Canjuers : le Centre d’entraînement au tir interarmes va recevoir de nouveaux matériels de visualisation

Dans le cadre de la modernisation du Centre d’entraînement au tir interarmes (CETIA) « Opéra » de Canjuers [Var], Bertin Technologies s’est vu confier un marché visant à livrer des matériels de visualisation pour équiper les cinq pas de tir que compte ce plus grand complexe de tir en Europe occidentale. Le montant du contrat n’a pas été précisé.

La solution proposée par l’industriel repose sur son système de vision périphérique fixe PeriSight et son monoculaire de vision nocturne avec fusion numérique intelligente visible/thermique FusionSight. En outre, Bertin Technologies aura à assurer l’installation, le maintien en condition opérationnelle (MCO) et le support de ces matériels pendant cinq ans.

« L’appel d’offres portait à la fois sur du matériel fixe, à installer sur les tours de surveillance des pas de tir, et sur des équipements nomades destinés aux maîtres de tir. L’ensemble permettant d’assurer l’observation et la surveillance pendant l’entraînement », a expliqué Damien Diaz, responsable opérationnel de la « Business Unit Bertin Systèmes et Instrumentation. »  »

« Nos solutions PeriSight et FusionSight sont tout à fait adaptées à ces cas de figure, car elles permettent d’assurer la sécurisation des sites critiques étatiques ainsi que la protection des personnes et des biens, de jour comme de nuit, et quelles que soient les conditions météorologiques », a-t-il ajouté.

Le système PeriSight se présente sous la forme d’un bloc de caméras dotées d’un capteur visible couleur Bas Niveau de Lumière (BNL) et d’un capteur thermique, ce qui permet de disposer de modes de vision multiples.

« Entièrement numérique, PeriSight permet le partage de flux vidéo, la stabilisation électronique, la détection automatique et le suivi de cibles », souligne Bertin Technologies.

S’agissant du monoculaire FusionSight, il s’agit du « premier appareil optronique portable à offrir la fusion intelligente des images thermique et visible couleur, ce qui permet aux utilisateurs de bénéficier d’une vision améliorée de jour comme de nuit, avec la capacité d’enregistrer et de sauvegarder les images au format numérique. » Les maîtres de tirs qui en seront dotés disposeront d’une liaison WIFI avec le système de commandes et de restitution installé sur chaque tour de contrôle.

Avec son parcours de 20 km, le CETIA de Canjuers est incontournable pour la préparation opérationnelle des unités de l’armée de Terre. Chaque année, 75.000 obus, un millier de missiles et 1,6 millions de projectiles de tous calibres y sont tirés. Il est par ailleurs le seul champ de tir en France permettant les tirs d’exercice de lance-roquettes multiples. »

Photo : AMX-10RC à l’exercice à Canjuers, au champ de tir de Lagnes (c) 1er REC

9 commentaires sur “Canjuers : le Centre d’entraînement au tir interarmes va recevoir de nouveaux matériels de visualisation”

  1. Un camp sympa ,quand l’eau ne vient pas à manquer …en été !
    Que de souvenirs avec l’odeur de la lavande en prime !…

  2. Quand on lit ce genre d’article, on se demande toujours si ça va être une révolution technologique qui va nous permettre d’avoir des tirs encore plus redoutables ou bien des industriels qui veulent se faire des couilles en or avec l’argent du contribuable !!!

    1. J’ai douté de l’intérêt des gadgets divers.
      Pourtant les progrès au tir que nous faisions grâce au petit écran du « swiss arm corps » (mémoire?) sont incontestable…
      Et la vitesse de progression (de « bons » s’entend!) sans cet équipement était infiniment plus faible!
      Aussi c’est une plus value dans d’entraînement que ne puis négliger.
      Après avoir appris a tirer en regardant l’écran et le premier impact nous finissions par pouvoir corriger (selon l’impact observé) en plein vent… de plusieurs mètres…
      Quanr’ à savoir si le prix est juste? Là je n’ai pas d’avis.

  3. Le camp de la mort lente 😉 avec de bonnes lectures, du Carpianon au mussuguet ou un truc comme ça.
    quand à la chaleur, j’ai expérimenté les marches dans et vers les calanques mais pas en suivant les chemins et en 76 l’année de la sècheresse, les treillis tenaient debout avec le sel.
    Il y a de bons stands de tir pour carabine, pistolet..l’anti gang de marseille venait s’entraienr, 5 costauds serrés dans une renault 12 avec des mines patibulaires, ça faisait réfléchir!
    de très bons souvenirs en définitive.

    1. Zut j’ai mélangé Canjuers et Carpiagne, car à carpiagne c’était plutôt le pilotage de char….
      L’alcool, la vieillesse… 😉

      1. @Thaurac …Ben alors ?Alzheimer ou sénilité précoce ?…La chaleur peut-être?…
        En parlant de boire ,j’ai connu Canjuers en 1976…Le camp était en plein travaux effectués par le REG de l’époque; qui y avait détaché l’équivalent d’une grosse compagnie pour refaire et créer des pistes et des ouvrages d’art, pour le franchissement et les pas de tirs …Un peu grâce à leurs cartes relevées à la main qu’après » reco « nous avions obtenus de bonnes notes dans les épreuves de  » Topographie à l’ancienne » lors du BA2 ( le GPS n’existant pas ..).La Colo et la Légion tjrs complices!
        Les « intrus » sur le camp avaient vite été repérés par la » maréchaussée « locale à cause 4L de location et son grand HERTZ …qui a dû leur poser des questions sur sa présence en ces lieux !
        L’eau effectivement était un problême ,et la distribution difficile sur le camp son puits étant à sec ou presque !…L’alimentation en eau régulée par des horaires drastiques a dû être modifiée depuis ou d’autres sources trouvées …Pourtant l’Artuby n’était pas si loin!…M’enfin que de souvenirs!

  4. Bravo et bon courage pour la réalisation sur le camp.
    Nos unités en ont besoin pour se préparer à faire la guerre contre les affreux « barbus.

  5. Quasiement à chaque fois que je vais randonner sur les hauteurs de l’Ouest du 06, frontalier de Canjuers, j’entends des tirs d’artillerie, WE compris. Avec 75.000 obus et 1000 missiles, je comprends pourquoi ! Une fois même j’avais entendu le bruit caractéristique de la 12,7. Parfois avec l’écho on pourrait croire à un lointain orage, mais en fait c’est un orage d’acier et de feu…

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