La Royal Air Force veut augmenter la disponibilité de ses avions de transport A400M de 30 %

Depuis qu’elle a retiré ses quatorze C-130J Hercules du service, alors qu’ils avaient suffisamment de potentiel pour voler au moins jusqu’en 2035 [ils ont d’ailleurs été repris par la force aérienne turque], la Royal Air Force ne dispose plus que de 22 A400M Atlas [ou C.1 Atlas] et de huit C-17A Globemaster III pour assurer ses missions de transport. Ce qui s’est avéré insuffisant dans la mesure où il lui faut tenir compte de la disponibilité de cette flotte, même si celle-ci est décrite comme étant «performante et flexible».
Aussi, l’achat d’A400M supplémentaires auprès d’Airbus a été évoqué à plusieurs reprises au cours de ces dernières années. Mais, pour le moment, aucune nouvelle commande ne s’est concrétisée et rien n’indique que cela sera le cas dans un proche avenir.
En attendant, la disponibilité des A400M de la RAF peine à décoller. Du moins, c’était le cas en 2025, un rapport parlementaire ayant avancé qu’elle était inférieure à 50 %. Soit un niveau bien en-deçà de l’objectif de 75 % fixé par le ministère britannique de la Défense [MoD].
Pour autant, ce dernier avait assuré qu’il mettrait tout en œuvre pour améliorer la disponibilité de ces A400M, notamment via un contrat d’une valeur de 256 millions de livres sterling pour assurer le maintien en condition opérationnelle [MCO] de leurs turbopropulseurs TP400.
Seulement, un an plus tard, la RAF en est toujours au même point. D’où le nouveau contrat que le MoD vient de notifier à Airbus pour 190 millions de livres sterling. Et, cette fois, il est question d’une obligation de résultat.
Cet accord «permettra d’améliorer de 30 % la disponibilité de la flotte de transport aérien tactique et stratégique de la RAF», a-t-il en effet indiqué, dans un communiqué publié le 2 octobre. «Outre le maintien de plus de 350 emplois au Royaume-Uni, [il] devrait considérablement renforcer les capacités opérationnelles et augmenter le nombre d’avions pleinement opérationnels disponibles chaque jour, passant de 10 à 13 d’ici fin 2027», a-t-il ajouté. Ce qui portera le taux de disponibilité de cette flotte à 60 %. Est-ce que ce sera suffisant ?
«En augmentant la disponibilité de ces appareils, nous renforçons la capacité de la RAF à mener des opérations mondiales et à honorer ses engagements envers l’Otan au moment où cela compte le plus, tout en soutenant l’emploi au Royaume-Uni et en garantissant un bon rapport qualité-prix pour les contribuables», a fait valoir Luke Pollard, le ministre britannique délégué à l’Industrie de défense.
Quoi qu’il en soit, l’objectif de ce contrat de soutien est encore éloigné du taux de disponibilité des A400M de la RAF constaté en 2021, époque où il avait oscillé entre 65 et 70 %, avec treize ou quatorze appareils disponibles en permanence.





Les parle-ment-taire qui exigent plus de disponibilité sont les mêmes qui exigent le moindre coût.
Ils ne lisent pas dans les marchés les cahiers de clauses techniques,
ils ne s’intéressent qu’aux clauses administratives, aux sous.
La technique, la production industrielle, la durabilité, ils s’en battent les couettes.
Juste ils se battent pour le « présent » budgétaire et leur avenir qu’à eux.
La disponibilité d’un avion exige une vision, une prévision à plusieurs décennies.
Un politicard ne voit pas aussi long et loin, son futur qu’à lui se contrefiche de notre avenir à nous.
@ strogof
Pfff change de disque
Ou réfléchis un peu
Le politique il arbitre avec les moyen qu il a et l
Orientation de sa politique
C est fou quand même d avoir aussi peu de jugeote
Defocalise. l armée n est pas unique budget que le peuple a besoin de financer
Quel est le taux de disponibilité de nos A400M ?
L’âge moyen des 2 flottes A400M RAF et AAE est similaire, entre 7 et 8 ans. Seule diffère l’élongation des livraisons, la RAF a été livrée suivant un calendrier plus « compact » alors que la France a vu ses livraisons plus tôt mais plus étalées dans le temps.
Les taux de disponibilités sont alors comparables, autour de 50%.
