Vers la création d’un commandement des opérations spéciales pour la sécurité intérieure?

Fraîchement installé à la tête du ministère de l’Intérieur, Gérard Collomb avait laissé entendre, lors d’un passage sur le plateau de BFMTV, qu’une fusion des forces d’intervention intérieures, à savoir le GIGN, le RAID et la BRI étaient envisageable.

« C’est des questions qu’on va étudier dans les prochains temps. Ce qu’il faut c’est de l’efficacité. Nous allons examiner cela de manière à avoir la force la plus importante », avait en effet répondu M. Collomb, alors qu’il était interrogé sur ce point.

Une telle option est, à première vue, impensable, étant donné que ces unités ont des capacités, une culture, des statuts (le GIGN est militaire, faut-il le rappeler) et des modes opératoires différents. Qui plus est, certaines polémiques ont mis en relief leurs rivalités, comme ce fut par exemple le cas lors de l’affaire Merah.

Aussi, si d’autres pistes restent encore d’actualité, comme la mutualisation des moyens de police technique et scientifique ou encore la formation des équipes cynophiles, il est désormais question non pas de fusion mais de « rationalisation » des modes d’intervention des différentes forces d’intervention du ministère de l’Intérieur. C’est en effet ce qui figure sur la feuille de route que M. Collomb a adressée aux préfets la semaine passée.

Ce document, évoqué par L’Essor de la Gendarmerie, précise que le « ministère ne s’interdira d’examiner aucune piste de travail pour améliorer la coordination et l’articulation des services. »

D’où la piste, actuellement dans les tuyaux, de créer un « commandement des opérations spéciales » au sein du ministère de l’Intérieur, alors qu’il existe déjà une Unité de coordination des forces d’intervention (UCOFI).

« Nous réfléchissons comment nos différents services de sécurité et d’intervention peuvent davantage intervenir ensemble », a confié le ministre, lors d’une visite au GIGN, à Satory, le 20 septembre.

L’idée serait ainsi de s’appuyer sur les capacités complémentaires de ces différentes unités. En outre, cela pourrait sans doute permettre de mettre un terme aux bisbilles liées aux compétences territoriales. Ainsi, le RAID et la BRI étant compétents pour intervenir en Île-de-France (d’où les polémiques, là encore, lors des attentats de novembre 2015), le GIGN pourrait faire les frais des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Si cette piste se confirme, alors il faudra répondre à plusieurs questions, dont celles portant sur le choix du chef de cet éventuel commandement (l’on peut imaginer une alternance entre police et gendarmerie) ainsi que sur les prérogatives des uns et des autres.

70 commentaires sur “Vers la création d’un commandement des opérations spéciales pour la sécurité intérieure?”

  1. Si cela permet d’éviter la pagaille et la confusion que l’on a constaté au Bataclan, c’est une bonne idée. Mais pourquoi ne pas y intégrer les patrouilles sentinelles ?

    1. Les patrouilles de l’opération « Sentinelle » n’ont rien à voir avec la notion de « Forces Spéciales » et les missions de CTLO.

      1. Il en est de même pour les unités citées. Le raid ou le gign ne sont pas des forces spéciales mais seulement des unités d’intervention.

        1. Mis à part une désignation officielle inexistante en France,
          les unités antiterroristes de 1er rang ultra-spécialisées dans le CTLO telles que le GIGN, le RAID et la BRI et de 2e rang telles les antennes régionales du GIGN et du RAID, sont des « Forces Spéciales » à l’instar de leurs alter ego étrangères désignées en tant que telles.
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          On parle de Forces Spéciales de police et de gendarmerie (pour les pays connaissant aussi ce modèle), sans la moindre confusion avec les Forces Spéciales du Ministère des Armées qui intéressent le COS, dont certaines unités telles que le 1er RPIMa, les Commandos Marine Jaubert et Trepel comptent aussi le CTLO dans le spectre de leurs capacités d’intervention.

          1. Justement, je vais compléter votre pensée sur deux aspects.

            Tout d’abord il existe bien une dénomination officielle pour ce type de forces en France. Il s’agit de la FIPN (Force d’intervention…), de l’UCOFI, du GIGN (groupe d’intervention…). Les termes ne sont pas la pour rien, il s’agit bien de forces d’intervention et non de forces spéciales.

