Pour soulager les combattants débarqués, le ministère des Armées s’intéresse aux exosquelettes passifs

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23 contributions

  1. Renard dit :

    Et si on commençait par moins charger le combattant? Il y a 30 ans nous n’étions aps tant chargés. D’où vient cette élévation du poids?
    En plus déjà que certains engagés ne valent pas grand-chose en sport, le jour où le fourbi est en carafe que se passe-t-il? Et la solution pour qu’ils marchent moins n’est-elle pas d’augmenter les effectifs?

    • Johnny Goodfellow dit :

      Toutes les armées occidentales ont ce problème. L’élévation du poids vient de:
      1) Opérations en milieux chauds (Moyen Orient, Afghanistan, Mali etc.) Il faut donc augmenter la consommation d’eau, et donc en emporter davantage.
      2) Plus d’appareils electroniques, avec leurs batteries : viseurs nocturnes ou pas, radios individuelles, GPS, etc.
      3) Plus d’accrochages violents. Il faut donc emporter plus de munitions.
      4) Plus de soucis d’éviter les blessés et les morts. Il faut donc emporter plus de protections. Et un kit médical individuel beaucoup plus complet.
      5) J’ajouterais aussi la multiplications de petits équipement ces 30 dernières années. Certes, beaucoup sont moins lourds (fourchettes en titanium etc.), mais j’ai l’impréssion qu’ils sont plus nombreux.

    • Thaurac dit :

      Augmenter les effectifs pour un problème de charge individuelle, ne changera rien, le sac de chacun sera aussi loud!

    • dolgan dit :

      J’avais vu une étude (mais j’ai pas la référence) sur le poids du barda des militaires: il en ressortait que les diminutions de poids des matériels (en vu de soulager les dos) étaient sans effets car le poids gagné était alors utilisé pour plus d’emport.
      .
      En fait, de tout temps, on charge apparemment les militaires avec le poids max qu’on estime qu’ils sont capables de porter. Ce qui tourne autour de 40 kg de mémoire.

      • PK dit :

        C’est le bon sens.

        Le seul truc qui pourrait améliorer la vie des militaires est la mule. Soit en revenant à l’emploi ancien animal, soit par une adaptation mécanisée (pas encore au point).

        Mais des mili seuls porteront toujours 40 kg.

    • lxm dit :

      Déjà dans l’antiquité l’équipement des soldats des civilisations urbaines était aussi lourd, le poids à porter c’est comme les impôts cela tend toujours vers le maximum.

  2. Duc d'Orléans dit :

    L’homme moderne n’est pas un marcheur. Il n’y a pas à lever les bras au ciel, c’est un fait de civilisation : citadin, recours à la voiture, etc.. En ce qui concerne le poids du barda il faudrait faire une étude chiffrée avec la fantassin du début du XX° siècle qui avait la lourde capote de drap par tous temps. Bien que quand on voit les photos actuelles, on se pose quand même des questions ( je ne suis plus en activité).

  3. Jean la Gaillarde dit :

    Il y a 30 ans, le port du gilet par éclats, voir pare balle n’étaient pas systématique. Aujourd’hui il est intégré à la tenue. Il y a 30 ans, l’arme était « nue ». Aujourd’hui, il y a un système one point, une poignée … et le combattant à un gilet tactique qui, comme le sac de mon épouse, plus il y a de place et plus on en met !!!
    Il y a 30 ans, sur une mission sentinelle, le militaire serait porteur de sa coiffe, en mode light pour l’équipement … point … là on les voit avec tout le barda (Casque, sac à dos, camel bac, gilet tactique, pare balle, radio …;)
    Concernant l’augmentation d’effectifs … A mon avis ce n’est absolument pas dans les cartons. Avec un exosquelette, il est clair que le combattant pourra faire la mission et la renouveler plus rapidement car, sur le papier, il aura dépenser x… pour cent de moins en énergie ce qui lui permettra de remplir X… pour cent de plus en heure travaillées …. !!! bref on entre de plein pied dans la recherche statistique de la dépense et de l’utilisation au prorata de ce que coûte un militaire en action et du rendement qu’il renvoi ….
    Bientôt, chaque militaire aura un indice qui sera calculé en fonction de son âge, de ses performances physiques, de ses souhaits de carrière, de ses réussites intellectuels et un algorithme permettra de faire une courbe et dès que cet individu sera en dessous, sa notation sera sanctionné et au dessus, il sera valorisé ……. Allez, dans 20 ans, se sera l’individu 4.0….. Et oui, c’est beau le technique.
    Lorsque nous aurons compris que loin de nous aider, la technologie va nous asservir, se sera trop tard …. Vive les Geeks !!!!

