L’Allemagne va commander 16 avions A400M de plus pour remplacer ses appareils les plus anciens

En 2011, ayant déjà réduit sa commande de 60 à 53 exemplaires dans le cadre d’un accord trouvé avec Airbus [EADS, à l’époque] pour sauver le programme d’avion de transport A400M, alors en proie à de grandes difficultés, l’Allemagne fit savoir qu’elle se contenterait finalement de 40 appareils et que, partant, elle allait revendre les 13 unités dont elle n’avait plus besoin.
Par la suite, les difficultés techniques des premiers A400M livrés à la force aérienne allemande [Luftwaffe], ainsi que leur indisponibilité chronique, ne pouvaient que renforcer Berlin dans sa résolution. Finalement, les choses rentrèrent dans l’ordre et la vente de 13 appareils ne fut plus évoquée.
D’ailleurs, en mai, alors que la Luftwaffe venait de prendre possession de 53e A400M, le site spécialisé Hartpunkt rapporta que le ministère allemand de la Défense envisageait de commander entre 10 et 20 avions supplémentaires. Ce qu’Airbus refusa de confirmer.
«Nous ne commentons généralement pas les discussions avec nos clients, qu’elles soient en cours ou non. […] Nous nous efforçons d’acquérir de nouveaux clients et de garantir les commandes de nos clients actuels. Certaines de ces campagnes sont à un stade crucial, c’est pourquoi nous ne pouvons pas faire d’autres commentaires pour le moment», avait en effet répondu un porte-parole de l’industriel.
Quoi qu’il en soit, une nouvelle commande est bel et bien dans les tuyaux… puisqu’elle a été évoquée par Boris Pistorius, le ministre allemand de la Défense, à l’occasion d’un déplacement à Brême, où Airbus assemble le fuselage de l’A400M, le 29 septembre.
Ainsi, il est question d’acquérir 16 nouveaux A400M afin de permettre à la Luftwaffe de remplacer ses appareils dépourvus de capacités tactiques.
Pour rappel, les premiers A400M livrés aux pays clients ne pouvaient qu’effectuer des missions de transport basiques car ils ne possédaient pas toutes les capacités inscrites dans le cahier des charges du programme. Celles-ci ont été progressivement intégrées dans les standards ultérieurs de l’avion, à savoir les versions EIOC [Enhanced IOC] et Standard Operational Capability [SOC] 1, 2 et 3.
«Nous étudions actuellement très sérieusement le remplacement progressif des avions de transport par de nouveaux avions tactiques», a affirmé M. Pistorius, selon des propos rapportés par le radiodiffuseur NDR et Radio Bremen. Les discussions avec Airbus sont «très fructueuses», a-t-il ajouté, en se gardant de préciser le montant de cette commande potentielle. Commande qui devra être approuvée par la commission des Finances du Bundestag.
Cela étant, le format à 53 A400M sera maintenu puisque les avions remplacés dans le cadre de cette éventuelle commande devraient être «proposés à la vente», selon NDR.
Pourtant, en octobre 2024, la Bundestag avait débloqué une enveloppe de 152 millions d’euros, prélevés dans le fonds spécial de la Bundeswehr, pour la mise à niveau des A400M de la Luftwaffe vers le standard Block Upgrade 0 [ou BU0], dans le cadre d’une coopération avec la France, le Royaume-Uni et la Belgique.
Cette opération, avait expliqué le ministère allemand de la Défense, «vise à garantir la conformité de l’A400M avec les standards de l’Otan, à traiter ses obsolescences et à éliminer ses points faibles».
Cela étant, selon les derniers développements évoqués par Airbus, l’A400M sera bien plus qu’un avion de transport à l’avenir puisqu’il s’agit de le doter de capacités de combat collaboratif afin de lui permettre de mener des missions de frappe [avec la possibilité de larguer des essaims de drones et des missiles de croisière], de renseignement et de guerre électronique. C’est d’ailleurs l’objet du programme PMS [Parallel Mission System], mené par la Direction générale de l’armement au profit de l’armée de l’Air & de l’Espace.