            D’autre part vous parlez à juste titre de forces ultra-spécialisées en CTLO et c’est bien la que le bât blesse. En effet, contrairement aux groupes actions du ministère des Armées, les forces de police ne font QUE du CTLO. Or la définition reconnue veut que les forces spéciales soient des forces spécialement sélectionnées, formées, équipées et employées dans des missions de portée stratégique.

            Enfin, mis à part au Royaume-Uni ou le SAS remplit des missions de CTLO sur le territoire, dans les autres pays les forces de police ne sont justement pas considérées comme des forces spéciales. Bref, force est de reconnaître que les unités d’intervention spécialisées de la Police et de la Gendarmerie ne sont pas des forces spéciales. D’ailleurs elles ne se revendiquent pas comme telles.

          2. Bonsoir,
            j’évoquais seulement la désignation « officielle » en tant que « forces spéciales » pour les unités du Ministère de l’Intérieur.
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            Inutile de comparer les notions distinctes de forces spéciales militaires et forces spéciales de police que j’avais pourtant bien distingué dans mon précédent commentaire.
            Leurs missions respectives n’ont rien à voir, même si effectivement des unités du COS font du CTLO notamment la FORFUSCO même en métropole pour de l’anti-terrorisme naval.
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            La désignation « intervention » n’a rien d’antinomique avec la notion de « forces spéciale ».
            Et nous parlons bien ici d’intervention de type CTLO qui caractérise ces forces spéciales de police et gendarmerie que sont RAID, BRI et GIGN.
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            Non, les RAID, BRI et GIGN ne font pas que du CTLO pour l’essentiel de leurs missions quotidiennes. Mais leur savoir-faire en la matière s’avère aussi utile pour d’autres intervention de l’anti-gang à la lutte anti-stup.
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            Quant à dire que « les termes ne sont pas la pour rien », vous observerez que les commandos des CPA20, CPA30, GCM et GCP tout commandos soient-ils ne sont pourtant des forces spéciales tels que les commandos du CPA10 ou les commandos marine.
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            Et n’oublions pas de distinguer « forces spéciales » qui se démarquent des unités conventionnelles de police, des forces spéciales du COS du Ministère des Armées.
            Ces deux types de forces spéciales de la police et de l’armée ne sont en rien comparables.

          3. « Les termes ne sont pas la pour rien, il s’agit bien de forces d’intervention et non de forces spéciales. »
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            Si mis à part le PSGN,
            les GIGN, GIPN, RAIG, BRI, PSIG, PI2G et AGIGN portent bien la mention « intervention » cette notion n’est en rien antinomique avec la notion de forces spéciales de police ou gendarmerie.
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            D’ailleurs à l’étranger les unités de CTLO de police, de gendarmerie ou militaire: SAS-CT, CTSFO et SCO19 au RU, GSG9 et SEK en Allemagne (+ ZUZ + BEF), GSGU et GIS en Belgique (+ PAB + BBT), BOPE au Brésil, SEK en Autriche (+ EKO Cobra), SOG, STAR, SERT en Australie, SWAT aux USA, GEO, GEI et UEI en Espagne (+ GAR), GIS en Italie (+ NOCS + UOPI + API + SOS), BSB et DSI aux Pays-Bas (+ UIM) USP au Luxembourg, SIAS en Roumanie, GEO au Portugal etc… portent ici la mention « Spécial ».
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            Bref force est de reconnaitre que les unités de CTLO ne sont pas des unités de police ou de gendarmerie conventionnelles et qu’elles sont reconnues dans le monde entier comme des « Forces Spéciales de police » avec des missions évidemment sans rapport avec celles du 13e RDP ou du CPA10 qui restent strictement militaires.
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            « …les unités d’intervention spécialisées de la Police et de la Gendarmerie ne sont pas des forces spéciales. »
            À l’inverse, pourquoi ne pas dire que les missions « spécialisées » des unités du COS ne font pas d’elles des forces spéciales ?
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            Comprenons une bonne fois pour toutes que ces notions de forces spéciales de police et forces spéciales militaires ne sont en rien comparables.

          1. Non, le GIGN ne fait pas partie du COS et on serait bien curieux de savoir quelle source vous incite à faire une telle affirmation.