  4. Tintouin dit :

    Quand je pense qu en randonnée en montagne avec un simple sac à dos de 15kg, c est deja pas une promenade de santé…
    Avec 40 kg, j’imagine que sous le feu ennemi, on doit avoir la tres desagreable impression d etre une cible fixe sur un champ de tir. Pire que le ball trap…

  5. wagdoox dit :

    C’est une histoire à dormir debout, un nouveau « truc » que les troupes devront de toutes façons porter.
    Le serpent va bien se manger la queue dans cette affaire.
    Un drone pédestre parait bien plus réalisable mais là encore que ce que passe t il quand il n’y aura plus de batterie ?
    Revenons sur terre avec des équipements toujours plus légers mais sans remettre en cause la protection ou les rations/munitions, c’est tout le défit.

  6. Frank dit :

    @ Renard On est foutus, on mange trop… L’ élévation du poids d’un équipement est faible, et relative, c’est surtout la capacité à le supporter qui doit interroger…
    Mais, plus sérieusement, la prudence financière de l’AID évoquée dans l’article est dommage, sur d’éventuels projets et appels d’offres futurs. Elle est plus réceptive sur d’autres sujets bien plus futiles.
    Parce que le potentiel des exosquelettes est énorme.
    Le MIT, les Coréens (LG, et quelques autres), et ces maudits chinois y travaillent depuis des années, ces nigauds sans vision.
    L’article évoque des systèmes d’exosquelettes passifs, qui seraient étudiés pour un usage militaire, avec beaucoup de réserves, par l’AID. Espérons que c’est un début, voire une prise de conscience tardive.
    Parce qu’hormis les avantages d’un système basique, voué à soulager des tâches répétitrices dans des fonctions industrielles, il y a des potentiels bien plus passionnants.
    Comme, par exemple, associer exosquelette, et IA. C’est en marche, si je puis dire.
    En bref, lier de façon interactive et permanente un squelette artificiel, ayant une autonomie intelligente, à un cerveau humain. Des récepteurs fabriqués d’une part, une réponse cérébrale humaine de l’autre, en permanence et vice-versa. Càd un flux neuronal constant entre les ordres de notre petite cervelle humaine, et une structure fabriquée par l’intelligence d’autres petites cervelles. Et surtout la capacité pour le système de mémoriser les impulsions neuronales reçues, les interpréter, et suggérer/imposer à son émetteur de les modifier.
    Dans la médecine, bien évidemment, pour les polytraumatisés. Ou amputés, avec une prothèse qui exécute les ordres courants du cerveau, avec faculté de mémoire et d’improvisation, dans les deux sens.
    Mais aussi dans tellement d’autres domaines.
    L’ironie serait qu’un exosquelette doué d’IA prenne l’ascendant sur la petite cervelle sensée lui donner des ordres.
    « La fonction crée l’organe », selon Lamarck ou Darwin, je ne sais plus. Ce serait amusant que l’organe construit prenne les commandes de la fonction qui l’a construite, et est sensée l’utiliser.
    Quoique l’exemple de la politique nous prouve au quotidien que c’est possible…
    Sur ce sujet, comme beaucoup d’autres, on accumule des retards qui risquent d’être impossibles à rattraper. On a des valeurs, et des principes de précaution dogmatiques à respecter, et pendant ce temps, d’autres progressent. Dommage.
    Après tout, un pilote de Rafale, c’est un humain nu, entouré d’exosquelettes successifs et fabriqués. Le homard aussi, mais lui, c’est naturel, et il est tout aussi redoutable dans son petit milieu.

