CNM, Retraite Mutualiste du Combattant

Un MiG-31 russe aurait été victime d’un « tir ami » lors d’un exercice organisé en 2017

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15 contributions

  1. Le Glaive dit :

    Toutes sortes d’incidents peuvent se produire lors de l’entraînement entre plusieurs avions du même pays : ainsi le 11 juin 2018 , c’est un F-15C du 44th Fighter Squadron, 18th Wing , basé à Kadena, Okinawa, au Japon, qui s’est écrasé au cours d’un engagement avec un F22 du 525th Fighter Squadron. Comme quoi le combat aérien peut être dangereux, plus souvent à l’entraînement qu’en conditions réelles, si l’on en croit les statistiques sur plusieurs années

    • Stoltenberg dit :

      Ouai, au moins ils ne cherchent pas à dissimuler l’affaire comme vos amis… Propagande du succès…

    • Chanone dit :

      @ Le Glaive
      En réalité, les pertes sont largement plus importantes: rien qu’en France: plusieurs Rafales, aucun en opération, et encore l’année dernière, un mirage 2000 D, avec deux décès à la clef.
      .
      Entraînement difficile, guerre facile… Mouais O_o.

  2. ScopeWizard dit :

    Vodka Whisky : décollage …………….. et montée rapide au 1.35 …….euh au 135………. HIPS !! FEU ! …… bof !
    Tiens , il est où le missile ………..?
    Ah ça y est , je le vois là-bas il a fait BOUM !
    Allô , Igorevitch ? et pourquoi toi plus répondre ? La cible elle détruite ! C’ est bon pouvons rentrer bercail : mission accomplie……HIPS !! :p

    • Bernard Hamon dit :

      Bonjour Scope
      L’auteur du tir ami était le colonel Smirnoff…Hips…
      Avec ce genre de « top gun » , Vladimir peut dormir tranquille…
      Espérons que son équipier s’en est sorti indemne et à pu lui exprimer sa satisfaction (un pain dans la tronche)

      • ScopeWizard dit :

        Bonjour Bernard

        Merci de cette précision ! 🙂

        Bah , si ça se trouve son équipier a déjà fait pire et l’ autre lui a rendu la monnaie de sa pièce ! 😉

  3. vrai_chasseur dit :

    Sauf erreur je ne pense pas qu’un tel friendly fire ait eu lieu en France entre avions de combat (touchons du bois).
    En revanche une ancienne et triste affaire vient de resurgir, le vol Air France 1611 Ajaccio -Nice du 11 septembre 1968 avec une caravelle.
    Il s’est abimé en mer peu avant l’atterrissage à Nice, tuant les 95 passagers et membres d’équipage à bord.
    Malgré l’enquête qui conclut à un accident, beaucoup de témoins de l’époque ont évoqué un tir malencontreux de missile depuis le pas d’exercice de l’Ile du Levant. Le ministère de la défense a toujours démenti, arguant aussi du secret défense.
    Les élus de Nice et de Corse viennent de demander à E.Macron la levée du secret défense et celui-ci a ordonné à F. Parly une enquête du MinArm. A suivre…

    • dolgan dit :

      A noter que les espagnols avaient réussi à désactiver le missile (qu’on a retrouvé finalement?) en vol une fois la boulette comprise. Pourquoi les russes n’ont pas fait la même chose? c’est des missiles tir et oublie sans possibilité de reprise en main?
      .
      Dans ces trois exemples, il me semble me rappeler que c’est le non respect des procédures qui est à l’origine des accidents.

  4. nexterience dit :

    Comme quoi, juger les perfs d’un avion par son nombre de cellules radar, sa poussée ou son nombre de capteurs est ridicule. C’est un ensemble, une cohérence qui crée une bonne machine. Et cela, ça ne se mesure pas avec un chiffre de plaquette commerciale.

    • John dit :

      Et dans cet ensemble, il y a l’ensemble humain en plus de l’ensemble technique !

  5. spandoflage dit :

    Incident rare mais toujours possible. Heureusement, il n’y a pas eu de morts….

    J’ai pu approcher un « 31 » à la haute époque post soviétique, quand le Bourget était bien ouvert et que les Russes jouaient la vraie carte de l’ouverture (il fallait bien vendre !). Un bloc impressionnant, des tuyères plus larges que mon fessier actuel (c’est en soi un exploit) et….un état de surface digne de la « deuche » de ma Grand Mère : rivetage grossier, plaques de revêtement gondolées, joints inquiétants….
    Restait la puissance générale de l’engin, qui me faisait dire : « wow, quel morceau ! »

    Le Zaslon était, sauf erreur de ma part, le premier radar soviet à capacité « look down / shoot down » déployé sur un intercepteur. Mais connaissant les Russes, ils ont du prioriser les modernisations à d’autres appareils, notamment les « 29 ».

    Oh bien sûr, tout ça rappelle aussi que la situation des forces aériennes russes est très hétérogène : un noyau de très haut niveau, notamment en pilotage (votre serviteur a un peu papoté avec Anatoly Kvochur, le fameux pilote de mig 29 qui s’est crashé en 89 au Bourget) où le talent se combine avec des capacités techniques excellentes (mais limitées, faute de moyens), et un 2eme échelon qui vole peu / très peu et « fait tourner » un matériel obsolète et maintenu à grand renfort de cannibalisation.

    Tout ça pour dire que ce job est dangereux. Et que l’électronique soviétique a été un des plus grands problèmes du socialisme universel !

    • Ion 5 dit :

      @span
      Très agréable à lire.

      1) Cependant, sur l’état de surface du 31; faites voler votre Rafale ou Mirage à 3 000 km/h, sil ne casse pas sous l’effet du vent relatif (pression dynamique) vous verrez la gueule de merguez cramoisie qu’il aura à l’attérro avec sa structure composite en plastic…

      Pour de belles réalisations russes bien lisses regardez le Su-31 ou les planeurs aviastroitel.

      2) Enfin jusqu’au composant multicouches, l’électronique soviétique a suivi; au niveau microprocesseurs, ça n’a pas plus été le cas…

  6. Tim dit :

    Désactiver le missile… ? J’avoue que je n’y crois guère, couper la liaison avion missile (LAM) pour éviter que le missile ne trouve la cible est beaucoup plus plausible.

    Dans le cas d’un missile de Mig 31, s’agissant d’un Fox 1, il suffit de déverrouiller la cible pour que le missile soit perdu. Mais bon, « il suffit », pour cela il faut s’en rendre compte et réagir vite en fonction de la distance à laquelle on a tiré…

  7. Carin dit :

    C’est louche quand même cette histoire…
    Le pilote tireur devait avoir sur son écran son équipier depuis le début de l’entrainement… qui apparemment ne devait pas se terminer par le tir d’un missile… de plus, même s’il l’avait pris pour un avion « ennemi », la procédure est de s’approcher à vue pour identification formelle avant de mettre fin à la mission d’entrainement pour raccompagner le voisin perdu, le tout sous les ordres du commandement au sol…
    reste l’eau dans le gaz entre ces pilotes??