          2. C’est peut-être à cause de certains termes ambigus employés entre autre par leur fiche wikipedia.
            « Le GIGN dépend directement du directeur général de la Gendarmerie nationale qui, en cas de crise majeure, traite directement avec les autorités gouvernementales. Dans ses missions les plus courantes, l’unité est engagée en support de la Gendarmerie départementale sur le territoire national mais elle intervient également à l’étranger en coordination avec les forces armées françaises et notamment le commandement des opérations spéciales (COS). »

  2. Gendarmerie, Police, on s’en fout de savoir qui commande. Ce qu’il faut, c’est plus d’effectif et de moyen.
    De la bricolette encore et toujours. Sur ce je vais me mater un épisode des shadoks.

  3. Ayant 2 forces de sécurité: Gendarmerie (militaire) et Police (avec le cortège de revendications inclut dans le paquetage) comment harmoniser cela. La situation dans le Pays va finir par inquiéter les gens (les banlieues sont une cocotte minute) mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. Tout de même entendre les termes d’opérations spéciales sur le territoire, ça commence à faire sérieux. Il est grand temps de donner un coup de pied dans la fourmilière.

    1. Ah le bon vieux mépris des civils, policiers inclus … Il est vrai que vos états de service en Afghanistan, en Libye ou en Afrique, ou comme la patrouille militaire planquée derrière une camionnette devant le Bataclan pendant le massacre, plaident pour vous. Alors expliquez moi : comment peut on se ‘battre pour la France’ et mépriser son peuple ? Réponse : parce que votre engagement est une aventure personnelle.

      1. La patrouille militaire si elle etait intervenue…contre ses ordres ….aurait tué des français..c est la méthode russe que vous préconisez ?
        Il est normal et préconisé de s abriter quand sa tire…seuls les lâches s enfuient.

      2. Le civil a ordonné à la dite patrouille de ne pas intervenir.
        Qu’elle partie de la précédente phrase n’avez vous pas compris ?

      3. comment peut on se ‘battre pour la France’ et mépriser son peuple ?
        Où la dichotomie entre la France et le peuple, le bien et le mal, le jour et la nuit, l’athée et le religieux, gna gna gna et gna gna gna.

    2. « … Police (avec le cortège de revendications inclut dans le paquetage » – Il est vrai que vous vous ne revendiquez rien : vous envoyez vos gonzesses le faire à votre place Ah Ah Ah

      1. Je vous prierais d’aller sucer votre c*l.
        Sans les militaires, vous mangeriez les patrouilles Sentinelle, sans repos, sans congés, sans primes, sans rien.
        Et je n’ose même pas évoquer le cas des émeutes, car vous seriez très content de voir l’armée débarquer pour planquer votre cul dans les VAB.

      2. La principale différence entre le civil et le militaire est que le premier a le privilège de faire grève. Le second n’a le droit que de s’adapter ; il doit se démerder en gros.

  4. @ TYPHON, le paquetage de revendications des SYNDIQUES de la Police Nationale a toujours été a l’avantage de la Gendarmerie Nationale ! Je me souviens des temps relevant de l’archéologie que les gendarmes venaient demander aux poulets ce qu’il advenait de l’intégration de la prime de sujétion au calcul de la retraite, les gendarmes l’ont obtenue en même temps que nous. Avec un minimum de réflexion, à tous les niveaux, l’origine culturelle des deux « forces » étant la même depuis la suppression de la conscription, est-il encore concevable qu’il existe dans un pays deux forces de sécurité qui se tirent la bourre pour des histoires de territoires et d’appartements de fonction ? Il n’y a pas besoin d’être Franc-Maçon pour répondre, d’ailleurs il y a autant de milis que de pékins dans les loges !

    1.  » l’origine culturelle des deux forces étant la même depuis la suppression de la conscription… » Vous avez de ces raccourcis plus rapides que la vitesse de la lumière. Chacun chez soi et les populations seront bien gardées.

    2. @POLO
      Ce n’est pas l’existence de syndicats qui fait la différence. La différence, c’est que les militaires sont statutairement exclus des partis politiques et des assemblées politiques locales alors que les fonctionnaires y sont nombreux.
      Or c’est là que se font les carrières des futurs ministres et les carrières résiduelles des anciens ministres. Ceux-ci ont donc un intérêt de carrière à satisfaire les demandes des fonctionnaires qu’ils rencontrent continuellement dans le milieu politique.
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  5. En quoi les procédures d’intervention du GIGN et du RAID sont différentes sur un même type de mission ?

        1. Le RAID a rechigner un paquet de temps avant d’accepter de prendre cette compétence….dixit Christian Prouteau après l’affaire Merah.

