Un rapport s’inquiète pour la sécurité des bombes nucléaires américaines stockées en Turquie

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La dissuasion nucléaire de l’Otan repose essentiellement sur environ 180 bombes tactiques américaines de type B-61, réparties dans cinq pays membres, à savoir l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas et la Turquie.

Ces armes sont stockées selon le principe dit de la « double clé ». En clair, si les chasseurs-bombardiers des pays hôtes ont la capacité d’emporter ces bombes B-61, le contrôle de ces dernières (donc leur code d’armement) relève exclusivement des États-Unis. Sauf pour la Turquie… pour la simple raison que ses forces aériennes ne disposent pas d’appareil capable d’assurer une mission nucléaire.

Quoi qu’il en soit, la Turquie abrite donc une cinquantaine de B-61, précisément sur la base d’Incirlik, située à une centaine de kilomètres seulement de la frontière syrienne.

Or, après le coup d’État manqué du 15 juillet et les purges au sein de l’armée lancées par le gouvernement turc, la question de la présence de cet arsenal en Turquie a été posée par plusieurs journaux américains, dont le New Yorker, pour qui cette affaire a des implications au niveau de la « sécurité nationale ».

« Bien qu’Incirlik possède probablement plus d’armes nucléaires que la plupart des autres bases de l’Otan, elle n’a pas d’avions adéquats permettant de les délivrer. Les bombes sont donc entreposées dans la base en sous-sol, attendant d’être utilisées ou détournées », s’est ainsi inquiété l’hebdomadaire.

Ancien directeur de la défense et du contrôle des armes au Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, Steve Andreasen a écrit, dans les colonnes du Los Angeles Times, que « nous avons de nombreuses preuves que la sécurité des armes américaines stockées en Turquie peut changer littéralement du jour au lendemain. »

Pour le groupe de réflexion apolitique Stimson Center, qui, dans un rapport, plaide en faveur du retrait de toutes les B-61 d’Europe, il est « impossible de savoir si les États-Unis auraient pu maintenir le contrôle sur les armes en cas de guerre civile prolongée en Turquie. »

« D’un point de vue sécuritaire, stocker approximativement cinquante armes nucléaires américaines sur la base aérienne d’Incirlik revient à jouer à la roulette russe », a fait valoir Laicie Heeley, co-auteure du rapport en question. « Il y a des garde-fous importants (…) mais ce ne sont que des dispositifs de protection, cela n’élimine pas le risque. Dans le cas d’un coup d’État, on ne peut pas dire avec certitude que nous aurions été capable de garder le contrôle », a-t-elle expliqué à l’AFP.

Cependant, pour le Pentagone, il n’y a pas de crainte particulière à avoir. « Nous n’évoquons pas la localisation d’avoirs stratégiques », a-t-il indiqué, en réponse à une question portant sur le rapport du Stimson Center. Mais, s’est-il borné à préciser, « les mesures appropriées » ont été prises pour assurer la sécurité des militaires américains et des « installations ».

Plus largement, le maintien en Europe de ces bombes B-61 – qui seront modernisées – fait débat. Cela étant, il s’agit là d’une question politique : l’Otan a fait savoir qu’elle resterait une alliance nucléaire tant qu’il y aura des armes nucléaires dans le monde et le raidissement de la Russie plaide pour le statu-quo.

62 commentaires sur “Un rapport s’inquiète pour la sécurité des bombes nucléaires américaines stockées en Turquie”

  1. J’ai peut-être l’esprit mal tourné, mais il me semble lire en filigrane que ce n’est pas seulement le risque d’un putsch militaire qui inquiète, mais aussi (et peut-être surtout) le manque de fiabilité de l’actuel président Turc devenu un quasi dictateur imprévisible.

    1. Pas besoin d’avoir l’esprit en vrille… après les déclarations du président turc l’encontre des dirigeants US, et les soudains revirements économiques et militaires en cours, il est clair que les aciens amis, et leurs amis, se sont peut-être fait un ennemi (!)

    2. pustch raté ,le coup va surement se refaire mais différemment ,un accident est si vite arrivé ,ERDOGAn garde toi de tes ennemis mais aussi de tes amis ,tu est une cible …..comme saddam ou Kadhaffi ,t’as voulu faire de la politique chez les loups …il faut assumer ….
      mais on ira pas pleurer sur ta tombe en Syrie je pense

    1. Pour avoir une capacité de délivrer une arme nucléaire ou conventionnelle, il faut adapter chaque avion à cette arme, opération appelée intégration d’armement, idem pour un équipement électronique par ex.
      Je doute que les versions exportées d’avions possèdent la capacité d’armement sensible

      1. @ James

        Vous avez tout à fait raison mais par contre, pour l’industrie turc, et dans le pire des cas aidé par les russes, ils seraient capable de faire leurs propres ajustement assez rapidement. Honnêtement j’aimerais mieux qu’ils ne prennent aucune chance et qu’ils déplacent les bombes le plus vite possible, ne serais-ce que par pur précaution.

    2. En France ,déjà pour avoir la capacité il faut des circuits spéciaux monté dessus ,ce qui fait l’objet de modifications spécifiques (soit en base Marine ou armée de l’Air pour les modifs simples ou en atelier de l’Air ou de L’Aéronavale 3 éme niveau si complexe ,ou bien le contrat stipule que c’est le constructeur qui la fera à la prochaine grande Visite V4 (çà c’est le cas quand l’option n’avait pas été acheter au préalable par l’ETAT ,mais çà vaut pour un état étranger aussi qui a des ateliers spéciaux ,en général à l’Export c’est Dassault qui reprend l’avion et fait la modif,car peu de pays disposent d’ateliers compétents ,des gars de l’usine vont soit chez le client ,soit reste en France )

      si le chasseur n’est pas initialement préparer c’est ce qui se passe ,le rafale ou les autres avions de France sont toujours livrer option basique à l’export plus juste ce que les états ont acheter ..comme armements et option …. ….donc sur l’avion et sa chaine de montage on ne monte pas tous les circuits électriques de certains armements sensibles ,pour la France on ne monte que des préparations pour option ..c’est comme les voitures pour les glaces électriques ,certaines voitures ont le cable à poste mais le moteur dans la porte n’y est pas si l’option de base est glace ouverte manuellement

      et des fois même pour La fRANCE ,on attend longtemps car il n’y a jamais de fric depuis que Mitterand a été président les budgets ont toujours rogné sur des programmes ,(euh Surtout pour la France même ,on étale les versions sur le temps ,pour exemple les rafales ne commencent que maintenant à toucher la modif pour le missile Météor (c’est vrai qu’on est riche ,puisqu’on peut renflouer les banques,mais on peut plus dès qu’il s’agit d’avoir une armée opérationnelle )en effet ;LES RAFALE version première ,celle qu’ils appellent F1 a été livrer très pauvre !
      (d’ailleurs entre parenthèse ils auraient pu trouver un autre code de modif d’option ,çà peut faire penser au Mirage F1 c’est idiot )hors ce n’est qu’une version d’option ,le Rafale F1 était le lot de 10 rafale Marine version juste interception produit en tout premier dès l’ouverture de la chaîne de montage !

