« Sauf à y envoyer des troupes », le chef de la Gendarmerie ne voit pas comment réduire les violences en Guyane

En novembre 2016, alors qu’il était entendu par les sénateurs de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées, le directeur de la Gendarmerie nationale (DGGN), le général Richard Lizurey, avait décrit une « situation explosive » à Mayotte, département français situé dans l’archipel des Comores.

Plus tôt, en mai, Stéphane Le Foll, alors porte-parole du gouvernement, avait évoqué le sujet « extrêmement brûlant » de l’immigration venant des Comores. Ce qui donnait lieu à des tensions communautaires « assez inacceptables ». En outre, il était fait état d’une hausse importante des agressions physiques (50% entre 2014 et 2015), des vols et des trafics.

Le mois suivant, le ministère de l’Intérieur annonça un plan visant à augmenter ses effectifs à Mayotte afin d’y mener des « opérations de prévention et sécurisation autour des établissements scolaires et hospitaliers » et pour renforcer « la lutte contre les cambriolages » et « l’immigration clandestine. » Pour quel résultat?

Près d’un an plus tard, le constat dressé par le général Lizurey devant les sénateurs est exactement le même. « Tous les jours, j’entends parler de caillassages de gendarmes et de véhicules, d’agressions, ou d’opérations de ‘décasage’ du fait de tensions intracommunautaires », a-t-il confié aux députés de la commission de la Défense nationale, le 11 octobre.

« La situation à Mayotte constitue une bombe sociale, qui explosera on ne sait pas quand. Mais cela arrivera », a insisté le DGGN. Et cela même failli arriver en janvier dernier, à cause d’un problème de manque d’eau.

« Pendant quinze jours, il y a eu des coupures d’eau deux jours sur trois, alors qu’il faisait très chaud. On a même dû évacuer des gendarmes et des familles. Ce manque d’eau a canalisé les tensions. Elles sont toujours là », a expliqué le général Lizurey (sans vouloir faire de jeu de mots). Aussi, a-t-il insisté, « il est certain qu’à Mayotte, un jour ou l’autre, nous serons confrontés à des difficultés ». Ce qui en fait, pour lui, le « territoire le plus préoccupant. »

Mais Mayotte n’est pas le seul territoire inquiéter le patron des gendarmes. La Guyane concentre également son attention parce que la situation y est également très préoccupante.

Au-delà de la lutte contre l’orpaillage illégal (qui fait l’objet de l’opération Harpie, menée avec les moyens des Forces armées en Guyane), le général Lizurey a alerté les députés sur un niveau élevé de violence qui règne dans ce territoire.

« La situation est assez difficile à Kourou, avec le centre spatial et ses cadres qui ont un niveau de vie correct, et tout autour, des gens socialement très défavorisés qui ne cherchent qu’une chose : aller chercher l’argent là où il est », a expliqué le DGGN. « Le niveau de violence augmente en Guyane, et je ne vois pas très bien comment les choses peuvent s’arranger, sauf à y envoyer des troupes », a-t-il ajouté.

Actuellement, 7 escadrons de gendarmerie mobile (sur 109) sont présents en Guyane qui « est, de fait, l’endroit du territoire national où il y a le plus d’escadrons en renfort. » Difficile d’en faire davantage.

Quant à la Nouvelle-Calédonie, le général Lizurey s’attend à vivre des moments difficiles dans les mois à venir, alors que la situation est déjà très tendues sur l’archipel, dont la population est appelée à participer à un référendum d’autodétermination en novembre 2018.

« Depuis le mois d’octobre 2016, vingt gendarmes ont été blessés par balle – ce qui fait de cette île l’endroit du territoire national où l’on compte le plus de blessés par balle –, ayant fait l’objet de tirs directs, avec des projectiles transperçant les blindages des véhicules blindés à roues de la gendarmerie (VBRG), ce qui est très préoccupant », a-t-il dit.

