Espace : L’entreprise française HyPrSpace a l’ambition de produire 100 moteurs de fusée par an grâce à sa nouvelle usine

Le mois dernier, le ministère des Armées a fait savoir que la Direction générale de l’armement [DGA] serait impliquée dans le tir du lanceur suborbital «Baguette One», censé valider les choix technologiques de l’entreprise française HyPrSpace pour sa future fusée orbitale OB1.

Au regard de l’importance de disposer d’un accès souverain à l’espace, ce lancement, qui sera effectué depuis le site de DGA Essais de missiles à Biscarrosse, aura une importance capitale, non seulement pour les armées mais aussi pour HyPrSpace, qui nourrit de grandes ambitions. De là à dire que l’échec sera interdit, il n’y a qu’un pas.

Pour rappel, créée à Bordeaux en 2019, cette entreprise développe une technologie de propulsion «hybride» innovante, associant de l’oxygène liquide [LOX, comburant] à un propergol solide à base de polyéthylène haute densité [PeHD, carburant]. Ce qui n’a jamais pu être fait jusqu’à présent. Du moins pour les lanceurs importants. La solution qu’elle a imaginée permettrait de réduire significativement le nombre de pièces mécaniques nécessaires pour produire un moteur fusée… et donc d’abaisser les coûts de lancement et de gagner en réactivité.

«Cette technologie de propulsion utilise un carburant stockable, non explosif et facilement transportable, simplifiant considérablement les opérations de lancement. Ces lanceurs sont conçus pour être tirés à une fréquence élevée, ce qui permet d’abaisser les coûts et d’amplifier le marché. Par nature duale, cette technologie répond aux besoins des marchés civils et de défense», résume en effet HyPrSpace.

Étant donné que la demande mondiale en matière de lanceurs spatiaux devrait s’accroître dans les années à venir, l’entreprise s’est mise en ordre de marche pour y répondre. D’où l’usine de 7 000 m² qu’elle a inaugurée au Haillan [Gironde], ce 1er octobre.

Appelé «la Boulangerie» [en référence à «Baguette One»], ce site industriel se compose de deux bâtiments : l’un dédié à l’assemblage des lanceurs, l’autre à leur fabrication et aux essais. Ils abriteront ainsi les 150 salariés de l’entreprise ainsi que ses activités de développement, de fabrication, d’intégration et d’assemblage.

Ainsi, HyPrSpace se donne les moyens de son ambition, qui est de «renforcer les capacités souveraines d’accès à l’espace de la France et de l’Europe en proposant des solutions de lancement compétitives, réactives et adaptées aux besoins civils comme de défense». Aussi, son objectif est de produire jusqu’à 100 moteurs de fusée et 15 lanceurs par an à l’horizon 2030.

«Avec cette usine, nous posons les bases d’une nouvelle filière industrielle autour de la technologie de propulsion hybride. Notre ambition est claire : faire de HyPrSpace un leader mondial de la propulsion hybride, une technologie stratégique pour la souveraineté spatiale et la sécurité de la France, de l’Europe et de leurs alliés», a fait valoir Nicolas Billecocq, le PDG de l’entreprise.

Photo : DGA

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48 contributions

  1. Alex dit :

    Je ne suis pas un connaisseur, mais j’ai envie de dire « bravo ».

  2. Bastan dit :

    Un lancement depuis Biscarrosse vers l’Ouest? Il retombera ou en cas d’échec ou de succès? Mes compétences étant limitées, je m’en tiens à ce que je vois d’autres lancements à travers le monde. Le sens de rotation de la Terre a-t-il une influence sur ce type de lancements?

