La disponibilité des hélicoptères de l’aviation légère de l’armée de Terre s’améliore progressivement

Il y a un an, la faible disponibilité des hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) était au centre des débats. Alors ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian ne cachait pas sa colère face à cette situation, laquelle qui fit l’objet d’un rapport bien documenté, rédigé par l’ex-député François Lamy.

Devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, avait livré quelques chiffres. Avec « 70% des voilures tournantes du ministère [des Armées] », l’ALAT est « la plus grande entreprise d’hélicoptères lourds d’Europe » et « 100 seulement décollent au quotidien pour un contrat opérationnel de 149 machines », avait-il indiqué.

Plusieurs raisons furent avancées pour expliquer cette situation : des crédits pour le Maintien en condition opérationnelle (MCO) insuffisants, la cohabitation entre des appareils de différentes générations, le surengagement de l’ALAT, dans des conditions souvent difficiles, l’accentuation du poids des normes et des réglementations, les relations avec les industriels ou encore le manque de personnels qualifiés pour assurer l’entretien des hélicoptères.

Un an plus tard, et alors que toutes ces causes n’ont pas disparu, qu’en est-il? « Je note une amélioration technique de nos aéronefs », a indiqué le général Bosser, lors d’une audition au Sénat, dans le cadre des débats portant sur la Loi de finances initiale pour 2018. « Sur 300, une centaine était auparavant disponible. Aujourd’hui, on en est à 125 appareils », a-t-il ajouté. Et selon lui, cette amélioration de 25% est à mettre en partie au crédit de la « la création du pilier de l’aérocombat dans l’armée de Terre », dont les « effets commencent à se faire sentir. »

Mais pas seulement. Ainsi, Airbus Helicopters a été « au rendez-vous en termes de livraisons et de visites », a continué le CEMAT. « L’objectif des visites fixé en début d’année devrait être atteint », s’est-il félicité. « Un certain nombre d’efforts ont été consentis en matière de recrutement de jeunes mécaniciens aéronautiques. Cette augmentation des effectifs se ressent déjà », a-t-il ajouté.

Enfin, la « mise à jour de documents relatifs à la navigabilité, qui a été améliorée, et l’élargissement de certaines visites, en accord avec l’industriel, améliorent également la disponibilité technique », a précisé le général Bosser.

Quant aux opérations, le CEMAT a indiqué que la disponibilité des hélicoptères y est « très bonne » alors qu’il « s’agit parfois de conditions difficiles. » Et de citer le cas du Caracal, conçu pour « servir sur des plateformes pétrolières, et qu’on l’utilise aujourd’hui au Nord de Madama [Niger] » alors que « ce n’est pas tout à fait le même environnement. »

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