Le président russe donne le nom de régions et de villes d’Europe de l’Est à des unités blindées

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101 contributions

  1. Le Glaive dit :

    Le supposé  » profond ressentiment des populations envers le ‘grand frère russe’ » (sic) dans les ex-pays de l’Est , est une notion très relative. Depuis que ces pays ont goûté aux délices du libéralisme européen avec l’explosion des prix, les petits boulots, la consommation comme seule idéologie, le chômage et la fin de toute forme de protection sociale et de sécurité de l’emploi, le désenchantement est grand et de très nombreuses voix regrettent le temps d’avant, qui n’était d’ailleurs vécu ni comme une colonistion ni encore moins comme une invasion .

    • Anaxagore dit :

      Allez donc faire un tour en Pologne ou en Hongrie et parlez en aux habitants avant de débiter des âneries. Ce que les populations de ces pays ont du mal à avaler de l’Ouest, c’est le libéralisme « sociétal » (mariage LGBT, frontières percées, …). Pour le reste ils sont ravis d’être à l’Ouest, et encore plus d’être dans l’OTAN, à l’abri théoriquement des initiatives du voisin russe.

    • Stoltenberg dit :

      Vous n’imaginez même pas la misère que vivaient ces gens lors de la période socialiste. Si vous ne me croyez pas, je vous conseille de visiter ces pays et de parler aux gens. Ce sont les Européens de l’est qui fuyaient vers l’ouest et pas l’inverse!
      .
      C’est quoi le capitalisme? Une répartition inégale des richesses. C’est quoi le socialisme? Une répartition égale de la misère!

      • Francois Pignon dit :

        Dans les systèmes socialistes la répartition de la misère n’est pas du tout égale.

    • Anaxagore dit :

      Allez donc en Pologne et en Hongrie et parlez aux habitants avant de débiter des âneries. Les gens sont ravis d’être à l’Ouest, et encore plus d’être dans l’OTAN à l’abri des initiatives du voisin Russe. C’est ce que les Ukrainiens et les Géorgiens auraient voulu, mais pour eux c’est trop tard et ils le payent très cher.
      Parlez donc aux gens des pendus de Budapest, de la répression du printemps de Prague, et vous verrez à quel point ils sont nostalgiques de ces années. Je ne sache pas que l’OTAN ou l’UE en soient venu là pour maintenir des peuples dans leur giron. Quand les Anglais veulent sortir de l’UE, on négocie, on n’envoie pas les chars, on ne pend pas les gens.

    • J.Charles dit :

      Il y a autant d’avis sur la question que d’habitants dans ces pays, et de pays. Certains (les plus agés en général) regrettent, les autres pas.
      De la meme facon: « qui n’était d’ailleurs vécu ni comme une colonistion ni encore moins comme une invasion . », dépend largement des points de vue. Pour certains c’était un vrai viol.
      Leur posture politique aujourd’hui, quoiqu’elle ne donne pas de priorité à une construction Européenne avancée, est résolument défensive face a la Russie.
      Certains anciens pays du bloc sont restes tres proches de la Russie, certains sont en opposition, ce qui est sûr c’est que personne n’est indifférent 🙂

      • Vince dit :

        Oui – cf le film « Good Bye Lenin » qui montre bien ce fossé générationnel, ou encore le livre « la Fin de l’homme rouge » de Svetlana Alexievitch.

    • Ah oui LE GLAIVE , vraiment ??????????????
      Ecoute les billets d’avions pour Bucarest, Varsovie ou Sofia ne sont pas cher du tout, je t’invite à te faire une promenade dans ces capitales, et ensuite le « supposé » ressentiment que tu cites on en reparlera …

      C’est beau de fantasmer ! Mais je doute qu’à ton retour de cette excursion tu la ramènes ou alors la mauvaise foi te domine !

      • Le Glaive dit :

        @ Souvenir d ‘asie centrale etc : c’est justement pour avoir vécu dans un de ces pays que j’en parle, et que je répercute ce que j’y ai entendu maintes fois .

        • Paul dit :

          Oui on sait tu étais en Roumanie et tu es tombé sur quelques nostalgiques. Les temps ont changé et le comportement russe a fini par donner raison à ces pays de se rapprocher de l’occident et d’ignorer l’ancien cousin/occupant russe. C’est comme ça.

        • Barfly dit :

          @Le Glaive.
          Tu fréquentais d’anciens membres du Parti Communiste, c’est pour ça tes témoignages ne sont pas de toute fraîcheur.

    • berger dit :

      Constaté la même chose en Transnistrie, Moldavie, Azerbaidjan et en Russie évidemment.

    • roanne dit :

      Bonjour, ça me fait un plaisir enorme de decouvrir un trol russe or un trotkist français (qui a jamais connu la famine et le froid….. mais parle des réalités de l’Europe de L’ESt)…
      Entre les deux parties a été toujours un conflit mais bien masqué par des collabos ( vous connaissez le terme) et par une menace claire de la part de Russie -n 1956 Hongrie, 1968 Praga, 1980 la limite Pologne, 1989 la mort du Ceausescu……
      La France a jamais compris les dimensions d’un guerre avec la Russie ou d’une invasion russe et pour ça je vois dans les commentaires des remarques au moins bizarres…Mais ça suffit de regarder la Suède ou la Norvége pour réaliser les dimensions du cette menace..

    • JP dit :

      Il ne faut pas confondre socialisme et Russie…
      Il est possible d’apprécier la politique socialiste de l’époque et avoir souffert de la mainmise russe sur les pays du pacte de Varsovie.

    • Anaxagore dit :

      Allez donc en Pologne, en Hongrie, en république tchèque, et parlez aux gens. Ils vous diront qu’ils sont ravis d’être à l’Ouest, et encore plus d’être dans l’OTAN et d’être ainsi protégés des initiatives de leur voisin russe. Parlez leur des révoltes de Berlin en 1953, de la répression de l’insurrection de Budapest en 1956, de la répression du printemps de Prague en 1968, de la répression des soulèvements polonais de 1956 et 1970. Alors par pitié, arrêter de débiter des âneries.
      Ni l’UE, ni l’OTAN, n’ont envoyé les chars quand un pays a voulu sortir de leur giron (la France en 1695, le Royaume Uni aujourd’hui). Toute mise en parallèle est obscène et est une insulte aux pendus de Budapest comme aux morts polonais de Poznan et de la Baltique.
      Bien sûr tout est très loin d’être parfait chez nous, et en particulier en France. Et je vomis notre société de consommation, mais elle est le résultat des choix que chacun fait quotidiennement en toute liberté.