« On retrouve en fait tous les ingrédients d’une situation que l’on a connue il y a quelques années, et il est certain que le référendum qui doit avoir lieu à la fin du deuxième semestre 2018 ne va faire qu’exacerber les tensions, ce qui doit nous conduire à faire preuve d’une vigilance accrue et à renforcer nos troupes sur place », a encire estimé le général Lizurey.

Pour le moment, 5 escadrons de gendarmerie mobile sont déployés en Nouvelle-Calédonie et du matériel devant permettre d’en équiper 9 a été « projeté » sur place.

« Nous avons projeté des véhicules blindés supplémentaires – en l’occurrence une dizaine de véhicules de l’avant blindés (VAB) récupérés d’Afghanistan – en Nouvelle-Calédonie, où se trouve désormais stationnée la totalité de la composante blindée, ainsi qu’une capacité de mobilité, c’est-à-dire des véhicules de transport de troupes pouvant équiper jusqu’à neuf escadrons », a détaillé le général Lizurey.

« De cette manière, nous serons prêts à l’action dès le 1er janvier prochain, et j’ai engagé le centre de planification et de gestion de crise de la direction générale (CPGC), qui a procédé à une évaluation initiale avant de planifier cette opération, ce qui nous a conduits à faire en sorte d’être en mesure d’intervenir rapidement, en ayant mobilisé sur place à l’avance les moyens nécessaires », a-t-il assuré.

Photo : (c) Gendarmerie de Guyane

56 commentaires sur “« Sauf à y envoyer des troupes », le chef de la Gendarmerie ne voit pas comment réduire les violences en Guyane”

  1. Ce qui se passe dans ces territoires de Mayotte et Guyane, c’est la préfiguration de ce qui nous attend en Europe, quand les masses de migrants de tous poils seront devenues telles qu’elles seront incontrôlables. Les invasions barbares deuxième chapitre.
    L’avenir est bien sombre…

    1. Tiens ? Tu ne parle pas des « masses de migrants » en Nouvelle-Calédonie … Un oubli peut-être ?

      1. @ Fred
        Non, parce qu’ici le problème vient d’une frange indépendantiste de la population locale.
        Comme en Corse…

        1. Allégation mensongère ! Allez donc sur le caillou et ouvrez les yeux !
          Mayotte c’est un tout autre problème : la France a conservé une des trois îles malgré un vote global négatif.
          A ce sujet, l’ONU nous presse de rendre cette île aux Comores…
          Entendre des gens qui ne savent pas donner des leçons c’est juste…
          … pitoyable.
          Amédée.

          1. Par 2 fous, en décembre 1974 et février 1976, les Mahorais se sont prononcés pour rester rattachés à la France.

      2. Fred,
        Peeut-etre parce qu’il n’y a pas de « masses de migrants » en Nouvelle-Calédonie ?

    2. Vous savez que les « invasions barbares sont un mythe » ?

      Pour les « masses de migrants » (si elles existent, mais je crois que avez trop regardez BFM) suffit de faire des enfants pour compenser. Encore faut-il savoir comment faire et ne pas se tromper d’entrée.

      1. Clément,
        Les « invasions barbares » sont un mythe ?
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasions_barbares
        Quand on ne peut plus nier la réalité, on tourne en dérision ceux qui la montrent.
        Une telle « pensée » aura bien travaillé pour que nous en arrivions à cette réalité ingérable.
        Et la mentalité contraceptive et abortive, vous connaissez, qui a été imposée au nom du progrès et de la liberté, il y a quarante ans ?
        Il faudrait plusieurs générations de natalité positive pour rééquilibrer le désordre qui a été fait. Et pendant ce temps, d’autres faisaient naturellement des enfants .
        La nature a horreur du vide.

        1. Exact, 6 millions de petits français ne sont pas nés car ils ont été tués directement dans le ventre de nos femmes. Simone Veil est au Panthéon pour avoir légaliser les moyens de cette  » prouesse », ainsi l’a voulu monsieur Macron. Mais on a fait barrage au fascisme en avril dernier, alors on est con-tent.