    • jean luc dit :

      question technique réponse technique .Uniquement pour des vols suborbitaux : Les fusées tirées depuis Biscarrosse (comme SyLEx ou Baguette One) effectuent des trajectoires cloches. Elles montent très haut dans l’Espace (jusqu’à 300 km d’altitude) pour faire des expériences ou tester des technologies, puis retombent. Comme elles n’ont pas besoin de se maintenir en orbite autour de la Terre, l’effet de fronde de la rotation terrestre n’est pas nécessaire . donc seras vers l’ouest

    • G dit :

      Oui le sens de rotation de la Terre est très important si l’on ne vise pas une orbite polaire (type satellite d’observation); devoir tirer vers l’ouest est extrêmement pénalisant en deltaV -sauf si l’on souhaite détruire les satellites qui se trouvent déjà sur l’orbite en question.

      On parle ici de tirs d’essais ; pour mettre des choses sur orbite ce sera Kourou, le Nord de l’Europe, ou (j’espère) un Atl2 ou A321MPA au dessus de l’Atlantique…

      L’intérêt d’un tel lanceur serait de faciliter transport et stockage, et de réduire énormément le temps de préparation -donc d’apporter un peu de réactivité et de résilience à un secteur qui en manque cruellement.

    • phil135 dit :

      exploiter la rotation de la terre donne un petit bonus de vitesse et donc de charge utile. mais pour un tir de qualif on s’en fiche. là le tir sera vers la mer (Biscarosse) où il y aura une zone d’exclusion

    • Myshl Strogoff dit :

      Historiquement on lançait vers l’est et du plus bas en latitude,
      pour bénéficier de l’effet de fronde, cadeau de la rotation terrestre.
      Pour ça qu’on a mis nos missiles stratégiques sol-sol dans le Vaucluse,
      que nos premières fusées sont parties du Sahara,
      et qu’on a installé une base de lancement en Guyane.

      Les performances des lanceurs ont bien évolué.
      On peut lancer de partout.

      • Fralipolipi dit :

        @Myshl Strogoff
        « On peut lancer de partout. »
        … Naturellement.
        Mais bénéficier de l’effet de fronde permet d’envoyer un peu plus de masse en orbite, avec un lanceur identique (et un prix du kg en orbite, ce n’est jamais un gain à mépriser).
        Ce cadeau bonux n’intéresse pas ou très peu les orbites polaires, mais il commence à représenter un peu d’intérêt dès que le plan de l’orbite visée s’incline.
        Pas pour rien que SpaceX construit ses nouveaux sites de lancement le plus au Sud possible des USA (Boca Chica au maxi sud du Texas, ou Sud Louisiane pour le nouveau projet en cours).

  3. georges dit :

    Si ça fonctionne, il faut l’espérer cela donnera une avance importante à la France, comme avec d’autres lanceurs on ne sera pas les premiers mais dans les mieux placés.

    • NRJ dit :

      @georges
      Je pense qu’il faut modérer notre optimisme. Une telle propulsion serait sans doute utile pour réduire le coût d’un missile balistique à quelques centaines de kilomètres de portée. Mais quand on voit la puissance visée par Hyperspace, c’est-à-dire 100 kN, c’est nettement insuffisant pour viser des portées intercontinentales, ce qui est pourtant l’objectif d’un missile balistique (car taper une cible à quelques centaines de kilomètres, un Rafale et sa bombe planante fait très bien l’affaire, sans compter les drones type Flamingo / missiles de croisière).

      • alexandre dit :

        @NRJ. Ils fabriquent des lanceurs de satellite, qu’est ce que vous venez nous embêter avec vos comparaisons avec des missiles balistiques ? Rien a voir avec le contenu de l’article ni de l’activité de cette boite…

        • NRJ dit :

          @alexandre
          Vous pensez vraiment que l’Etat français soutient cette entreprise pour envoyer simplement 3 micro satellites ?
          Je rappelle à tout hasard que si l’Etat français doit envoyer des satellites, il y a Ariane 6 qui marche très bien. C’est quoi à votre avis, le principe d’une technologie « duale » ?

          • G dit :

            Ariane 6 marche très bien en temps de paix, et tant que l’on a des mois de préparation devant soi.
            En cas de conflit, tout ce bel échafaudage industriel se retrouverait totalement hors-jeu, et parfaitement incapable de remplacer le moindre satellite.