Les 2 armées de l’air ont fait appel à Airbus pour anticiper la baisse du taux de disponibilité, puisque les 2 flottes vont entamer le cycle des « grandes maintenances » (1 grande maintenance = 1 A400M immobilisé en atelier pendant 7 à 8 mois).
Argo : vous posez une question sulfureuse . il est interdit de savoir la disponibilité de nos forces . Etaler et se moquer de celle de nos voisins, par contre, est parfaitement correct et même encouragé.
« Etaler et se moquer de celle de nos voisins, par contre, est parfaitement correct et même encouragé. » Je n’ai pas vu dans les commentaires qui ont précédé le votre des moqueries! Ou voulez vous encore en venir que l’on nous dit rien que l’on nous cache tout?
Concernant la dispo des A400 M britanniques vous devriez être plutôt content, non?
L’espace “contributions” est ouvert pour apporter des précisions et des informations complémentaires aux articles.
Les insinuations de ce genre n’y ont pas leur place.
Voir la note aux lecteurs en fin de l’article en lien ci-dessous :
https://www.opex360.com/2026/09/30/le-ministere-des-armees-serait-sur-le-point-de-commander-les-deux-nouveaux-satellites-dobservation-du-programme-iris/
Au contraire l’insinuation prend tout son sens . Ne vise-t-elle pas à obtenir ce qui doit rester dans la « sphère » militaire ?
Si vous apportez des « précisions » et des « informations complémentaires » aux attentes de pandacruel vous satisferez également d’autres lecteurs ou contributeurs qui sauront faire une extrapolation approchante des moyens disponibles…
A n’en pas douter pandacruel préférerait une interpolation bien plus révélatrice ….. mais qui pourrait s’y interrésser ?
Héron : effectivement : apporter des précisions, c’est souvent rappeler des faits supplémentaires relatifs au sujet traité. ça veut dire : contextualiser un sujet, lui apporter des faits, points de vue ou des analyses parfois autres,qui permettent au lecteur d’avoir souvent une vue plus globale, élargie, des problématiques évoquées. Ce sont des éléments d’informations supplémentaires, donc parfaitement dans le sujet et pertinents
Nous n’avons que des bribes d’informations parcellaires sur » l’épidémie » de peste pulmonaire qui affecte quelques oblasts éloignés des grands centres.
Visiblement les autorités cloisonnent drastiquement toutes les précisions ou informations complémentaires sur un sujet qui pourrait, s’il échappe au contrôle étatique, affecter de nombreuses populations…..
Le risque pour nous étant que la peste ignore ce qu’est une frontière, un pays, une nation……
Nous serions ravis que quelqu’un intercède auprès des services compétents pour nous rassurer sur l’extension contenue de cette menace….
pandacruel un petit geste citoyen pour la France et les Français serait-ce trop exiger ?
Donnez-nous la disponibilité des matériels chinois, et on vous donnera la notre.
Disponibilité à moins de 50 %, lamentable. Effectivement il vaut mieux améliorer l’existant plutôt que de racheter des avions.
50% + 30% ou 50% x 1,3 ?
« de 10 à 13 d’ici fin 2027 ». Donc x 1,3.
Pour objectif « à 60 %. ». Donc, actuellement c’est ~ 47% de disponibilité
Quand est-il de la meme disponibilité de cet avion pour la France? En est -il de meme et si il y a une difference, qu’est-ce qui l’expliquerait?
les experts estime que pour la France c’est 50-60% , mais c’est classé secret défence ,Allemagne environ 70% ,mais des nuance tactique .
Plutôt 65% pour les A400M allemands, et depuis peu de temps…
https://www.avion-chasse.fr/la-faible-disponibilite-des-avions-allemands-fragilise-la-luftwaffe/
Pour la France, l’estimation est de 50/60 % de disponibilité, avec des doctrines d’utilisation qui sont autres, et des avions très sollicités.
Bonjour @jean luc,
NON c’est l’IA qui estime ces taux, tout en précisant : Il est très difficile d’obtenir un chiffre officiel et précis à l’instant T. C’est donc une estimation non fermement documentée. L’inverse peut également être crédible au moment T !
Mais pourquoi toujours vouloir enfoncer un coin dévalorisant notre défense tout en tentant de valoriser l’Allemagne ? Alors que l’article évoque les soucis de la RAF…
C’est à dire que les Allemands jusqu’à peu, ne glandaient pas grand-chose, air, terre et mer.
Les Russes ont plus réveillé les Allemands que les Français ! Hein ?