      ceci pour vite remplacer les intercepteurs embarqués prévus sur les PA français (d’ailleurs remplacement en retard avec un trou de plus d’un an après la mise en sommeil des intercepteurs conception américaine ,mais si souvenez vous ,les avions reçu ,,,en 1965 et ramener par voie maritime en France ,les CRUSADERS F8 FN (Fn comme French Navy,j’ai mis PA au pluriel car au départ on devait en avoir deux comme Papa des Charles de gaule …sauf qu’on a que des couilles molles en ce moment comme Dirigeant depuis Chirac et donc …..on préfère renflouer les banques pour 15 milliards par Sarkozy que d’avoir un second porte avions ,c’est un choix ./…les banques nous aident bien pour nous défendre si besoin contrer l’évasion fiscale .c’est avéré …..et nous aide à éviter des retraites trop élevées de nos dirigeants à la charge de l’états pour services rendus …)
      le rafale première version marine ont donc été mis sous cocoon durant plusieurs années quand ils ont reçus les premières version F2 ,puis F3 mais ils ont été mis sous coccon parce que on devait économiser encore car Dassault devait pas pouvoir les mettre au carat ou que l’etat ne pouvait même pas se payer une ralonge de remise à niveau ,alors quand ils (Sarko et sa clique Morin )ont abandonné le second PA ,là le NB de rafale marine pour armer un seul PA était largement suffisant ,il ne rester plus que de rétrofiter les 10 rafales obsoléte version basique pour les mettre capable de la version F3 ,celles qui lance tous les armements et fait toutes les missions (il n’y avait à l’époque que 3 versions ,)je crois bien que y’a déjà la version F4 et F5 qui se prépare ,…

      combien de mort du terrorisme déjà ,et sarkosy qui a dissout nos services secrets de térrain..mais préfére aider les banques privées ,,merci .)il se représente en plus …je serait vous comme disait Coluche …votez pour lui il va faire mieux ce gars là !
      )

      1. @batgames:
        .
        « En France ,déjà pour avoir la capacité il faut des circuits spéciaux monté dessus…
        …,celle qu’ils appellent F1 a été livrer très pauvre !
        .
        Le début d’une phrase discontinue d’une trentaine de ligne cumulant plusieurs dizaines de verbes jusqu’à ponctuation finale un point d’exclamation…
        On reprend sont souffle 🙂 …
        .
        Essayez de respecter ceux qui vous lisent si temps est que vous ayez un message ou des connaissances à communiquer.
        Une phrase en français se définie par un sujet – verbe – complément(s) (complément d’objet direct, indirect et circonstanciel).
        .
        J’ai bien aimé la formulation suivante :
         » (d’ailleurs entre parenthèse ils auraient pu trouver un autre code de modif d’option ,çà peut faire penser au Mirage F1 c’est idiot )hors ce n’est qu’une version d’option ,le Rafale F1 était le lot de 10 rafale Marine version juste interception produit en tout premier dès l’ouverture de la chaîne de montage !  »
        .
        Intéressant de préciser « (d’ailleurs entre parenthèse… », ce qui est justement écrit entre parenthèses et ne faisons pas de décompte des fautes d’orthographe qui prendrait une allure injurieuse à votre égard ne serait-ce que sur ces deux pseudos phrases…
        .
        Voilà ce qu’on peut observer pour la forme.
        En ce qui concerne le fond vos rappels au sujets des F-8E FN (version d’origine des F-8 français plus tard portés au standard F-8P) et de la série des Rafale F-1 vos informations sont approximatives au sujet du Rafale M.
        Et vous vous écartez du sujet sur lequel vous interveniez : la capacité à porter les bombes atomiques US pour les F-4 et F-16 turcs.
        .
        Les Rafale F-1 M2 à M10 furent mis sous cocon en 2008 à la livraison des Rafale F-2 en attendant d’être portés au standard F-3 avec retrofits établis de 2011 à 2017…
        Le caractère tardif de ces retrofits n’a rien à voir avec le reports puis l’annulation du PA2.
        C’est plutôt la réduction de la cible de Rafale M passant de 86, 60 puis 48 unités qui serait dès lors à pointer plutôt que la mise sous cocon des F-1.
        .
        La lecture de vos commentaires laisse apparaitre un ensemble d’associations d’idées qui dérivent de façon aléatoire reliées par de très longues formulations continues qui n’ont plus rien à voir avec des phrases.
        Alors plutôt que d’écrire dans un style qui laisse entendre que vous vous parlez à vous-même tel quelqu’un qui radote à voix haute, pensez à ceux qui vous lisent, merci 😉 !

        1. Veillez à vous relire et à être irréprochable vous-même… 3 fautes dans l’extrait ci-dessous ; quant au verbe « apparaître » il prend un accent circonflexe sur le « i ». Merci.

          « On reprend sont souffle 🙂 … »
          « Essayez de respecter ceux qui vous lisent si temps est que vous ayez un message ou des connaissances à communiquer. »
          « Une phrase en français se définie par un sujet »…

          1. Le verbe apparaitre ne prend plus obligatoirement d’accent circonflexe chirhughy…
            .
            Les autres fautes que vous relevez sont effectivement impardonnables, malgré mon empressement à critiquer cette véritable logorrhée, au sens propre du terme, de batgames 😉 !

  2. Il faut effectivement les clés pour les utiliser, mais les matières radioactives qu’elles contiennent peuvent servir à confectionner des bombes sales. Et je doute qu’une poignée de GIs, même les meilleurs, puissent empêcher des fanatiques de les voler. C’est de la folie pure.