          • Zaratoustra dit :

            Tiens, le retour de Radio Paris.
            Toute innovation Französe (ach, Française, bitte) est GroBe ScheiBe.

          • alexandre dit :

            @Nrj. Mais le but c’est d’avoir un accès souverain et économique à l’espace, c’est le segment unique de e cette entreprise, cent lanceur par un , ce n’est pas juste pour envoyer trois micro satellites de l’armée mais pour se positionner sur le marché des lancements civils européen. Ariane ne lance pas les mêmes satellites et pas sur la même orbite.

          • NRJ dit :

            @G
            Vous pensez qu’en temps de guerre, notre priorité sera d’envoyer des satellites météo ?
            Et soit dit en passant, les satellites militaires sont trop gros et volumineux pour des mini lanceurs.

      • G dit :

        100kN ce n’est pas si mal ; avec 3 de ces moteurs comme premier étage on peut commencer à envisager de mettre de petites choses en orbite par exemple.

        Et pour les applications de missiles on n’utilise plus trop ce type de techno de toute manière, depuis le développement des gros moteurs à ergols solides dans les années 1950-60. Devoir faire en panique, voire sous le feu, le plein de liquides volatils, cryotechniques et/ou corrosifs, non merci.

        • NRJ dit :

          @G
          On peut surement mettre des micro satellites, mais quel intérêt auront ces derniers ?

  4. Christophe Pauxcourrouges dit :

    Semble prometteur, même si c’est le comburant oxygène liquide qui peut réduire la « flexibilité » de mise en oeuvre que permettrait le carburant retenu,
    Rappelons qu’il se stocke à moins de -183 degrés C et que son contact par exemple avec des graisses ou d’autres combustibles peut déclencher de violents incendies.

    • Aymard de Ledonner dit :

      Le choix en matière de comburants n’est pas très large non plus. Tous les projets européens actuels l’utilisent.

    • NRJ dit :

      @Christophe
      Je me demande néanmoins si la relativement faible puissance des moteurs de cette entreprise (ils visent 100 kN de poussée) n’est pas un défaut intrinsèque de cette technologie. Si on prend cet objectif de 100 kN en tout cas, c’est insuffisant pour envoyer un missile balistique à plus de quelques centaines de kilomètres.

      • G dit :

        C’est pour un lanceur spatial, pas pour des missiles.

        • NRJ dit :

          @G
          Et pour envoyer une charge utile avec la portée et une vitesse terminale de Mach 6, il ne vous vient pas à l’idée qu’il faut un lanceur spatial ?

  5. jean luc dit :

    Pour le moment, la fusée Baguette One n’a pas encore fait de vol, un vol sub-orbitale sera fait en 2027 . Les Allemands de ISAR AREOSPACE ont réussi leur tir de leur fusée spectre le 5-09-2626, les vols commerciaux vont bientôt débuter. https://x.com/XploraSpace/status/2096571786183802918

    • Myshl Strogoff dit :

      Spectrum vs Baguette?
      Deux entreprises innovantes.
      Deux inventeurs.
      C’est pas le premier qui tire qui gagne,
      y’aura pas de Lucky Luke.

      Moi j’aime bien le concept « stockable, non explosif » qui permettra le succès du lanceur.

      Bavo, merci à HyPrSpace.

    • Le gueux patriote dit :

      La vache, t’es vraiment grave ET prévisible, toi. Comme si l’on ne le savait pas pour la fusée schpountz caprine. On fera les comptes des bouses spatiales quand le comice du « newspace » européen sera achevé – ce qui n’est pas encore le cas – et nous avons plusieurs sérieux fers au feu…

    • Roland DESPARTE dit :

