Le Canada va mettre une force de réaction rapide à la disposition des Nations unies

En août 2016, Ottawa annonçait un « Programme pour la stabilisation et les opérations de paix » (PSOP) qui, doté d’un budget de 450 millions de dollars canadiens sur trois ans, devait permettre d’affecter 600 soldats et des moyens militaires dans les opérations de maintien de la paix menée par les Nations unies. Il s’agissait aussi pour le Canada de gagner une place au Conseil de sécurité en 2021.

Et, depuis, il ne s’est rien passé, alors qu’une contribution canadienne, notamment dans le domaine des hélicoptères, était attendue au Mali, où est déployée la MINUSMA.

Plus d’un an plus tard, le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a fait une nouvelle annonce. Ainsi, il est désormais question que le Canada mette à la disposition des Nations unies une « force de réaction rapide » de 200 militaires, soit un effectif trois fois moins important que prévu (mais 8 fois plus important qu’actuellement).

« L’engagement de 600 membres des forces armées canadiennes » représente un objectif ambitieux, a fait valoir M. Trudeau. Concrètement, cette force de réaction rapide serait susceptible, à la demande des Nations unies, d’être déployée à court préavis pour des missions ponctuelles (prendre le contrôle d’un point d’appui stratégique par exemple) dans le cadre d’opérations de maintien de la paix.

« Les temps ont changé. Maintenant, bien souvent, il n’y a pas de paix à maintenir. Les conflits auxquels nous faisons face aujourd’hui sont insolubles, plus dangereux et plus complexes », a justifié Justin Trudeau, lors d’une conférence ministérielle des pays engagés dans les missions de l’ONU organisée à Vancouver.

« Les opérations modernes de maintien de la paix ont lieu dans un contexte qui transcende les frontières », a encore ajouté M. Trudeau, qui donné l’exemple des États faillis, où prolifèrent « des milices, des groupes criminels organisés et maintenant, bien sûr, des terroristes. » Et d’estimer que, « face à cette réalité, nous devons essayer de nouvelles choses. »

Outre cette force de réaction rapide, le Canada fournir un avion de transport C-130 Hercules. Ce dernier pourrait être rapidement envoyé à Entebbe [Ouganda], où est implanté un centre région de l’ONU qui apporte un soutien logistique aux 80.000 casques bleus présents en Afrique. La mise à disposition d’hélicoptères de combat est aussi encore sur la table.

Autre mesure annoncée : la « mise en oeuvre de nouveaux programmes de formation conçus pour réhausser l’efficacité globale des opérations » de l’ONU. Là, l’idée est d’améliorer l’entraînement des forces de maintien de la paix.

Enfin, Ottawa compte débloquer une envelopppe de 10 millions d’euros (15 millions de dollars canadiens) pour augmenter la proportion de femmes au sein des Casques bleus. « Cette proportion est de seulement 3,7% des Casques bleus, un objectif prévu pour doubler à l’horizon 2020. Au rythme actuel, cet objectif ne sera pas atteint », a souligné M. Trudeau. « Le Canada prendra la responsabilité de veiller à ce que les femmes jouent un plus grand rôle dans les opérations de la paix » car lorsque les femmes et les filles participent au processus de paix, la paix est plus durable », a-t-il dit.

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