      • MD dit :

        Il est tout de même préférable de vivre dans une société de consommation,plutôt que dans une société de pénurie organisée ou non. Et c’est le choix qu’on fait tout ces pays de l’est de l’Europe qui ont connu les joies de la planification  »économique », du parti unique et du soi-disant  »pouvoir aux travailleurs  » .

    • omiomi dit :

      Vous voulez dire qu’ils regrettent le temps de la prospérité communiste, synonyme de liberté et d’aisance matérielle ?

    • pellerin dit :

      Je pense que vous n’avez pas dû mettre les pieds très souvent dans les pays de l’est « libérés ». Pour être allez en Tchécoslovaquie en 1968 on ne pouvait pas dire que les gens étaient éclatants de bonheur, pour le moins, certes le bok de spaten n’était pas cher, mais les salaires misérables aussi. Dans quel état lamentable les pays dit de l’est étaient quand le mur est tombé…… Poutine tiens la génération couvercle, mais déjà le recul de l’âge de la retraite est très mal vécu, sachant qu’un russe homme à peu de chance de la connaître son espérance de vie étant actuellement inférieur, et franchement qui craints l’armée rouge, beaucoup de gonflette, n’oublions jamais que la Russie c’est 146 millions d’individus, soit la population de la France et de l’Allemagne, soit un densité au km2 ridicule, Poutine devrait faire gaffe à son derrière, la Chine à besoin d’espace, et les seules régions où la natalité est forte sont le Caucase musulmans…….bon courage dans dix ans. rappelez moi le salaire moyen en Russie, pas celui du président, celui du prof , où du toubib, notre démocratie n’a pas que des avantages, mais elle permet d’échanger des points de vue, vous pouvez actuellement dans la sainte Russie dite le moi, je rigole….

      • Cimourdain dit :

        Bouhhh les méchants musulmans mangeurs d’enfants !!! bouhhh, ils ont des lobes oreilles pendantes et des mains de pervers crochus ….., hein 😉

    • Eric dit :

      Vous rigolez ? Allez donc demander aux tchèques, aux hongrois ou aux allemands de l’est s’ils veulent le retour des russes !!!! Et je ne parle même pas des polonais ! Ils sont peut-être « désenchantés », mais de là à voir revenir les communistes, il y a un monde : d’ailleurs les ex-partis prosoviétiques ont purement et simplement disparu dans ces contrées…

    • Thaurac dit :

      Da, da tovarich, mais n’en fait pas trop!

    • Le Breton dit :

      C’est quoi cette propagande pré-fabriquée, non seulement le chômage existait bien même si officiellement tout le monde travaillait, on peut être contre le capitalisme mais en sortant du communisme, ces pays ont mis fins au rationnement de la nourriture dans les files d’attentes interminables des supermarchés où les rayons étaient bien souvent vides et ils peuvent parler librement surtout, ils ont échanger un faux paradis contre la liberté.

    • Castel dit :

      Peut-être, mais quand on voit les résultats des élections dans ces pays, il y a un nombre vraiment faible d’électeurs qui se prononcent en faveur des quelques candidats « nostalgiques », favorables au retour dans le passé !!!

    • Dans le Bayou dit :

      La Pologne en 1970, c’était 3 heures de file d’attente pour deux rouleaux de papier-toilette, que de souvenirs pour ceux qui l’ont vécu..

      • Le Glaive dit :

        @ dans le bayou : j’apprécie à sa valeur les critères selon lesquels vous pouvez juger de l’état de liberté d’un pays: votre argumentation est exactement la même que celle des membres du Département d’Etat, des experts en la matière ( si on peut dire)

      • Dans le Bayou dit :

        @Le Glaive
        Je ne connais pas les argumentaires du Département d’État. Je connais les récits de français rendant visite à leur belle-famille polonaise en 1970 et surpris par une ambiance de restrictions leur rappelant les tickets de rationnement des années 1940-49 et un encadrement policier très rapproché.

        Pour le reste, vous avez peut-être mieux connu l’écho de l’accueil de membres du PCF par les autorités locales, connu pour son remarquable niveau d’hospitalité, ce qui expliquerait votre vision des choses ?

        La nouvelle politique agricole polonaise, 1980-1984

    • Tonton Charlie dit :

      Ma famille, polonaise, a vécu du temps de l’URSS et non, ni eux ni leur amis regrettent ce temps, ni même la très grande majorité des habitants d’Europe de l’Est puisque dans ces pays les partis socialistes et communistes font au mieux quelques % aux élections tandis que les partis libéraux font souvent carton plein
      En seulement deux décennies de libéralisme la plupart des pays de l’ex bloc de l’Est ont connu un boom économique et une très forte augmentation du PIB et du niveau de vie

    • Rigel dit :

      Heureusement qu’il y a des imbéciles comme vous pour nous expliquer la vie….

    • Pierrot dit :

      Les dernières élections populaires dans ces pays vous donnent tort. Sociologe c’est un métier!

  2. Uri dit :

    Il me semble que bon nombres de nos propres blindés sont « baptisés » du nom des batailles présentes sur l’étendard du régiment, quand bien même ce sont des batailles de l’empire en territoire étranger (Italie, russie, Autriche etc..). Traditions obligent.