        2. Pas d’invasion barbare au sens propre, ils étaient déjà dans l’Empire Romain, bien trop grand et vide. Ils cultivaient, ils combattaient dans la légion. Aux Champs Cataloniques, au cotés d’Aeticus il y a Mérovée et Théodoric Ier (des barbares). A la chute de Rome la majorité sont romanisé ou en cour de l’être. Et ces barbares ont donné Clovis, entre autre. Le nom que l’Histoire retient est en effet « invasion barbare », la réalité du phénomène est une fusion ente les élites catholiques des villes et les élites « barbares » des campagnes.

          Sinon pour le reste, c’est bien sure la faute à l’avortement, bien sure !

      2. Je cite
        « La recherche historique regroupe sous l’expression « invasions barbares » ou grandes invasions les mouvements migratoires des populations germaniques, hunniques et autres, à partir de l’arrivée des Huns dans l’Est de l’Europe centrale aux environs de 375 jusqu’à celles des Lombards en Italie en 568 et des Slaves dans l’Empire romain d’Orient en 577 ».
        Si vous voulez, vous pouvez faire du révisionnisme, après tout l’histoire est révisionniste ou elle n’est pas, mais ne venez pas dire ensuite
        « vous savez que les invasions barbares sont un mythe ? » alors que c’est bien une réalité sur laquelle vous venez plaquer vos préjugés anachroniques.
        Le terme d’invasion est discuté depuis les années 50, par les historiens et chercheurs des pays germaniques, un peu comme si les maghrébins imposaient un terme plus positif pour les leurs pour qualifier l’invasion migratoire venant de leurs contrées, mais il demeure conforme à la réalité historique dans les deux cas.
        Dans la réalité, la décadence de l’empire Romain amène l’empereur à accorder facilement la citoyenneté à des barbares qui vient combattre pour l’empire, les citoyens eux pensent aux plaisirs plutôt qu’à faire prospérer et défendre l’empire que leurs pères leur ont transmis. Un peu notre situation actuelle d’une certaine façon.
        Et, bien avant Clovis, les chrétiens subissent le martyre en témoignant un modèle de vie révolutionnaire sans violence ni contrainte. Ils refusent d’adorer les dieux de l’Empire et de mettre leur religion avec les autres dans le panthéon romain, comme voudrait le faire d’une autre manière la république actuellement. Lors des grandes épidémies, ils sortent des catacombes ou ils s’abritent des persécutions pour venir aider ceux qui les persécutent. Mais ce sont eux qui convertirons l’Empire après que l’empereur Constantin 1er aie vu, selon la légende, apparaître dans le ciel « in hoc signe vinces », « par ce signe tu vaincras », avant la bataille du mont Milvius en 312. C’est la fin des persécutions et l’inscription du signe de la Croix, passible de la mort après tortures jusque-là, sur les étendards de l’Empire , l’empereur Théodose fera du christianisme une religion d’Etat quelques décennies plus tard.
        Suivra une période de profonde transformation de l’Empire et la christianisation des barbares qui arriveront par vagues, dont certaines en conquérants guerriers. Nous arriverons à Clovis à Tolbiac qui accepte le baptême, et celui de ses guerriers, sur la demande insistante de son épouse Clotilde, s’il obtient la victoire. C’est la même demande que l’empereur Constantin.
        Les chrétiens étaient rejetés par l’Empire qui confondait spirituel et temporel, en prétendant que l’empereur était Dieu, comme la république prétend être la Providence et religion d’Etat aujourd’hui.
        Ce ne sont pas les barbares qui ont apporté la prospérité mais le christianisme qui les a convertis et a pacifié la société.
        Quand à l’avortement, si vous parlez de la natalité immigrée supérieure à la natalité française en oubliant la réalité de la mentalité qui a été imposée au nom du progrès et de la liberté chez nous, vous niez une réalité anthropologique, à savoir huit millions de naissances françaises qui officiellement n’ont pas eu lieu, en réalité beaucoup plus, l’étape suivante arrive avec l’élimination des handicapés. Vous voulez qu’on parle de l’escroquerie intellectuelle et morale de la sélection des embryons non porteurs de risque de développer certaines pathologies plutôt que de les soigner ou de celle de l’élimination de ceux qui coutent sans rapporter, selon Attali lui-même surnommé Attila, et des personnes en fin de vie ou simplement malades ou dépressives ?
        Nous arriverions à des chiffres exorbitants.
        La barbarie aujourd’hui, c’est nous qui la pratiquons envers les nôtres par l’orgueil d’aller vers une société eugéniste que pourtant nous dénonçons chez les nazis et les pays nordiques avant la guerre.
        C’est dans les milieux catholiques que la natalité est la plus forte, moqués et insultés par les puissants parce qu’ils n’acceptent pas l’eugénisme d’Etat et la religion du plaisir.
        Ou vous situez-vous précisément vous-même par rapport à ces deux choix ?
        Aussi, votre parallèle, même si vous en travestissez la réalité en la présentant avantageuse à votre thèse, n’est pas si éloigné que ça de cette époque de transformation radicale.
        Et il me semble plus judicieux de s’appuyer sur le catholicisme, le christianisme structuré des années 300, que d’attendre que l’islam vienne imposer ses réponses au vide que nous avons permis et encouragé.