  7. Starbuck dit :

    Je ne suis pas d’accord avec vos points 1 et 3 qui ne sont pas recevable.
    Ce n’est pas d’hier que l’armée Française opère dans les pays chauds surtout l’Afrique. Pour le point 3 idem. Sans remonter à Algérie il y a eu de sévère combats au Tchad dans les années 70 et début 80

    • MD dit :

      Durant la guerre d’Algérie et les combats du Tchad ( et vous pouvez aussi rajouter ceux de la Guerre d’Indochine , bien plus pénible que ceux de l’Afrique) et de la 2 ème Guerre Mondiale ( comme à Bir Hakeim par exemple), les soldats ne portaient pas d’effets de protection en permanence , et ils n’avaient pas à effectuer d’importants déplacements avec eux en pleine chaleur. Notez bien aussi que par grand froid ( neige, sol glacé) , sous la pluie ( sol boueux et détrempé,) traversées de marécages, rizières, rivières, etc…, ils connaitraient aussi bien d’autres difficultés pour se déplacer .
      Concernant la consommation de munitions évoquée par le point 3, désolé, mais ceci est vrai. Durant les conflits que vous évoquiez, il y avait à peu près 1 fusil-mitrailleur ou 1 mitrailleuse légère pour 10 ou 11 combattants, et 2 à 3 pistolets- mitrailleurs pour 10 à 11 hommes. Le reste des combattants était armé soit de fusils ou carabines semi-automatiques ( 150 coups/ minutes) soit de fusils ou de mousquetons à répétition.
      De nos jours, pratiquement tous les combattants sont armés de fusils automatiques dont la cadence de tir est bien supérieure à celle des pistolets-mitrailleurs. On trouve une dotation de jusqu’à 2 mitrailleuses légères pour 8 à 9 combattants à pied. Incontestablement , les petites unités actuelles – groupes de combat (ou fire – teams, combat teams, etc..) , section ( ou squad, platoon , peut importe comment on les appelle) , les compagnies d’infanterie ( ou leurs équivalents pour d’autres armes) sont dotées d’armes à tir rapides et bien plus voraces en munition qu’autrefois, même si les combattants à pied peuvent bénéficier de l’appui des armes de bord emportées par les véhicules qui les accompagnent ou les transportent. La proportion des fusils de précision – qui sont soit à répétition, soit plus rarement semi-automatiques, n’est que de 1 sur 10 ou 11. Ce sont les seules armes qui ne soient pas des gouffres à cartouches.
      Les combats actuels ont à peu près la même durée que ceux d’autres fois , car les méthodes de combat à pied ne changent pas: embuscades, contre-embuscades, conquête d’une position ennemi, etc… Une embuscade est toujours une embuscade, un assaut reste un assaut et leurs principes sont restés les mêmes. Leur durée aussi. Mais la consommation des munitions est forcément multipliée par un facteur d’au moins 3 à 4 par rapport à ce qui se passait avant 1970 , du fait que presque tous les combattants sont dotés d’armes à tir très rapide, et qu’ils tirent pratiquement tous par rafales . En effet, si les munitions ont été allégées afin que les combattants puissent en emporter plus, il en est résulté que les fusils automatiques actuels ont une portée efficace beaucoup plus réduite que celles des cartouches de 7,5 mm, 7,62 mm; 7,7 ou 7,92 mm d’autrefois. Du coup les soldats actuels sont moins entrainés au tir au delà de 400 m, voire de 300 m. Ils sont aussi moins soigneux quand ils visent , et ils ont donc tendance à fort peu utiliser le tir au coup par coup ou en semi-automatique, et plutôt à n’utiliser que le tir automatique ou par rafale de 3 (suivant le type de fusil automatique qui les équipent) . Du coup, ils tirent bien plus de cartouches que ne le faisaient leurs ainés. Ceci est valable même pour des unités d’élite ou comportant des soldats déjà bien aguerris. Regardez donc les vidéos tournées en Afghanistan.
      Quant à la violence des accrochages, elle est pourtant réelle du fait de la puissance de feu de l’adversaire. Même si celui-ci est constitué de bandes pouilleux barbus et dépenaillés, n’importe lequel de ceux-ci traine avec lui au moins une AK – peu importe son modèle. Les soldats réguliers rencontrent donc des groupes bien armés qui peuvent être dotés de RPG 7, RPG 16 ou RPG 18 par exemple , à raison d’un pour 6 à 9 combattants. Leurs tireurs , quand ils sont bien entrainés ( et ils le sont souvent ) utilisent ceux-ci comme des petits canons portatifs, ou bien font du tir plongeant à des distances les mettant hors de portée des fusils d’assaut ennemis avec une débauche de roquettes . Cet emploi leur confère une supériorité sur un adversaire qui n’utiliserait que des grenades à fusil, moins vulnérables et d’une portée bien plus faible. Celui-ci serait contraint d’utiliser des mortiers de petit calibre: de nos jours, c’est le 60 mm qui est employé, , avec les contraintes que cela comporte pour porter la pièce et ses munitions avec les fameux effets de protection.

