CNM, Retraite Mutualiste du Combattant

 

Paris et Berlin devraient lancer des études sur l’avenir de l’aviation de patrouille maritime d’ici la fin 2019

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48 contributions

  1. Lucy dit :

    Quelqu’un pourrait-il m’expliquer la révolution annoncée qui est non pas de développer une plateforme mais un système?
    Je ne comprends pas ce qui est la différence avec ce qui est fait avec le F-35 par exemple.

    • Eurafale dit :

      Sûrement une mise en réseau avec de possibles drones sous-marin ou de surveillance style VSR-700 d’Airbus, en plus des navires et soum, qui augmenterait théoriquement la détection des menaces sous-marine ou de surface à un périmètre plus large que juste celui de l’avion de PatMaT. Voilà pour le système, qui fait communiquer plusieurs plateformes.

      • Lucy dit :

        Mais cela existe déjà. Le systême AEGIS par exemple a utilisé un Hawkeye pour abattre une cible à longue distance. Le partage d’info existe et peut se faire avec l’ajout d’électronique.

        • B21raider dit :

          il ne faut pas oublier le rôle très important des drones hale (MQ-4C)….
          il peuvent surveiller des millions de Km2 en un survol car ils sont a des altitudes très élevées (18km), et ils auront la vue dégagée…..

          • B21raider dit :

            Mis a part, j’ai veillé jusqu’à 4h du mat mais c’est pas sans résultats, j’ai pu voir les premières photos du futur NGF, et il s’avère que comme je l’avais prévu, il aura des empennages………
            donc que même a l’état de concept, il n y a rien de non conventionnel……….

    • Polymères dit :

      Comme eurafale le dit, le « système » c’est une capacité à mettre en commun les renseignements (images, communications, données etc…) de différents vecteurs en temps réels pour optimiser et démultiplier leur impact.
      Un avion de chasse lambda, même s’il peut communiquer par radio avec d’autres, il reste « seul », son radar par exemple c’est pour lui et uniquement pour lui, un avion comme le F-35, son radar c’est pour lui mais aussi pour tous les autres, ce qui pour les missiles longues portées, devient un réel avantage. En gros plutôt que d’avoir une multitude de petites bulles se chevauchant, avec des trous et des barrières de différentes causes entre elles, vous avez une grosse bulle élargit ou vous pouvez éviter les trous et les barrières.

      La création de systèmes se voit un peu partout et c’est un enjeu stratégique de supériorité, même si ça ne se voit pas physiquement. Le communication et sa maitrise, la coordination et son organisation, ce sont des choses qui font la différence, ce n’est pas toujours celui qui est le plus gros, le plus rapide, qui a le plus gros missile ou celui qui en a le plus qui est le meilleur.

      • B21raider dit :

        Je pense qu’avec les volumes minuscules qui seront commandés en France et en Allemagne (avion patmar), soit il va revenir très cher (pour être concurrentiel au niveau technologie), soit très en retard (pour être concurrentiel au niveau prix a l’export),
        sachant que la plupart des opportunités a l’export auront été bouffées par le P8 Poséidon d’ici la :
        – Inde : 24 appareils dans le futur
        – Canada : appareils dans le futur
        – Australie : 15 appareils dans le futur
        – G.B : 9 appareils dans le futur
        – Corée du sud : 6 appareils dans le futur
        – Norvège : 5 appareils dans le futur
        – Nouvelle-Zélande : 4 appareils dans le futur
        – …………………….
        Bref, je leur souhaite bonne chance dans ce projet…..

    • Wagdoox dit :

      Le système permet d’avoir un réseau autour d’un appareil habité.
      Avant le f35 on avait déjà la l16, demain on pourra piloter des drones depuis un f35 (et non c’est toujours pas le cas, il faut aussi différencier l’avion du système qui demain pourrait être installer sur f18 par exemple). Le rafale f4 aura un systeme équivalent.
      Après la l16 puis le madl puis le système de contrôle à distance, le scaf vise encore plus loin.
      Mais vers quoi, on en sait encore rien mais probablement une prise de commande temps réel et un nombre de vecteurs asservis largement plus important, l’ia devant une aide au pilotage d’un si grand nombre de ces machines. Thales est sur les rangs mais c’est Airbus qui a le lead sur le scaf. Dassault a le lead sur l’acf avion de combat futur.
      Il y aura bien une nouvelle plateforme mais en fonction du système. Aujourd’hui un atl2 doit avoir une grosse autonomie donc prendre une certaine altitude mais aussi pouvoir descendre très bas pour trouver des périscopes en visuel. Si demain on a des drones qui s’occupent de cette dernière partie un Airbus civil équipé fera largement l’affaire. Ça coûtera beaucoup moins cher en r&d comme en maintenance.