« Ne s’use que si l’on s’en sert », comme les piles Wonder.
A titre de comparaison, la disponibilité d’un avion de ligne civil de même taille est de 99%…
Expliquez et discutez. Vous avez 2 heures.
Les compagnies aériennes sont des boites privées ou prime (naturellement) la rentabilité! Pour elles un avion immobilisé au sol coûte infiniment plus cher que de le faire voler!
@Mouarf
2 minutes seulement :
la disponibilité d’un Boeing 307 MAX est de 100 % + 350 morts avant le 3e crash…
Correction: « B-737 MAX »
Un avion civil qui ne vole pas ne rapporte pas d’argent.
Un avion militaire qui ne vole pas ne coûte pas d’argent.
Ah non, les deux coûtent :
– l’avion civil qui ne vole pas coûte de l’argent à son exploitant et il ne lui en rapporte pas, sauf exception (stockage en vue de la revente : l’avion stocké représente une plus-value latente)
– l’avion militaire qui ne vole pas, c’est pareil. Et quand il vole, il en coûte encore plus.
Mais, les deux logiques sont différentes : une armée n’a pas de produits d’exploitation, elle n’est qu’une immense charge d’exploitation. Ça n’a pas vraiment de sens de comparer les deux sur ce plan.
En fait, ce qui explique les différences de taux de disponibilité, c’est le niveau d’activité : une grosse compagnie aérienne est un système opérationnel conçu pour fonctionner 24h/24h, 7j/7j, et 365 jours par an, parce que, à l’échelle du globe, il n’y a pas de jour et pas de nuit, les conditions de vol sont toujours suffisantes quelque part pour voler, et il y a toujours quelqu’un ou quelque chose à transporter quelque part dans le monde. C’est un écosystème qui ne s’arrête jamais et qui est concurrentiel : si vous entrez dans cet écosystème avec une flotte qui n’est disponible que la moitié du temps ou qu’à raison de la moitié de son effectif, vous êtes simplement éliminé.
Alors que dans le champ militaire, vous pouvez mener une guerre avec une flotte, un parc ou des effectifs indisponibles à 50%. Si ce qui vous reste suffit pour mener les opérations, non seulement ce n’est pas éliminatoire, mais la rotation des moyens de l’indisponible vers le disponible fait même partie de l’art de la guerre, car elle permet de durer et de se reconstituer.
Durant la guerre d’indépendance américaine, les troupes américaines étaient indisponibles quasi à 100% en hivers, et le reste de l’année, leur disponibilité était assez médiocre : les généraux américains avaient le plus grand mal à lever des troupes, à les équiper et à les payer. Ça ne les a pas empêché de gagner la guerre et de foutre les Britanniques dehors, après les avoirs éreintés.
Comparaison n’est pas raison…
Un avion civil doit être en l’air tout le temps, sinon c’est perte d’argent pour l’opérateur .
Dès qu’il atterri, l’avion civil subit un bref entretien, refait le plein, change d’équipage et repart avec sa cargaison de passagers ou de colis
Pour un avion militaire, à plus forte raison en temps de paix, ce n’est pas nécessaire. Par contre, en temps de guerre ou de tension le taux de disponibilité des appareils augmente, comme on le voit par exemple avec nos appareils engagés en OPEX qui sont à plus de 90% de disponibilité.
Jean luc : la bonne question à poser ,c ‘est « pourquoi ce secret » ?.Mais personne ne la pose, c’est plus courageux et ça règle tout éventuel problème.
» ‘est « pourquoi ce secret » ?.Mais personne ne la pose, c’est plus courageux et ça règle tout éventuel problème. » Parce que tout ce qui se passe au sein de la Défense n’a pas a être communniqué tout simplement, vous voulez aussi la dispo de nos SN.L.E., de nos S.N.A., de leurs zones de patrouilles! Le plus important est que nos armées aient les moyens d’assurer leurs missions dont la principale est de nous protéger! La curiosité est saine quand il s’agit d’apprendre, de savoir, elle est par contre « intéressé », malsaine quand elle recherche des infos qui n’ont pas à être connu! Allez donc faire preuve de la même « curiosité » dans certains pays qui ont votre aval, vous allez très vite avoir de très gros problèmes!
La « forme » a changé pour se conformer aux attentes de notre hôte mais le « fond » reste le même….