      1. À Ryner
        Si vous pensez que l’utilisation de cordon detonnant pour découper une porte blindée est du seul ressort du GIGN, vous vous fourez le doigt dans l’œil , même avant la création du RAID, le GIPN l’employait déjà.

    1. @ Mhm
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      Y’a un groupe qui sait tirer, l’autre qui s’amuse à brûler de la poudre…
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      Je vous laisse deviner qui fait quoi…

      1. Bonsoir pour ma part je dirai un groupe qui effectue des missions en conditions reelles et sous les cameras du monde entier et l autre qui entre 2 rares missions sur papy dominique qui pete un plomb et son fusil de chasse a triffouilly les oies est ds les gradins a regarder le match et a tailler l autre groupe…

        1. @ Torold

          LE RAID a fait une opération réelle : à Saint Denis, ils ont brûlé 5000 cartouches pour abattre un type désarmé. Ils ont réussi aussi à blesser un certain nombre de leurs collèges…
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          On est bien protégé. À part les Américains, je ne connais personne employant ce genre de méthode. Même les Russes, qui ne sont pas des poètes, n’en sont pas là…
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          Et on peut aussi du restaurant casher : en plus, là, on a le film…

        2. @Torold Si vous connaissiez un minimum le sujet, vous sauriez que ce sont les missions contre les « papy dominique » et autres forcenés qui sont les plus délicates et les plus dangereuses et qui ont provoqué la quasi-totalité des morts en opération tant au GIGN qu’au RAID…

    2. Bah je dirai que le compte-rendu du patron du RAID sur l’opération Saint Denis devrait vous aider à deviner la différence.

  6. Derrière toutes ces gesticulations, il n’y a qu’un but dans le collimateur : casser la Gendarmerie et l’absorber dans la Police nationale comme cela a été fait en Autriche et en Belgique ( qui s’en mord les doigts). Ce sont les syndicats qui jouent de la flute et ce sont les hommes politiques qui dansent. Gendarmes, serrez les fesses avant qu’on….

    1. Cela me semble impossible compte tenu de la taille de la zone gendarmerie et de son image auprès de la population (bien meilleurs quoi qu’on puisse en dire).

      Je pense plutôt que la gendarmerie devrait absorber la police nationale, la gendarmerie est, et a toujours été, la véritable force de sécurité nationale là ou la police a toujours été très localisée.

      Je pense que la police devrait redevenir métropolitaine et municipale, avec un renforcement, alors que la gendarmerie devrait être la seule force de l’Etat, plus de cohérence, sans parler des économies d’échelle sur la chaîne de commandement…

      1. Bonsoir, vous avez une certaine meconnaissance des specificites des 2 institutions pour les competences territoriales et les missions. Les competences territoriales des 2 sont nationales. la gend etant competente en securite publique en gros lorsque vous faites le 17 ds le domaine rural et peri urbain. Aux policiers le reste (et le plus dur) mais la gendarmerie c est la gendarmerie maritime, de l air les mobiles qui sont aussi en zone police. Tout comme la police c est aussi la dgsi,la pj, les crs, la paf etc qui interviennent sur tout le territoire avec pour certains services primaute sur la gendarmerie…en esperant vous avoir eclaire.

        1. Je me permets d ajouter aussi que les 2 institutions sont tres liees, des l ecole ou les eleves gendarmes et gardiens la paix font des stages d en la maison d en face, il existe aussi une passerelle ou le gendarme peut devenir gardien de la paix et vice versa. De nombreux soutiens sont mutualises, des unites mixtes existent, les avantages obtenus par les policiers sont attribues automatiquement aux gendarmes etc.. et la tendance est vraiment au rapprochement.

    2. @ Duc d’O
      J’ai effectivement entendu dire que le Machin de Bruxelles (mais de quoi se mêle-t-il ? Je ne sais) reproche à la France d’avoir des forces de l’ordre sous deux statuts différents.