      @jean luc,
      Petite rectification pour notre ami @jean luc. La fusée allemande c’est SPECTRUM (pas de spectre en vue, quoique…).
      C’est fascinant de constater le grand écart entre le mode de raisonnement des allemands et des français. Les partisans de la fête de la bière misent sur un “Kolossal“ budget d’environ 2 milliards d’euros (Merci l’ESA…) et le déploiement commercial rapide d’une fusée à propulsion éprouvée “liquide classique“ (Oxygène liquide + Propane), alors que les français font dans la dentelle et de l’innovation sur la pointe des pieds [21 millions € …, Moteur innovant «Terminator» = propulsion par un mélange de carburant solide à base de polyéthylène/plastique avec un comburant liquide (oxygène), permettant de diviser les coûts de lancement par deux…]. Ils sont tous les deux sur le même créneau, à savoir le transport sur mesure de petits satellites en orbite basse. Le munichois annonce pouvoir produire 40 fusées/an alors que le “boulanger“ propose ni plus ni moins que 100 fusées/an… Qui va gagner ?
      PS : Isar Aerospace a signé un accord pour utiliser l’ancien pas de tir Diamant du Centre Spatial Guyanais (Kourou), ce qui lui permettra de viser des orbites équatoriales… Merci qui ?

      • jean luc dit :

        bonjour roland je sait pas oú tu as tirer le budget de 2millieard de l’ESA , si ce n’est pour Ariane 6 fusée européenne , isac Space vient de se voir doter de 197,1millions D`€ par l#ESA , RFA le concurent allemands 186,million par ESA ,
        loin des 2 milliards que tu annonce voici un resumé du programe allemands

        Voici un résumé clair et rapide des trois programmes allemands de micro-lanceurs privés en compétition :
        • Isar Aerospace (Fusée Spectrum) : C’est le leader technologique actuel. Sa fusée propulsée au propane peut emporter 1 000 kg dans l’espace. Elle dispose de deux pas de tir majeurs : Andøya (Norvège) pour les orbites polaires et Kourou (Guyane française) pour les orbites équatoriales.
        • Rocket Factory Augsburg (Fusée RFA One) : C’est le projet le plus lourd, capable de transporter 1 300 kg. RFA mise sur une production industrielle de masse inspirée de l’automobile pour casser les coûts. Son pas de tir principal est situé au SaxaVord Spaceport en Écosse.
        • HyImpulse (Fusée SL1) : C’est le projet le plus atypique, axé sur la sécurité. Sa fusée de 600 kg utilise un carburant unique : de la paraffine solide (de la cire de bougie) combinée à de l’oxygène liquide. L’entreprise a déjà testé sa technologie avec succès lors d’un vol suborbital en 2024.
        L’objectif des Allemands est de ne plus dépendre de l’Ariane et de Kouroux exclusivement. L’armée allemande veut faire une base à Andøya pour ses satellites, isar space construit une base spatiale au Canada. Pour Kouroux, avec le site de Diamant, les Allemands vont le payer, cela fait rentrer de l’argent frais dans les caisses du CNRS, donc pas de merci à donner. maintenant l’Allemagne cherche des alternatives autres que Kouroux, aux Azor (Portugal), voir Kenyia a suivre . L’objectif pour les allemands est la souveraineté nationales pour l’accés á l’espace de leur satellites

    • Aymard de Ledonner dit :

      Isar aerospace n’utilise pas le même type de moteur. Ce n’est pas vraiment comparable.
      Utilisant des technologies déjà éprouvées, il est normal qu’ils aient déjà volé. Ils sont plutôt concurrents de Vega qui vole depuis des années où de Maïa qui sera partiellement réutilisable.

    • Pinard et Sauciflard dit :

      Oué mais t’oublies de dire qu’Isar Aerospace a été fondé 14 mois plus tôt qu’HyPrSpace! Mars 2018 pour la première et mai 2019 pour la seconde. Donc si HyPrSpace réussi un 1e lancement d’OB1 en novembre 2027 elle sera encore dans les temps par rapport à son concurrent teuton. Et si ça se fait avant novembre 2027 la boîte française sera même un peu en avance sur celui-ci!
      D’autre part le projet de propulsion hybride d’OB1 est de loin plus innovant, ambitieux et compliqué à mettre au point que la « bête » propulsion classique du lanceur Spectrum d’Isar Aerospace. Au passage si et je dis bien si HyPrSpace réussi son pari technologique ça pourra abaisser significativement les coûts de lancement. A ton avis des deux boîtes laquelle a le plus de chance de rafler la mise à la fin?

