Les États-Unis ont effectué un « vol d’observation » en Ukraine pour réaffirmer leur soutien à Kiev face à Moscou

Négocié par les membres de l’Otan et ceux du Parte de Varsovie, le traité « Ciel Ouvert » fut signé en 1992. Mais ce n’est que dix ans plus tard qu’il entra en vigueur, après sa ratification par la Russie. Ce texte permet de réaliser des vols de surveillance non armés au-dessus du territoire des 35 pays signataires, afin de vérifier mutuellement les mouvements militaires des uns et des autres.

Chaque État qui adhére à ce traité doit accepter un certain nombre de vols d’observation (ce que l’on appelle « quota passif ») et peut réaliser autant de vols qu’il en a reçus (« quota actif »). Un préavis de 72 heures avant un vol d’observation doit être communiqué auprès des autorités du pays concerné.

C’est donc dans le cadre de ce traité « Ciel Ouvert » que l’US Air Force a effectué un vol d’observation au-dessus de l’Ukraine, afin de marquer le soutien de Washington à Kiev face à Moscou, notamment après la capture de trois navires ukrainiens par la garde-côtière russe en mer d’Azov, le 25 novembre dernier.

« Les États-Unis et des alliés ont mené aujourd’hui un vol d’observation extraordinaire conformément au traité Open Sky », a en effet annoncé le Pentagone, le 6 décembre.

« Le date choisie pour ce vol est destinée à réaffirmer l’engagement des États-Unis envers l’Ukraine et leurs autres partenaires », a-t-il précisé (d’où l’emploi du terme « extraordinaire »). Et d’ajouter : « L’agression russe non provoquée contre des navires de guerre ukrainiens dans la mer Noire, près du détroit de Kerch, représente une escalade dangereuse après une série d’actes de plus en plus provocateurs et menaçant. »

Ce vol d’observation au-dessus de l’Ukraine a été effectué par un avion spécialement dédié à l’application du traité : le Boeing OC-135B « Open Skies », dérivé du C-135 « Stratolifter ». Deux exemplaires, dotés d’un scanner infrarouge, de caméras et d’un radar à synthèse d’ouverture sont mis en oeuvre par le 45th Reconnaissance Squadron de la base aérienne d’Offutt.

La capacité des capteurs embarqués est limitée, notamment pour ce qui concerne la résolution des images. Les informations collectées par l’État observateur sont ensuite accessible à chaque partie qui en ferait la demande.

D’après le Bureau of Arms Control, Verification and Compliance [AVC] américain, des observateurs français, canadiens, allemands, britanniques et roumains ont pris part à cette mission d’observation, à bord de l’OC-135.

« Les États-Unis cherchent à avoir de meilleures relations avec la Russie mais cela ne peut se produire tant que ses actes illégaux et déstabilisateurs se poursuivent en Ukraine et ailleurs », a conclu le Pentagone, qui, par ailleurs, envisage d’envoyer prochainement un navire en mer Noire.

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