  7. Il y a sans aucun doute des gens courageux et compétents au RAID mais il faut avouer que cette unité a montré d’incroyables lacunes pendant les opérations Merah et St Denis. Et celà devant les caméras – et sous l’oeil des services comparables – du monde entier. La BRI, elle, est loin de s’ être montrée ridicule (Bataclan entr’autres). Le ministre ferait bien de commencer par un bilan comparatif de ces deux unités… Quant au GIGN, sans doute une des meilleures unités dans ce domaine – notamment à cause de sa double culture militaire et policière – il est tragiquement sous-employé. Mais il paraît difficile de faire travailler ensemble des militaires et des camarades-syndiqués, même si ces derniers portent de (jolis ?) bérets. Joxe a fait pas mal de choses utiles à la Défense (créaction du COS et de la DRM notamment). Pour la création du RAID, le bilan n’est pas aussi bon. Faut-il conserver cette unité ou renforcer les BRI ?

    1. Y a quand même des différences entre le RAID et la(es) BRI. La deuxième ayant un aspect judiciaire plus marqué (ce que révèle l’histoire de ses rattachements institutionnels), outre l’aspect intervention spécifique en milieu parisien de la BRI-BAC.
      Ensuite, faut-il jeter le RAID avec l’eau du bain?

      1. Oui il y a des différences, notamment depuis que le RAID s’est réorganisé en se concentrant sur l’inter il y a quelques années (désolé,je ne me souviens plus de la date exacte et je suis en déplacement…). Donc plus de missions de surveillances ni de filatures. Les profils des personnels ont changé aussi (moins d’officiers que lors des débuts de l’unité). Quant à savoir ce qu’il faut faire du RAID, ce serait dommage de polluer le débat avec les querelles habituelles police-gendarmerie mais il semble légitime de se poser des questions sur cette unité au vu de son bilan.

  8. La vérité, c’est que chaque chapelle a voulu avoir son unité pour disposer de ses propres moyens, de ses propres procédures, etc. Tout cela coûte beaucoup d’argent et freine l’efficacité globale. On pourrait établir un commandement des forces d’intervention (CFI), compétent sur toute la France et dépendant du ministère de l’Intérieur. Il disposerait d’une brigade par région, dirigée par un chef unique et sous la tutelle du préfet de région. Cette brigade sera composée de plusieurs forces spécialisés dans l’assaut anti-terroriste, le retranchement de forcenés, les arrestations difficiles, la protection de sites sensibles, etc. Les procédures de sélections seront les mêmes, les salaires identiques, les avancements similaires, le matériel également. On gagnera sans doute beaucoup de temps, d’argent et d’efficacité. PS, cela n’a rien à avoir avec le maintien ou non de la gendarmerie en zone rurale.

    1. Mouais…un SWAT à la française quoi !
      Et le jour, où vous êtes confronté à du lourd, genre prise d’otage à bord d’un avion ou d’un ferry, vous envoyez qui…si vous n’êtes pas capable de faire une hiérarchie entre les groupes ? Dans le premier cas GIGN, dans le deuxième GIGN + Hubert. Admettons qu’il existe dans nos institutions de grands spécialistes avant qu’un préfet ou ministre de l’intérieur n’envoie par méconnaissance une unité de police sur un cas trop gros pour elle ! Les images de l’hyper casher sont cruelles, mais elles parlent d’elles même….

  9. Trois remarques sur ce sujets:
    1/Après l’UCOFI, l’UCLAT, le CNR, voici le COS « intérieur ».
    Encore un comité bidule qui évitera d’avoir à donner des ordres….
    2/ Placer la BRI au niveaux des 2 autres forces d’intervention est une vaste blague.
    3/ Combien de démissions au RAID après le Bataclan déjà ? Si on veut lutter contre des hommes armés avec autre chose que du simple 9mm, il faut des hommes à l’esprit militaire. Chacun son métier.

    1. @ maxime
      Votre #2 Pour affirmer que placer la BRI-PP au niveau du RAID est une vaste blague, il faudrait des preuves concrètes et des exemples. Malheureusement, les exemples récents (affaire Merah, St Denis, Hyper cacher et Bataclan) ne vont pas dans votre sens…
      Votre#3:Ce n’est pas qu’une question de calibre. Les photos d’une colonne d’assaut du RAID à St Denis montraient une mitrailleuse MG3. On sait bien que le RAID s’était fait avoinner sévèrement lors d’une arrestation dans le nord il y a quelques années mais une mitrailleuse en ville…St Denis n’est pas (encore) Grozny ou Fallujah…

      1. + 1000. Tenir de tels propos est dégueulasse au regard des résultats de la BRI et de la qualité de ses personnels.

