L’armée allemande va créer un régiment de drones au sein de sa 10e division blindée

Si un récent rapport du Sénat a estimé que les efforts du ministère des Armées dans le domaine de la guerre des drones étaient encore trop timides, il n’en reste pas moins que plusieurs évolutions, tant sur le plan capacitaire que doctrinaire, sont en cours.
C’est notamment le cas pour l’armée de Terre qui, depuis la création de la section «Vulcain», en 2021, pour explorer le potentiel de la «robotique de combat», comptera prochainement six «escadrons de drones de combat», suite à la validation d’un concept mûri au sein du 1er Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa].
En outre, chaque brigade dispose d’un «Centre d’Entraînement Tactique Drones» [CETD] tandis que l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] mène des travaux sur la «dronisation» de l’aérocombat. Enfin, en lien avec l’Agence ministérielle de l’intelligence artificielle de défense [AMIAD] et le Commandement du combat futur [CCF], une unité robotique, qui placera les robots au cœur de son système de combat, verra bientôt le jour dans le cadre du projet Pendragon.
Cela étant, il n’est pas encore question pour l’armée de Terre de créer un régiment entièrement dédié à la guerre des drones. D’ailleurs, il n’est pas certain qu’un tel concept soit judicieux, comme en témoigne la récente décision de l’US Army de renoncer au bataillon de drones qu’elle avait créé en 2025 à titre expérimental.
«Il n’a jamais été question de créer une unité de drones centralisée et permanente. En fait, nous nous sommes opposés à la création d’un corps de drones dès le départ, car nous pensions que centraliser ces capacités en un seul endroit nous empêcherait de les diffuser à l’ensemble de l’armée», a expliqué Alex Miller, le responsable des technologies de l’US Army. Mais «soyons très clairs : nous ne ralentissons pas le développement des drones et des systèmes autonomes, et nous n’y renonçons pas», a-t-il cependant ajouté.
Mais telle n’est pas exactement la position de l’armée allemande [Deutsche Heer]. En effet, elle prévoit la création d’un «régiment de drones» au sein de sa 10e division blindée, dont relève la Brigade Franco-Allemande.
Cette «unité consolidera les capacités ‘sans pilote’ en matière de reconnaissance, de combat et d’interception des drones ennemis. Cela inclut non seulement les systèmes aériens, mais aussi les systèmes terrestres sans pilote», a expliqué Boris Pistorius, le ministre allemand de la Défense, lors d’un déplacement au centre d’entraînement militaire de Bergen, le 1er octobre.
Ce régiment comptera également une compagnie de guerre électronique et sera doté de capacités de lutte antidrone [LAD].
«Nous privilégions les solutions de haute technologie pour nos acquisitions. Nous suivons de près la situation sur le terrain en Ukraine : la souveraineté des données, la mise en réseau et les cycles d’innovation sont des facteurs déterminants pour le succès ou l’échec. Les systèmes sans pilote jouent également un rôle de plus en plus important», a justifié le ministre allemand.
Ce régiment de drones sera chargé de mener des expérimentations et de fournir des retours d’expérience aux autres unités de la Heer. «Ainsi, nous allons accélérer le rythme de développement», a fait valoir M. Pistorius.
Selon le général Christian Freuding, le chef d’état-major de la Heer, ce nouveau régiment devrait atteindre sa capacité opérationnelle initiale en 2027, avec un effectif limité à 300 soldats. Mais il en comptera deux fois plus à plus long terme [ce qui fera l’équivalent d’un bataillon]. «S’il fait ses preuves, alors ce concept sera étendu aux autres divisions», a-t-il conclu.
Photo : Bundeswehr / Janin Garzke





Faudra également penser à ne pas être victimes de tirs amis dans des espaces qui deviendront plus qu’encombrés de drones et missiles, roquettes anti-drones. Sans oublier des moyens de détection, identification, suivant l’évolution rapide des matériels. A un moment seule l’IA pour gérer en temps réel.
L’armée allemande déploie une stratégie de drones sur deux niveaux :
• Au niveau de la Division (Le nouveau régiment) : Il gère la très longue portée (jusqu’à 500 km) avec des munitions rôdeuses et des systèmes lourds. Il sert de laboratoire technologique et centralise la guerre électronique ainsi que la lutte anti-drone globale.