    • Frank dit :

      @ Uri Bien vrai. Reconnaissons que l’article de La Croix est un peu de mauvaise foi… Suffit de voir le nombre de lieux à Paris qui portent le nom de victoires Françaises, de l’Empire ou suivantes. Certains européens de nos plus ou moins proches voisins pourraient en prendre ombrage. Les militaires ont leurs traditions, inutile d’en faire une polémique.
      Depuis les blindés de La Nueve de la 2ème DB, au nom des LHD/LHA US ( Saipan, Peleliu, IwoJima, Tripoli,…), c’est un usage.
      Et l’argument de s’indigner de donner des noms de localités qui ont subit la répression communiste à des régiments, ça ne tient pas trop, puisque ces villes sont aussi des lieux de victoire contre le nazisme.
      La Croix contribue par petites touches à modifier l’ Histoire. Dommage, c’était un bon journal. Mais comme leur article est signé E. Grynspan, farouche adversaire de Poutine, c’était prévisible.
      Les militaires ont le sens de la tradition, mais aussi de l’auto-dérision parfois: Pendant la guerre du Vietnam, la 7ème Flotte s’était elle-même baptisé Tonkin Gulf Yacht Club. Personne ne s’en est indigné, mais, au final, cela ne leur a pas réussi.
      Laissons faire l’histoire…

    • Vince dit :

      Oui, mais chut, nous, c’est le Bien.

  3. van Katastrophendonk dit :

    han…. Trafalgar, terminus du Paris-Londres. Emprunter le boulevard Sébastopol pour embarquer. Nihil nove sub sole.

    • John dit :

      Le terminus de Paris-Londres c’est St. Pancras. Saint Pancrace en français.

      • van Katastrophendonk dit :

        Erratum – je voulais dire Waterloo, la fameuse victoire prussienne sur Napoléon ; l’ancien terminus m’arrange plus 😉

  4. Castel dit :

    Oui, c’est vai, cela me rappelle que le pays imaginaire dans un album de Tintin, n’était pas la « Transylvanie », mais la « Transnistrie », mais il faut bien reconnaître que cela y ressemble beaucoup, et pas seulement par le nom d’ailleurs……

    • Tintinophile dit :

      Vous confondez, me semble-t-il, avec la Syldavie.

      • Castel dit :

        Aie, il va falloir que je monte au grenier, pour récupérer mes albums de Tintin, afin de pouvoir les réviser !!

    • M dit :

      Non, Transnistrie existe aussi.

      C’était Syldavie.

    • Nicolas dit :

      La Bordurie et la Syldavie de Tintin sont plutôt du côté des Blakans, comme l’indique l’héraldique adaptée par Hergé.

    • Matt dit :

      C’était la Syldavie, menacée par la Bordurie (qui, elle, ressemblait tour à tour à l’Allemagne nazie dans ‘Le Sceptre d’Ottokar’ puis à l’Union Soviétique dans ‘L’Affaire Tournesol’.

  5. Le Suren dit :

    Les unités baptisées du nom de leurs objectif ? Bon, on peut rigoler, non ?

  6. Castel dit :

    ……mais après vérification, les deux existe bien !!
    La Transnistrie étant la partie annexée par les Russes, sous forme d’un état « croupion »
    Reste à savoir, si Hergé s’est inspiré de cet état fantoche, ou bien ,si au contraire, le responsable était lui-même un lecteur des albums de Tintin !!!

  7. Jean AUGERON dit :

    C’est de bonne guerre (froide).

  8. Céphée dit :

    On fait la même chose en France, mais pour nommer les chars.

    • John dit :

      Oui mais vous le faites à la con. Pas de noms de batailles sous le soi-disant Ancien Régime. Vous auriez un tas de belles victoires à utiliser comme noms, genre Fontenoy, Nordlingen, Yorktown, ou Dunes.

  9. R2D2 dit :

    Finalement Poutine en bon stratège continue de ressouder les russes en capitalisant sur l’époque dorée où la Russie était à la tete d’un empire… qu’elle a perdue. Et on ne peut pas dire que les anciens colonisés en soit malheureux, on peut même dire que la chute de l’URSS leur a, globalement, plutôt été favorable.
    .
    Bref le même blues que toutes les autres anciennes nations coloniales.

  10. MD dit :

    Tant que Vladimir n’est nostalgique que de la période stalinienne de la Deuxième Guerre Mondiale, tout va bien.
    Après tout, il pourrait tout aussi bien songer à vouloir honorer les faits d’armes des armées d’Alexandre 1er en 1815 ? L’ennui, c’est qu’à cet époque, il n’y avait peut être pas de régiments de chars, ni de brigades de lance-roquettes .

    • Auguste dit :

      Il y avait la cavalerie,ancêtre des divisions blindées.Des victoires de la cavalerie russe sur les armées de Napoléon,faudrait chercher,il ne doit pas y en avoir des masses.

      • Amida dit :

        @ Auguste: De mémoire: Leipzig, 1813. Mais il y a pas mal d’autres affrontements où la cavalerie russe s’est illustrée à l’époque.

        • Auguste dit :

          Leipzig n’est pas une victoire pour les « coalisés » (Autriche-Russie-Suede-Prusse) et les traitres (Bavarois-Saxons) que je sache.?.Les Russes,peut-être considèrent que c’est une victoire,comme ils considèrent la Moskowa, (Borodino) comme une victoire…en se retirant et en laissant Napoléon entrer dans Moscou.A Leipzig Napoléon a fait retraite à cause de la trahison des Saxons.Et en revenant en France avec son armée,il s’est,en passant,payé les Austro-Bavarois à Hanau.Les « coalisés » qui voulaient détruire Napoléon et son armée ont donc fait tintin.Ils ont tellement été secoués à Leipzig qu’ils n’avaient plus de forces pour poursuivre la Grande Armée (ce qu’il en restait).
          PS:il y avait la cavalerie cosaque à Leipzig,mais vous savez qu’en 40 beaucoup de Cosaques ont combattu du côté allemand et que pour cette raison elle a été dissoute en 45.Baptiser la cavallerie d’aujourd’hui avec le nom de leurs victoires,ça risque de ne pas passer.