    3. « L’avenir est bien sombre… »

      Vous avez le sens de la formule , vous …

      Mais je crains fort que votre prédiction ne s’ avère bientôt réalité …

  2. Que ce soit a Mayotte ou en Guyane le problème numéro un est l’absence de contrôle des flux migratoires (et on ne peut pas dire qu’en métropole la situation soit brillante…). Tant qu’il n’y aura pas un grand recadrage sur ce sujet tout ce que l’on entreprendra sera inutile…
    .
    Mais pour avoir un recadrage il faut qu’il y ait avant un débat constructif.
    Et vu la sensibilité du sujet il sera tout sauf ca 🙁

    1. Un débat constructif ?
      Avec qui, l’Europe ou les voisins ?
      Commençons donc par agir et montrer l’exemple plutôt que de croire au Père Noël !
      La France a déjà accélérer en Guyane, mais apparemment cela ne suffit pas !
      Les raisons sont connues et les trous dans la raquette aussi !
      Ces migrants, on sait d’où ils viennent, donc soit la pression est mise sur les nations sources, avec éventuellement une aide au développement par exemple, soit on fait barrage entre la source et la destination et on les renvoie au bercail gentiment sans discontinuer.
      Parallèlement, il ne faut pas s’empêcher de monter d’un cran le niveau économique de l’Outre-mer sous prétexte que la tentation migratoire deviendra plus forte si l’économie était boostée. Ce raisonnement est vraiment lamentable et méprisant !
      Si les flux sont empêchés sans discontinuer, au bout d’un certains temps, ils se tariront.
      Et les effectifs devront être définitivement figés pour ne pas récréer la tentation.
      Et si ce n’est pas possible partout, en raison de la configuration géographique, faisons le au minimum où c’est gérable.
      Bah oui, faut des moyens financiers, formations, matériels et humains, mais surtout de la volonté et ne pas faire les choses à moitié pour grappiller un kopeck par ci et un kopeck par là.
      Combien de milliards, de haines et de honte nous coutera au final la récente grève sur la seule Guyane ? Sachant que ce n’est pas la première !

      1. « Avec qui, l’Europe ou les voisins ? »
        En premier lieu avec nous mêmes ! Et se préparer à un débat que beaucoup voudront émotionnel et surtout pas rationnel.

        « Ces migrants, on sait d’où ils viennent »
        Oui des voisins directs comme par ex…. le Brésil 😉

    2. C’est quoi un recadrage, selon vous, R2D2?

      C’est un mot que j’entends souvent et que bien peu sont capables de seulement décrire.

      Et quand on demande à ceux qui sont seulement capables de le décrire de le définir, on obtient à la fois une infime minorité de locuteurs et une grande variété de définitions.