    • EP04 dit :

      Développer un système est très très en retard, ça fait plus de 10 ans que Thalès développe des systèmes de systèmes …

    • Raymond75 dit :

      Ce que je comprends, c’est que le problème à résoudre n’est pas l’avion, la plateforme, qui existe dans la gamme Airbus, mais tout le système électronique de détection et ses liaisons tous azimut. Comme pour le SCAF, ce n’est pas un avion mais une électronique intégrée dans un système beaucoup plus complexe et ambitieux.

    • vrai_chasseur dit :

      Le « système » c’est en gros un réseau informatique ou les protocoles de communications sont standardisés. ça se passe entre aéronefs, et entre aéronefs et le sol (ou la mer, en surface et dessous).
      Pour faire simple, quand on est au sein d’un « système » on peut voir ce que voient les autres appartenant au système et eux peuvent voir ce que l’on voit.
      Pour prendre un exemple concret, dans le cas des patrouilles maritimes, on pourra faire voler un avion qui larguera en vol des drones équipés de capteurs, et qui voleront autour de lui en communiquant leurs informations.
      Ce ‘système volant’ élargira considérablement la zone de surveillance en une seule patrouille.

  2. themistocles dit :

    Noooon ! Pas Dassault ! délai +10 ans, budget x 2 garantis… Pour le Casa, trop petit, trop lent ,trop léger, pas assez d’emport et trop courtes pattes. C’est pour cela que les turcs achètent des P72 en complément de leurs Casa ( en doublant leur parc) Le seul projet qui tienne la route à ce stade c’est l’A319 MPA.

    • Polymères dit :

      Oui Airbus a tout de même ses atouts.
      Par contre j’estime qu’il est bon de penser à avoir 2 types d’aéronefs, en particulier pour nous, français. Un avion de reconnaissance à longue distance couvrant le plus large espace disponible tout en étant très endurant et un avion plus axé sur un rôle de proximité des côtes.
      Le premier appareil pourrait bien être un avion du style A320 MPA (finit l’A319) et le second pourrait être un avion comme le Casa. On doit aussi considérer le drone comme moyen complémentaire pour multiplier des vecteurs à petits prix, même des drones non spécialisés à cette mission mais qui peuvent vie leurs moyens optiques, faire un travail d’observation direct de certaines zones maritimes.

      L’option pour créer un A400M en version patmar est aussi à considérer. En effet le programme A400M malgré ses couacs, est sur les rails, plusieurs pays, dont l’Allemagne, souhaitent en avoir moins que prévu mais sont dans l’obligation d’acquérir la cible initiale. Créer une version patmar pourrait ainsi venir consommer l’excédent d’avions non désirés vers un second rôle. L’A400M n’est plus à faire même s’il reste des capacités tactiques à valider d’ici quelques temps, surtout qu’on parle de 2030, donc d’ici là, les livraisons seront presque terminées, les avions des premières séries devant être modifiés pour acquérir les capacités tactiques, l’auront été.
      Personnellement je verrai bien un tel A400M en version patmar, des A400M qui auront également avec eux en permanence la capacité de ravitaillement en vol pour au besoin appuyer ou dépanner la flotte de Phénix sans préavis.
      On optimiserait clairement le soutien, la formation des équipages en ayant un avion similaire, je dis cela, car nous connaissons tous la galère pour maintenir les Atlantique 2 en état.

      Bon après on sait que le coût fera pencher la balance, car il faudra bien aussi penser à avoir de la quantité. L’avantage aussi d’un projet européen, ce sera de bénéficier de l’argent pour les programmes communs, ça enlève une épine du pied pour la réalisation de ce genre de programme et ça permet d’avoir une perspective de commandes.