      Non, vous avez tort de contester ces points n° 1 et 3 . Le combat à pied a bien changé depuis les années du Tchad. Et ne parlons par ici de l’emploi par l’adversaire de lance-missiles antichars employés dans des tirs anti-personnels ( nos soldats le font bien , eux aussi ), des lance-grenades multiples du genre AGS 17 Plamya , de la multiplication du nombre des snipers sur le champ de bataille terrestres depuis les conflits dans l’ex-Yougoslavie, et de l’emploi de mines et d’IED , de beaucoup d’autres choses encore plus sophistiquées que lors des conflits précédents. Et qui rajoutent un peu plus de stress à ceux qui sont déjà bien éprouvés rien que par l’effort physique qu’ils doivent fournir pour emporter leur matériel et se déplacer à pied ( ou débarquer de leurs véhicules) avec.

      • Johnny Goodfellow dit :

        Vu qu’on discute mon commentaire, je me permets d’intervenir. Je vais essayer d’être bref.

        – Ce problème du poids, on l’a dans toutes les armées occidentales. Rassurez-vous, vous nous n’êtes pas seuls.

        – Dans toutes ces armées, on a fini par abandonner les projet prometteurs du futuriste fantassin der Zukunft surchargé de technologies, pour ne retenir que le minimum qui puissent servir dans les théâtres comme l’Afghanistan.

        – Compte tenu de cette expérience, je suis donc sceptique sur l’exosquelette et autres projets « unicorn » (dans la teminologie chère au start-ups qui a infiltré le monde militaire). Elle pèse combien cette exosquelette?

        – La consommation de munitions a bien augmenté. On l’a vu en Irak et en Afghanistan. On en emporte davantage.

        – La nature des accrochages a changé aussi: distance, durée, terrain, armement.

        – La possibilité de recours aux forces d’appui, elle aussi a changé.
        — D’abord par souci d’éviter des dommages aux civils, surtout en zone urbaine, ensuite des dommages tout court, mais aussi parce que le moyen lourds ne sont pas toujours disponibles (avions, artillerie et blindés tout confondu) parce qu’ils sont pas déployés.
        — La géographie des théâtres actuels (déserts, montagnes, eloignement géographique, éparpillement de l’adversaire) rend plus difficile le déploiment des ces moyen lourds, par rapport au théatre européen, par exemple.
        — Le fantassin doit donc se débrouiller tout seul.
        — Il doit donc amener tout son matériel, à pied.
        — En Afghanistan les fantassins amenait des échelles sur le dos, pour pouvoir monter sur les toits et le murs des fermes et maisons afghanes.
        — Ils emportaient des charges explosives pour foncer les barrages (murs, portes etc.)
        — En 1945, on aurait rasé le village au sol. Ceci n’est plus possible. Maintenant il faut y rentrer, à pieds, fouiller les maisons, à pieds, parler aux gens, à pieds, y passer une journée, à pieds, puis faire le même le lendemain.

        – Dans les théâtres actuels, avec un variation de temperature de 30C entre jour et nuit, il faut emporter de l’eau, mais aussi des vêtements chauds.

        Bref, la nature de la guerre a bien changé. Il y a des études entières sur ce sujet.

        -Sur Sentinelle et Vigipirate: Les fantassins sont obligés a porter des protections ballistiques pour eux, mais aussi du matériel de secours, précisement parce que l’adversaire à changé de méthode. Au lieu de prendre des otages et se retrancher en attendand les médias (ça fait presque rêver des bonnes années 80), ils tuent le maximum de victimes, font le maximum de blessée et ils s’en fichent de tout le reste. Et ils peuvent frapper partout.

        Un mot sur la charge emportée qui est restée autour des 40 kg. Pendant la Deuxième Guerre Mondaile, au combat et en patrouille, les fantassins ne portaient que le stricte minimum, avec un poids beaucoup plus inférieur. Le reste était amené au front plus tard.

        • PK dit :

          « Un mot sur la charge emportée qui est restée autour des 40 kg. Pendant la Deuxième Guerre Mondaile, au combat et en patrouille, les fantassins ne portaient que le stricte minimum, avec un poids beaucoup plus inférieur. Le reste était amené au front plus tard. »

          Je pense que c’est là le nœud du problème. Toutes les patrouilles longues ont chargé à fond le soldat (donc approximativement à 40 kg) depuis toujours. Et cela le restera.

