La Russie soupçonnée d’avoir brouillé les signaux GPS lors de l’exercice de l’Otan « Trident Juncture 18 »

Ayant vu d’un mauvais oeil la tenue, entre le 25 octobre et le 7 novembre, en Norvège, de Trident Juncture 18, c’est à dire l’exercice militaire le plus important organisé par l’Otan depuis la fin de la Guerre Froide, la Russie avait promis une « riposte ».

Pendant un temps, il fut question d’essais de missiles en mer de Norvège, dans un secteur où se déroulaient les manoeuvres en question. Finalement, aucun tir n’a eu lieu. En revanche, les forces russes ont suivi de près les évolutions de leurs homologues de l’Otan, que ce soit avec des frégates ou bien encore des avions de patrouille maritime Tu-142.

Pour autant, à en croire le Premier ministre finlandais, Juha Sipilä, dont le pays n’est pas membre de l’Otan, la Russie est soupçonnée d’avoir brouillé les signaux GPS au cours de l’exercice Trident Juncture 18.

Ce brouillage, « presque certainement délibéré », a accusé M. Sipilä, a « mis en péril la sécurité de l’aviation civile. » Et d’ajouter : « Brouiller les signaux radio […] est techniquement relativement aisé, et oui il est possible que la Russie soit impliquée. Et nous savons que la Russie en est capable » techniquement, a-t-il affirmé, le 11 novembre.

L’an passé, lors de son exercice Zapad 17, organisé en Biélorussie et à Kalingrad, la Russie avait également été soupçonnée par le renseignement militaire norvégien d’avoir perturbé les signaux GPS.

« Pour leurs exercices [militaires], les Russes ont l’habitude de faire du brouillage électronique contre leurs propres forces. L’équipement utilisé est déstiné à interférer avec les systèmes de communication et de navigation. Celui qui est utilisé peut affecter les systèmes de navigation GPS dans les zones frontalières, donc du côté norvégien », avait expliqué, à l’époque, un responsable du renseignement norvégien. « Nous croyons que cela ne visait pas la Norvège mais que cela faisait partie de l’exercice russe », avait-il ajouté.

Dans le même temps, les forces russes furent aussi accusées d’avoir brouillé les communications téléphoniques par la Lettonie.

Cela étant, durant Trident Juncture 18, les autorités de l’aviation civile finlandaises et norvégiennes ont effectivement prévenu que les signaux GPS au-dessus de la Laponie pouvaient être « instables ».

À Moscou, ces allégations ont été dementies. « Nous ne sommes pas au courant que la Russie puisse avoir quelque chose à voir avec la défaillance du système GPS. […] Mais vous savez qu’il y a aujourd’hui une tendance à accuser la Russie de tous les péchés, mortels ou autres. Par principe, ces accusations sont sans fondement », a réagi Dmitri Pesko, le porte-parole du Kremlin.

Une fois que sera établie « l’origine des brouillages, la Finlande dira ce qu’elle en pense, et de façon ferme », a cependant assuré Sauli Niinistö, le président finlandais.

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