      • Lejys dit :

        Le concept d’avoir deux types d’avion est séduisant sur le papier, mais malheureusement coûteux. Ça veut dire deux maintennces et deux formations différentes, et probablement aussi deux micros par a gérer. J’ai bien peur que ce soit rédhibitoire.
        L’A400 M serait aussi tendant, mais ne risque-t-il pas d’être un peu lourd? Pourtant, avoir deux vivons sur des bases similaires (transport et ParMar), ce serait le jackpot. Et pour revenir à votre premier concept, peut être qu’un petit bimoteur civil légèrement militarisé (FLIR, petit radar, largage de SAR, etc. pourrait compléter/seconder ce moyen lourd, pour les DOM TOM par exemple

    • Wagdoox dit :

      Dassault plus 10 ans et x2 pour le budget vous confondez probablement avec Airbus là.
      A400m
      Le rafale avait 8 ans de retard sur demande de l’état et une augmentation du budget de 4% (au nombre de chasseur constant, l’état a diminué les commandes et ça a fait augmenter le coût unitaire en conséquence).
      Je préfère le a 320neo il aura une autonomie plus importante

      • Lechavenois dit :

        à Wagdoox :
        .
        « …Je préfère le a 320neo … »
        .
        a320 = machine produite à plusieurs milliers d’exemplaires ( 14000 livrés et à livrer ) , donc :
        .
        1) Pas  » trop » cher à l’achat en neuf (a320néo : 48 M$ )
        2) Mco simple et peu coûteuse grace au réseau airbus.
        3) Possibilité dans 10 ans d’acheter des « occasions récentes « .
        4) Le projet d’a320 MPA est déjà dans les tiroirs d’airbus.
        .
        Par contre, doter un a320 d’armement devra demander pas mal de R&D, et risque d’être extrêmement coûteux.

    • Royal Marine dit :

      L’ATL II est un avion d’arme. C’est à dire, un avion armé avec missiles (AM 38), torpilles (MU 90), mines, bombes, en soute. C’est aussi un avion de lutte ASM, ce qui sous-entend des bouées acoustiques passives, et actives largables sur zone… C’est aussi un moyen extraordinaire de renseignement et de classification avec FLIR, GE, ELINT, MAD, etc… Enfin, il sait faire de la D.O. au profit des chasseurs, mais également des bateaux, et des Commandos…
      Tout cela induit une grande endurance de vol, une soute, des moyens de liaisons sophistiqués radios, satellites, et autres…
      Peu compatible avec un A 319/320 et des réacteurs…

      • ben76500 dit :

        la p8 poséidon est capable de larguer des torpilles, des bouées accoustique. le tout en étant équipé de réacteur cfm56-7b

        • Royal Marine dit :

          Vous n’avez pas la même définition du Patmar que celle de l’ATL II…
          Oui le Poséidon, sait faire de la surveillance maritime et d’autres missions comme l’ATL II. Il n’est pas aussi bon en ASM et en classification, exactement comme ses prédécesseurs… Les réacteurs lui permettent de rejoindre rapidement la zone, de la parcourir vite, mais avec moins de chance de découvrir quelque chose, et de durer à basse altitude, et même très basse altitude en passe MAD… Vous savez le fameux: « Now, now, now! » Le fait est que le milieu marin, près du dioptre est difficile pour les ailes… Même celles des Atlantic et ATL II! Alors pour un Airbus ou un Boeing! Vous avez là une explication de la moindre pertinence, et du vol plus haut des Patmar à réaction…
          Quant au drone chargé de repérer en visuel le périscope? Je pense qu’aujourd’hui c’est utopique! Ne serait ce que parce qu’un SNA, et même les classiques de dernière génération ne reprennent plus la vue, ou extrêmement rarement… Et dans des conditions de zones blanchies préalablement…

        • themistocles dit :

          Les P8 emportent leurs torpilles en soute et les missiles harpoons anti-navires en emport sous voilure.Les bouees sont tirees a partir de 3 noria pressurisées, et propulsees a l`air comprime. Les US ayant abandonne la propulsion des bouees par cartouche a poudre qui etait utilisee sur P3. L`emport ordinnaire est de 120 bouées. A la difference ces P8 indiens, les P8 Us n`ont pas de MAD. Par contre tous les P8 sont ravitaillables en vol.

      • Frédéric dit :

        Le P-8 Poseidon et le Kawasaki P-1 aujourd’hui et avant cela le Hawker Siddeley Nimrod montre que les réacteurs ont très largement leur place dans ce rôle.

      • Guigoomber dit :

        Cet extraordinaire avion a aussi la possibilité d’envoyer des Exocet… !