      J’attire votre attention sur le fait que vous le dites deux fois, dans deux phrases assez différentes:

      – Dans la première phrase, vous en faites la condition de possibilité de l’efficacité de l’action: « Tant qu’il n’y aura pas un grand recadrage sur ce sujet tout ce que l’on entreprendra sera inutile… » Vous parlez alors d’un « grand recadrage ».

      – Dans la seconde, vous en faites au contraire la résultante d’un préalable nécessaire: le recadrage, qui n’est plus nécessairement grand, cette fois, doit être précédé d’un « débat constructif »: « Mais pour avoir un recadrage il faut qu’il y ait avant un débat constructif. »

      Et pour bien situer le sujet: il s’agit de « recadrer » le contrôle des flux migratoires, en l’espèce, l’absence de contrôle, selon vous.

      Perso, je parlerais plutôt de maîtrise: en matière de flux, vous avez le contrôle, la surveillance et la maîtrise, qui sont trois choses distinctes.

      Avec les flux migratoires, vous voulez faire quoi? De la surveillance, du contrôle ou de la maîtrise? Tout ensemble? Pour quels objectifs? Etc.

      1. « C’est quoi un recadrage »
        Faire cesser une situation qui n’est pas/plus soutenable, et dans le cas présent mettre les citoyens – cela implique aussi la partie de l’état qui n’ose plus prendre la moindre décision qui pourrait faire « polémique » pour la minorité bruyante – devant leur responsabilités, sortir du mode de pensée « si cela ne me dérange pas alors cela ne dérange personne » qui immobilise toute action corrective simple.

        « on obtient à la fois une infime minorité de locuteurs et une grande variété de définitions. »
        mmmh non, le sens *général* du mot est bien compris de tous.

        Quant à l’analyse littéraire des deux phrases je ne vois pas le souci:
        décision recadrage -> action.
        discussion -> décision recadrage.

        « en l’espèce, l’absence de contrôle, selon vous. »
        Non, Je parlerais plutôt d’inefficacité de ces contrôles. Car un policier/gendarme/etc peut contrôler autant qu’il veut – et s’abrutir à remplir autant de paperasse – si derrière il n’y aucune action immédiate et coordonnée il est évident que in fine l’efficacité du contrôle ne repose que sur la bonne volonté de ceux qui sont contrôlés… donc autant dire sur rien.

        Je ne suis pas avec la bave aux lèvres en train de demander la peau de qui que ce soit.
        Mais qu’il y ait une réelle continuité entre ceux qui contrôlent et ceux qui prennent des décisions sur la base de ces contrôles. Et mettre ainsi un terme à la cacophonie (française, européenne) actuelle qui est bien compris par tout le reste du monde comme un aveu de faiblesse.

      2. @tschok

        Nul besoin du moindre « débat constructif » pour un recadrage ; c’ est sans-doute faisable et mieux , mais en aucun cas un préalable sine qua non …

        Encore un magnifique baratin aussi clair que du jus de chique de votre part …

        Vous ne faites que ça ; chercher à embrouiller vos contradicteurs … seulement cette tactique fonctionne de moins en moins …

    1. heu, non…… quoique, quoique, mais politiquement c’est l’Everest: l’ indépendance sans leur demander leurs avis.

    2. Bien sûr. Pourquoi en doutez-vous?

      Les territoires dont il est question sont négligés. Leurs habitants sont négligés. La réalité qu’ils constituent sont négligés. Le potentiel qu’ils représentent sont négligés.

      Soyons clairs: Mayotte, Guyane et Nouvelle Calédonie sont traités comme de la merde. Des zones de relégation. Et on s’étonne qu’il y ait le bordel? Franchement…

      Nan, il faut mettre plus de démocratie, au contraire. Pas sous l’angle plus de pouvoir au peuple (c’est la conception populiste, ça mène à rien). Sous l’angle plus de civilisation: plus de soin à ce qu’on y fait, plus de désir de créer les conditions du bonheur, des choses de ce genre.