    • Jack dit :

      Au niveau de développement des deux sociétés, ce genre d’informations n’a pas grand intérêt. La course à l’espace n’est pas une compétition qui désignera un vainqueur unique. A défaut, SpaceX serait désigné vainqueur par KO, et ce, depuis plusieurs années. De même, aucune autre société ne se serait lancée dans l’aventure.

      • un lecteur dit :

        @Jack
        Oui mais c’est tout de même une compétition ! C’est bien de connaître nos adversaires, non ?

      • jean luc dit :

        Le problème n’est pas là pour les Allemands, eux c’est l’accès souverain à l’espace, et surtout pouvoir mettre des satellites militaires, sans dépendre des autres. le fait que les Européens fassent leurs petits lanceurs sera une bonne chose, afin de ne pas dépendre des Américains

    • Ô temps, suspends ton vol ! dit :

      « Le 5-09-2626 » !

      Vous ne craignez pas que les Allemands arrivent plusieurs siècles après la bataille ?

      En tout cas, ça expliquerait pourquoi ils ont choisi le nom « Spectre »…

  6. Magic38 dit :

    Ce serait bien qu’on puis s’affranchir un peu d’Avio sur lequel on dépend pas mal côté Ariane

    • un lecteur dit :

      Magic38,
      Pour moi les italiens, très compétents en ce domaine, sont préférables aux allemands… Et à plus ample informé ils ne nous ont que rarement c— dans les bottes !

      • Magic38 dit :

        oui mais les italiens ne veulent plus trop être nos amis et collaborer avec nous. Donc il faut qu’on trouve des alternatives. De leur côté ils préfèrent désormais travailler avec le Royaume-Uni, Israel et la Turquie qu’avec la France.

  7. Rogger dit :

    bonjour. bon ils sembleraient que l’ensemble des projet de develloppement actuel dans les fusee ce porte pour reduire le coût financier de l’accée a l’espace… la demarche de cette entreprise me semblf possitive , mais la reutillisation des compossantes ou de l’ensemble reste aussi une piste des plus importànte…

  8. lxm dit :

    Le temps dira si cela était utile, mais il commence à y avoir trop d’entreprises du spatial par rapport à la demande, il y aura des morts, des consolidations, et les coûts devraient rester non compétitifs comparé aux américains qui ont au moins 15 ans d’avance.
    Le monde du spatial est un duopole américano-chinois, et devrait le rester très longtemps. Les autres comptent pour du beurre.
    Perso, pour vraiment changer la donne, j’aurai penché pour un développement non chimique mais basé sur le magnétisme, et donc toute la technologie associée, ce serait dur mais on sauterait directement au 22ème siècle.

    • Roland DESPARTE dit :

      Bonjour lxm,
      Euréka SAFRAN existe ! Safran Spacecraft Propulsion… https://www.safran-group.com/fr/implantations/france/vernon-2077314
      Euréka THALES existe ! https://www.thalesgroup.com/sites/default/files/press_release/documents/PR_Thales_inaugurates_GenF%2C_a_first_step_towards_nuclear_fusion_energy.pdf
      SUPER l’Institut Polytechnique : https://lpp.ip-paris.fr/recherche/equipe-plasmas-froids/plasmas-pour-la-propulsion-spatiale
      Et ION-X, pour ceux qui n’aiment pas lire : https://youtu.be/3z8VAhTHO4Q
      HOURRA ! La France est bien présente sur ce domaine. Pas de retard, ce qui manque ce sont les moyens de mettre en application, mais la technologie on l’a !