Instiller dans les esprits que le « on nous cache tout , on nous dit rien » vise à taire ou cacher la vérité aux Français.
Espérer trouver l’idiot utile qui révèlera à l’insu de son plein gré des informations « exploitables » par une intelligence adverse voire artificielle….
C’est aussi une « hybridation » du combat qui tend à la même finalité : faire prendre conscience que l’Etat français est l’ennemi !
Portez ce message sur les réseaux sociaux et vous en verrez les effets dans le pays.
Pourquoi ce secret ? Parce que nos ennemis n’ont pas besoin de savoir l’état réel de nos forces armées.
C’est stratégique en ces temps incertains.
Bien évidemment, certains esprits malades ou complotistes trouveront d’autres raisons… N’est-ce pas ?
vortex » nos ennemis » dépensent de gros moyens et beaucoup de temps à savoir l’état réel de nos forces armées, c’est une de leurs activités principales,et ils en savent en général bien plus que monsieur tout le monde dans le pays concerné.
Le temps de » les murs ont des oreilles » est passé depuis un siècle environ, et il y a une autre façons de voir les choses : au lieu de se planquer et de faire ses activités en douce, un pays fier de ses armées et de ses choix politiques et stratégiques, peut les montrer, presque les exhiber, dans leur force et leur détermination mais sans non plus en faire un show avec des truquages et des figurants, comme ça arrive encore trop souvent .
Un équilibre à trouver pour les pays qui par ailleurs clament jour et nuit qu’il sont ceux de la démocratie et de la liberté des gens. Qu’ils le prouvent .
Autrement dit : » il faut pour Paris inventer l’Oeil de Moscou…. »
« mais sans non plus en faire un show avec des truquages et des figurants, comme ça arrive encore trop souvent . » Avez vous des exemples à nous donner, vérifiables et fiables?
« qu’il sont ceux de la démocratie et de la liberté des gens. Qu’ils le prouvent . » Déjà le fait que vous prouvez vous exprimer sur ce blog , que ce dernier existe et n’est pas inféodé au pouvoir en place, comme je l’avais précisé dans d’autres pays dont vous avez les yeux de Chimène pour les régimes en place vous n’auriez certainement pas écrit le millième de ce que vous dites ici avant que l’on vienne vous poser de questions et assurément d’une manière très « inamicale »! (tout comme votre curiosité « empressée »)
Pfff! Bien sûr que si tout le monde se l’est posée. Et la réponse qui a émergé est la suivante : quand les chiffres sont trop honteux, on préfère les foutre sous le tapis, sous le prétexte de ne pas informer l’ennemi.
L’ennemi, il a des satellites, il a des espions, des services de renseignement, des hackers, etc, il est mieux informés que nous sur l’état réel de notre propre armée. Et même sans cela, il suffit de choper ce qui traîne en opensource pour se faire une petite idée des capacités opérationnelle réelles.
Ex : à partir du moment où vous savez que le char Leclerc a besoin d’un turbomoteur pour être opérationnel et que ce turbomoteur n’est plus fabriqué par personne, combien de temps il vous faut pour en déduire que l’armée française ne pourra pas projeter un segment lourd en centre Europe, en soutien de ses alliés en cas d’attaque russe ?
La réponse, c’est : c’est juste une question de déduction, pas vraiment de temps. Mais il y a un moment où la déduction devient tellement évidente que l’Etat, qui ne communique pourtant plus sur la dispo réelle de ses forces, communique à fond sur le succès de l’opération de rénovation/reconstruction de ces turbomoteurs par ses services techniques, parce qu’il est contraint de maintenir au moins les apparences.
Et le plus marrant, c’est qu’il donne lui-même les chiffres sensibles : 25 machines rénovées par ans, donc 8 ans pour rénover la totalité de la flotte de Leclerc.
@Tschok….
Vous partez du principe que l’ensemble des Leclerc sont indisponibles, ça n’est pas le cas.
25 machines remises à neuf par ans c’est suffisant pour faire tourner les Leclerc.
Il n’y aura jamais 200 Leclerc envoyés au front, il faut faire des rotations (relèves), pour les équipages, et les machines. Et c’est pareil pour l’ensemble des matériels de nos armées.
Non, pas du tout, je pars du constat que l’ensemble du parc Leclerc à un potentiel d’heures de fonctionnement moteur qui, en l’état actuel, interdit toute projection d’une force significative en centre Europe, et encore moins au-delà, soit au nord (pays baltes) soit à l’est (Roumanie) en vue d’un engagement en CHI avec des Russes aguerris et rompus au combat moderne (guerre des drones).