    • jean dit :

      Dassault est la meilleure option, et de loin.
      La devise c’est « A temps, Conforme et Dans le budget ». Comme disent les bretons : « On Time, On Specs, On Budget ».
      Les dérives du rafale on été incroyablement minimes compte tenu de l’ampleur du programme. Les retards ont toujours été dus à des décisions du côté politique.
      Comparez avec n’importe quel projet du même type dans le monde : Dassault est de loin le meilleur. C’est normal, nous sommes les meilleurs. Il ne faut pas avoir honte de le dire.

      • Lucy dit :

        Le Rafale c’est comme un Super Hornet. Là non plus pas de dérives … car le programme n’était pas très ambitieux.

        • EchoDelta dit :

          Si remplacer 7 avions par un seul n’est pas ambitieux alors qu’est ce qu’être ambitieux ?
          L’ambition c’est aussi de le faire bien !

  3. youpe dit :

    Je ne crois pas qu airbus ait racheté la division avion d affaires de bombardier. Quelqu un sait? Il me semble que justement ils sont en train de chercher à la vendre et que les nego sont en cours (et a priori airbus ne s est pas positionné). Je ne me rappelle plus ou j ai lu ca.

    • Lechavenois dit :

      à youpe :
      .
      « …Je ne crois pas qu airbus ait racheté la division avion d affaires de bombardier… »
      .
      A ma connaissance, la structure mise en place ( joint venture ) entre Airbus et Bombardier, s’appelle  » Airbus Cananda  » et ne concerne que l’A220 ( ex Cséries ).

    • Drakkar dit :

      Airbus a pris 51 % du programme CSeries (maintenant A220) : c’est un avion proche de l’A319, plus fin et avec moins d’allonge. Le reste est détenu par Bombardier et le Québec.
      Mitsubishi voudrait reprendre la partie CRJ (gamme d’avion régionaux de moins de 100 passagers), plus petits que la CSeries. … Ce qui est un peu bizarre puisqu’il finissent de développer un nouvel avion sur ce même segment (les MRJ), mais c’est ce qui se dit.
      Les Q400 (turbopropulsés et similaires aux ATR) ont été repris par un autre constructeur canadien (De Havilland Canada).

      En bref, Bombardier restera bien indépendant mais se concentre sur les jets d’affaire dans le domaine aéronautique.

      • Fred dit :

        @ Drakkar
        Mitsubishi (qui a officiellement ouvert des négociations avec le constructeur canadien) est à la peine pour développer des avions concurrentiels, d’où son intérêt pour Bombardier …

    • Frédéric dit :

      Il semble plutôt que Bombardier ne va gardé que ses jets d’affaires, après ces avions de ligne racheté par Airbus, l’entreprise veut vendre son programme d’avions régionaux CRJ a Mitsubishi :

      https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1173765/mitsubishi-bombardier-avions-regionaux-transaction

    • vrai_chasseur dit :

      Airbus a racheté la partie CSeries de Bombardier, rebaptisé maintenant A220.
      La partie avion régional est en cours de rachat par Mitsubishi, qui patauge dans le développement de son MRJ et veut mettre la main sur le CRJ.
      La division avions d’affaires de Bombardier (Learjet, Challenger, Global) se porte bien a priori, portée par le marché US notamment.

  4. EchoDelta dit :

    Cela permettrait à l’A400M de remplacer les ATL2 et d’augmenter les volumes de ventes, donc aussi l’intérêt de la plate-forme et de mutualiser la formation des pilotes. Au final ce serait une évolution logique pour l’A400M. Après pour nous DASSAULT a une expérience intéressante dans ce genre d’avion, et pourrait partir de l’A400M pour en dériver ce nouvel avion.

    • Sblurb dit :

      Idée séduisante dans le principe mais bon … grosse modification : comme indiqué par Royal Marine, il faut à un tel aéronef de l’allonge et de l’endurance, une soute opérateurs ASM et une grande soute à armements (ou des pylônes de voilure) si l’on souhaite conserver ce qui aujourd’hui fait de l’Atl II un moyen très polyvalent, presqu’unique dans sa catégorie.
      Bien évidemment des modifications aussi pour équiper en radar, FLIR, détecteur d’anomalies électromagnétiques et autres moyens de communication spécifiques …
      A priori très cher, sauf à avoir une version déjà dans les cartons des bureaux d’étude Airbus Military …
      A moins de se résoudre à laisser certaines de ces capacités à un drone Male (navalisé ou pas) ou aux satellites … ou alors aux Dassault F2000MPA tels que ceux utilisés au Japon … ce qui permettrait de n’acquérir que des versions connues (ex. A319 ou 320MPA) avec un risque industriel moindre …