  3. Il y a quelques années, j’étais partisan pour ce genre de retrait, mais a l’heure actuelle, je pense qu’elles restent nécessaires dans une politique dissuasive par rapport a la Russie actuelle.
    Car depuis plusieurs années, les américains réduisaient leur présence en Europe, une politique de « recentrage asiatique », il n’y avait plus un seul char américain, l’ensemble des hélicos d’attaque sur le retrait, toutes les forces combattantes américaine allaient reposer sur 2 brigades, l’une para, l’autre sur strycker, c’est vraiment pas grand chose.
    Sans parler du retrait français d’Allemagne, du retrait britannique d’Allemagne (toujours en cours), on se demande bien comment du côté russe on ose parler de renforcement de l’Otan a ses frontières ou d’une menace croissante de l’alliance.Pendant que la Russie doublait son budget militaire, nous comme les américains nous effectuons des coupes.
    Même avec la crise Ukrainienne et l’annexion de la Crimée, les américains avaient validés un plan de réduction de 11 000 troupes en Europe.
    Le cas du Donbass, qui montra que la Russie est prête a faire la guerre a la suite de l’épisode en Crimée, montre clairement que ce n’est pas une « réponse » a l’Otan ou je ne sais quoi qui pousse la Russie a agir ainsi.
    Depuis, les pays de l’Est ont demandés a l’Otan (ce ne sont pas les USA qui l’imposent) un soutien, celui s’est fait via un renfort aérien, puis désormais ce sera 3 brigades supplémentaires qui vont être déployés dans ces pays.Mais ce « renforcement » s’effectue en parallèle du désengagement toujours en cours des 11 000 américains et des derniers britanniques d’Allemagne.D’autant plus que 2 de ces brigades ne seront pas armés par les américains.
    .
    Quoi qu’il en soit, ce sont les actions russes qui ont imposées un renforcement des pays de l’Est, a leurs demandes.Ce n’est pas comme les russes le disent, l’Otan qui vient la menacer.Ce qui emmerde les russes, c’est que des pays protègent des pays dans lesquels ils aimeraient bien agir pour les avoirs d’une manière ou d’une autre sous la botte, quitte a y faire la guerre.
    La Russie veut la fin de l’Otan, non pas pour plus de paix en Europe, car ce n’est pas un départ des américains qui va apporter plus de stabilité (ça c’est l’excuse et la raison pour légitimer son opposition a la présence américaine) , au contraire, c’est ce qui permettra a certains, principalement la Russie d’agir sans contraintes, pays par pays (je ne parle pas d’une invasion de l’Europe, même si le cas de la Crimée, du Donbass, ne fait qu’illustrer la méthode russe, n’en déplaise a ceux qui y verront une justice).
    Donc c’est dans ce climat, que l’Otan doit rester forte, si hier la menace était soviétique, aujourd’hui elle devient russe.

    1. Bonjour
      Pas du tout d’accord avec vous. En effet, ces bombes nucléaires « tactiques » sont prévues pour être utilisées de manière ciblée. Et n’ont aucun effet dissuasif qui reste l’apanage des vecteurs stratégiques.
      Les Etats-Unis ont suffisamment de porte-avions pour y stocker ces armes.

      1. Non, plus d’armes nucléaires tactiques a bord des navires (ainsi que pour l’US Army) depuis une décision unilatérale de George Bush père depuis 92/93.

    2. « Il y a quelques années, j’étais partisan pour ce genre de retrait, mais a l’heure actuelle, je pense qu’elles restent nécessaires dans une politique dissuasive par rapport a la Russie actuelle. »

      Une politique dissuasive avec des bombes nucléaires sur lesquels Erdogan peut mettre la main dessus par un simple coup de téléphone? Un Erdogan qui n’a de cesse de faire la danse du ventre pour faire plaisir à Poutine!!!

      Les USA feraient bien de déménager leur bombe au plus vite avant le prochain délire du « pseudo Khalif d’Istambul »

    3. Pour résumer: Il est acceptable de stocker des armes nucléaires dans la cour avant des islamistes parce que nous sommes tellement en colère contre Popov…. pas besoin de commenter davantage!

      1. Ces bombes sont présentes depuis la guerre froide.
        Ceci dit, il est vrai qu’elles n’ont plus aucun réel intérêt aujourd’hui surtout si Erdogan prépare une éventuelle sortie de l’OTAN de la Turquie…

    4. moi j’ai plus peur de la Turquie que de la russie ,la russie a toujours eu une politique défensive …poutine n’est pas Hitler arrêtez de fantasmer ….la crise date du probléme du gaz Russe voulant se faire payer à un prix équitable ,mais les ricains ont par la bande et des barbouzes financiers en Ukraine fait capoter le projet ,le gugusse qui est élu en Ukraine n’est qu’un pions des amerloques pour empêcher la Russie de faire commerce avec l’Europe ….la peur amerloque c’est la réunion dans un grand marché de la Russie et de L’union euro !
      leur commerce ,les amerloques est invasif ,il n’est pas constructif de paix ,il ne respecte pas les peuples …regardez le monde actuel qu’ils nous ont imposé par la dissuasion de la Canonnière …soit vous êtes aveugle ou sourd …

      vous croyez quoi !
      si la russie ne se doter pas de l’armes nucléaire ,elle aurait été balayé par un coup d’Etat fomenter par les CIA et NSA
      les gaz et pétrole de la russie était une immense envie de possession par ce qu’on appele le cartel des sept soeurs !
      En 1904, la Standard Oil, fondée par John D. Rockefeller contrôle 91 % de la production pétrolière américaine, dont elle exporte la moitié sous forme de kérosène. À cause de ses méthodes tellement choquantes, l’État fédéral lui intente un procès16 et la condamne en 1911 à se partager en 34 sociétés séparées. La fin d’un géant ? Sans doute, mais le début d’une domination qui s’exercera jusqu’à la fin du siècle. Les rejetons se mangeront entre eux et constitueront, avec Shell et BP, un cartel au succès économique spectaculaire ; les Sept Sœurs.