Aucun de nos chefs militaires ou civils ne voudra porter la responsabilité de l’anéantissement de nos forces blindées pour cause de panne, comme l’ont été nos chars en 1940. Donc, nos chars vont rester à la maison. Ils tomberont en panne, mais chez nous.
Résultat des courses : la France ne va pas projeter de segment lourd dans le chaudron européen et tout le monde le sait, y compris nos alliés. Donc, elle perd le levier stratégique et politique que lui donnait cette capacité, quand elle existait.
Pourquoi elle ne s’en est pas préoccupée plus que ça ? Eh bien parce que, aussi étonnant que cela puisse nous paraître, la France, qui se veut une puissance moyenne de taille mondiale, a oublié d’avoir une politique de puissance régionale : avoir les moyens d’intervenir d’abord dans sa propre sphère géographique, avant d’intervenir à l’autre bout du monde, c’est une base de la stratégie. Et ça, elle l’a oublié parce que l’UE lui a apporté la paix avec ses voisins depuis des décennies et que l’URSS s’est effondrée en 1991. Donc, la politique de puissance régionale est devenue un gadget inutile.
Sauf que les Russes reviennent et les Amerloques se barrent. Donc, changement total du paradigme de la bulle de paix, de prospérité et de bonheur dans le cocon douillet de l’UE et de l’Otan.
Mais toujours pas de politique de puissance stratégique régionale de la part de la France, donc, vide stratégique dans lequel l’Allemagne s’engouffre, et elle, elle n’a pas oublié et elle nous dit : « c’est moi qui vais devenir la grande puissance conventionnelle de la région. Le hartland européen, c’est mon job de le protéger, vous, vous êtes en seconde ligne. Mais on vous garde pour la dissuasion nucléaire. Ah, au fait, c’est moi qui vais faire le sky shield européen ».
Stupéfaction à Paris. La France prend conscience de l’impasse stratégique dans laquelle elle s’est mise toute seule comme une grande depuis des décennies.
Mais revenons au segment lourd : tout ce que je viens de vous dire était valable jusqu’au moment où la rénovation/reconstruction des turbomoteurs du Leclerc par le service technique de l’armée de l’air a fait renaître l’espoir de reconstituer le capital d’heures de fonctionnement des moteurs des chars Leclerc, pour assurer autre chose que les défilés du 14 juillet.
Mais, avec 25 machines par an, cette reconstitution ne sera que partielle : on aura un peu plus de mou en réalité. L’objectif essentiel étant de faire durer le Leclerc jusqu’à son remplaçant, pas de constituer des brigades blindées lourdes projetables en centre Europe, à ce stade.
Et, vu les évolutions doctrinaires actuellement en cours niveau ABC, je ne pense pas qu’on en prenne le chemin.
Voilà en quoi 25 machines par an vous donne le dimensionnement du programme et de l’ambition stratégique qui le sous-tend. Enfin, je veux dire, qui ne le sous-tend pas, en l’espèce.
Et le taux d’attrition sur 200 impossibles à remplacer, sauf à en acheter sur étagère en catastrophe? Un peu comme notre aviation de Chasse en 39 / 40
Réponse très partielle. Vous parliez ci dessus de l’art de la guerre et d’arbitrer entre l’opérationnel et les réserves pour remettre à niveau. Alors maintenant, ajoutez un ingrédient : le stock de pièces détachées est généralement fourni à la commande (justement parce qu’on sait que l’outil de production n’est pas éternel). Maintenez un char 100% du temps avec un stocke de pièces détaché fini, et là, vous savez à quel moment une pièce d’usure n’est plus disponible 😉
Flotte peu nombreuse, donc des pièces de rechanges qui mettent du temps à venir et du personnel qualifié moins nombreux que dans les grands centres de maintenance des appareils de ligne civil.
Des points de contrôle bien plus nombreux en raison des divers systèmes tactiques et de combats embarqués, il n’y a pas juste un contrôle visuel de la carrosserie et un test de bon fonctionnement à faire.
Des opérations de maintenance préventives imposées par le constructeur qui peuvent s’ajouter à des opérations spécifiques propres à chaque armée. Il y a des pays qui feront voler des avions que d’autres pays jugeront indisponibles.