        1. Je ne juge absolument pas les personnels, ca me semblait aller de soi, mais vous avez raison ca va toujours mieux en le disant : mon respect sera toujours entier pour celui qui est au coeur de l’intervention, quelle que soit son unité.
          Mon propos ciblait plutôt la nature des interventions : la BRI n’est pas structurée comme les 2 autres, ses missions sont d’avantage judiciaires que « militaires » au sens de « destruction de l’ennemi ».
          Si la comparaison GIGN/RAID a un certain sens (indépendamment de leur valeur opérationnelle intrinsèque), je pense que la BRI n’est absolument pas sur le même créneau.

          1. De ce point de vue là OK: oui la BRI fait de l’inter de manière spécifique, notamment en appui des missions PJ.

      2. Pour le 2, voire ma réponse ci-dessous.
        Pour le 3 : le calibre illustre quand même la nature de l’adversaire qu’on affronte. Je suis sans doute schématique avec mon 9mm, mais ca reste le calibre de base du malfrat. face à un ennemi militarisé (=armes de guerre) il faut être capable de manoeuvrer, ce qu’aucune force de police ne sait faire, et ce pour la simple raison que ca n’est pas leur métier.
        J’espère avoir clarifié mes propos, qui ne vise pas à discréditer qui que ce soit, mais à rappeller que la culture du combat en zone urbaine n’est absolument pas celle de la police (bien heureusement).

  10. on connait ce genre de contexte, un coup moi, un coup toi, cela va se transformer en « guerre d’égo » et en course au CV, si encore cela fait avancer les choses, mais ces structures sont souvent phagocytées par des carriéristes au détriment des gens de terrain, et en oublie souvent les contraintes, de plus cet EM sera tout prêt des politocards et risquera de devenir « servile », les exemples ne manquent pas même récemment.

  11. Dans le domaine des interventions de police « chaudes » (avec prise d’otages notamment) il existe un problème dont chacun dans le public peut avoir conscience en écoutant la radio ou en regardant la télé : l’interférence des journalistes dans l’opération. Le Législateur pourrait (devrait, selon moi) interdire de diffuser des infos concernant une opération des forces de l’ordre avant que l’opération soit terminée.
    .
    « Ce qu’il faut, c’est de l’efficacité », dit le ministre. L’efficacité, c’est aussi de permettre aux forces de l’ordre de travailler sans être harcelées. Alors pourquoi le Législateur ne fait-il pas une loi, le Gouvernement ne prend-il pas un décret, en ce sens ? Est-ce par crainte de déplaire à la presse ? Nos élus seraient-ils plus soucieux de leur carrière que de l’intérêt général ?
    .
    Pourtant ça s’est déjà fait : le 23 mai 1968 le pouvoir prit la décision d’interdire aux stations de radios d’utiliser leurs voitures émettrices, et donc de faire des reportages en direct, alors que des échauffourées étudiantes au Quartier Latin étaient exagérément dramatisées par les journalistes de la presse parlée.

  12. Le compte rendu est mensonger point barre.
    Quant à l’opération, maintenant au sommet de l’état on sait.

  13. Il suffit de comparer l’histoire des ces forces d’intervention pour comprendre qu’elle n’ont pas le « même bagage ». Pour l’une, c’est l’airbus à Marignane, le bus des gosses à Djibouti, la Mecque, l’opération Victor (véritable opération de guerre dans la « verte »)…..pour l’autre, les seuls faits d’armes « extraordinaires » sont la neutralisation de human bomb et la capture de Colonna. On passera sous silence, les inter contre Merah, à l’hyper casher et à Saint Denis. Donc le « politiquement correct » à ne pas vouloir différencier ces deux forces, cela suffit !

