Le Qatar a livré 24 véhicules blindés aux forces armées maliennes

Dans le conflit qui oppose le Qatar à l’Arabie Saoudites [et, plus largement, aux autres monarchies sunnites du golfe arabo-persique], les pays du G5 Sahel sont divisés sur l’attitude à adopter à l’égard de Doha. La Mauritanie, le Niger et le Tchad ont ainsi pris parti pour Riyad tandis que le Mali et le Burkina Faso n’ont pas souhaité couper les ponts avec l’émirat tout en appelant à résoudre cette crise par le dialogue.

Pour rappel, il est reproché au Qatar de soutenir le terrorisme, via la confrérie des Frères mulsulmans, et d’entretenir de bonnes relations avec l’Iran chiite.

En décembre 2017, l’émir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al-Thani, rendit visite aux pays africains qui se gardèrent de prendre position dans cette crise dite du Golfe. Et, à Bamako, il assura le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, du soutien de Doha et de sa « totale disponibilité à accompagner le Mali dans ses efforts de consolidation de la paix et de la stabilité ainsi que du renforcement de la résilience et de reconstruction post crise. »

D’où, sans doute, l’annonce que vient de faire Doha, via son ministère des Affaires étrangères. Ainsi, l’émirat a livré aux Forces armées maliennes [FAMa] 24 véhicules blindés, lesquels sont arrivés au Mali à bord de trois avions militaires de transport C-17 des forces aériennes qataries.

Les véhicules livrés sont de type « Storm Light APC » [.pdf]. Produits par le groupe qatari STARK MOTORS et conçus à partir d’un châssis de Toyota Land Cruiser 79, ces véhicules peuvent transporter jusqu’à 10 [8+2] soldats.

Ces blindés contribueront à « la lutte contre le terrorisme et à instaurer la sécurité, non seulement en République du Mali, mais également dans les pays du Sahel africain connus sous le nom de G5 », a précisé le ministère qatari des Affaires étrangères.

Cette aide du Qatar au Mali intervient alors que les fonds promis pour financer la Force conjointe du G5 Sahel n’ont toujours pas totalement été débloqués, alors que l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis ont accepté de verser près de 150 millions de dollars. Le 23 décembre, le président tchadien, Idriss Déby Itno a toutefois confirmé que cette force lancerait des opérations « ponctuelles » en janvier prochain.

Histoire, sans doute, de mettre un coup de pression sur Riyad, le ministre tchadien des Affaires étrangères, Cherif Mahamat Zene, s’est entretenu, le 19 décembre, avec Hamad bin Masoud Al Athbi, le chargé d’affaires par intérim à l’ambassade du Qatar au Tchad, pour disctuter des « relations bilatérales et des moyens de les renforcer et de les développer. »

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