Un tel programme peut s’étaler sur cinq décennies. Encore faut il trouver des clients à l’exportation, demandant pour certains des équipements moins couteux. La polyvalence pouvant également être un débouché pour la vente ou la location. Je ne sais quels sont les points faibles quant à la maintenance et MCO. Ont ils été corrigés ou en voie de l’être? C’est un élément déterminant pour un appareil débutant « sa carrière »..
Il y a un quart de siècle que l’A400M débute.
En France le premier marché « MCO » a coïncidé avec l’accouchement de la SIMMAD.
On a sacrifié ce premier marché, pour faire beau devant le général SIMMAD.
Pour faire moins cher, donc plus mieux sur les PôvrePoint, on a contracté et budgété les quelques premières années nécessaires à faire la pub de l’avion, à glorifier la coopération militaro-industrielle germano-allemande, pas chère et très prometteuse pour les opérationnels.
Pour faire moins cher et donc passer en vert sur les PôvrePoint,
et se faire inviter à la table du général,
les comptables et les commissaires (pléonasme) ont amputé le premier marché des clauses qui préparaient l’avenir au delà de la durée du marché.
On n’a pas contracté, donc commandé les pièces « longues ».
Si cette trahison n’a pas été réparée, cet avion n’est pas sauvé.
Est il possible d’envisager la motorisation d’autres appareils avec les mêmes moteurs que l’A400M dans le monde? De nombreux bi-turbos pourraient ainsi voir leurs performances en terme de vitesse, emport de charge améliorés par rapport aux moteurs actuellement disponibles. Il en existe dans la famille Airbus qui pourraient être allongés pour transporter plus de charges, plus vite et plus loin en complément des A400M. La gestion des potentiels devient un problème essentiel. Car l’A200M ne verra certainement jamais le jour.
Non, techniquement et commercialement, le moteur TP400-D6 ne peut pas être simplement adapté à d’autres avions existants.
Bien qu’il possède une certification civile (AESA), trois obstacles majeurs bloquent son utilisation ailleurs :
• Une puissance démesurée : Avec ses 11 620 chevaux, il est beaucoup trop puissant et lourd (1 890 kg sans l’hélice) pour les autres avions à hélices du marché (comme le C-130J ou l’ATR 72), qui utilisent des moteurs deux à trois fois plus petits.
• Une hélice gigantesque : Son hélice de 5,3 mètres de diamètre demande une garde au sol immense. Elle toucherait le sol ou le fuselage sur presque tous les autres appareils.
• Le système exclusif DBE (Down Between Engines) : Le moteur est indissociable de son système d’hélices contrarotatives conçu sur-mesure pour l’aérodynamisme des ailes de l’A400M.
L’hélice se change, pas un problème du tout.
L’hélice et l’aérodynamique d l’avion sont des éléments qui peuvent être développés ensemble dès le départ, pas un problème, potentiellement un challenge, rien de plus.
La réponse c’est juste qu’il n’y a pas de demande civile pour ces moteurs, et que seuls un hélico de la taille du Mil Mi-26 ou un A200M pourraient en avoir l’utilité. Le premier est à 99.999999% pas voulu par des pays européens. Et le 2e n’a pas assez de demande pour justifier son développement actuel.
Merci
Sur des avions déjà en service, ça va de soi : un appareil est dessiné autour de ses moteurs et de leurs contraintes (garde au sol, résistance structurelle, centrage). Vouloir greffer un TP400 sur un ATR ou un C-130 actuel n’a aucun sens.
En revanche, sur de futurs programmes ou de nouvelles variantes, tout reste possible :
* Un nouvel avion militaire se conçoit autour de sa motorisation : Rien n’interdit à un constructeur (Airbus, Embraer, Antonov ou un consortium européen) de concevoir un gros bimoteur tactique de transport ou de patrouille maritime dessiné dès le départ pour accueillir deux TP400-D6. Les contraintes d’hélice ou de masse se résolvent à la planche à dessin (hauteur de train, architecture de l’aile).
* Le précédent des Antonov : Le cas de l’An-70 (dont les propfans D-27 développent 14 000 ch) prouve qu’une telle classe de puissance en turbopropulseur a toute sa place sur le marché militaire. Une modernisation/occidentalisation d’une cellule type Antonov avec des TP400 aurait une vraie cohérence opérationnelle.