      Le tableau sur Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9opolitique_du_p%C3%A9trole#Du_monopole_au_cartel.2C_1900-1928
      montre les sociétés américaines en bleu, les britanniques en rose (Shell étant anglo-hollandaise) et les sociétés absorbées en gris.
      pour résumé ici je dirait que …
      1 Standard Oil of New Jersey (Esso) ⇒ devenue Exxon, puis ExxonMobil. nation Drapeau des États-Unis
      2 Anglo-Persian Oil Company ⇒ devenue BP (British Petroleum). nation Drapeau : Royaume-Uni !
      3 Royal Dutch Shell. Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni / Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
      4 Standard Oil of California (Socal) ⇒ devenue Chevron. Drapeau des États-Unis
      5 Texaco ⇒ fusionnée avec Chevron. Drapeau des États-Unis
      6 Standard Oil of New York (Socony) ⇒ devenue Mobil, puis ExxonMobil. Drapeau des États-Unis États-Unis
      7 Gulf Oil ⇒ absorbée par Chevron Drapeau des États-Unis

      Total et Agip France et italie des miettes

      En 1920, les accords de San Remo confirment la révocation de Sykes-Picot, et en échange, sur l’insistance de Clemenceau, accordent à la France un magnifique « détail » : la propriété des 25 % que la Deutsche Bank détenait dans la Turkish Petroleum, que le Royaume-Uni avait saisis au premier jour de la guerre21. La France crée en hâte la Française des pétroles pour gérer ces parts ; l’Italie crée l’Agip en 1926. En Europe, l’État s’identifie à sa compagnie pétrolière.

      En mai 1927, la Couronne britannique signe le Traité de Djeddah avec le jeune et victorieux Ibn Seoud, pacte de non-agression aux termes duquel celui-ci « s’engage à maintenir des rapports amicaux et pacifiques avec les territoires de Koveit et de Bahrein, ainsi qu’avec les cheiks de El-Kattar et de la côte d’Oman, avec lesquels le Gouvernement de Sa Majesté britannique entretient des relations spécialement déterminées par traité »22. Mais dès 1933, ce sont les États-Unis qui obtiennent une concession au profit de la Standard Oil of California (SoCal), avec l’aide de St. John Philby.En 1927, le pétrole coule enfin à Baba Gurgur (« le père des flammes » en Kurde), à côté de Kirkouk. Les États-Unis protestent devant le monopole européen en arguant de l’Open Door Policy, et la surproduction menace. L’accord de la ligne rouge, signé en 1928, fige les relations territoriales et commerciales entre les partenaires présents dans la Turkish Petroleum, en y faisant une place aux compagnies américaines, aux dépens de l’État irakien. À ce titre, les partenaires présents s’interdisaient toute initiative personnelle sur l’ensemble du territoire concerné. Constitué de l’ex-empire ottoman, il incluait l’Arabie saoudite, et excluait le Koweït. Chaque partenaire reçut 23,75 % des parts : Anglo-Persian Oil Company, qui devient plus tard BP, Royal Dutch/Shell, la CFP, et la Near East Development Corporation, consortium de cinq compagnies américaines. Le reste des parts fut conservé par Calouste Gulbenkian, « Monsieur 5 % ». La France devient productrice de pétrole.
      le reste est révélateur ….
      La même année, Anglo Persian, Standard Oil et Shell, à l’instar du Portugal et de l’Espagne se partageant le monde, en font autant lors de la réunion d’Achnacarry25. En peu de temps, Gulf, Socony, Texaco et Atlantic les rejoignent26. Cet accord signé à la suite d’une réunion secrète au château écossais d’Achnacarry le 28 août 1928, prévoit la répartition des bénéfices des compagnies concernées, ainsi que la calcul du prix du pétrole (Gulf Plus) en tout point du globe. Le cartel, essentiellement anglo-saxon, est né, et règne sans grande opposition sur le pétrole mondial jusqu’en 1971.!!
      vous avez bien lu le Cartel est essentiellement anglo-saxon
      capito
      encore un mot sur la voyoucratie anglo saxone …
      En 1940, la France capitule ; le Royaume-Uni coule la flotte française à Mers el-Kébir et saisit les parts de CFP dans l’Iraq Petroleum Company (IPC, ex Turkish Petroleum Company). La France se trouve ipso facto éjectée de l’accord de la Ligne Rouge, et donc du Moyen-Orient27, laissant (enfin) le terrain libre aux compagnies américaines. En 1944, le partage est confirmé par les termes de l’Anglo-American Petroleum Agreement28,29. Mais en 1945 la France intente un procès, et finit par obtenir gain de cause : elle est réintégrée dans IPC, mais avec une part de 6 %.

      encore un coup pour comprendre qui méne le monde …
      La crise du canal de Suez en 1956 manifeste la faiblesse diplomatique de la France et du Royaume-Uni et consacre les deux Grands en pleine coopération comme maîtres du jeu. Les carburants seront rationnés en France de novembre 1956 à juillet 1957. La crise révèle aussi l’émergence d’une capacité politique au Moyen-Orient. En 1960, Iran, Irak, Koweït, Arabie saoudite et Venezuela créent l’OPEP, Organisation des pays exportateurs de pétrole. Plusieurs pays du Moyen-Orient se rapprochent de l’URSS, qui leur vend des armes. Malgré une première tentative d’embargo pétrolier en 1967 lors de la guerre des Six Jours et la résolution de Khartoum, l’action de l’OPEP restera sans résultat jusqu’en 1971. En 1953, l’Agip, privée d’accès aux gisements, est sauvée de la fermeture par la découverte d’un gisement gazier dans la plaine du Pô. Devenue l’ENI, elle survit en proposant aux pays exportateurs des conditions meilleures que le Cartel. Son président Enrico Mattei disparaîtra prématurément en octobre 1962, dans un accident d’avion resté mystérieux.

      accident d’Avion comme c’est bizarre …..