• Au niveau des Régiments classiques (Indépendance complète) : Chaque unité d’infanterie, de reconnaissance ou de chars possède et conserve ses propres drones légers. Ils les utilisent de manière autonome pour le combat immédiat et la surveillance locale (courte portée).
En clair : les régiments surveillent leur environnement direct pendant que le régiment de division frappe dans la profondeur.
C’est expérimental, il ne remplace pas les drones régimentaires qui eux mèneront la bataille au quotidien et à courte portée, si cette expérience est réussie, c’est l’ensemble des divisions qui sera équipé de régiments anti-drone
Cela va peut-être être copié.
La Suisse s’est mise à créer un bataillon :
https://lignesdedefense.ouest-france.fr/la-suisse-veut-doter-son-armee-dun-bataillon-de-drones-des-2028/
Plus pour des raisons polique militaires, le chef des forces américaines de l’US Army avait décidé de dissoudre l’expérimentation d’un bataillon de drones décidée par son prédécesseur :
« La suppression d’un bataillon de drones futuriste s’inscrit dans une démarche plus large de « retour aux fondamentaux » ordonnée par le général Christopher LaNeve, chef d’état-major de l’armée de terre par intérim et proche du secrétaire à la Défense Pete Hegseth.
Ce bataillon était une initiative emblématique du prédécesseur de LaNeve, le général Randy George, que Hegseth a évincé en avril », affirme le WSJ qui cite aussi un document doctrinal du 19 août
Source:
https://lignesdedefense.ouest-france.fr/le-general-laneve-reoriente-lazimut-strategique-de-lus-army-vers-lhemisphere-ouest/
À plus haut niveau chez les USA, a été acté la création du Commandement de la guerre autonome ou « AutoWarCom » dont la mise en place est annoncée pour octobre 2027. Ce commandement sera axé sur le développement de systèmes de combat autonomes, tels que les drones et la robotique.
https://lignesdedefense.ouest-france.fr/lamericain-hegseth-veut-reprendre-les-renes-sur-son-ministere-et-ses-generaux/
Chez les mercenaires, cette évolution copie ce qui est observé en Ukraine :
https://lignesdedefense.ouest-france.fr/le-fondateur-de-blackwater-erik-prince-vit-a-lere-de-la-dronisation-et-lance-vectus-air-defense-systems/
ouiiii vous avez raison….et tout ça n est déployé que dans les forêts allemande ou bien au chaud sous les hangars. ça fout des étoiles dans les yeux!
Pour une fois, ils ne prennent pas une mauvaise décision. Au contraire !
@stakan vada je comprends ta réponse, mais la France n’est pas dans le cas de l’Allemagne, car la capitale Berlin est sous le feu possible de missiles russes moyenne portée (500km), ce qui n’est pas le cas de la France. Il n’y a pas la même urgence stratégique, la France elle peut attendre 10-15 ans ces solutions nationales derrière la Pologne et l’Allemagne, et sa bombe. L’Allemagne , et sa bombe ,l’Allemagne ne peut pas attendre 10-15 ans pour développer ses solutions nationales, alors elle doit acheter sur étagère (américain, israélien, ou autre), ses solutions nationales arriveront un peu plus tard, et remplaceront les armements américains le plus tôt possible .
pourquoi la xeme panzer as été chosit ,simplement as cause de la 45eme brigade dit « LITAUEN »placé pres du couloir Suwalsky qui relie la Biélorussie á Kaliningrad .
Pourquoi pas.
Par contre appeler cela ‘Régiment’ est trompeur, ‘Compagnie’ aurait suffit et avec le bon numéro rappelé des souvenirs gras à tous les boomers même en Germanie.
A l’inverse les fans de ‘Der Fuher’, Narwa, Westland, Deutschland et Germania risquent de faire la gueule. 🙂
Un petite gaterie pour le nul:
https://www.youtube.com/watch?v=J56K51yielg
bonjour . avant toute chose. ils faut trouver le moyen de ce defendre .
.que ce sois des systeme specifique sur les blinde. des vahicules d’appuis anti drone , voir des drones de defense, ils faut etre capable de redonner de l’espace de manoeuvre au corps blindee…
La Marine française, elle, s’obstine dans sa volonté de drones navals pilotés. Après un premier crash en 2002, un deuxième appareil est actuellement en essais près de Brest avec un navire particulier..; chacun sait que les océans et leurs vagues et tempêtes , sont un environnement adapté à des drones légers pilotés…