L’état-major de l’armée libyenne attaqué à Tripoli

Les autorités libyennes ont du pain sur la planche… Et à mesure que le temps passe, l’on ne voit pas d’amélioration de la situation. Ainsi, le 6 février au soir, le quartier général de l’armée libyenne, situé au sud de Tripoli, a été attaqué par un groupe armé inconnu.

« Ils ont tenté d’entrer dans le siège de l’état-major mais les gardes les ont repoussés », a affirmé le colonel Ali-al-Cheikhi, dont le témoignage a été rapporté par l’AFP. « Les assaillants ont pillé des voitures et quelques armes, avant de se retirer », a-t-il ajouté, avant de préciser que l’attaque n’avait pas fait de victimes.

Reste que les circonstances de cette attaque ne sont pas encore totalement éclaircies. Un officier libyen a déclaré, sous le sceau de l’anonymat, avoir cru qu’il s’agissait d’une « dispute entre soldats ». Drôle de façon de régler des différends…

Quoi qu’il en soit, la tension est monté d’un cran à Tripoli, après la décision du Congrès général national (CGN), qui fait office de Parlement, de prolonger son mandat jusqu’en décembre 2014. Des appels à manifester pour ce 7 février ont été lancés, ce qui fait craindre de nouveaux débordement à l’avenir.

Dans l’est du pays, à Benghazi, ancien bastion de la rébellion anti-Kadhafi en 2011, des groupes armés ont attaque les bâtiments des chaînes de télévision Libya al-Ahrar et Libya Oula, causant ainsi de lourds dégâts matériels.

« Des hommes armés ont jeté un cocktail Molotov sur les bâtiments de la chaîne, incendié un véhicule de transmission et tiré une rafale de balles sur le siège de la télévision », a indiqué Khadija al-Ammami, une journaliste de Libya al-Ahrar. Cette dernière avait échappé à une tentative d’attentat l’été dernier.

Journalistes et dirigeants de médias sont particulièrement visés ces derniers temps. En décembre, le directeur d’une radio privé a été assassiné par des inconnus dans des circonstances qui demeurent troubles. Le 4 février, un journaliste de la chaîne al-Assema, Mohamed al-Sarit, a été brièvement enlevé.

Depuis la chute du régime du colonel Kadhafi, les nouvelles institutions libyennes peinent à instaurer leur autorité sur l’ensemble du territoire. Des milices créées lors de l’insurrection de 2011 refusent toujours de déposer les armes et cherchent à imposer leur loi. La production de pétrole est bloquée par des activistes, notamment en Cyrénaïque, où par ailleurs, il existe un foyer jihadiste, tout comme dans le sud du pays.

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