L’Allemagne envisage d’investir 1 milliard d’euros en faveur de la flotte européenne d’avions ravitailleur

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13 contributions

  1. nonmaisdisdonc dit :

    4500 h soit 51% du potentiel global des besoins de l’ensemble de la flotte …!!! Comment ce pays qui n’a pas d’engagement particulièrement contraignants fait-il pour avoir besoin d’autant d’heures de vol ?

  2. Mike dit :

    On devrait y participer, ainsi que l’ensemble des autres européens.Le budget européen en assurera l’exploitation et la maintenance.

    • tartocitron dit :

      Il faudrait pour cela créer une entreprise car les dirigeants ne veulent pas d’une armée européenne mais une meilleure coopération entre les différentes armées. Les fonds pourraient vernir d’un actionnariat constitué de l’UE, d’Etats membres, voire de sociétés privées (d’armement qui aurraient intérêts). Une société de location de matériels militaires en somme.

  3. Caton dit :

    Assez surréaliste cette mutualisation. Ça va bien pour les exercices planifiés, mais que font-ils en cas de crise non gérée par l’OTAN ?
    Il y a longtemps, IBM avait lancé pour l’informatique le concept de « machine virtuelle » qui permettait de donner l’illusion aux utilisateurs de disposer chacun d’un ordinateur complet alors qu’en fait ils en partageaient un seul. Appliqué à l’aviation, ça doit être un peu difficile de faire pareil.

    • mich dit :

      Crise non gérée par l’ OTAN pour ces pays ! même nous ,nous devons être appuyé par l’ OTAN dans nos opérations ,et pour les awacs le système fonctionne deja ,rien de neuf.

    • L'autreTom dit :

      L’intérêt de ce type de mutualisation est le même que pour l’informatique :

      En prenant un même nombre d’avions et en les gérant ensemble, vous bénéficiez d’effets d’échelle. Par exemple, vous pouvez faire des économies sur les achats, sur la maintenance, sur la gestion des pilotes, etc.

      Ensuite, en les plaçant en pool, vous bénéficiez d’effets de foisonnement. Ainsi, tout le monde a des pics d’activité qui ne tombent pas en même temps, ce qui fait que ponctuellement vous pouvez utiliser les avions des autres pour répondre à ces pics d’activité, au lieu d’avoir à entretenir des avions en plus que vous utiliserez peu dans l’année. Au global, il est généralement constaté qu’en mutualisant de cette manière, vous vous retrouvez à nécessiter moins de ressources pour répondre à un même besoin.

      • Gallium dit :

        Pour des besoins en temps de paix, certainement, mais en cas de conflit la mutualisation aura comme seul effet de réduire la taille globale de la flotte qui sera la première visée avec celle des AEWACS. De plus mutualisation du matériel sans mutualisation des décisions d’utilisation, cela parait compliqué en cas de divergence de vue ou d’intérêt…

        • L'autreTom dit :

          C’est ça l’intérêt de faire de la mutualisation sur le transport, le ravitaillement, la santé… Chaque pays peut participer à l’effort de guerre sans que ça se voit trop.
          Par ailleurs, ça n’est de toute manière pas dans l’intérêt de petits Etats comme les Etats européens de s’affaiblir encore plus en ayant des vues trop divergentes.

        • L'autreTom dit :

          Rappel : Pouvoir réduire la taille globale de la flotte avec un service rendu égal, ça permet déjà de libérer des ressources financières pour développer d’autres capacités. Ça vaut le coup.

  4. cookie25rga dit :

    nous en ferait de commander 16 appareils

  5. Bismarck dit :

    Les A310MRTT ne sont pas aussi vieux que ça.. Et vu leur rythme opérationnel ils pourraient tenir des années sans problème, sauf que 1 milliard sur 15 ou 20 ans ce n’est rien, surtout quand on demande 51% des heures de vol d’une flotte mutuelle

  6. Tannenberg dit :

    Ca a l’air interessant comme ca, mais si le Bundestag decide que telle ou telle intervention qui necessite les ravitailleurs allemands, va a l’encontre de sa constitution, Berlin pourra sans doute refuser l’usage de ses ravitailleurs, que l’operation ait lieu au nom de l’OTAN ou pas. En ce qui concerne la France, les FAS auront toujours besoin de ravitailleurs en organique, donc pas question de mutualiser cette partie de la flotte, a partir de la, il est peu probable qu’on mutualise quoique ce soit sur ce creneau.

    • L'autreTom dit :

      Les ravitailleurs européens ont tout un tas de missions. Si par exemple les ravitailleurs allemands ne pouvaient légalement pas participer à une intervention française, ils pourraient toujours participer à un exercice de routine ailleurs, déchargeant ainsi les ravitailleurs d’un autre pays qui, lui, voudrait bien participer.