Quand vous devez attendre 3 mois une pièce, l’avion va être indisponible, ça ne veut pas dire que ça travaille dessus pendant 3 mois comme des acharnés. Parfois il y a des échéances de visites chez l’industriel pour corriger des défauts, transformer les appareils qui avaient des capacités tactiques limités ou pour faire des améliorations, donc vous rajoutez sur votre calendrier un temps d’indisponibilité supplémentaire qui peut être long.
L’A400M a été un avion dont des dizaines d’exemplaires ont été livrés dans des standards non définitifs que l’industriel a repris et qu’il continue de reprendre à sa charge. Si c’est contractualisé et payé, l’indisponibilité elle va se subir. C’est aussi pour cela que les allemands, qui ont reçus beaucoup d’A400M avant nous veulent aujourd’hui en acquérir plus pour remplacer les premiers qui étaient dans des standards tactiques dégradés et sont et continuent d’être corrigés. Les britanniques pareil. En fait bon gré mal gré, on critiquait souvent le fait que la France recevait moins d’A400M que l’Allemagne ou la GB, qu’on disait avoir mal négocié, bien qu’on ait été le premier pays livré, l’étalement des livraisons fait qu’une grande partie des avions qu’on a reçu et qu’on va recevoir n’ont pas à devoir subir ces transformations qui plombent la disponibilité.
Le taux de disponibilité est une injure à la logistique.
Le taux de disponibilité est un outil contrôle-de-gestionnesque,
un outils à l’usage des comptables, commissaires et de leurs maître bercyens.
La disponibilité opérationnelle (militaire, pas comptable),
c’est « combien on en a » et pas « quel % on a ».
Ce sont des avions qui honorent les missions, pas des % volants.
J’ai connu une flotte de 2 avions, Gabriel ou Astarté je ne sais plus.
Donc la dispo c’était 100%, 50%, 0%. Quelle crédibilité?
Pour une flotte plus nombreuse, c’est quoi la dispo?
Disons pour une flotte de 200 avions, non c’est trop, disons 100 avions.
La dispo c’est ce qui PEUT voler.
Pas ce qui peut faire la guerre, NON!
Pour faire la guerre il faut un avion, un équipage, son autoprotection.
Et son armement, ses munitions.
On a eu en 2000/2001 une vrai dispo,
combien de Mirage 2000 prêts à la guerre?
19, pas 19%, 19 seulement.
La disponibilité pourcentagesque c’est du pipeau comptable
Ce qui m’étonne est que cet avion soit une construction européenne, n’y a t’il pas une école de formation sur la maintenance de niveau européen ? Ainsi apprendre des uns et des autres pour améliorer la maintenance et non pas recréer le système dans chacun des pays comme si l’autre n’existait pas ? De fait je très surpris des écarts de maintenance entre ces pays.
En creux , de ce que je lis, un manque de personnel……..et compétents…….?
Je ne pense pas que les 190 millions de livres sterling, apporteront plus que les 250 et quelque ne l’ont fait.
Nos amis anglais, ont entièrement externalisé l’entretient de leurs différents produits. Pour leurs A400 M, c’est Airbus qui est chargé du MCO, (c’est ça les 350 emplois), Airbus a créer une structure en Angleterre dédié à l’A400M, cette structure coûte cher, et tout naturellement, sachant que les armées anglaises, n’ont pas de structures type SIAe, Airbus devant rentrer dans ses frais, et faire de gros bénéfices au passage, ses dirigeants font payer l’ensemble très très très cher au trésor anglais, sans même se sortir les doigts. On est pas loin du demi milliard de livres, en 2 ans, et la dispo des A400 est toujours dans le rouge….
Il faudrait que nos amis anglais créer une structure comme notre SIAe, qui pourrait se charger de l’entretient courant en lieu et place d’Airbus, histoire de ne pas laisser ses avions des semaines au hangar, car c’est ça le problème, les avions sont bloqués au sol en attendant la visite des employés d’Airbus, qui font la liste des réparations, contrôles, et autres.
Et ça prends des semaines, souvent pour peu de choses à faire.
La maintenance des avions de transport militaire Airbus A400M Atlas au Royaume-Uni repose sur un modèle de coopération unique et intégré directement implanté sur la base opérationnelle de la Royal Air Force (RAF).
Voici comment s’organise concrètement ce service au quotidien :
Le concept de la « Team Atlas »
La maintenance n’est pas sous-traitée à une usine externe éloignée : elle s’effectue de manière conjointe.
