La feuille de route pour la « réconciliation nationale » libyenne a déjà du plomb dans l’aile

La feuille de route pour une « réconciliation nationale » agréée par Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement d’union nationale libyen (GNA), et le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort des autorités rivales repliées dans l’est de la Libye, a souvent été présentée comme étant un succès diplomatique – ou du moins un « bon coup » – du président Macron, qui avait réuni les deux hommes à La Celle Saint-Cloud, le 25 juillet.

Seulement, quand il s’agit de la situation inextricable dans laquelle est plongée la Libye, il convient de rester prudent. La preuve en est avec les dernières déclarations, justement, du maréchal Haftar au sujet de M. al-Sarraj.

Dans un entretien accordé à France 24, le chef de l’Armée nationale libyenne a tiré à boulets rouges sur le Premier ministre libyen, qui, mis en place sous l’égide des Nations unies, reste contesté par le Parlement de Tobrouk qui, issu des élections législatives de juin 2014, soutient un gouvernement rival au GNA.

« Il ne possède pas la ville. Tripoli est la capitale de tous les Libyens, elle n’appartient à personne, il n’a aucune autorité sur Tripoli », a lancé le maréchal Haftar, un jour à peine après la rencontre de La Celle Saint-Cloud. Et d’ajouter : M. Sarraj est « un ingénieur. Il doit parler dans le cadre de ses compétences et loin des fanfaronnades inutiles. Il ne possède que le verbe ».

Comment, dans ces conditions, croire que cette « feuille de route », qui prévoit notamment de nouvelles élections au printemps prochain, puisse être respectée au regard de la faible considération que porte le maréchal Haftar à Fayez al-Sarraj?

« Tant qu’il y a un danger, nous sommes prêts à défendre [Tripoli]. Mon ambition est de défendre le peuple. Nous sommes les gardiens du peuple », a ensuite continué le chef de l’ANL.

Cela étant, la portée de cette feuille de route paraissait déjà limitée, au vu de la situation libyenne. Elle ne concerne pas le Congrès général national (CGN), dont est issu un troisième gouvernement, en l’occurrence celui de Khalifa al-Ghowel, ni les myriades de milices armées aux allégeances changeantes.

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