L’opération anti-piraterie européenne Atalante prolongée jusqu’en 2018

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Contrairement à ce que l’on pourrait penser à la lecture des rapports trimestriels du Bureau Maritime International (BMI) et même si l’Otan vient de mettre un terme à son opération Ocean Shield dans la région, le phénomène de la piraterie n’a pas totalement disparu au large de la Somalie.

En effet, les pirates s’en prennent désormais aux petits de bateaux de pêches, qui enlèvent le « pain de la bouche » aux pêcheurs locaux étant donné que leur présence dans les eaux somaliennes est illicite. En outre, les réseaux criminels qui ont été à l’origine de l’explosion des actes de piraterie dans l’océan Indien au tournant des années 2010 n’ont pas disparu.

Aussi, comme l’a souligné un récent rapport des Nations unies, une reprise des attaques contre des navires commerciaux croisant au large de la Somalie n’est pas exclue, d’autant plus que les causes qui favorisent le recrutement de pirates n’ont toujours pas trouvé de réponses.

D’ailleurs, le 22 octobre, le chimiquier CPO Corée a été la cible d’une tentative d’attaque de pirates alors qu’il naviguait à 330 nautiques des côtes somaliennes.

Cette possible résurgence de la piraterie somalienne a donc motivé le prolongement de l’opération europénne EUNAVFOR Atalanta jusqu’au 31 décembre 2018, avec un financement de 11 millions d’euros.

Mais ce n’est pas la seule raison. En effet, cette opération navale européenne a aussi pour mission de protéger les navires du Programme alimentaire mondial (PAM), ce qui a permis, depuis son lancement en 2008, d’acheminer plus d’un million de tonnes d’aide humanitaire en Somalie.

En outre, EUNAVFOR Atalanta fait « partie de l’approche globale de l’UE pour une Somalie pacifique, stable et démocratique », a souligné, dans un communiqué, le Conseil de l’Union européenne. C’est ainsi qu’elle contribue à la formation de gardes-côtes somaliens, en collaboration avec les équipes d’EUCAP Nestor, une autre mission européenne.

Actuellement, les moyens mis à la disposition de l’opération Atalante par les États membres sont modestes. Ils se composent d’une frégate néerlandaise (HNLMS Tromp) et du patrouilleur espagnol Relampago. Madrid fournit également deux avions de patrouille maritime P-3C Orion.

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