• Une équipe mixte : Environ 250 personnes composent la « Team Atlas », une structure unissant le personnel technique d’Airbus et les ingénieurs militaires de la RAF.
• Le but : Travailler côte à côte pour fluidifier le partage de compétences, accélérer les réparations et maximiser la disponibilité des appareils pour les missions stratégiques ou humanitaires de la Grande-Bretagne.
Une infrastructure dédiée à RAF Brize Norton
Tout est centralisé au cœur de la base aérienne de RAF Brize Norton, située dans l’Oxfordshire.
• Les opérations se déroulent dans un immense hangar à trois baies spécialement conçu pour accueillir simultanément plusieurs de ces géants des airs.
• Cette proximité immédiate permet d’intervenir sur les avions dès leur retour de mission.
⚙️ Les types de maintenance pris en charge
La Team Atlas est qualifiée pour gérer l’intégralité du cycle de vie technique de la flotte britannique :
• Maintenance en ligne et de routine : Inspections quotidiennes, vérifications pré-vol et corrections des pannes courantes.
• Visites de type « C-Checks » (Light & Heavy) : Des opérations de maintenance lourde et approfondie qui nécessitent de démonter de grandes parties de l’appareil pour inspecter la structure, les systèmes électriques et la motorisation.
La disponibilité des A400M britanniques est basse (environ 45 %, soit seulement 10 avions opérationnels sur 22) en raison de quatre facteurs principaux :
• Problèmes techniques : Usure prématurée et fissures sur les boîtes de vitesses des hélices.
• Effet de falaise : Toute la flotte vieillit en même temps et doit subir de grandes révisions lourdes immobilisant les avions 7 à 8 mois en hangar.
• Mises à niveau complexes : Les appareils doivent repasser en atelier pour être modernisés vers le standard de combat final.
• Surutilisation : Le retrait prématuré des C-130 Hercules en 2023 oblige l’A400M à assumer toutes les missions, ce qui accélère les pannes.
Un nouveau plan de soutien signé avec Airbus vise à redresser la barre pour remonter à 13 avions disponibles d’ici 2027. merci KI google
@jean luc……
T’as pas bien lu.
Ton IA de chez Google non plus.
Le problème vient du fait que malgré l’injection d’un demi milliard de livres sterling en 2 ans, la dispo des A400M, n’a pas augmentée d’un iota.
Ton IA te récite la plaquette publicitaire, pas la réalité des faits.
Airbus sait très bien sortir des slogans chocs pour ses pubs, il n’y a qu’à voir celle sur l’EF2000, ou l’appareil emporte en vol une bonne quinzaine de missiles… sauf qu’avec une telle configuration, non seulement ce chasseur n’a pas assez de points d’accroche, mais en plus il ne pourrait ni décoller, ni atterrir, ses trains roulants étant couverts de missiles. Et si tu demande à ton IA chérie, elle va te sortir cette configuration, qui est pourtant fausse!
il faut du budget surtout pour pièces détachées en stock et personnel pour maintenance, là est le cœur de toute mco et disponibilité, et il ne faut pas comparer avec les avions de ligne sortis à plusieurs milliers d’exemplaires avec des flottes par compagnie qui s’élèvent par centaines
« surtout pour pièces détachées en stock » Le fameux concept du « zéro stock » qui a montré ses limites! (Tout en reconnaissant qu’à l’occasion de la fin du Mir III E à la « Quatre » il avait été retrouvé des rechanges qui n’avaient jamais été avionnné, leur F.M.E. faisant foi!)
@MouarfJe ne pense pas que ce soit pertinent de comparer les avions de ligne civil et militaire. pour les avions civils, les rendez-vous de maintenance sont préparés depuis longtemps á l’avance . . il y en a des milliers identiques, des stocks de pièces énormes disponibles dans tous les aéroports . il est possible d’intensifier une pièce à changer et de la commander vers l’aéroport d’arrivée, avant même qu’il soit décollé ,la maintenance se fait la nuit .en plus les avion civile dispose de piste propre , de puissance en monté lente, avec une vitesse de croisière et une altitude constante . rien à comparer avec les avions militaires comme les A340M qui doivent atterrir sur des pistes sommaires, qui peuvent avoir des manœuvres très serrées, des mini flottes de quelques dizaines d’appareils à gérer, donc un nombre de pièces restreint, fait que la disponibilité n’est pas toujours au rendez-vous