment comme dans le cas de la Marine, le volume de données et la complexité des interactions de celles-ci ne permettent pas de les combiner.
      Mais surtout, ici il s’agit de simuler un réel navire et de travailler en commun avec des navires réels, en live. Alors qu’un simulateur propose des scénarios que l’équipage doit gérer. Donc non, ce n’est absolument pas comparable.
      Cette avancée est exceptionnelle, elle permet d’avancer sur le travail de la fusion des données, sur le travail en réseau en collaboration directe entre militaires, dirigeants et industriels, et cela sans monopoliser des navires de la Marine qui sont nécessaires en opération. Cela permet réellement des développements en réduisant très fortement les coûts de développement, le temps de développement, et en améliorant la qualité du résultat.
      Donc oui, nouvelle approche, nouvelle dénomination.
      Et celle-ci n’est absolument pas abusive.

  2. floco dit :

    «  » Un jumeau numérique est une représentation virtuelle dynamique d’un objet, qui permet de réaliser des simulations et des analyses » »
    Je propose d’appliquer cette technologie à nos hommes politiques avant élection…pour voir !!!
    Je suis hors sujet … quoi que !!

    • Michel dit :

      Vous avez bien raison, c’est hors sujet, mais si c’était « réalisable » ce serai une avancée majeure pour une démocratie, mais le problème principal, c’est qu’elles sont les données que l’on « rentre dans le big data » mais aussi qui les « rentre » !!!!!!

      • Vincent dit :

        Est-ce que ça serait réellement une démocratie que d’appliquer un tel outil ?
        Pas sur…

    • Ganache dit :

      Cela a été fait: Méchantcon a utilisé son double en hologramme pour être mieux perçu§

  3. Prof de physique dit :

    Très bon article, très pédagogique sur les « données massives ».
    Je pense le distribuer à mes élèves.

    • précision dit :

      bof bof… je ne sais pas de quel niveaux sont vos élèves, mais la première moitié de l’article sont des poncifs sans grand intérêt. Avec peu d’élément quantitatifs intéressant. Je ne jette absolument pas la pierre à Laurent Lagneau; la plupart des articles « données massives » sont d’une vacuité bien pire, même écrit par des gens se vendant comme spécialistes du domaine.
      Quelques exemples?

      – « Selon le cabinet Valuates Reports, le marché mondial du « big data » devrait dépasser les 500 milliards de dollars en 2016, acec un taux de croissance annuel moyen de près de 15%. »
      Alors des prévisions datant de 2016… en 2020, dans ce domaine évoluant assez vite… De toute façon ces estimations de marché ne veulent pas dire grand chose, et selon la manière de calculer les estimations varient énormément.

      – « Le pétrole ne vaut quasi rien à l’état brut ». Comparaison éculée et ne voulant à peu près rien dire. Regardons le prix de l’essence https://www.economie.gouv.fr/facileco/prix-lessence :
      coût du pétrole brut: 0,5025 €/L (free on board)
      coûts de transport: 0,105 €/L
      marge de raffinage: 0,036 €/L ;
      Alors on pourra dire que je joue sur les mots, et que valeur n’est pas coût. Mais justement, c’est parce que la « valeur » ne veut en fait pas dire grand chose dans ce contexte.

      La critique est facile, l’art est difficile. Je ne me risquerais pas à tenter de faire mieux.

    • dompal dit :

      @ Prof de physique,
      Ben moi j’aurais aimé que tu fasses un commentaire sur le papier de M. Lagneau concernant la filière de semi-conducteurs à base de Nitrure de Gallium :
      http://www.opex360.com/2021/04/17/le-ministere-des-armees-veut-developper-une-filiere-de-semi-conducteurs-a-base-de-nitrure-de-gallium/
      Mais peut-être n’es-tu pas plus prof de physique que moi ecclésiastique !?? 😉

      • Nike dit :

        +1 parceque cet article là était vraiment instructif même pour des personnes qui connaissent un peu le sujet.

  4. vno dit :

    Une fois qu’ils sauront utiliser et dépanner leur concept couteux, voir fumeux, ils leur restera sans doute du temps pour dire aux marins que faute de crédits, ils n’ont qu’à se débrouiller.

    • sergeat dit :

      Ce n’est pas un concept fumeux,mais où je suis d’accord avec vous ce sont les crédits qui au lieu d’aller à toutes ces associations inutiles devraient être orienter vers notre défense nationale dernière identité stratégique ne dépendant pas des fonctionnaires non élus de l’UE(notre monnaie,nos lois,nos frontières ayants disparus au nom d’une dystopie bureaucratique hors sol)
      J’espère que nos décisionnels militaires saurons arrêter le transfert de notre savoir faire stratégique que le gamin de l’Elysée veut donner aux allemands.

    • Frede6 dit :

      Dans un cadre marine marchande, on m’a vendu le concept de jumeau numérique comme une capacité à diagnostiquer les problèmes depuis la terre et à aider les marins.
      C’est vrai le marin n’est pas cher depuis qu’il a un diplôme d’ingénieur et n’est pas souvent en vacances, donc je vais payer des licences logicielles pour faire le travail à sa place, et ensuite l faudra que je paie un presta pour faire le vrai travail pendant escale.
      Exemple caricatural mais qui montre l’intérêt de se demander à quoi cela sert

  5. HM dit :

    Quand je vois la com’ sur le big data, c’est très convenu, un peu trop et c’est un peu louche. Un bon projet informatique, c’est un projet qui commence avec un client qui a un vrai problème à résoudre et qui nous laisse trouver les meilleurs outils pour le résoudre.

