Un drone a été abattu au-dessus du territoire israélien

L’armée israélienne a annoncé, le 6 octobre, avoir abattu un drone dont l’origine n’a pas encore été formellement établie, dans le sud d’Israël, plus précisément dans le désert du Néguev, région où est implanté le centre de recherche nucléaire de l’Etat hébreu.

Un drone « a été identifié alors qu’il pénétrait dans l’espace aérien israélien ce matin. Il a été intercepté par l’armée de l’air israélienne à environ 10H00 locales (08H00 GMT) », a fait savoir un communiqué diffusé par Tsahal.

Plus tard, un porte-parole a précisé que l’appareil en question avait été repéré alors qu’il survolait la Méditerranée, dans un secteur proche de la bande de Gaza. Une fois entré dans l’espace aérien israélien, il a été escorté par des avions de type F-16I, dont l’un d’entre-eux l’a ensuite abattu « pour des raisons opérationnelles et de sécurité au-dessus de la Forêt de Yatir, dans le nord du Néguev, un secteur inhabité. »

Reste à déterminer l’origine de ce drone. Pour la presse israélienne, il serait de facture iranienne. En effet, Téhéran développe depuis maintenant plusieurs années des appareils pilotés à distance, comme le Karrar, supposé être armé, l’Ababil ou encore le Ghods Mohajer, ces deux dernières modèles ayant été vendus ou cédés au Venezuela, au Hezbollah, la milice chiite libanaise et probablement à la Syrie.

Plus récemment, l’Iran a dévoilé un nouveau drone, le Shahed 129, présenté comme appartenant à la catégorie dite MALE (Moyenne Altitutde Longue Endurance). D’après le général de brigade Amir Ali Hajizadeh, le chef de la composante aérienne des Gardiens de la Révolution, cet engin serait capable de rester en l’air pendant 24 heures et d’avoir une portée de 2.000 km.

Pour le Jerusalem Post, le drone abattu pourrait être un appareil de ce type, lancé depuis le Sud-Liban par le Hezbollah. Cette milice a d’ailleurs tenté, par le passé, d’envoyer des drones survoler le territoire israélien, lesquels ont été abattus.

Aussi, pour le journal israélien, il est probable que l’Iran ait cherché, avec le concours du Hezbollaz, à tester son nouveau drone pour voir jusqu’où il aurait été susceptible d’aller avant d’être repéré par Tsahal. Cette hypothèse se fonde notamment sur des déclarations récentes de Hassan Nasrallah, le chef de la milice libanaise, qui a affirmé disposer des capacités nécessaires pour bombarder le centre nucléaire de Dimona.

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