      • EchoDelta dit :

        A ma connaissance l’allonge peut aussi s’obtenir par des réservoirs supplémentaires. Tant que la capacité d’emport est importante, cela ne devrait pas poser de problème important. La soute peut être compartimenté et adapté au besoin d’emport. Cela me semble moins de travail à priori que de repartir d’une feuille blanche.
        L’A400M est déjà ravitaillable en vol. Bref je ne dis pas que c’est facile, mais faisable et peut être moins cher au global qu’avec un nouvel avion.
        Je crois moyennement au civil A320 Neo ou autre transformé. Car les spécifications sont souvent assez différentes, et l’aménagement d’une trappe de largage par exemple, me semble plus complexe. Mais je peux me tromper.
        Sinon on peut aussi partir d’un Falcon… Mais c’est plus petit.

  5. Lechavenois dit :

    à youpe :
    .
    « …Je ne crois pas qu airbus ait racheté la division avion d affaires de bombardier… »
    .
    A ma connaissance, la structure mise en place ( joint venture ) entre Airbus et Bombardier, s’appelle  » Airbus Cananda  » et ne concerne que l’A220 ( ex Cséries ).

  6. B21raider dit :

    Petite Correction Mr.Lagneau la partie aviation d’affaire de bombardier n’a pas été rachetée par AIRBUS ….(sans rancune, ni arrière pensée)

  7. Gribeauval dit :

    Je rejoins ici le commentaire de « Royal Marine ». L’ATL-2 est un avion d’armes, les A319/A320 ne seront jamais que des avions civils modifiés, tout comme le P-8, avec tous les compromis qui vont avec.
    Mais la vraie question est la suivante : veut-on sérieusement un avion de lutte ASM? Ou simplement un avion de surveillance/patrouille maritime ? … sur lequel on montera bien sûr un kit ASM, et paf, voilà l’avion devenu subitement la terreur des soums Russes…
    S’il est aisé de convertir un avion civil en avion de surveillance, avec des capacités anti-surface (P-8, Falcon MRA, A319 MPA, ATR 72, Bombardier Swordfish…), il en est tout autrement pour la lutte ASM.
    On ne chasse pas le sous-marin a 10 000m d’altitude avec des capteurs a longue portée magiques capables de distinguer à 200km un périscope russe de tout autre signal, (débris, bateau, soum ami, bruit…). Non seulement un détecteur magnétique n’est efficace qu’au ras de l’eau (c’est d’ailleurs pourquoi le P-8 n’en a pas), mais avec environ 4 minutes de temps de chute pour une bouée larguée a 10000m, bonjour la réactivité du chasseur de sous-marin stratosphérique… La lutte ASM se fait à faible altitude, et à vitesse modérée, c’est une nécessité physique… Et c’est une lutte de longue haleine, qui demande une grande autonomie, plus encore qu’un long rayon d’action. Voilà pourquoi des avions doivent être conçus spécifiquement pour la lutte ASM. Dans le domaine de vol en question, le turboprop a des performances incomparablement meilleures que le réacteur. La soute, la structure, et les ailes de l’avion doivent également être adaptés au vol soutenu à basse altitude. C’est pourquoi l’Atlantique était un avion tout a fait adapté pour son rôle, et les Business Jets / avions de ligne ne seront jamais de bonnes plateformes pour la lutte ASM. D’autre part, la taille critique nécessaire imposé par le rayon d’action + emport des bouees acoustiques + emport des torpilles + détecteur d’anomalie magnétique etc… entraîne nécessairement une grosse plateforme. Du coup le drone parait perdre de son intérêt. Par ailleurs la chasse au soum est une activité incroyablement complexe qui ne peut être déléguée a l’IA a mon humble avis. Bref il faudra des hommes dans l’appareil…
    Donc, pour résumer, si on veut faire sérieusement un avion de lutte ASM, il faudra reprendre les fondamentaux de l’ATL-2 : structure solide, ailes droites, 2 turboprops (TP400 ?), soute généreuse, etc… Un avion simple a développer, reprenant des technologies existantes, pour une mission bien définie et un cahier des charges bien spécifié. Le même avion pourrait être utile comme bombardier moyen a très long rayon d’action, dans des environnements permissifs, sans ravitaillement, (si on doit rester au Sahel, ça peut toujours servir…)
    Helas, on va certainement se retrouver avec un cahier des charges-inventaire-a-la-Prévert qui va déboucher sur un avion de ligne modifié bardé d’électronique pour accomplir (plutôt mal) ses missions hétéroclites. La vraie lutte ASM sera laissée aux hélicos, en espérant qu’une frégate soit de sortie dans le coin (réaliste), et que les helos ne soient pas en maintenance (PAS réaliste). Et ce sera Airbus qui raflera le contrat… tout simplement parce que Dassault a eu le SCAF, et qu’on pensera faire des économies en modifiant un avion civil (hahaha… comme s’il suffisait d’un coup de disqueuse pour rajouter une soute a un A319)…
    Je repose ma boule de cristal et je prends les paris !