      Maintenant, s’il faut y envoyer des cognes pour taper sur la gueule des gens, on sait faire. On ne sait faire que ça, visiblement. Enfin, si l’on en croit ce que dit cet officier de gendarmerie.

      J’espère qu’il a quand même dit des choses plus intelligentes. Parce que s’il limite son diagnostic à ça, ce serait navrant (de sa part).

        1. tellement négligés que la maternité de mayotte est submergée. 10.000 naissances par an..elles sont maso ces mères pour venir accoucher dans un territoire ou on les néglige?

          vous êtes unrigolo!….

          1. Plus grande maternité de France avec son équivalente en Guyane, pour des naissances majoritairement étrangères qui obtiendront ensuite le droit de séjour et la nationalité.
            C’est de bonne guerre que les lobbys immigrationnistes pleurnichent sur le sort qui est fait à ceux qui les font vivre et qu’ils peuvent utiliser pour imposer une politique. Nous sommes dans un nouvel esclavagisme qui n’avoue pas son nom, mais progressiste !
            Mais un « impératif moral catégorique » ne vaut que si il est universel et il suffit de regarder les droits et le sort des immigrés dans tous les pays dont ils viennent ou par lesquels ils sont passés.
            Regardez la criminalité des immigrés clandestins et le traitement qu’ils subissent, il est difficile d’imaginer qu’il serait aussi laxiste dans la plupart des pays du monde.
            Â Mayotte, les habitants, qui sont des comoriens en réalité, manifestent contre les immigrés clandestins. Ils ne veulent pas partager leurs droits et avantages avec de nouveaux arrivants, pourtant de même origine qu’eux.
            Pareil en Guyane.
            En Algérie, au Maroc, en Turquie, vous ne verrez jamais de manifestations pour défendre les immigrés clandestins et leur sort est bien moins enviable que chez nous.
            Je me demande d’ailleurs pourquoi les ethno masochistes de chez nous vivent encore dans un pays si terrible envers les pauvres immigrés. En fait, je le sais, ils font de la comédie pour assouvir leur conscience désordonnée et jouer aux généreux à très peu de frais.

      1. La constitution américaine s’ouvre sur les mots suivants: « WE, THE PEOPLE of the United States » (« NOUS, LE PEUPLE des Etats-Unis »). Cela veut dire en gros que tout ce qui est énoncé ensuite l’est au nom du peuple. Mais comme vous dîtes avec votre aplomb habituel: ça ne mène à rien (ni à la stabilité politique, ni à la séparation des pouvoirs et aux conditions du progrès matériel et moral).

        Le populisme ne donne pas plus de pouvoir au peuple, il tend au contraire à soustraire le pouvoir au peuple pour le confier à un leader charismatique qui prétend s’exprimer au nom de la « majorité silencieuse ».

        « Plus de civilisation, plus de soin, plus de désir de créer les conditions du bonheur », c’est beau, on dirait du Anne Hidalgo. Voilà qui ira droit au coeur des Guyanais et des habitants de Mayotte.

        Vous avez réellement raté votre vocation de dame patronnesse.

  3. Les élus locaux de Guyane auront-ils la même attitude envers cette annonce qu’ils ont eu envers la liste de précautions hygiénique que le président Macron a envoyé aux journalistes qui l’accompagneront en Guyane?
    Parce que le déni de réalité des élus locaux a été révélateur d’une certaine mentalité. On veut bien que vous nous donniez à fonds perdus des subventions, que vous ne disiez que du bien de nous, mais ne donnez surtout pas une image négative de notre territoire au risque d’être traités de néo-colonialistes et de racistes.
    Il faut dire qu’on retrouve le même genre d’attitudes envers certaines réalités en métropole, vous montrez du doigt certaines évidences et vous vous retrouvé accusé de qualificatifs diffamatoires.