* Capitaliser sur la maturité du moteur : Le TP400-D6 a essuyé ses plâtres industriels et dispose aujourd’hui d’une certification civilo-militaire AESA et de milliers d’heures de vol. Pour un nouveau projet militaire européen, réutiliser ce groupe motopropulseur coûterait infiniment moins cher que de développer un nouveau moteur de zéro.
Balayer l’idée sous prétexte que le moteur est « trop puissant » ou « trop grand » pour le parc actuel, c’est confondre le retrofit d’un avion existant et la conception d’un nouvel appareil militaire.
Rien n’est impossible sur le papier.
TP400, 8 251 kW de puissance, 110 kN de poussée estimée.
Comparaison – MTOW ; emport ; puissance moteur totale (# moteurs) / kW/t
Avions militaires?
An-22: 250 t; 80 t; 44 000 kW (4) ; 176 kW/t
A400M: 141 t ; 37 t ; 33 000 kW (4) ; 234 kW/t
C-130J: 70.4 t ; 19.8 t; 13 800 kW (4) ; 196 kW/t
Shaanxi Y-9: 65 t ; 23 t ; 15 200 kW (4) ; 234 kW/t
An-12: 61t ; 20 t ; 12 000 kW (4) ; 196 kW/t
C-27J: 32.5 t ; 11.6 t ; 6 900 kW (2) ; 212.3
An-26: 24 t ;5.5 t ; 4 200 kW (2) ; 175 kW/t
C295: 23.2 t ; 7 ou 9.25 t ; 3 888 t kW (2) ; 168 kW/t
CN235: 16.5 t ;6 t ; 2 600 kW (2) ; 158 kW/t
Avions civils?
ATR-72-600: 23 t / 7.55 t / 4 100 kW (2)
Dash-8: 30.4 t / 8.5 t / 7 560 kW (2)
Sur le papier, les bi-moteurs de la taille d’un Shaanxi, un C-130J, un C-390 semblent possible.
Problème: Si Airbus le fait, il va vampure partie de l’A400M. Ensuite, vaut-il le coût?
Est-il suffisamment fiable pour qu’un moteur civil ne soit pas plus pertinent?
Pour l’aviation civile? il est dans la gamme de poussée d’un avion d’A319 / A320. Pas d’avion civile n’existe dans ce secteur. Par contre, si Safran n’avait pas lancé de projet CFM pour le successeur des B737 / A320, il aurait pu être la base. Mais ce ne sera pas le cas.
Et le Mil Mi-26 a 2 moteurs de 8 500 kW chacun. Donc un hélico lourd est possible.
Concrètement ? A moins d’un A200M, il ne sera pas utilisé ailleurs.
Il va « vampure » ? ? ?
« Vampiriser », peut-être ?
Ou « empiéter sur » ?
J’espère que j’ai tout bien suivi… parce ça à l’air compliqué…
D’abord, ils veulent revendre leurs appareils les plus anciens sans capacités tactiques, sans en commander de nouveaux…
Ensuite, ils veulent tout garder en remettant à niveau pour avoir les capacités tactiques…
Enfin, ils vont revendre les plus anciens, et en commander plus que à revendre… mais avec ou sans capacités tactiques…;-)
puis ils vont se rendre compte qu’en remettant à niveaux ils revendraient plus facilement…
C’est pire que les enquêtes de Derrick…
Ça part dans tout les sens… mais jean luc va nous dire que c’est normal
Quand l’armée allemande s’inspire de l’efficacité de la mexicaine…
Au final, ils arriveront peut-être à enfin acheter à peu près ce à quoi ils s’étaient engagé pour avoir du boulot (en tirant la couverture à eux abusivement) qu’ils avaient été incapables de faire correctement.
La France avais commandé 50 appareil á l’origine , elle as descendu son objectif á 37 pour 2028 ,puis as acheté 4 de plus pour 2029-2030 , donc elle auras 41 appareils , donc loin de l’objectif de 50 .
Le partage industriel : Le péché originel du projet
Au début des années 2000, le programme a été construit sur le principe du « juste retour industriel ». Chaque pays obtenait une part de fabrication et d’emplois strictement proportionnelle au nombre d’avions commandés.
• La posture de l’Allemagne : En commandant initialement 60 avions, l’Allemagne s’est taillé la part du lion. Elle a exigé et obtenu le développement de sites majeurs comme l’usine de Brême pour la fabrication du fuselage central et de la dérive.