    • Royal Marine dit :

      Merci Gribeauval.

    • themistocles dit :

      Pour le coup de disqueuse, sur le Boeing 737 ( i.e. P8) ça a plutot bien fonctionné… quand a laisser la lute ASM aux helicos, si tout le monde achete des voilures fixes, ce n`est pas pour faire joli sur un parking. Y compris les anglais qui ont scrappé leurs Nimrods en 2009, pour etre finalement contraints d`acheter des P8 en 2016, fatiguûs d`avoir a demander des renforts en P3, P8, CP 140 et ATL2 pour couvrir leurs approches, tache que leurs Merlin ne pouvaient accomplir. Les helicos, memes avec des sonars performants, restent limités en vitesse, endurance et emport. Et pour la maintenance, disposer d`une plate-forme sur une base d`avion civil produit en nombre permet de disposer facilementdes pieces et des competences. Systeme d`armes mis à part, on évite la gestion de micro-parcs de pieces. Exercice dans lequel notre chaine logistique, de multiples fois reformée a démontré l`immense etendue de ses performances.

      • Gribeauval dit :

        Vous avez raison de souligner que les hélicos sont bien insuffisants pour chasser à eux seuls les sous-marins. Vous avez également raison au sujet de la maintenance et des pièces détachées. C’est effectivement un argument sérieux en faveur des avions civils militarisés.
        Par contre, le coup de disqueuse sur le 737 a conduit a transformer la soute à bagages en soute à bombes. Résultat : la soute est trop courte (pas assez longue pour les missiles anti-navires de type Harpoon/Exocet), elle a un faible volume et elle ne porte pas lourd. Je n’ai pas pu trouver les chiffres exacts, mais elle semble pouvoir accueillir au max 5 torpilles Mk 54, c’est a dire environ 1400kg. On est bien loin des 10t du Nimrod, des même des 3500kg de l’ATL, pourtant un gabarit bien plus modeste! Je vous laisse observer la taille respective des soutes de ces trois appareils pour vous faire une idée…
        On ne transforme pas un avion civil en chasseur de soums sans difficulté. Dernière preuve en date, la volonté répétée des autorités de l’US Navy de développer des torpilles largables a haute altitude et de remonter le plafond opérationnel des P8… Pour éviter la fatigue de la structure des appareils bien sur ! … Un aveu a demi-mot… La plateforme n’est pas adaptée pour sa mission ? … Eh bien on change la mission !!

    • Sblurb dit :

      Merci de votre éclairage
      … cela risque d’être Airbus car Dassault « a le SCAF », et qu’avec F6X, et développement des drones ils ne peuvent se permettre de courir 10 lièvres à la fois, sur un segment d’avions (ASM) dont le marché est très réduit maintenant que le P8 est sorti. AtlI/Atl II … à peine une bonne centaine d’aéronefs produits, et encore ?
      Et comme on ne voit pas le MinDef français acheter du P8, a fortiori sans possibilité de grande customisation à base de systèmes français, bardé d’électronique US et donc « highly ITAR-sensitive » …
      Considérant le Dassault F2000LXS « Albatros » (joli non?) sur les rails pour intégrer l’Aéronavale, le transfert de certaines missions est sans soute probable.
      A moins que … structure solide, TP400, aile droite, optimisé pour une bonne vit croisière ET la basse altitude … les caractéristiques que vous décrivez rapprochent d’un A400 « ASM »… ce serait un beau challenge !