          • Amida dit :

            @ Auguste: Leipzig fut une grande victoire stratégique des Alliés. En ayant réussi à éviter d’être détruits en détail, puis en ayant obligé Napoléon à accepter une bataille rangée en état de grande infériorité numérique, en obligeant les Français à la retraite, la Coalition a détruit tout l’édifice politique établit en 10 ans d’efforts en Europe centrale et du sud. La retraite de 1812 avait déjà ouvert le Grand Duché de Varsovie à l’invasion, et provoqué le retournement de la Prusse et de l’Autriche. Le royaume de Saxe, déjà à moitié envahit, abandonna l’empereur des Français quand son incapacité à dominer ses ennemis devint évidente. La défaite française à Leipzig provoqua un effondrement en cascade de tout l’édifice politique de la France : la Bavière, le Wurtemberg, la Westphalie, la Hollande, la Belgique, le royaume de Naples changèrent de camp. Pour ce qui est de la cavalerie russe, elle ne se limitait pas aux seuls cosaques irréguliers ; la cavalerie régulière comptait des cuirassiers, des dragons et des hussards. Cette arme a été de tous les combats et s’est fréquemment signalée. Quant à votre allusion aux cosaques ayant combattu avec l’armée allemande après 1941, s’ils avaient leurs raisons, il ne sont pas représentatifs de l’ensemble du corps des cosaques, réguliers et irréguliers. Je vous suggère la lecture de deux ouvrages intéressants : « Leipzig, la bataille des nations », Bruno Colson, Perrin, isbn 978-2-262-03677-5 et « Prince Joseph Poniatowsky, maréchal polonais de Napoléon », Alain Pigeard, Soteca, isbn 978-23-76630-07-4. Poniatowsky perdit la vie à Leipzig en se jetant dans l’Elster. Si vous désirez des informations sur l’effort de reconstruction de l’armée française après 1812 (une performance), j’ai quelques liens intéressants. https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_imp%C3%A9riale_(Russie)

      • Vince dit :

        Bah y sont pas non plus entrés dans Paris pour beurrer les sandwichs des soirées de l’Empereur.

  11. Paul Letissier dit :

    Les Russes ont raison de refuser de culpabiliser sur leur passé. Et il faut du courage pour ne pas se laisser couvrir de honte à l’évocation du stalinisme.
    Les Allemands n’ont pas eu ce courage quant au nazisme et ils sont maintenant complètement dominés par l’atlantisme. Et si j’ai bien compris un autre article, les Allemands comptent sur le « parapluie nucléaire » de la France.
    .
    Chez nous au même moment, toutes sortes de bons apôtres (va-t-on me répondre « théorie du complot »?) cherchent par tous les moyens à nous faire culpabiliser sur notre passé.

    • J.Charles dit :

      J’ai du mal a concevoir comment ne pas etre couvert de honte et d’horreur a l’idee d’un systeme politique national ayant causé, dans le cas du Nazisme, comme de Staline, la mort de dizaines de millions de personnes…

    • JP dit :

      J’hallucine en lisant ça…
      Il y a une différence entre critiquer le passé, faire en sorte qu’une telle situation ne se reproduise plus, et culpabiliser…
      Les Allemands font partie des rares à éduquer leurs enfants en toute transparence quant à leur passé.
      La France par contre ne parle pas suffisamment des morts dues à la colonisation, et à l’esclavagisme. C’est bien la France qui n’assume pas son passé car elle n’en accepte pas la critique…

      • petitjean dit :

        @ JP
        le repentance ça suffit
        c’est une manipulation des esprits qui vise à faire haïr son pays, à créer la haine de soi, et pour faire accepter sa disparition, sa propre disparition !!
        la conquète de territoire (ou colonisation) et la pratique de l’esclavage sont pratiqués depuis la nuit des temps
        tous les pays l’ont pratiqués !
        l’Histoire d’une nation est un tout, (relisez Renan) avec ses gloires et ses zones d’ombres , mais c’est un tout : on ne juge pas l’Histoire avec les lunettes d’aujourd’hui !
        Et si vous voulez traité de l’esclavage , commencez par lire ceci :
        http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/11/29/retour-sur-cet-esclavage-dont-on-ne-parle-pas-5880806.html
        https://www.facebook.com/tidiane.ndiaye.771/posts/10208855426371622

        • JP dit :

          Les réponses indignées sont exactement mon propos. En France, il est pas possible de mentionner cela sans qu’on nous rétorque « c’est bon, je l’ai entendu mille fois, ça suffit »…
          Le fait de le mentionner ne signifie pas que vous devez vous excuser de cela… Simplement, lisez le commentaire auquel je réponds. Son propos est de dire qu’on doit être fier de tout son passé…
          Personnellement, si j’étais Allemand, je ne serais pas fier du nazisme… Pour les Suisses, c’est le commerce avec l’Allemagne nazie…
          Et mettre en valeur aujourd’hui les périodes les plus sombres de l’Histoire d’une nation me semble déplacé.

      • jean pierre dit :

        vous rigolez? On ne fait que ça , des tonnes de cendres versées sur nos gosses dans le systeme scolaire ,une télévision nous rabâchant la shoah et vichy…l’esclavagisme? On a été parmi les premiers à l’abolir (je suis descendant d’esclave) alors que les principaux responsables son les musulmans…le colonialisme? Ce sont eux qui viennent nous coloniser…

        hey! stop mon gars! on en a soupé! garde ta rengaine

        • JP dit :

          L’équivalent de votre commentaire en Allemagne vous ferait sursauter vous même…
          ça ressemblerait à qqch du genre « les juifs ont gagné la Seconde Guerre mondiale car ils ont leur pays, et qu’ils sont plus riches que nous, donc qu’ils arrêtent de se plaindre »
          Les musulmans semblent être responsables de tous les malheurs du monde actuellement, les juifs l’étaient au début du siècle dernier…

        • petitjean dit :

          @ jean pierre
          permettez moi de vous, de nous, conseiller un livre édifiant : celui de Tidiane N’Diaye qui traite de l’esclavage pratiqué par les arabo musulmans, intitulé « Le Génocide Voilé » (disponible chez tout bon libraire)
          effrayant et ô combien véridique !
          une lecture essentielle pour remettre les pendules à l’heure. (et je me souviens que Taubira avait dit qu’il ne fallait par en parler à nos djeunes de banlieues, ça pourrait les traumatiser)
          et donc silence total sur cette abominable traite négrière………..