      son collégue khadafi ils auront eu plus de mal à l’avoir ,mais ils l’ont eu …
      voyez plutôt
      La géopolitique est souvent le fait d’un tout petit nombre d’individus, que l’histoire retient ou pas selon leur flamboyance. On ne peut nier l’impact profond et durable de John D. Rockefeller (Exxon) et Henri Deterding (Shell), avec des côtés clairs, sombres ou dissimulés. Calouste Gulbenkian, qui connaissait Alexandre Mantashev, fut un artisan central de la politique mondiale. Plus tard, Mouammar Kadhafi et Enrico Mattei, dans deux genres très différents, seront les déclencheurs de la révolte des pays producteurs ; si l’un échappe à la mort jusqu’en 2011, l’autre périt prématurément dans un accident d’avion. Sheikh Yamani personnalise aussi bien la pondération que le terrorisme, selon les observateurs ; enfin il est possible que le nom de Dick Cheney reste associé à l’histoire du pétrole, mais l’histoire se lit à distance.
      La réserve stratégique de pétrole américaine est instaurée dès 1975. À l’issue des deux chocs pétroliers,73 et 80 la majorité des pays de l’OCDE instaureront des réserves de pétrole stratégiques ; sous diverses formes, elles représentent fréquemment 3 mois d’importation d’un pays donné. En Europe, où les dégâts économiques dus à la faiblesse du dollar s’ajoutent au poids accru de la facture énergétique, on commence à se préoccuper d’économies d’énergie plus que de géopolitique ; la France imposera sa première limitation de vitesse sur autoroute (120 km/h) en décembre 197354. Les États-Unis vont plus loin, avec une limitation de vitesse à 55 milles à l’heure (environ 88 km/h, toujours en vigueur en 2009) introduite en 1974, et la réglementation Corporate Average Fuel Economy (CAFE) en 1975.
      Au sommet de Malte en décembre 1989, Gorbatchev et Bush échangent de pieux sentiments, on y parle d’échange, de coopération et de règlement des problèmes, le Nouvel ordre mondial a un arrière-goût de Société des Nations. Mais il n’en est rien, les États-Unis sortent de la guerre froide en hyperpuissance unique, et cela change tout.

      Saddam Hussein ne l’a pas compris. En 1990, il envahit le Koweït, ce qui donne une excellente occasion aux États-Unis de retrouver au Moyen-Orient le « deuxième pied » qui leur manquait depuis l’échec iranien. Ils feront d’une pierre deux coups, leur réplique ne sera pas une guerre, mais une démonstration de puissance politique, logistique et militaire. Les États-Unis rassemblent 33 pays, déplacent 500 000 hommes, inventent la guerre télévisée, et ne perdent « que » 240 soldats. Début 1991, les choses n’ont jamais été aussi claires.

      L’attentat des Tours Khobar en 1996 manifeste le rejet des troupes américaines sur le sol saoudien.
      La disparition de l’URSS laisse un énorme vide dans la conception même de la défense américaine ; Paul Wolfowitz et Dick Cheney occupent ce vide en proposant une nouvelle politique de défense pour les États-Unis, qui comprend 7 scénarios d’intervention militaire ; en premier lieu, une nouvelle invasion de l’Irak ; ils accompagnent une nouvelle doctrine prônant d’empêcher l’émergence de concurrents capables de défier l’autorité des États-Unis ; les Européens emploient souvent le terme « Unilatéralisme », qui traduit mal la gravité des propositions qui seront avancées par le Projet pour le Nouveau Siècle Américain (PNAC).

      La prise de la mosquée n’a peut-être pas été suffisamment prise en compte par les États-Unis ; à l’issue de la Guerre du Golfe (1990-1991) , de nombreuses troupes restent sur le sol saoudien, ce qui choque les fondamentalistes ; l’attentat des tours de Khobar, réalisé essentiellement par des citoyens saoudiens, fait 19 morts et matérialise ce rejet des troupes américaines.

      La consommation moyenne des véhicules neufs aux États-Unis s’améliore jusqu’en 1986, puis stagne jusqu’en 2005
      À partir de 1973, la convergence des intérêts des pays de l’OCDE perdra son acuité ; d’un côté, on trouvera les pays européens et le Japon, qui tenteront de respecter une certaine neutralité au Moyen-Orient ; de l’autre, les États-Unis, qui continuent de soutenir Israël, et plus favorables aux actions directes. À partir de 1986, cette différence va se creuser, les Européens se lançant dans une véritable politique de réduction de leur dépendance au pétrole, basée sur l’augmentation graduelle mais continue des taxes sur les carburants, et des contraintes s’appliquant aux fabricants d’automobiles pour diminuer la consommation moyenne du parc de véhicules ; cette politique est efficace, puisque la consommation de pétrole en Europe va stagner jusqu’à nos jours (2010). Cette politique pourrait être résumée par la phrase de Fatih Birol, directeur de l’AIE : « Nous devons abandonner le pétrole avant qu’il ne nous abandonne » Au contraire, les États-Unis ne feront plus d’efforts pour améliorer les valeurs « CAFE » ; les véhicules utilitaires sport (« SUV » en anglais) bénéficient même d’une dérogation.

      Sur d’autres terrains, l’évanouissement de l’URSS ouvre le jeu, et des territoires entiers qui étaient interdits avant 1989 font à nouveau l’objet de convoitises – y compris de vieilles connaissances.

      Le pétrole de la Caspienne refait surface
      L’Occident avait quitté Bakou en 1918, et sa jeune étoile avait vite faibli devant les découvertes immenses du Moyen-Orient. La débauche d’hydrocarbures avait de quoi faire rêver : à Bakou, le sous-sol est tellement riche que les mouvements de sol génèrent des « volcans de boue », étranges éruptions d’une boue mélangée d’hydrocarbures qui s’enflamment spontanément. Ces « volcans » ont toujours existé dans cette région, comme l’atteste Dunsterville en 1918. D’autres régions du monde connaissent également ce phénomène, avec la catastrophe de Sidoarjo en Indonésie. Au-delà de cet aspect spectaculaire, la carte ci-contre manifeste la densité de gisements d’hydrocarbures, qui n’est pas sans rappeler le Moyen-Orient. Géologiquement, l’Asie Centrale, de Bakou à Samarcande, est prometteuse, comme l’attestent aussi bien des phénomènes comme Darvaza, que les exploitations en cours. 70 ans plus tard, le potentiel de la Caspienne est à peine exploité.