    1. Il faut garder la région de kourou, la base de lancement et une base de vie super protégé, et donner l’indépendance au reste du pays, en coupant toutes les vivres dont les aides, dans dix ans la jungle a tout bouffé..
      Refiler vite vite mayotte aux comores car c’est un portail pour tous les musulmans et leurs polygamie financée.
      On a la réunion, la nouvelle calédonie, les iles éparses, ça suffit…

      1. @ Thaurac
        Un mur en béton (dix mètres d’épaisseur, trente de haut) autour de la petite couronne parisienne, une centrale nucléaire souterraine sous la place de la Concorde, des plantations de carottes et de navets sur les toits-terrasse de la Défense, des vaches au bois de Boulogne (préalablement débarrassé de ses arbres) et Hop, le tour est joué !
        Marseille demandera son ré-attachement à la Grèce, Lyon à la Padanie, la Corrèze sera bientôt recouverte de forêts, le Languedoc recouvert d’incendies, le Larzac de brebis gauchisantes et de cailloux. À nous la belle vie entre nous et nous-mêmes …
        Quand tu sera ministre du développement du pré carré, je veux bien être ton éminence grise :o)

        1. Fred,
          Pourquoi des projets si excessifs?
          il suffit de voter la suppression des droits réservés aux clandestins et de l’acquisition facile à tous les droits sociaux, la suppression automatique de la nationalité aux double nationaux qui ne respectent pas les lois, rendre l’acquisition de la nationalité plus difficile et soumis à dix ans au moins sans délit, des subventions aux immigrationnistes et de leur droit d’ester en justice. Remettre en cause la suppression des frontières, Schengen le permet en situation de crise, expulser les clandestins sans possibilité de recours.
          De nombreux pays environnants sont bien moins attractifs que le nôtre parce qu’ils pratiquent une restriction des droits et une sévérité judiciaire sans faille. Les clandestins viennent chez nous et pas chez eux.
          Mais les murs ne sont utiles que pour se protéger des lois laxistes et irresponsables chez nos voisins.
          On peut aussii arrêter de déstabiliser les pays dans certaines régions et imposer à d’autres que leurs réfugiés soient accueillis dans les pays proches et de même culture.

  4. Le Code pénal est totalement inadapté face à ces situations pré-insurectionnelles. Et en plus avec les magistrats au cœur sensible comme nous en avons. Nous sommes arrivés à une époque où on a peur de tirer à vue après sommations. Bien sûr, il y aura quelques morts au début, mais après on ne jouera plus à casser du gendarme sûr de son impunité. Quand à la Guyane, le ridicule est total de ne pas flinguer les orpailleurs , mais d’ouvrir des procédures comme si c’était un vol de mobylette.

    1. @ Duc d’Orléans
      Par définition « tirer à vue », c’est tirer sans sommation, y’a un hiatus dans ta phrase. Je ne vois pas ce qu’il y a de plus grave à orpailleur qu’à voler une mobylette ?
      Bon, allez : magistrats, haut les cœurs, commençons par guillotiner à vue ce qu’il nous reste d’aristocrates et le néo-aristocrates, ça, ce sera déjà un bon début, car le ridicule d’un « Duc d’Orléans » ne tue pas !

    2. C’est vrai qu’avec un pseudo pareil vous devez craindre les situations insurrectionnelles !
      Ne vous inquiétez pas, votre cousine fera 7 ou 8 enfants avec votre frère et avec un peu de chance 2 ou 3 seront viables et ça sauvera la lignée !

        1. En même temps face au ridicule des pleureuses qui voit une situation pré-insurrectionnelle dès quelqu’un lève la voie …

  5. Un escadron combien de gendarmes .
    Pourquoi envoyer la troupe,les gendarmes sont déjà des militaires.
    On parle de MAYOTTE,de la GUYANE,de la NOUVELLE CALEDONIE,mais chez nous (pour combien de temps encore) en FRANCE est ce beaucoup mieux ?????????????

  6. Donner un permis de chasse aux Indiens.A mon avis il y aura moins d’orpailleurs,assez rapidement.On dit que c’est le principal problème de violence.15 000 sur une population de 250 000,ça fait beaucoup.