      • jean pierre dit :

        arrete ton cirque ben hur il n’y a plus d’essence…

      • Vince dit :

        « La France par contre ne parle pas suffisamment des morts dues à la colonisation, et à l’esclavagisme. »
        .
        Non ? Sans blague ?
        .
        Si vous voulez j’ai du barbelé rouillé si votre autoflagellation vous semble trop faiblarde.

        • JP dit :

          C’est exactement ce que je dis…
          Parlez à un allemand de ce qu’il s’est passé pendant la seconde guerre mondiale, et il va dire que l’Allemagne nazie a fait des choses horribles, et va s’arrêter à ça.
          Vous dites à un Français que la colonisation et l’esclavagisme ont provoqué beaucoup de problèmes, et il va vous dire « ho c’est bon on l’a assez entendu »…
          Ce n’est pas de l’auto flagellation, car cette partie de l’Histoire ne change pas mon quotidien. Mais quand je lis « il faut du courage pour ne pas se laisser couvrir de honte à l’évocation du stalinisme.
          Les Allemands n’ont pas eu ce courage quant au nazisme « … je me dis que des personnes ne comprennent pas ce qu’est le travail de mémoire. Ce n’est pas se sentir honteux. C’est de comprendre le contexte historique, connaître les événements, et tout faire pour que de telles choses ne se reproduisent pas…

          • Vince dit :

            Ah ok – dans ce cas parfaitement d’accord. Mais le problème c’est que l’histoire est constamment manipulée (ça date pas d’aujourd’hui) pour des fins idéologiques – voire bassement matérielles : nous somme un peuple qui a beaucoup souffert, faut nous dédommager.
            .
            Comme je le dis plus haut, l’histoire c’est un tableau comptable, avec une colonne actif et une colonne passif. Quant à tout faire « pour que ça ne se reproduise pas », je n’y crois malheureusement pas instant. Il y a des atavismes trop ancrés dans la nature humaine. D’ailleurs il n’y a aucun précédent de guerre empêchée par la mémoire de l’histoire.

    • Maxime dit :

      Je vous cite : »Les Allemands n’ont pas eu ce courage quant au nazisme et ils sont maintenant complètement dominés par l’atlantisme »

      donc vous sous entendez que les allemands devraient être fier de la période nazi pour ne pas être pro américain ?
      Euh… vous savez qu’en France l’apologie publique du nazisme est puni par la loi ? Si j’étais vous j éviterais de poster ce genre de chose vous pourriez avoir des ennuis.
      Après vous pensez ce que vous voulez… Mais faites vraiment gaffe .
      Au passage le stalinisme a fait à peu près 50 millions de morts… Bon on pourrais se tromper de 20 millions…. Ce régime est tout sauf digne de fierté.

      • Paul Letissier dit :

        @ Maxime
        Il ne faut pas tout mélanger : « assumer » ne signifie pas « être fier ».
        Assumer signifie que l’on prend en compte la réalité des faits, que le cas échéant on est capable d’en expliquer (expliquer n’est pas excuser) les tenants et les aboutissants pour éviter que ça se reproduise.
        .
        @ JP
        Vous avez raison : on ne parle pas assez de la colonisation. Elle mit fin au cannibalisme dans les pays où il était pratiqué : en Afrique (du moins jusqu’à aujourd’hui, car il est revenu après la décolonisation) et en Polynésie (définitivement).
        .
        Quant à l’esclavage, on peut en parler aussi sans honte parce qu’il a été aboli par nous-même et non par une lutte de libération des esclaves qui n’a jamais eu lieu.
        Les Africains vendaient leurs enfants (ou les enfants du voisin) comme esclaves que les Américains achetaient. Entre les vendeurs africains et les acheteurs américains nous transportions les esclaves avec soin parce que c’était une marchandise précieuse.
        Puis nous avons aboli l’esclavage (je sais que je choque beaucoup de préjugés en écrivant ça) en application du principe énoncé par Lafayette en 1789 : « tous les hommes naissent libres et égaux en droits ».
        .
        Si l’on veut parler d’esclavage, nous devons assumer et nous pouvons en parler. On peut même en parler au présent : tous les braves migrants que l’UE veut « accueillir » ne sont ni plus ni moins que des esclaves que nos navires prétendus « humanitaires » vont chercher au large de la Libye au mépris de toutes les règles de droit. .
        Si quelqu’un veut culpabiliser au sujet de l’esclavage, ce n’est pas au passé mais au présent qu’il faut culpabiliser.
        .
        Mais culpabiliser au passé c’est relativement confortable parce qu’on ne peut pas changer le passé.
        Culpabiliser au présent c’est plus difficile parce que ça implique d’agir immédiatement pour que ça cesse.
        .

      • Vince dit :

        Vous avez raison, mais je signale que votre langue maternelle n’est pas l’Allemand en grande partie à cause du sacrifice de ces Russes devant Moscou, Léningrad, Stalingrad etc. L’histoire c’est comme la comptabilité. C’est un tableau avec une colonne « passif », une colonne « actif ».

        • Lagaffe dit :

          Parce que l’URSS a apporté son aide à la France en 1939-1940 ?
          Ah non, à l’époque elle était l’allié des nazis avec lesquels elle venait de se partager la Pologne.
          Et ça on ne l’oublie pas.
          Comme on n’oublie pas que l’armée russe a ensuite occupé et réduit à l’esclavage les pays européens de l’Est imposant la langue russe dans leurs écoles.

          • Vince dit :

            Visiblement vous avez oublié la partie 41-45. Mémoire sélective.
            .
            J’ai pas compris que les classes dans le pays de l’Est se faisait en Russe.