          Mais le soldat débarqué (pour action quasi immédiate) d’aujourd’hui est plus lourd (munition + protection) que ses anciens collègues (le loups maigres de Raspéguy).

          Le fond du problème est qu’on s’est très américanisé dans la mentalité : le zéro mort fait des ravages… à long terme (note : quand on porte pendant des années de lourdes charges, on s’abîme le dos et les articulations. Les guides le savent très bien et s’allègent beaucoup aujourd’hui : on emporte le strict nécessaire. Et on dépoile le client qui part avec une cantine pour 15 j !).

          Quand « Bruno » cassait une Katiba, le bilan était avantageux (100 à 300 fells au tapis – pardon, neutralisés). Mais il y avait toujours 2 à 4 paras ad patres. Aujourd’hui, on coxe quelques dizaines de types au mieux avec zéro perte chez nous (enfin, on ne compte pas les blessés).

          Est-ce un mieux ? Je ne sais pas. Seul l’avenir le dira. Un mort, c’est toujours un de trop. Mais manœuvrer, cela reste la reine des combats, et on ne manœuvre pas des golgoths comme des loups.

          Aujourd’hui, on est en très basse intensité. Cela a l’air de fonctionner. Mais qu’en sera-t-il si on monte un échelon ?

          • Johnny Goodfellow dit :

            Alors, deux points:
            1) Le nombre de troupes engagés dans n’importe quelle guerre ou opération moderne est bien inférieur aux chiffres d’il y a 50 ansSi on perd 4 soldats sur 2000, ça fait beaucoup, et ça peut même influer gravement sur la capacité åa conduire les opérations.
            2) Le soldat moderne est volontaire, professionnel, parfois spécialiste, et coûte cher à former. En terminologie start-up (oui, encore), c’est un gros investissement. Le soldat d’il y a 50 ans était low cost. Un soldat mort en 2019, c’est une grosse perte, difficile à remplacer.

            Il y a des têtes bien plus intélligentes (et mieux payées) que la mienne qui refléchissent au problème de fond que vous évoquez, viz., la nature même de la guerre.

            Je vois certains développements prometteurs:
            – L’idée de combler les lacunes dans le spectre politico-militaire (cf. l’exercise FLINTLOCK), genre envoyer l’aide humanitaire pour prevenir et alléger l’action militaire, ou cibler l’avant-guerre (mouvements de populations, désatres, braconnage, piraterie, crime etc.).
            – Vu qu’on ne fait plus la guerre chez nous mais à l’étranger, ne pas intervenir et laisser le combat aux étrangers. cf. le Specialised Infantry Group et l’effort massif sur le foreign internal defence.

  8. Atar dit :

    On voit fleurir depuis 15ans des projets d’exosquettes motorisés qui propose toujours plus de technologie pour résoudre le problème du poids des moteurs et des batteries, sans résoudre l’autonomie ou l’entretien d’un engin pareil.
    Avec les exosquelettes passifs l’approche technique est très intéressante au lieu de penser plus gros et plus complexe et plus technologique (et plus cher!) les concepteurs ont cherché à repenser le problème avec des techniques simple et très éprouvées comme la mécanique des forces. Le concept est simple, imaginez un système le plus léger possible, qui va transmettre le plus de poids possible directement au sol sans passer par les genoux et les cervicales qui sont les points d’usures les plus sensibles pour un humain lourdement chargé.
    Je ne sais pas si ce système va aboutir à un produit viable, mais leur approche technique est extrêmement intelligente et il serait bon de s’en inspirer dans beaucoup de domaines militaires comme civil ou la surenchère technologique d’une génération de matériels a une autre est la seule solution envisagée par les bureaux d’études.
    On a ici peut-être une solution à un grave problème opérationnel et médical (des genoux avec des disques de personnes âgées sur des hommes de 25ans) Et le ministère se dit vigilant au possibilités de cette technologie sans se précipiter (sur des produits pas encore mûrs) et sans prendre de retard non plus. Ça aussi c’est plutôt rare pour être souligné.