• Le rétropédalage : Très vite, face aux dérives budgétaires, Berlin a réduit sa cible de 60 à 53 appareils, tout en refusant de céder la moindre charge de travail industriel à ses partenaires. C’est ce que beaucoup, notamment en France, ont qualifié de volonté de « tirer la couverture à soi ».
L’incapacité à livrer le standard attendu
Pendant plus de dix ans, Airbus a été incapable de livrer les avions avec les capacités tactiques promises dans le cahier des charges initial. Les retards sur les logiciels de vol, les boîtiers de transmission des moteurs géants Europrop TP400, et surtout les systèmes d’autodéfense antimissile ont empoisonné le programme.
L’Allemagne se retrouve aujourd’hui à devoir commander 16 avions supplémentaires pour enfin obtenir le standard militaire qu’elle avait acheté au départ, tout en devant assumer la revente de ses premiers « prototypes » industriels.
Conclusion, elle a peut-être tiré la couverture à elle, mais en commandant 16 appareils incomplets, elle a fait démarrer la chaîne de production, en le faisant elle a certainement sauvé le projet, car à cette époque AIRBUS a menacé d’arrêter le projet si les pays n’avancent pas 5,2 milliards d’€, enfin de compte les pays ont dû payer 3,2 milliards d’€, dont 1,4 milliard pour l’Allemagne + 650 millions de prêts pour Airbus. Donc maintenant on arrive à 16 nouveaux appareils qui coûtent 3,9 milliards en plus, alors on peut reprocher ce que l’on veut à l’Allemagne, elle a payé plus que les autres pour sauver le programme, si les autres pays ont accepté le fait que l#Allemagne garde sa charge de travail, c’est qu’ils y trouvaient leurs intérêts .
Une fois une charge de travail attribuée et des équipes constituées, difficile de revenir en arrière même quand la grande Allemagne a été incapable de faire le boulot: C’est alors ceux qui savaient faire dans les partenaires du projet, à commencer par le motoriste, qui se sont expatrié 6 mois pour sortir les allemands des ornières ou ils s’étaient mis eux-mêmes. Alors dire que les autres « y trouvaient leurs intérêts », comment dire?
Et il a été discuté maintes fois, en particulier ici, des vers collés dans le fruit par l’Allemagne dès les spécifications de cet avion. Depuis, on a encore progressé sur ce sujet avec l’Eurodrone d’ailleurs…
Alors si « l’Allemagne (…) a payé plus que les autres pour sauver le programme », encore heureux que ceux qui font les conneries après avoir en prime magouillé pour avoir du boulot les paient plus que les autres, qui n’ont hélas pas été épargnés non plus par ces retards (on avait dû racheter des C130) et surcoûts.
Cette « force obsolète « ne pourrait-elle être l’épine dorsale d’une défense européenne contre les feux de forêts en aménageant les appareils ?
Un rachat par l’UE pour un prépositionnement sur l’arc méditerranéen serait un soulagement pour ceux qui sont régulièrement en première ligne…. et déplorent le manque de moyens.
L’A 400 M Circus était inutile en 2026, en plus d’être ruiner sur la cellule de l’avion qui vole porte arrière ouverte et un coût de l’heure de vol scandaleux par rapport aux autres solutions pour combattre les incendies estivaux ou pas.
https://www.franceinfo.fr/environnement/evenements-meteorologiques-extremes/incendies-et-feux-de-foret/l-avion-militaire-a400m-a-t-il-vraiment-fait-ses-preuves-dans-la-lutte-contre-les-incendies-cet-ete_8152205.html
L’inaction de nos politiques » parce qu’il n’y a pas de Canadair » montre leur niveau…
D’autres solutions s’offraient plutôt que la procrastination.
https://actu.fr/planete/c-est-quoi-les-air-tractor-ces-petits-avions-bombardiers-d-eau-envoyes-dans-le-sud-pour-lutter-contre-le-mega-feu_64504169.html
Investir est aussi une solution :
https://www.leparisien.fr/economie/moyens-aeriens-contre-les-incendies-ces-trois-projets-francais-qui-veulent-remplacer-les-canadair-31-07-2026-OHQAT2ER65H63OCNCAKHR43QKI.php
Vous aurez noté que j’indique un rachat par l’UE pour un prépositionnement sur l’arc méditerranéen
Chacun sait que la France est un pays extrêmement riche capable de se passer du soutien de ses voisins pour faire face aux incendies d’ été. Pourquoi ramener le sujet à la France ?