          • Lagaffe dit :

            En 1941 c’est Hitler qui trahit Staline. Pas l’inverse.
            Ensuite la Russie a pris une branlée avant de recevoir l’aide américaine. Staline a envoyés des millions de russes mourir pour retarder l’armée allemande (quitte à tirer dans le dos de ses propres soldats s’ils reculaient) avant de pouvoir riposter.
            La France a bénéficié de l’aide américaine et britannique.
            Staline n’a jamais rien fait pour la France, et la guerre à l’est n’a en rien changé le résultat de cette guerre : l’Allemagne ne pouvait de toute façon plus gagner quand les américains ont mis au point leurs armes nucléaires.
            La maîtrise du russe dans les pays de l’est était obligatoire pour tous les postes à responsabilité et pas seulement dans l’administration et l’armée, des millions de russes se sont installés dans les pays occupés inscrivant leur enfants dans les écoles en langue russe (au point que les russes refusaient d’apprendre la langue locale dans les pays baltes), faute de liberté, la Russie était le quasi seul choix possible pour des études à l’étranger. Sans oublier que la plupart des produits et matériels venant de Russie n’étaient pas toujours traduits en langue locale (comme les manuels d’instructions). La langue russe était la deuxième langue la plus couramment pratiquée. L’enseignement du russe s’est effondré à l’Est après 1989.

          • Vince dit :

            Sans les 150 divisions allemandes occupées et saignées sur le Front de l’Est, pas de débarquement en Normandie et pas de libération du continent, c’est pas compliqué à comprendre, même pour le russophobe pathologique le plus enragé. Si mêmes les Américains ont aidé l’URSS, c’est pas pour rien.
            .
            Pour le reste personne ne dit que la férule soviétique fut une partie de plaisir, mais certains pays semblent plus prompts à regretter cette férule que celle plus ou moins voulue des nazis… Notamment chez certains pays Balte.
            .
            Encore une fois quand on prétend ne pas oublier, il faut ne RIEN oublier, ce qui suppose de l’honnêteté intellectuelle.

      • Sepp dit :

        Maxime; gardez vos menaces, vous êtes ridicules. Des millions d’Europèens de souche pensent ainsi et surtout à l’Est. Et en on est fier. Et on ne lachera rien. Soutien à toi Paul.

      • Paul Letissier dit :

        Merci Sepp. Aucun problème : tous ceux qui savent lire voient que je ne fais pas « l’apologie du nazisme ».
        Mais il y a des gens qui écrivent sans réfléchir. Et peut-être sans savoir vraiment lire, le résultat est identique.
        .
        Le national-socialisme est une réalité historique explicable rationnellement. Qu’elle soit explicable rationnellement, c’est une caractéristique rigoureusement vraie, même si quelques commentateurs n’aiment pas la rationalité et préfèrent le passionnel parce que c’est moins rigoureux, moins contraignant.
        .
        Leur problème d’irrationalité est leur problème, et pas le mien.
        Pas le vôtre non plus, je vous le souhaite.

  12. J.Charles dit :

    Un vrai président avec la trempe et le panache qu’on devrait avoir en France, devrait faire la farce ouverte et assumée de renommer temporairement nos SNLE « Moscou », « St Petersbourg », « Kazan » et « Ekaterinburg ». Juste pour montrer que de telles actions provocantes ne changent rien à la situation stratégique mais peuvent être désagréables pour les pays visés.

    • Frank dit :

      @ J. Charles
      Curieux raisonnement. Si je vous suis, il y a 4 Caesar qui devraient donc être renommés Mossoul I, II, III et IV ? Si l’on doit redonner un petit nom à chaque matériel, ça va être compliqué! Char Leclerc, c’est quand même plus classe que Char Yémen…

    • Stoltenberg dit :

      A quoi bon? « Le Terrible », « Le Téméraire » ou « Le Triomphant » c’est 1000 mieux que « Moscou » , « St Petersburg » ou encore « Le Goulag »!

    • aleksandar dit :

      Vous allez aussi débaptiser la gare d’Austerlitz ?

      • Fernand Naudin dit :

        Débaptiser la gare du nord et la rebaptiser « Austerlitz ».
        Avec une belle cérémonie où on inviterait la Reine d’Angleterre.
        Date de la cérémonie : le 31 du mois d’août.

  13. trandal dit :

    que certain pays aient baptise il y a longtemps c’était une traditin mais le faire maintenant cela a un sens : intimidation , provocation , c’est ce qu’il faut traduire de ce comportement et non pas naivement tout gober et dire c’est normal et apres SI J’AVAIS SUT ! continuons de desarmer de s’ecraser devant les russes , les américains , meme devant les italiens et vos enfants maudiront votre lachete comme en 40 (mais il faut avoir un peu le sens de l’hstoire pour comprendre cela ) et cette fois ce sera mille fois pire !

  14. Bravo-Charlie dit :

    Mon blindé au 9eme Hussard s’appelait Hanau ! Pas de problème donc.
    (En 1813, Napoléon remporte une victoire militaire dans cette ville sur les Austro-Bavarois).

    • Lagaffe dit :

      Le gouvernement russe sert lentement la la corde autour du cou de la population un peu plus chaque jour, jour après jour, pour revenir à la merveilleuse époque du stalinisme vantée par Poutine.
      Poutine est porteur de la culture « dure » issue du stalinisme qui n’autorise aucune critique même la plus infime. Il vient du KGB et a été nourri par la culture de la terreur par les organes de sécurité.
      La propagande mise en place et sa façon de gérer la peur et l’arbitraire est directement issue de la culture stalinienne. Les arrestations (tout comme les libérations) relèvent de l’arbitraire.
      Poutine fonctionne aussi avec cette logique quand il désigne l’Occident comme étant l’ennemi extérieur contre lequel la Russie doit se protéger. Il procède d’une méthode typiquement stalinienne de fabrication d’un ennemi contre lequel le peuple doit se souder autour de son « chef ».

    • Davy Cosvie dit :

      @ Lagaffe
      Si votre analyse est exacte (au conditionnel parce que je ne la conteste pas, je ne sais pas) alors l’OTAN a grand tort de “donner du grain à moudre” à la paranoïa sur laquelle s’appuie Poutine. Installer des bases de l’OTAN partout où c’est possible sur le pourtour de la Russie, c’est alimenter la paranoïa russe.

      L’on est donc amené à penser que l’objectif de l’OTAN n’est plus exactement de contrer une menace. L’OTAN veut seulement assurer sa propre survie. L’OTAN est un organisme défensif qui ne peut pas exister (= être financé) s’il n’y a pas de menace ressentie par les financeurs.
      En conséquence nous assistons à un jeu où Poutine d’un côté et l’OTAN de l’autre se soutiennent mutuellement en entretenant une pression indispensable à la survie de l’un et de l’autre.