    En liens je mets un article d’un autre blog sur l’exosquelette passif d’une compagnie canadienne.
    http://tre-blog.fr/actualites/eurosatory-2018-exosquelette-non-motorise-uprise-de-mawashi/

  9. revnonausujai dit :

    http://ave-bagacum.forumgratuit.org/t43-l-entrainement-et-l-equipement-du-soldat-romain

    les légionnaires romains se coltinaient déjà 40 kg pedibus jambus
    comme on disait à l’époque, nihil novi sub sole

    • Atar dit :

      Le légionnaire romain portait 40 kg en marche… jamais au combat! C’est ça la grande différence!

  10. Thaurac dit :

    Je regardais hier encore, des minis docs sur la guerre d’Algérie sur le site de l’ina, et les gars allaient au baston en sort, chemise,gourde, flingue et munition, seul le « toubib » portait le nécessaire pour les bléssés pas plus, mais ils étaient héliportés au plus prés3…quand je vois un soldat américain avec tout son barda, quand ça pète, il a vraiment du mal pour courir se mettre à l’abri….

  11. Duc d'Orléans dit :

    Il y a plusieurs années, en vacance en Suisse, j’avais croisé en montagne un détachement en manœuvre. J’avais découvert qu’ils avaient une sorte de chariot étroit et long à petites roues sur lequel le groupe mettait ses sacs, ne gardant que l’arme. A tour de rôle ils tiraient et poussaient le chariot. Le sol du sentier était irrégulier, mais ça avançait. Il y a de l’idée, mais je l’imagine moins bien en situation tactique ou en cas d’accrochage. On a souvent la nostalgie du mulet, mais il y avait à l’époque des recrues qui savaient s’en occuper. Maintenant….

  12. Airforceone dit :

    @Dolgan

    Vous avez parfaitement raison, chaque gain en poids d’équipement est, a été, compensé par l’ajout d’un nouvel item, lui même porté par une nouvelle doctrine.
    Témoin privilégié de ce fait depuis les années 80 jusqu’aux années 2010 au sein des Commandos-Parachutistes, j’en ai fait l’expérience, parfois amère.
    Rien que le poids des batteries pour les radios et les radios elles-mêmes, éléments essentiels pour le renseignement, limitait l’emport des munitions!
    Avec les nouvelles technologies, gain en poids de batteries, portées et cryptage augmentés mais consommation plus élevée donc statu quo et toujours la même maison sur le dos…
    Une constante, la masse maximale sous voile et la masse maximale dans le cargo.
    Nous sommes passés du 7.62 au 5.56, oui, plus de muns mais à poids constant;
    Nous sommes passée de la gourde 1 litre à la poche d’hydratation 2 litres et au filtre individuel, potentiellement plus d’eau mais plus de poids;
    Nous sommes passés des rations 1/1 au lyophilisé, oui nous avions gagné en eau;
    Nous sommes passés des tenues de combat lourdes au tissus micro respirant et polars (difficilement réparable sur le terrain);
    Nous sommes passés des cartes 25000 au 50000 et 250000 et GPS;
    Et également les équipements spéciaux, GPS, intensificateurs de lumière, vision IR, désignateurs laser, communication satellite et toujours plus de batteries!

    Oui, des ravitaillements parachutés ou héliportés sont utilisés mais dépendent de la météo et de la maîtrise de l’espace aérien, cela n’allégeait pas nos sacs (sans parler de l’impact environnemental…).

    Ce qui devrait être repensé en profondeur, c’est le taux de rotation des hommes et le ravitaillement aérien.
    A l’heure des drones tueurs, il serait temps d’implémenter une doctrine d’emploi de drones de ravitaillement. La logistique et l’approvisionnement sont la clé du combat et chaque nouvelle doctrine d’emploi, entraîne une incroyable chaîne de répercussion qui peut alourdir jusqu’au soldat sur le terrain.
    C’est au confort et à la sécurité du soldat sur le terrain, ultime pièce de l’échiquier, qu’il doit être accordé le maximum d’attention. Alléger le combattant est un élément clé pour sa mobilité dont dépendent sa capacité à survivre et à vaincre.

    Ce qu’une célèbre chaîne de distribution est capable de faire, les Armées devraient s’en inspirer.

    Bien à Vous et aux Vôtres,

    Marc Edmond

  13. Indy dit :

    Pour les romains, de 35 à 45 kg. Donc, sous le soleil, rien de nouveau…

    https://theatrum-belli.com/le-legionnaire-romain-cet-athlete-meconnu/