      Oléoducs et gazoducs en Asie centrale, 2001.
      Contrairement au Moyen-Orient, où le pétrole est fréquemment proche d’un port, la Caspienne est très éloignée à la fois des ports, et des centres de consommation. Le seul moyen de commercialiser de grandes quantités de pétrole, c’est de l’évacuer par oléoducs
      Contrairement au Moyen-Orient, où le pétrole est fréquemment proche d’un port, la Caspienne est très éloignée à la fois des ports, et des centres de consommation. Le seul moyen de commercialiser de grandes quantités de pétrole, c’est de l’évacuer par oléoducs65. Déjà en 1906, le premier pipeline Bakou-Batoumi, long de 800 km, transportait du kérosène vers la mer Noire et les marchés de l’ouest. En 1991, le trafic maritime à travers le Bosphore est déjà saturé, et on cherche d’autres tracés. Les États-Unis se dépêchent de faire des propositions66 pour évacuer ce pétrole vers l’occident, afin de découpler les pays producteurs de l’Asie centrale d’un nouvel assujettissement à la Russie. Bill Clinton lui-même se charge de la promotion67 du projet Oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), qui connaîtra une médiatisation étonnante : Elektra King (Sophie Marceau) en explique le tracé caucasien à James Bond (Pierce Brosnan) dans le film Le monde ne suffit pas68 (le tracé présenté est authentique)69. Le BTC entrera en exploitation 6 ans plus tard70. Le Silk Road Strategy Act, qui autorise le gouvernement américain à soutenir les pays du « corridor est-ouest » qui leur sont favorables, et cite explicitement les pipelines, passe en 199971.

      Simultanément, Centgas, un autre consortium mené par Unocal, avec l’appui de la CIA et de Zalmay Khalilzad, noue des relations avec les talibans,

      STOP ARRETS SUR IMAGE

      LA CIA noue des relations avec les talibans ,alors ???le fric toujours le fric ,ils nous ont mis des régimes tel que l’Arabie saoudite maintenant pleine de fric ….ils nous ont favorisé ces pays qui prone une religion totalitaire ,et ce pays se dit pour les libertés ….mais c’est du vent çà ….

      les vrais maitre de l' »amérique c’est les pétroliers qui reculent devant rien quitte à tuer piller les peuples ,les faire s’entretuer sous couvert de lutte de religions

      après une tentative similaire de la part d’Enron. Plusieurs délégations de talibans se rendent aux États-Unis, et un accord est trouvé pour la construction d’un gazoduc, de Daulatabad au Turkménistan à Karachi, en passant par Herat, Kandahar, et Quetta (projet TAP). Mais les talibans exigent d’être reconnus par les États-Unis ; la guerre civile, puis les frappes américaines sur le pays interdisent tout financement privé, et Unocal abandonne le projet fin 1998, après avoir instamment réclamé au Congrès américain d’appuyer le processus de paix mené par les Nations Unies en Afghanistan.

      le Business passe avant …!
      lire aussi la Géopolitique du pipeline c’est intéressant et c’est vrai,la RUSSIE est un empêcheur de tourner en rond pour les septs soeurs du cartel ??
      donc c’est normal qu’on la présente comme un possible attaquant …l’europe

      L’histoire des fusions et acquisitions est sans fin, ce tableau n’est qu’un résumé ; de plus, derrière ces sept sociétés, on trouve une multitude de sociétés « indépendantes », qui ont éventuellement participé à certains accords tels que l’accord d’Achnacarry. Nombre d’entre elles ont été absorbées par d’autres au cours du xxe siècle ; aucune société extérieure au pétrole n’a réussi à se glisser parmi celles-ci.

      ces gens sont les pires mafieux du monde actuel et le monde leur doit ce qu’il est d’insécurité

      1. ça sera plus bref
        « poutine n’est pas Hitler arrêtez de fantasmer… »
        Piqure de rappel : Georgie, crimée, dombass….
        Non, on n’a pas la mémoire courte..

      2. Impressionnante description synthétique de la problématique pétrolière dans la zone moyen-orientale . Brillant ! Cela remet en effet les choses à leur place , et rappelle le vrai rôle , et la responsabilité de la politique US dans cette zone . Mais voyez vous , il y aura toujours des gens qui ne voient pas plus loin que le bout de leurs chaussures , et refusent l’évidente réalité qui bouscule leur parti pris .Quand on aime…

        1. Une synthèse cependant ponctuée par plusieurs inexactitudes si on prend soin de la lire attentivement 😉 !
          Quant aux corrélations établies par son auteur, elles restent pour le moins arbitraires.

      3. Quand je vois vos pâtés de texte, j’envie le travail de modération de Mr Lagneau.

      4. Ne vous embêtez pas avec des arguments! Maochao accepte uniquement les scénarios qui ont été autorisés par la NSA et de la CIA.

      5. @batgames:
        Bel exercice de détournement de faits bien réels tels que les historiques que vous détaillez, mais vous vous plantez en établissant des corrélations subjectives qui ne sont que le fait de votre interprétation orientée.
        .
        Bien joué 😉 !

      6. L’Angleterre n’a pas coulé la flotte à Mers El Kébir, mais la BRETAGNE ce qui était déjà de trop !
        pour la flotte L’Amiral De Laborde s’en est chargé tout seul à Toulon,
        je ne sais si vous êtes bon en pétrole mais pour ce qui est de l’histoire de la Marine vous avec beaucoup à apprendre, et l’opération Catapult a concerné Kébir, les bâtiments se trouvant en Grande Bretagne et à Alexandrie…

        1. Cipal,
          Sabordé pour ne pas risquer de tomber entre les mains des allemands qui voulaient la confisquer afin qu’elle ne serve pas contre eux. Ce n’est pas tout à fait pareil, même si on peut simplifier à « l’amiral de Laborde a sabordé la flotte » ce qui est pour le moins réducteur.
          L’agression anglaise de Mers El Kebir a quand même entraîné 1 297 morts chez les marins français. Et n’oubliez pas Dakar, même si les anglais n’ont pas réussi leur coup.

          1. Je ne me suis pas étendu, mais je ne prétends pas non plus à faire un cours d’histoire maritime en permanence, pour ce qui est du comte Jean c’est bien lui qui a tout fait pour que le sabordage ait lieu, voir la réponse faite à Darlan qui se trouvait à Alger, et si vous voulez être précis vous oubliez le MOGADOR à Kébir qui a laissé l’arrière dans l’explication, et pour être encore plus précis vous avez oublié les deux morts du SURCOUF, et je ne mélange pas les opérations, Dakar n’a rien à voir avec Catapult, mais si vous voulez je tiens à votre disposition le détail des rencontres malheureuses notamment la fin du PONCELET et la disparition de Bertrand de Saussines son commandant, vous oubliez Torch, et le sacrifice de l’escadre légère aux ordres de l’amiral Gervais de Lafond devant Casablanca, etc…
            Et mon cher Robert je ne parle pas de votre Homonyme aux Antilles …

      7. Batgames,
        Mettez les liens que chacun aille voir s’il le souhaite plutôt que de nous infliger des romans de copier coller de wikipedia.
        Merci de votre compréhension.