Portugais, Espagnols, Grecs, Turcs, Italiens, pays des Balkans voire même les pays du Maghreb seront probablement moins regardants si l’aide venue du ciel permet de soulager les personnels engagés.
Certes la solution est coûteuse mais elle le serait moins en aménageant et multipliant les lieux susceptibles de voir l’appareil se poser, des « points d’eau » plus proches des zones à risque élevé.
Rien n’oblige la France à faire la critique des autres pays européens qui pourraient être intéressés par une solution temporaire mais au final bien pratique et utile .
Vous adressez un message d’espoir aux autres pays d’Europe : la France et seulement la France, ne soyons pas surpris si ceux-ci regardent ailleurs ….
L’investissement doit être communautaire parce que le feu ne connait pas le principe des frontières ….
« La France a une industrie de défense,
l’Allemagne a une défense de l’industrie »
Donc l’Allemagne gagnera.
Elle gagne déjà puisque nos sous versés à la Kommission servent à financer ce qu’a décidé Berlin, du matériel allemand, du matériel usaméricain. Tout pour l’industrie conquérante, la souveraineté on s’en bat les couettes.
Clémenceau avait raison
vu comme celas , j’avoue avoir eu recourt á l’IA , difficile de comprendre autrement .
En Allemagne, les différents programmes de modernisation et de renouvellement de la flotte d’A400M se répartissent de manière très précise selon le niveau d’équipement des appareils :
• 16 avions sont concernés par le remplacement complet (revente) : Ce sont les versions initiales purement « logistiques » (sans liaison de données tactiques ni systèmes de protection antimissile intégrés d’usine). Ils ont vocation à être revendus à des pays partenaires à mesure que les 16 nouveaux appareils tactiques seront livrés par Airbus.
• 24 avions sont concernés par la modernisation DIRCM : La Luftwaffe a signé un contrat pour équiper rétroactivement 24 de ses appareils tactiques existants avec le système d’autodéfense laser de pointe DIRCM (destiné à détruire les capteurs des missiles infrarouges ennemis). Ce chantier de modernisation s’étale jusqu’en 2032.
13 sont équipés de façon native du système DIRCM
• L’ensemble de la flotte (les 53 avions actuels) : Tous les appareils de la Luftwaffe sont concernés par les mises à niveau réglementaires européennes plus légères, telles que le standard de coopération internationale Block Upgrade 0 (BU0). Voté fin 2024 par le Bundestag avec une enveloppe de 152 millions d’euros, ce programme vise à traiter les obsolescences informatiques et matérielles courantes pour maintenir la conformité aux exigences de l’OTAN .
Normale dans le sens où les militaires doivent justifier leur choix auprès du Bundestag, il y a toujours une réflexion dans les états-majors, en fait il faut savoir aussi que l’armée allemande est en pleine réorganisation, il y a maintenant 3 piliers : les forces légères projetable très rapidement, les parachutistes, force spéciale, là le A400M joue un rôle, les forces médianes sur Boxer,patria, Lyunx, etcetc (appui logistique tactique A400M) , et force lourd (Char).
pendant la guerre froide, le conflit devait se dérouler en Allemagne (trouée de FULDA) , là pas besoin d’avion de transport comme le A400M, en 2026 la situation a changé, il faut pouvoir projeter des forces rapidement . quand est t’il de la France avec ses A400M
Qu’en est-t-il ?
Demandons à un spécialiste : https://www.youtube.com/watch?v=fpdNO2gferk
La France n’a pas de politique de puissance régionale.
La France se prend encore pour une grande puissance mondiale. Mais, comme elle est un tout petit peu réaliste, elle a mis au point un concept qui l’empêche de prendre conscience de son déclassement historique, tout en lui laissant l’espoir d’être ce qu’elle n’est plus depuis longtemps : la puissance moyenne de taille mondiale.
Bon, c’est rigolo, et dans le fond, on s’en fout.