    1. Des années que ça dure, et on nous balance trodebira à la justice, quand on voit ce qui se passe chez elle, je comprend son laxisme, sa barre est haute pour la qualification de crime…

  7. La situation s améliore partout je vois…tout est lié avec l « évolution » de notre société vers l individualisme roi et le laisser faire général.

  8. C’est pas compliqué faut une armée semi pro avec des soldats exemptés. Plein de marchés pour les arme existent et il fait réimplanter des usines dans les dom tom avec de l’agri business comme la centrale de méthanisation pour la canne à sucre. Pour tarir les flux migratoires il faudrait déjà remettre les lois des années 1970 .

  9. Le problème n’est pas social mais racial.
    Pour preuve, le département de la Creuse, le plus pauvre de France mais peuplé à 100% de gaulois est le territoire le plus sure.
    Pour info, il y a proportionnellement plus de crime en Guyane qu’au USA

    1. tout est dit, d’ailleurs les pays homogènes comme le Japon sont également bien plus surs, moins de délinquance à Tokyo, plus grande métropole mondiale , que dans une ville française de taille moyenne, les idéologues mondialistes ne veulent pas entendre parler de faits .

    2. Maintenant allez voir les chiffre de la pédophilie, de la zoophilie et de la consanguinité dans la Creuse.

      1. C’est triste la haine de soi, Clément, mais c’est commun chez les « progressistes ». Ils croient être l’élite, au dessus du commun, vivant dans une société qui ne les méritent pas, et avoir trouvé un peuple de remplacement chez les immigrés, en pratiquant le culte de l’Autre suprême. Pour ceux-là, pas touche, la moindre critique et on se déchaine.
        Par contre, concernant leur peuple, le mépris, la délation et l’injure sont permis, « quand ils ne pensent pas bien », faute de pouvoir les rééduquer.
        Je crois qu’un adepte des perversions et travers que vous reprochez à certains français se comporterait exactement comme vous.
        C’est triste pour un ethno masochiste de finir comme ça, non ?

  10. Personne n’a noté que les VBRG ne tiennent pas le choc en Nouvelle Calédonie dixit le général. Faut il du blindage additionnel pour ces véhicules ou simplement acheté des blindés modernes ?

    1. En même temps ils ont plus de 40 ans, C’est honteux ça fait des années que l’on parle de leurs remplaçant sans jamais les voir venir. Et pourtant il y a Titus, Griffon « gendarmerisée » etc qui pourraient faire l’affaire.

  11. Le VBRG a quarante ans !il y a longtemps que les Kanaks savent comment le neutraliser ,une méthode douce que j’ai eu l’occasion d’exposer à un officier de Gendarmerie pour les avoir vus faire…
    On va ressortir nos vieilles trapanelles de VAB pas du tout fait pour ce genre de terrain ni de mission en N.Calédonie …Il doit en rester de sacrés stocks !…Mais comme il n’y a rien d’autre
    çà changera des 4×4 Renault et des Simcas cargos poussifs de la guerre d’Algérie!
    On les aura usés jusqu’à la corde et le personnel aussi !
    Quand à la Guyane ,les Brésiliens se feraient plaisir à franchir la frontière de ce territoire quitte à nous laisser KOUROU , dont la frontière n’existe pas sur leurs cartes d’état-major ! !Leurs méthodes pour y amener la paix et le calme sont différentes des nôtres , les plaignants politiques finiront dans les meilleurs cas à l’Ile du diable si ce n’est au fond du Maroni !
    Demandez donc à Taubira pour qui va sonner le glas?…
    Bref au moment ou le « cheval de Troie  » déverse ses troupes dans notre capitale on ferait bien de réagir un peu en donnant l’indépendance à tous ses confettis de l’empire,pour préserver nos deniers , et de les laisser se démerder un peu !
    On évitera de conserver Mayotte et tout ce qui traine autour, nous coûtant la peau des fesses !
    Réduire nos ex-Colonies » irait dans le sens du progrès depuis le temps qu’on les soutient à bout de bras !

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