      La France n’a rien à faire dans ce jeu malsain et ferait bien de s’en retirer.

  15. Melville dit :

    Le message transmis dans tout ca peut se resumer dans la grande tradition russe: Femmes de Berlin, ons est de retour et l’hiver approche… Faudra pas en vouloir aux femmes de l’Europe de l’est d’avoir un petit moment de « non merci », ni au reste du monde par ailleurs.

    • Vince dit :

      Et un Leclerc baptisé « Borodino », on interprète d’après quelle grande tradition ?

  16. Auguste dit :

    Il y en a pour tous les goûts.
    On peut dire que Vitebsk est une ville biélorusse et sous entendre que….Ou bien que Vitebsk est la première offensive de l’Armée Rouge en 44 contre les armées allemandes.De même que l’offensive de Novgorod,également en 44.
    Il est urgent de débaptiser le Pont de l’Alma,cela pourrait créer un malentendu.Il y a bien le Pont Alexandre III qui équilibre,mais deux précautions valent mieux qu’une.

  17. petitjean dit :

    @ Paul Letissier
    « On avait parfaitement compris, longtemps avant Georges Orwell, qu’il fallait réprimer la mémoire. Et pas seulement la mémoire, mais aussi la conscience de ce qui se passe sous nos yeux, car, si la population comprend ce qu’on est en train de faire en son nom, il est probable qu’elle ne le permettra pas. » [Noam Chomsky.]
    -“On ne peut plus contrôler les gens par la force. Ainsi, pour ne pas qu’ils se rendent comptent qu’ils vivent dans des conditions d’aliénation, d’oppression, de subordination etc., il est nécessaire de modifier leur conscience.” [Noam Chomsky]

  18. aleksandar dit :

    Quand a la direction politico-militaire elle a été recrée en 2013, le décret présidentiel n’est qu’une modification de la structure .

    • Lagaffe dit :

      Le décret de Poutine sur la «direction politico-militaire» afin d’assurer le contrôle idéologique de l’armée sort exactement un siècle jour pour jour après la fondation par Léon Trotski de ce même organe par les bolcheviques qui s’appelait alors «bureau russe des commissaires politiques».
      C’est pas une coïncidence, c’est délibéré pour instaurer la peur au sein des forces armées en rappelant les atrocités commises à l’époque contre ceux qui n’obéissait pas aux ordres du parti.

  19. Lagaffe dit :

    Dans le contexte de l’annexion de la Crimée, du conflit non résolu dans le Donbass et en Géorgie, la mesure sonne comme une provocation par les pays voisins de la Russie.
    Le chef d’État-major de l’armée ukrainienne Viktor Moujenko a accusé «les Russes de poursuivre leur longue tradition consistant à voler l’histoire et la gloire d’autrui».
    En Estonie, le renommage d’un régiment russe avec la capitale passe mal: «une tentative assumée d’intimidation de monsieur Poutine».
    Et c’est exactement ça, un simple élément de la guerre psychologique menée par la Russie.
    Mais c’est aussi une opération destinée à l’opinion publique russe pour contrer un échec de plus en plus cuisant : la marginalisation économique et politique de la Russie dans les pays de l’est et notamment dans les pays baltes avec l’élargissement et le renforcement continue de l’Union européenne et de l’OTAN d’autant que les menaces russes contre l’Ukraine et la Géorgie ne font plus effet et que celles contre les pays neutres se montrent contre-productives.
    L’intimidation et le chantage économique ne marchant plus, il ne reste à Poutine que les opérations psychologiques et la manipulation de l’histoire.

  20. revnonausujai dit :

    j’aimais bien qu’on baptise un VH  » mort aux cons »; au moins ça exprimait nos sentiments de profonde sympathie envers le reste de la planète !

  21. Bernard Hamon dit :

    Franchement, que le camarade Vladimir agite ses biscotos, ce n’est pas ce qui m’inquiète. L’armée russe n’est pas résolue à se prendre une branlee pour quelques arpents de terre.
    En revanche, les opérations souterraines pour déstabiliser les voisins sont pour moi,la menace
    majeure, et sans doute la plus redoutable. N’oublions pas que le Vladimir et ses proches sont tous d’anciens kagebistes formés à l’époque soviétique. La subversion,c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas.
    Me trompe -je ?

    • Ltif dit :

      Je partage totalement votre avis, je tombe régulièrement sur Sputnik et consors et le contenu est édifiant, au delà de l’auto-congratulation russo centré que je qualifierait de bonne guerre il y a toute cette partie subversive poussant les français les uns contre les autres, à démolir uns à uns les symbole de notre pays qui dépassent le French Bashing qu’ont peut voir dans les médias Anglosaxons par exemple, c’est une véritable oeuvre de destruction méthodique visant à distillé goutte après goutte un lent poison, avec pour seul objectif de crée un peu plus de chaos dans les esprits. D’ailleurs je m’émerveille des prétendus « patriotes » revendiqué qui boivent ça comme du petit lait et font le jeux d’une action hostile envers France

      • Barfly dit :

        La stratégie de Poutine est vieille comme le monde : diviser pour mieux régner.
        Les grandes alliances comme l’Europe des nations ou l’Otan sont trop compliquée à affronter de face, que se soit économiquement ou militairement d’ailleurs. Il faut donc les saborder de l’intérieur. Quoi de mieux que la propagande massive ou le soutient à des partis extrêmes, des partis anti-Européens ou anti-Otan. Quand ces partis arrivent au pouvoir, ils rompent leurs alliance et voilà la guerre est gagnée sans tirer une balle. A l’heure d’internet, l’entrisme se fait sans aucun problème. Je rappelle au passage que l’entrisme est une stratégie crée par les communistes et qu’il s’agit de faire entrer de manière concertée des membres d’une organisation militante dans une autre organisation rivale pour la faire imploser.