  14. Cette volonté du Ministère de l’Intérieur de créer un Commandement des Opérations Spéciales pour la sécurité intérieure, ne fait que traduire à l’échelle nationale ce qui commence à devenir une réalité à l’échelle régionale où les forces de Police et de Gendarmerie sont obligées de conjuguer leurs forces comme lors de cet exercice en Bretagne où le GIR (Groupement d’Intervention Régional) et le GIH (Groupement d’Intervention Hélicoptères) réunissaient les voilures tournantes des policiers et gendarmes ainsi que les moyens du RAID de Rennes avec ceux de l’AGIGN de Nantes.
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    https://www.ouest-france.fr/bretagne/vannes-56000/exclusif-vannes-des-policiers-lourdement-armes-investissent-kercado-5026324?utm_source=neolane_of_newsletter-generale_mediego&utm_campaign=of_newsletter-generale&mediego_ruuid=204a4850-44e8-11e7-a646-d50afe2013aa_204dcac4-44e8-11e7-a646-d50afe2013aa&utm_medium=email&utm_content=20170530&vid=911127&mediego_euid=911127
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    Voici la répartition de ces antennes régionales:
    https://www.ouest-france.fr/sites/default/files/styles/image-640/public/2016/04/19/antiterrorisme.sept-nouvelles-antennes-du-gign-et-du-raid_0.jpg?itok=eTCxWUii
    .
    Au niveau de la Gendarmerie les antennes régionales du GIGN dites AGIGN sont complétées par les
    — PSIG Sabre : Peloton Spécial d’Intervention Gendarmerie Sabre
    — PI2G : Peloton d’Intervention Inter-régional de la Gendarmerie
    — PSPG : Peloton Spécialisé de Protection de la Gendarmerie

  15. Hullicinant les commentaires de certains … Avec ça c’est pas étonnant qu’il y est une guéguerre des égos….

  16. Vous gagneriez presque à faire comme le camarade Tanguy, M. Lagneau : virer les commentaires…

  17. @Nathan: google est ton ami
    Perso je trouve qu’on ne devrait garder que 2 structures, le GIGN d’un cote et un fusionnement des groupes GIPN/ RAID / BRI de l’autre, en tout cas, en dehors d’une repartition entre zones rurales/peri-urbaine et zones urbaines, je ne vois pas l’interet de multiplier les chapelles tant que cela se fait au detriment de l’interet general. Enfin entendre parler de la creation d’un enieme commandement bidule comme d’une simplification, comment dire… qu’on arrive deja a faire fonctionner les structures existantes ou bien qu’on les demantele au lieu de les multiplier (et il y aurait du boulot dans toutes les branches de l’administration et du gouvernement pour s’assurer que les bonnes ressources vont aux bons endroits, mais il faudrait peut-etre revoir les prerogatives et les moyens de la cour des comptes pour ce faire). Obtenir le meilleur possible de chaque euro investit dans nos services en gardant une marge raisonnable pour anticiper le futur et maintenir le meilleur niveau de preparation operationnelle possible , c’est cela l’interet general.

  18. JE lis beaucoup de fonderies, et pas mal de règlements de comptes inavoués ou inavouables entre forces d’interventions syndiquées et forces d’interventions à syndiquer.

    Sur le chapitre des « forces spéciales », les esprits ouverts se rappelleront l’opération au large des cotes somaliennes, au cours desquelles ou de laquelle le GIGN fut « tarponné » (un N? deux N?) avec les forces spéciales de la marine. Alors les négociateurs bien sur forts utiles du GIGN, mais pas que…

    On peut en déduire que oui le GIGN possède des compétences rares qui font de ce groupe un membre du second cercle des forces spéciales françaises. Une sorte de 1er RPIMA des forces de sécurité intérieur. Leurs personnels sont tous militaires. Et si vous regardez de prêt la sélection, la formation, les pôles de compétences…. c’est tout les commandos marines (Hubert, Jaubert, trepel, ou presque) sous le même toit.

    1. Pour faire simple :
      1-Les unités d’intervention sont comparables aux forces spéciales pour le niveau etl’entraînement de leurs personnels ainsi que la sévérité de leur sélection.
      2-Quelques missions peuvent être identiques (libération d’otages etc.)
      3- Mais la mission des forces spéciales peut inclure la destruction de forces ennemies alors que les unités d’intervention doivent neutraliser et/ou mettre à la disposition de la justice des criminels ou des forcenés en travaillant en permanence sous le contrôle de cette dernière.
      Le terme de force spéciale est donc valorisant mais pas parfaitement adapté pour décrire sans ambigüité les unités d’intervention.

      1. De plus les forces spéciales assurent des missions de guerre « non conventionnelle » comme la guérilla ou de recherches de renseignement.
        Enfin le GIGN, fait partie de ce qu’on a appelé à une époque le « deuxième cercle » du COS et maintient toujours des officiers de liaison au sein de ce dernier mais n’en fait pas partie.

  19. Discussion nulle et non avenue !!!
    dissoudre la gendarmerie ! les militaires restent des militaires et font des opex .
    les policiers s’occupent de l’interieur . /

    un civil sans relation avec l’armée et la police !

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