    • Jupiter dit :

      Bonjour,
      L’IA, le Big-Data (et toutes ses variantes de data-mining) comme les Block-Chain sont les technologies de l’avenir.
      Le problème, c’est qu’elles sont difficiles a mettre en œuvre, en termes de moyens et de temps.
      Alors oui, aujourd’hui, toutes ces technologies n’en sont qu’a leurs balbutiements en termes de retour sur investissement et de fonctionnalités réelles pour nos soldats ou tous les autres citoyens.
      En revanche, ne pas investir dedans, faire des projets, tenter des efforts, accumuler de l’expérience serait une très grave erreur parce que dans 5 ans, 10 ans le fossé serait tel qu’il serait tout simplement impossible a combler.
      Il est donc indispensable aujourd’hui d’essayer et d’expérimenter, de faire des projets modestes et de prendre de l’expérience sur ces technologies parce que quand le train va partir, il partira très très vite.

      • Supasupz dit :

        Surtout que l’Europe est très en retard côté investissements (publiques comme privés) par rapport aux USA et à la Chine principalement.

  6. Lakolo dit :

    Intéressant et indispensable pour maîtriser la complexité des futurs systèmes. Merci pour votre article.

  7. Loïc dit :

    Je sens bientôt le coup de la flotte numérique avec ses portes avions virtuels… Ah, pardon c’est déjà le cas!
    j’espère que c’est un poisson d’avril à retardement!

    • Euclide dit :

      C’était déjà le cas au XVIIIè sous le roi Liuis XV avec le peintre Joeph Vernet.

    • Dr No dit :

      Oui: espérons que tout le monde ait bien saisi le concept et que la numérisation (la digitalisation comme se plaisent à le dire les commerciaux) de la royale ne devienne pas de la virtualisation pure et simple.

  8. le sicaire dit :

    « il s’agit de favoriser le combat collobaratif »… et si on commençait à ce parler et à surtout à ce comprendre, on gagnerait à éviter des guerres inutiles.

  9. Dupont avec un t dit :

    A quand la « caisse a sable » avec des sections et compagnies jumelles numétiques ?
    Quoi les russes le font déjà !!!! et a un échelon supérieur !!!!

  10. Frede6 dit :

    La Marine Nationale 15 frégates et 15 jumeaux numériques qui naviguent en mer de Chine.

  11. Xtophe dit :

    Aujourd’hui, le monde virtuel est la 5eme dimention, le temps étant considéré comme la 4eme. Faire une frégate numérique est se doter d’un « vaisseau » pour combattre dans cet espace. D’autres l’ont bien compris avec la guerre qu’ils mènent dans ce domaine de façon obscure mais efficace.
    Ce n’est pas du réchauffé mais l’intégration des progrès de la technologie dans notre défense.
    Ceci n’empêche nullement le regret de devoir préparer la guerre pour sauvegarder la paix. Mais raison oblige.
    Mais ce n’est pas demain que les hommes vivront d’amour, qu’il n’y aura plus de misère et que les soldats seront troubadours…

  12. dompal dit :

    J’avoue avoir du mal à comprendre la finalité (positive) d’un tel truc ??? 🙁
    Sur le papier c’est super mais dans la vraie vie réelle quelles seront les avancées (progrès) du machin ?

    • Franz dit :

      Si j’ai tout bien compris, il s’agit d’une modélisation globale d’un bâtiment. Je suppose qu’à l’heure actuelle les différents bureaux d’études travaillent chacun dans son domaine (moteur, résistance des matériaux, aéro- et hydrodynamique, etc.) , se transmettant les données nécessaires au boulot de chacun, mais sans réaliser un modèle numérique global, dans lequel tous les paramètres sont interagissants. Ce qui supposerait une capacité de calcul assez affolante pour que le battement de l’aile du paillon sur tribord soit pris en compte par l’ensemble du navire… pardon, j’ai pas pu m’empêcher.
      Donc oui, ça semble pertinent pour optimiser les projets à suivre ; mais comme c’est dit dans l’article, de nombreux paramètres, spécifiques aux informations collectées, seront aussi essentiels que les informations elles-même pour que celles-ci soient pertinentes. Il y a donc un travail titanesque à réaliser en amont de la mise en commun de ces infos…

  13. James dit :

    Y a-t-il une expression simple et française équivalente à « big data »?

    • Nexterience dit :

      Métadonnées en québécois

      • précision dit :

        méga, parce-que méta c’est autre chose 😉
        Les métadonnées d’une mesure, c’est justement les informations du contexte de cette mesure, comme celles mentionnées dans l’article:
        « éléments de contexte : conditions météorologiques, bâtiment de surface… »

    • précision dit :

      mégadonnées, ou plus souvent: données massives.
      Mais le terme n’exprime pas grand chose sur le plan scientifique, c’est du jargon de com.

      • PK dit :

        Et puis surtout, il y a big… Ça la pose toujours là, d’être big, même s’il parait que ça ne compte pas (enfin, c’est ce que disent ceux qui en ont une little !).