  4. Un peu de science-fiction. Imaginons qu’en 1933 un pays avec des bases en Allemagne ait entreposé là quelques armes nucléaires. Hitler accède au pouvoir et réarme. Les relations se tendent, la répression s’installe envers les opposants qui sont raflés par milliers et leurs partis interdits. Les chrétiens, les kurdes et les arméniens – pardon – les juifs, les roms et les slaves sont persécutés. La politique de l’espace vital et de la grande Turquie – pardon – Allemagne conduit au refus du traité de l’OTAN – pardon – de Versailles qui est un chiffon de papier. Les bombes nuc sont bien sur le territoire du heimatland, non ? Je me demande ce qu’aurait bien pu faire Erdogan – pardon – Adolf.

    1. Entendez simplement que pas plus que les belges en Belgique, les turcs ne sont pas détenteurs des bombes atomiques US entreposées en Turquie.

  5. Un code çà se déchiffre ou çà se change …Quand aux porteurs ,il suffit de d’en mander à Poutine …
    Mais là ,çà n’est franchement plus drôle du tout!
    60 ou 90 bombes nucléaires ?…Une seule suffit!

    1. Vous avez bien raison et permettez moi de citer, sur un air de Java, Boris Vian : […]  » la seule chose qui compte, C’est l’endroit où elle tombe ” […]

  6. Ces armes n’ont rien à faire en dehors de leur pays. pour protéger l’Europe, les missiles balistiques peuvent très bien être lancé des USA ou d’un sous marin nucléaire. Je ne comprends même l’intégré de ce truc donner la bombe à d’autres pays (?!) tout en gardant les codes. il s’agit de pays étrangers et non de porte avions, surtout quand l’un d’entre eux est instable!

    1. C’est une dissuasion à moindre coût pour les Etats-Unis. Ils n’ont à baser d’avions sur place pour disposer d’une force de frappe nucléaire « tactique », ce qui permet de frapper durement les forces d’invasion tout en s’attaquant pas à l’Union Soviétique ce qui déclencherait une riposte contre les Etats-Unis. De plus, partager des armes nucléaires, et donc la valeur politique et militaire de ces jouets, permet de garantir le lien d’alliance.

    2. Les européens étaient bien content de les avoir, hormis les partis rouges financés à l’époque , en sous main par le kremlin, qui manifestaient soit disant pour la paix, quotidiennement;
      Il faut toujours une assurance au cas où….

  7. Totalement irresponsable de laisser des bombes nucléaires en Turquie compte tenu de la situation actuelle et future de ce pays. En passant, les bombes nucléaires stockées en Allemagne, Belgique, Italie, et aux Pays-Bas sont en contradiction avec le traité de non prolifération nucléaire. Mais ce n’est pas grave, ce traité ne s’impose qu’aux signataires non OTAN, mais pas du tout aux USA et à ses affidés.

    1. @intox
      Ayant mentionné la présence de ces bombes lors du « contre-putch » E;rdogan j’abonde dans votre sens ,pour ces bombes oubliées (90) !C’était plus pour ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier ,plutôt qu’autre chose et non … pour nous faire croire « qu’on assurerait notre sécurité »…On seraient les premiers servis par les retours à l’envoyeur …!
      Gaulliste et opposé à l’OTAN depuis la chute du Mur de Berlin et du Communisme ,je ne saisis pas les raisons qui nous ont fait y revenir sous l’ère Chiraco- Sarkozyenne et… maintenus sous le règne de Pinocchio premier!

      1. @ wrecker47

        Pour l’Otan c’est assez simple, la majorité Française est favorable à l’Otan et surtout, favorable à l’intégration de son commandement. Chacun des sondages que j’ai récemment consulté sans exception affirmaient cette majorité.
        .
        Et comme vous vivez en démocratie … 😉

    2. ? Non, lisé le TNP avant d’écrire. Et rappelle qu’il y avait jusqu’en 90 dans les six mille ANT en Europe de l’Ouest et Turquie.

    3. les etats unis n’ont jamais été responsable ,ce sont de grands enfants diriger par des mafieux des cartel du petrole ,de l’armement,ils assassinent tous les opposants à leur pouvoir …c’est l’empire de Star wars …la france est une merde sur plage pour eux

      1. Ok.

        Ça s’améliore vraiment en commentaire de ce blog… Je ne prends même pas la peine de démonter l’argumentaire (y’en a un ?), c’est peine perdue.

    4. C’est un peu comme celles du pakistan, les rebelles islamistes s’en étaient très approchés il y a quelques années, et les usa avait secoué les puces des dirigeants qui ont lancé une contre offensive, là bas ça craint aussi.
      Par contre, si à juste raison, l’otan virait les bombes de la turquie, cela serait un mauvais signal pour Erdigan, lâché par l’europe puis par l’otan, et là , il est possible que la russie lui rappelle l’avion abattu, malgré les signes de réchauffement apparent entre ces deux états….

      1. Contrairement à celles dont on parle en Turquie qui sont US, les bombes atomiques présentes au Pakistan sont pakistanaises, elles.

  8. La fiction d’une Turquie, atout maître de l’OTAN sur le flanc sud, ne tient plus une seconde……
    Le Pentagone le sait mais ne dit rien par habitude ….heureusement il y a la presse libre US et les candidats à la présidence en mal de buzz….

  9. Ils doivent (les USA) immédiatement déplacé ses bombes. Après les propos démesuré d’Erdogan vis à vis de l’UE et des USA, on ne sait même pas ce qu’adviendra de la base d’Incirlik d’ici un an alors la première chose qui doit être mis en sécurité c’est l’armement nucléaire présent sur cette base.

  10. Qu’est-ce qui empêche les USA de déplacer ces bombes en Sicile ou ailleurs, sur une de leurs nombreuses bases ?
    La différence de distance avec le potentiel ennemi russe peut être compensée par d’autres moyens.
    J’ai la curieuse impression que ça ressemble à de la propagande catastrophique, suite peut-être à la rencontre Poutine-Erdogan.
    Enfin pour l’Europe, j’espère que ça calmera les prétentions à faire entrer la Turquie dans le machin européiste à marche forcée. En commençant par sucrer les fraises aux subventions reçues par la Turquie de l’UE.