        Après Poutine se fout se savoir si ses fans français sont plus « patriotes » que les autres (comme si j’allais donner des leçons de patriotisme aux russes) lui ce qu’il veut c’est la division, le pugilat, le doute à l’extrême. On n’est pas obligé d’acquiescer bêtement la politique de notre pays, de l’Europe ou de l’Otan qui sont loin d’être des systèmes parfaits mais quand je vois un français me dire que le PA Kouznetsov et bien meilleur que le Charles de Gaulle ou que le Rafale est une merde à côté d’un Su 27, là je me dis que la propagande a fait son travail.

    • Lagaffe dit :

      L’ensemble de la cyberstratégie de la Russie tourne autour de la guerre de l’information. Il s’agit de suivre la doctrine Gerasimov – du nom du chef d’état-major de l’armée russe – d’utiliser les armes traditionnelles de la subversion et de la désinformation afin d’obnubiler l’ennemi. « Les règles de la guerre ont changé. (…) Des moyens non militaires peuvent se révéler plus efficaces que le recours à la force et servir des objectifs stratégiques. ».
      Cette application dans le domaine militaire a été reprise dans le domaine politique puisque la stratégie de la Fédération de Russie dans son ensemble définit le cyberespace comme un « espace informationnel » qu’il appartient de contrôler, à défaut de le dominer.
      Mais pour être précis, selon Keir Giles, auteur d’une étude sur le sujet («La prochaine phase de la guerre de l’information»), l’objectif n’est plus, comme du temps de l’Union soviétique, de vendre un modèle mais de «saper la notion de vérité objective et la possibilité même de faire du journalisme». Il s’agit «d’affaiblir l’immunité morale face à la propagande» ainsi que «réduire la confiance dans les sources du savoir» des sociétés occidentales. «Avec des médias traditionnels, les réseaux sociaux, des SMS et des trolls, la Russie tente de décrédibiliser les processus démocratiques».
      L’analyste norvégien Tor Bukkvoll décrit une «réponse technologique asymétrique» élaborée par Moscou après la prise de conscience d’un retard militaire trop important sur l’Occident. En 2006, Vladimir Poutine déclarait devant le parlement russe qu’il fallait penser les conflits en termes de «supériorité intellectuelle», de façon «asymétrique» et «moins coûteuse».
      «Nous avons clairement sous-estimé jusqu’ici ces opérations de désinformation qui affectent le comportement de l’ensemble de la société, explique Janis Sarts, directeur du centre d’excellence de l’OTAN pour les communications stratégiques. Cela fait partie d’un puzzle d’une stratégie plus générale de déstabilisation.».
      Pour les experts, cette stratégie en Europe inclut le soutien à des partis d’extrême droite ou eurosceptiques. L’objectif est de décrédibiliser l’Union européenne et l’OTAN, jugés décadent et «russophobe». Autour de cette trame principale gravitent d’autres rumeurs qui tentent d’enfoncer deux clous : l’Union européenne et les États-Unis menacent la stabilité mondiale, tandis que la Russie représente une force de paix.
      La stratégie russe n’est même pas dissimulée, le 22 février 2017, le ministre de Défense Sergueï Choïgou a informé les députés de la Douma de la création, quatre ans plus tôt, d’un département consacré à « la guerre de l’information » au sein même du ministère. Une entité spécialisée dans la « contre-propagande », le piratage informatique et la diffusion de fausses nouvelles et il a toutefois ajouté une précision : « La propagande doit être intelligente. »

  22. Olivier dit :

    Une Russie de plus en plus pyromane ! L’avenir semble bien sombre tant la volonté de générer du chaos est présente dans leur stratégie géopolitique…

  23. lxm dit :

    Les Russes, en perte démographique, en perte de matériel qu’ils n’arrivent plus à produire en masse, savent qu’ils ne peuvent gagner que dans une guerre courte en utilisant l’effet de surprise. Et pour cela développent des stratégies nouvelles pour gagner du temps, comme noyer l’information en fake news, couper la grille électrique de l’europe, couper les cables sous-marin internet, utiliser des armes pour créer des destruction à l’allure naturelle comme des tsunamis.
    On peut penser aussi à des assassinats ciblés de responsables clés d’infrastructures( ou de réparation d’infrastructures justement ciblées) ou de commandement, ce qui problématique si on a pas de doublons.
    Leurs capacités en robotiques sont à priori encore trop aléatoires pour compenser leur faiblesse en effectifs de soldats hommes.
    Il faut voir leur stratégie comme des unités à priori éparpillées qui au moindre signal vont se regrouper très vite et converger telle une flèche en profondeur sans se préoccuper d’occuper le terrain, utilisant toutes les infrastructures modernes comme le réseau routier très dense.
    Les russes font comme les macédoniens avant la guerre, ils font bouger très vite leurs unités d’un point à un autre pour générer un effet d’inertie qui va démultiplier le choc, ils ont d’ailleurs déjà déplacé des unités de sibérie vers la russie de l’ouest, pour brouiller les pistes de suivi et rendre les unités aptes en n’importe quelle condition, ils ont aussi créé des entrepôts dans les villes de l’ouest de la russie pour créer de toute pièce des unités à priori de ravitaillement, en homme et matériel encas d’offensive éclair. Dans le pire des cas, il faut estimer une armée russe de 4 millions de soldats( rappelez vous la vitesse de rappel des réserves pour nous en 1914) en 2 semaines fonçant vers l’ouest, mais seule la pointe de la flèche sera réellement dangereuse, et il faudra couper le cou au serpent( bombardement nucléaire en allemagne ou pologne pour rendre radioactif le terrain)avant de l’attaquer de front, alors là il y aura le problème de la réplique nucléaire de la Russie devenue sans armée, question, croyez vous vraiment que les armes anti-ballistiques américaines fonctionnent ?
    Je constate juste que le pire scénario se mets en place, le bloc OCS( russie chine iran et peut-être turquie) contre l’OTAN( avec corée japon). Il y a pourtant plein de gens qui se voient cela, et veulent la paix, mais le « système » cherche à les ignorer, car être contre la guerre c’est être désigné anti-capitaliste, nous sommes dans un monde qui promeut la guerre de tous contre tous depuis 6000 ans, l’aboutissement d’une façon de penser qui sera de gré ou de force bientôt obsolète.