      • jean luc dit :

        Oui, la France possède un écosystème de premier plan dans le domaine de la propulsion électrique spatiale (plasmas et ions). La synergie entre la recherche de pointe (comme le Laboratoire de Physique des Plasmas), les géants industriels tels que Safran Spacecraft Propulsion et les start-ups agiles du NewSpace comme ION-X ou ThrustMe en est la preuve parfaite (0:15).
        L’Allemagne est également très active dans ce secteur. Sa scène NewSpace est particulièrement dynamique et propose des équivalents technologiques directs, issus de la recherche universitaire et soutenus par de grands projets industriels :
        1. L’équivalent direct en start-up (Face à ION-X et ThrustMe)
        • Morpheus Space (Dresde / El Segundo) : Tout comme ION-X (issue du CNRS), Morpheus Space est née en 2018 des laboratoires de l’Université technique de Dresde (0:09). Alors qu’ION-X utilise des liquides ioniques, Morpheus s’est spécialisée dans la technologie FEEP (Field Emission Electric Propulsion) avec un propulseur à métal liquide solide (0:37). Leur moteur GO-2 a déjà fait ses preuves dans l’espace, est ultra-compact et est produit en série dans leur usine automatisée de Dresde.
        2. L’équivalent pour les gros satellites (Face à Safran)
        • ArianeGroup & Airbus Defence and Space (Allemagne) : Dans le cadre du partage des compétences franco-allemandes, l’Allemagne a développé une expertise historique sur les moteurs ioniques à radiofréquence (RIT). Initiée à l’Université de Gießen, cette technologie équipe aujourd’hui les grands satellites de télécommunication et les missions interplanétaires. Le moteur allemand RIT est le grand rival technologique des propulseurs à effet Hall de Safran.
        3. Le poids lourd de la région DACH (Allemagne-Autriche-Suisse)
        • ENPULSION (Autriche) : Bien que située en Autriche, cette entreprise collabore étroitement avec l’écosystème spatial allemand. Elle est la référence absolue sur le marché européen pour la propulsion des SmallSats et des CubeSats, avec des centaines de propulseurs déjà en orbite.
        Comparatif direct : France vs Allemagne sur le marché du NewSpace

        L’Europe dispose donc de deux visions technologiques très fortes qui se complètent et s’affrontent sur le marché mondial. La France brille par son utilisation pionnière de l’iode et ses moteurs à effet Hall, tandis que l’Allemagne se distingue par la précision de ses systèmes RIT et FEEP.

        comme on peut le voir , les deux pays sont aux coude á coude au niveau scientifique ,les allemands ont fait des trés grands progrés ces 20 derniére année

      • lxm dit :

        Merci pour les liens

      • Petit copieur dit :

        Un contributeur ( Michel Ardant) avait listé les concurrents du projet  » Baguette One »:

        « Pour ceux que ça intéresse, outre HyPrSpace et son Orbital Baguette-One (OB-1), il existe d’autres entreprises françaises du New Space qui planchent sur la question des petits lanceurs:
        – Sparkle Orbital avec son Étincelle.
        – Sirius Space Services avec ses fusées de différentes contenances: Sirius 1, Sirius 13 et Sirius 15
        – Latitude avec son Zéphyr
        – Opus Aerospace avec sa Sterne. Je signale quand même que ce dernier projet semble avoir pris beaucoup de retard voire n’être qu’un scam ! Son patron, Safouane Benamer, annonçait fièrement un premier vol en 2025 et depuis absolument plus rien… Sa boîte semble avoir été plus ou moins « rachetée » par les Émiriens ou les Saoudiens, je ne sais plus.
        Bref on peut considérer qu’ils sont hors course désormais, mais après tout sait-on jamais.

    • Mouarf dit :

      La fusée magnétique, ce n’est même pas de la science fiction, c’est du rêve éveillé d’un non scientifique acharné.
      Un canon spatial plutôt, même si c’est déjà grandiose comme projet.

    • ji_louis dit :

      … pas assez puissant, mon fils !

  9. Saint Honoré dit :

    « La Boulangerie » : excellent !