    1. L’opinion publique ou une partie de celle-ci et certaines oppositions politiques, par exemple. La nouvelle serait assez peu appréciée en Allemagne ou Belgique par exemple. Déjà que celles déjà sur place soulèvent de temps en temps un débat.

      Après, je ne crois pas que serait si bloquant. Oui, ça fera l’actualité mais la population a bien d’autres sujets de crispation, beaucoup plus proche d’elle. Et faut évacuer ces ADM. La Turquie devient un risque jour après jour.

  11. La transformation de la Turquie en une Dictature, le rapprochement avec l’Iran et la Russie, les fortes complicités avec les terroristes islamiques de Daesh, font que la Turquie est devenus un membre de l’OTAN plus que genant et le stockage d’arme nucléaire américaine dans ce pays représente un risque trop important.
    Incontestablement il faut déplacer ces armes qui n’ont plus lieu d’être sur place. Ensuite, il faut sortir la Turquie de l’OTAN qui devient un allié absolument pas fiable, qui pourrait fournir des informations ou secrets à d’autres puissances ennemis. Et nous ne partageons plus le meme idéal de la démocratie.
    On a bien fait de ne pas les intégrer à l’UE, à lui seul Erdogan aurait bloquer et couler l’Europe.

  12. Il y a une grosse incohérence dans le fait de garder ces armes nucléaires dans l’arsenal US et dans l’OTAN.
    Je m’explique …
    Les États Unis ont recement affirme que la doctrine d’utilisation de l’arme nucléaire prévoyait de ne jamais utiliser l’arme le premier . Donc il faut attendre d’être soit meme lâ cible d’un feu nucleaire pour y répondre… Or lâ doctrine OTAN spécifié que l’utilisation d’une armee nucleaire contre un de ses membres entrainera une riposte nucléaire strategique (donc visant les villes et centres industriels). De fait, il n’y a aucun cas ou l’arme tactique pourrait être employée …
    Il est interessant de comparer avec lâ France qui elle a integre lâ doctrine du tir prestrategique : un (ou plusieurs) tirs d’ASMP doit signifier a l’adversaire que s’il ne stoppe pas lâ France utilisera le tir strategique !
    En gros c’est une boule de feu qui veut dire « dernier avertissement ou je te fume » ..
    Mais cette doctrine n’existe pas aux US, l’arme nucléaire tactique est avant tout destînee à faire un trou de 15 km dans la ligne ennemie pour y mener une contre attaque, ou éventuellement la destruction d’un noeud logistique important. Mais le fait que ce soit une bombe (donc transportée par un avion) rend lâ capacite de frappe en profondeur quasi impensable …
    A noter que c’était la doctrine française de l’utilisation des Pluton puis des hades mais lâ France a renoncé à cette approche estimant que l’utilisation d’arme nucléaire « tactique » etait innevisageable (au sens que cela doucherait immédiatement sur du tir strategique)
    A noter que les russes egalement consciderent l’utilisation d’armes nucléaire tactique comme une solution, avec les missiles Iskander notamment.
    Cela nous ramène à la periode que beaucoup de specialistes consciderent comme ayant été lâ periode lâ plus dangereuse de la guerre froide , à savoir la crise Pershing 2 // SS20 de 1983

    1. Ah la crise des euromissiles…mes parents vivaient à Strasbourg a l’époque, cible potencielle en cas d’échange de tirs de missiles tactiques nucléaires et le pire c’est que l’on revient à ce gente de situation.
      Pour les russes l’arme nucléaire tactique est un recours en cas de combats de hautes intensité, la perte de Kaliningrad détruite par un pétard nucléaire de l’OTAN vaut bien le coup d’envoyer un iskander avec tête nucléaire au milieu des quelques brigades de l’alliance atlantique disponibles pour une contre-attaque durant leur concentration en Pologne…il ne resterait plus grand chose ensuite pour les contrer sauf les ICBM…
      En ce qui concerce les bombinettes d’Incirlik, les retirer c’est en gros envoyer un message au calife Erdogan de que sa carte de membre de l’OTAN est proche de sa date d’expiration et que maintenant il joue en seconde division dans l’alliance…avec l’importance accordée a la place stratégique de la Turquie (les détroits, les bases, etc…) et le fait que Poutine vient de rouler dans la farine un Erdogan complétement aux abois pour contrer l’influence des USA dans la régions, ce n’est pas très probable, malheureusement.

  13. Bonjour à tous,

    Pendant la Guerre Froide, je suppose que l’OTAN et les USA propriétaires de ces bombes avaient prévu le scénario d’une prise de ces bases par les Soviétiques ? Avec prise des bombes par l’ennemi d’alors à la clef ?

    Donc je suppose qu’en cas de gros souci, les bombes pourraient être mises en sûreté ailleurs et que des plans ont probablement déjà été élaborés.

    1. Pensez vous….!
      Le seul truc envisagé c’était la destruction de la base ..avec ses avions et son dépôt nucléaire
      autrement la B 61 était faite pour être accrochée sous un F 16 et à prendre l’air pour un objectif ou une base de déserrement

  14. Le rapprochement Erdogan/Poutine, c’est des excuses trop tardives pour être sincères. C’est juste les circonstances qui les ont dictées:
    Car Erdogan a senti le vent du boulet du coup d’état manqué et le soupçon envers les USA est forcément là vu l’implication de moyens basés à Incirlik. S’ajoute le dissident n°1 sur leur sol. A minima, ils savaient et n’ont rien dit!
    Alors en réaction Erdogan fait un pas vers Poutine qui en est aussi un de plus vers une exclusion de l’OTAN, ce qui arrange donc ce dernier qui choisi de ravaler sa rancoeur!
    Réaction à la réaction, les USA se rappellent leur inventaire… façon de signifier, avec diplomatie, que le retrait serait le préalable à l’exclusion.
    Et là, Erdogan aura peut-être intérêt à ne pas trainer aux « chiottes » après avoir autant oeuvré pour l’état terroriste et bêtement libéré son nouvel ami d’une contrainte!

  15. Il est une autre bombe que personne ne peut déplacer ni désamorcer et qui risque d’exploser sur notre sol, c’est la bombe démographique que l’islam politique utilise comme une arme contre l’occident.
    Depuis Boumedienne jusqu’à Erdogan, c’est la même haine revancharde contre l’occident chrétien.

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