Les transmissions sont au coeur de l’opération Serval

Pour la première fois, un groupement de transmissions, fort de 150 militaires, a été projeté sur un théâtre d’opérations extérieur, en l’occurence au Mali. Même si leur mission n’est pas spectaculaire, il n’en reste pas mois que les transmetteurs jouent un rôle essentiel dans toutes les interventions militaires menées par la France à l’étranger, éant donné que la maîtrise de l’information est un élément essentiel dans la conduite des opérations.

Ainsi, dès le 12 janvier dernier, les premiers transmetteurs du 28e Régiment de Transmissions (RT) d’Issoire, alors en alerte Guépard, ont été envoyés au Mali. Ils ont été ensuite rejoints par 50 personnels du 53e RT de Lunéville. Quant à leur matériel nécessaire à la mission, il a été acheminé sur ce nouveau théatre d’opérations quatre jours plus tard.

Et ces transmetteurs n’ont pas perdu de temps, avec l’installation, au poste de commandement de l’opération Serval, de 99 lignes téléphoniques et de 90 postes informatiques avec messagerie et accès aux réseaux du ministère de la Défense.

Pour assurer les communications sur le terrains, les transmetteurs disposent de VAB ML Syracuse (véhicule de l’avant blindé – Moyen Léger/Satellite), qui est en fait une station de télécommunication satellite mobile. Ces moyens sont renforcés par la valise satellitaire de type INMARSAT 4 BGAN (Broadband Global Aera Network), laquelle permet à un groupement tactique interarmes (GTIA) de continuer à communiquer en tout lieu et en tout temps de manière sécurisée.

C’est aussi grâce aux transmetteurs qu’un système de visioconférence permet au commandant de l’opération Serval, le général de Saint-Quentin, de communiquer avec le Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) situé à Paris. La liaison est assurée par un terminal haut débit (HD) connecté au satellite Syracuse 3, ou, en cas de besoins, par la station radio F-14 fonctionnant avec le logiciel CARTHAGE (Communications Automatisées Radioélectriques Tactiques Hautes fréquences en Ambiance de Guerre Electronique).

Mais les transmetteurs déployés au Mali ne sont pas les seuls dans la boucle. La Direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des Systèmes d’information de la défense (DIRISI), placée sous la responsabilité du chef d’état-major des armées (CEMA), joue également un rôle prépondérant, avec des personnels dévoués et mobilisés 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 pour assurer le bon fonctionnement des systèmes utilisés.

En effet, la DIRISI est surtout un opérateur de télécommunications, qui a notamment pour mission de gérer les fréquences, d’assurer l’infogérance des systèmes d’information et de communication (SIC) de la Défense, y compris à l’étranger, et de garantir leur sécurité. Ainsi, c’est cette direction qui a le contrôle opérationnel des satellites militaires de télécommunication, dont Syracuse, via le le Centre National de Mise en Œuvre des Moyens Satellites (CNMO-MS).

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