Vers un renforcement des unités des forces spéciales déjà existantes?

Le dernier Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (LBDSN), publié en avril dernier, a recommandé d’augmenter les effectifs des forces spéciales de 1.000 hommes. Et ce renfort sera confirmé dans la prochaine Loi de programmation militaire (LPM), qui, dans le même temps, va supprimer 23.500 postes, ce qui passera par la dissolution de l’une des 8 brigades de combat de l’armée de Terre, laquelle devrait ainsi perdre 2 régiments d’infanterie (comme si on en avait de trop… passons.

Le problème est donc de savoir comment il faudra s’y prendre pour renforcer ces effectifs des forces spéciales au niveau exigé. Cela « mérite réflexion », a commenté le chef d’état-major des armées (CEMA), lors d’une audition au Sénat.

A priori, deux options sont sur la table. La première consisterait à créer une formation supplémentaire, comme cela avait été fait lors de l’exécution de la précédente LPM avec le commando marine Kieffer, à vocation technologique. Au passage, l’on apprend grâce au CEMA que cette unité est « actuellement la plus utilisée ». La seconde viserait seulement à étoffer les structures existantes.

Une autre, non évoquée, serait par exemple de faire passer un régiment de l’armée de Terre sous l’autorité de la Brigade des Force Spéciales Terre (BFST). Cette idée avait été avancée à une époque pas encore si lointaine…

Quoi qu’il en soit, la difficulté, a sous-entendu l’amiral Guillaud, est de pouvoir recruter des éléments d’un excellent niveau parmi les engagés. « Les forces spéciales jouissent d’une aura, mais leur vocation n’est pas de tenir le terrain. Si l’on veut que les forces spéciales françaises conservent leur niveau exceptionnel, mondialement reconnu, il faut un vivier suffisant au sein de nos armées dont les effectifs baissent », a en effet avancé le CEMA.

En tout cas, l’amiral Guillaud n’est pas très chaud pour créer une nouvelle unité étant donné que, a-t-il expliqué, cela demande au moins 8 ans de travail pour qu’une telle formation soit pleinement opérationnelle. « On peut sans doute augmenter un peu le volume des forces spéciales, mais je préfère renforcer les structures existantes, plutôt que de créer une nouvelle unité », a-t-il affirmé.

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