      • Posteur dit :

        Pas forcément je pense,Airbus à déjà une bonne part sur le SCAF au vus de leurs compétences et Dassault à l’expérience des précédent ATL qui joue en sa faveur et son respect des budgets.
        Airbus possède déjà si je ne me trompe pas,le drone,les satellites,une partie du NFG,ça fait déjà beaucoup je trouve,pas besoin de les dorloter encore plus avec un programme dont ils ne sont même pas sur d’assurer la pleine réussite ni potentiel et inutile de s’attirer les problèmes lié à la coopération européenne dessus.
        .
        Après on n’est jamais au bout de nos surprises avec nos gouvernements actuels,réfléchir c’est un peu compliqué pour eux.

  8. raca dit :

    au vue des quantités et des coûts pour un développement ex novo il existe des produits comme le P72 A de Leonardo / Aeronautica Militare Italiana ( ou le DA 62 de Diamond Aircraft / Autriche) ….

    • Posteur dit :

      Le P72 A reste un avion civile militarisé et comme dit dans le commentaire de Gribeauval et autres commentateurs ça n’aura jamais les capacité d’un pure avion militaire comme un ATL 2.
      Bon,le DA 62 ? Que fait-il ici ? C’est un simple bimoteur,presque un avion civile pour faire du pilotage par loisir vous savez ? Vous n’envoyez pas un tel appareil en pleine mer et il est trop petit pour accomplir un tel travail.. c’était une blague j’espère ?

  9. Carin dit :

    Ou plus simplement l’ATL3 que dassault a dans ses cartons.

  10. Posteur dit :

    « Pour Paris, l’objectif est de développer une « solution européenne permettant de disposer d’une capacité de patrouille maritime autonome et performante en Europe. » Pour autant, le DGA a expliqué qu’une solution européenne serait « privilégiée ». Ce qui ne veut pas dire qu’elle soit retenue à l’arrivée… »
    .
    Et il faudrait arrêter de rechercher des solution/coopération européenne sur de tel projet,comme le PA,ce n’est pas envisageable pour des raisons toute simple,on n’a pas les mêmes intérêts,seul les anglais voir les espagnols dans une très moindre mesure avec les néerlandais ont des possession maritimes plus grande qu’une bonne partie des pays européens du à leurs zones d’outre mer.

    « Paris » enfin surtout le gouvernement devrait arrêter de chercher à faire des coopérations partout et nul part,les pays européens outre ceux que j’ai cité ( et encore ) n’ont pas de tel besoin comme les notre,il faut savoir s’arrêter là ou il faut,chercher à coopérer à tout va n’est pas un gage de garantie niveau économique ou de réussite industriels et certains programmes l’ont bien montrer du à des préférences nationales ou même des besoins que d’autres n’ont pas forcément ou des ajouts inutiles qui s’ajoute comme des châteaux de cartes et qui finisse pas devenir instable.
    Le mieux serait de développer l’avion seul ou avec les anglais qui ont les mêmes problématiques que nous (sauf si ils ont déjà une flotte) plutôt que de chercher un pays européen qui n’a soit pas forcément d’accès maritime ou un espace très restreint et donc des besoins différent,on sait déjà que « Paris » pense à l’Allemagne mais l’Allemagne n’a pas forcément l’intérêt d’un appareil (sauf pour des intérêts industriels) et ses P8 ont surement encore une durée de vie assez longue (je suppose).
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    Il faut arrêter de toujours voir les programmes militaires comme nécessairement coopératif et apprendre à faire des programmes qui sont nécessaire voir très dans le cas maritime français seul et arrêter de mendier des coopérations ou de demander à des pays de participer à un programme dont ils n’ont pas forcément l’intérêt ou qu’on n’a même pas besoin d’eux mais qu’on force la main,le fait que les allemands ai acheté du P8 et les italiens l’ATR 72 en disent long sur leurs bonnes volontés et leurs intérêts d’un tel avion.

    Que « Paris » par pitié lance un programme nationale seul ou reprenne le projet ATL 3 de Dassault,ça sera toujours ça de bon dans le bilan de Macron,c’est toujours ça de pris et on s’évitera les disputes d’intérêts ou industriels.
    Si les pays européens le désire alors on leurs vendras mais inutile de chercher une coopération là ou il n’y a pas de raison d’être ou même un grand intérêt.