Le truc important à retenir, c’est que ce modèle stratégique la rend incapable de se penser en tant que puissance régionale, y compris sur son propre territoire. La conséquence la plus patente étant qu’elle est absolument infoutue d’exercer le moindre leadership en Europe. Nos partenaires, à commencer par les Allemands, ont fini par en prendre conscience.
Bon, sinon, quelle est le rapport avec l’A400M ? Ben c’est que le format de la flotte d’A400M, comme la définition de sa mission, a été pensé en fonction ce concept de puissance moyenne de taille mondiale : on peut projeter des petites bricoles de forces très loin, mais on n’a pas de punch dan notre propre région du monde.
Les Boches font un pari stratégique qui n’est pas le nôtre : ils ont compris que le monde change et qu’il change maintenant, donc ils se préparent au futur. Ils sont en rupture avec la nostalgie d’un ordre ancien qui leur convenait. Ils calibrent leur flotte d’A400M pour jouer un rôle, là où ils se trouvent, pour prendre un leadership stratégique en Europe, le plus rapidement possible.
Ils n’ont pas renoncé à être une puissance européenne, ils ont même compris que dans le monde d’aujourd’hui il est vital d’être une puissance régionale et d’être capable de prendre un leadership stratégique, là où vous êtes, dans votre région, votre territoire. Cela n’empêche pas de pousser les filaments stratégiques plus loin et de leur donner une plus grande ampleur. Mais pour l’instant, c’est acquisition d’un leadership stratégique européen, step by step.
Et la France dans toussa ? Ben elle n’a pas fait le deuil de sa grandeur passée, donc elle est dans un triple psychodrame : la défaite de 40, la perte de son empire colonial, et la mort du père (Mongénéraldegaulle, snif, papa est mort) et elle a complètement renoncé au volet régional de sa puissance, alors qu’elle a fait 2000 ans de son histoire avec.
La France, c’était d’abord et avant tout une puissance régionale qui, durant un bref moment de son histoire, est devenue une puissance mondiale. Mais ça, c’est fini. Bon, et maintenant, cékoi ? Ben on sait pas, mais on est sûr d’un truc, c’est pas une puissance régionale. Pas foutue de se donner les moyens de prendre le leadership juste au niveau de la région du monde qu’elle habite. Et au-delà, c’est même plus la peine d’y penser.
Et l’Allemagne, cékoi ? C’est un peu pareil, sauf que les Boches, eux, ont compris qu’il faut redevenir une puissance régionale et ils s’en donnent les moyens. C’est ça l’énorme différence entre eux et nous en ce moment. Nous, on est avachis et pris dans nos psychodrames intérieurs, les Boches bougent car ils ont un objectif stratégique.
Comme vous êtes un peu longs à la détente, je me permets juste de vous le dire, vu qu’en plus l’IA qu’utilise jean luc n’est même pas foutu de le synthétiser.
PS: la course au leadership régional est identifiée comme une tension stratégique du monde d’aujourd’hui depuis plus d’une dizaine d’années maintenant. Il serait peut-être temps de se demander si ça ne nous concerne pas un tout petit peu quand même…
Et j’ai rien inventé, perso, je me suis rendu compte de rien.
Sans approvisionnement énergétique ils n’iront pas loin.
Donc on ne pourrais pas « retrofiter » les premiers A400M au dernier standard ?!
Il est vrai que c’est le cas des Eurofighter de la première tranche, mais pour les Atlas ça serait vraiment très étonnant !
Pour la France, ce n’est pas nécessaire, elle a attendu que l’appareil ait toutes ses fonctions tactiques, le retrofilage est inutile. Mais si tout le monde avait fait comme la France, le projet aurait été abandonné faute d’argent. donc un compromis a été trouvé, l’Allemagne paye pour lancer la production et garde sa charge de travail .
jean luc vous fatiguez et vous fatiguez les lecteurs.
A propos du TP 400 et selon vos dires, ils ne semblerait pas utilisable sous les ailes d’un appareil autre que l’A400M. Mais à ce propos et au moins, mais je ne le pense pas, IA dépendant que vous êtes, avez-vous déjà entendu que l’on pouvait [ détarer ] un groupe motopropulseur, soit diminuer sa puissance motrice sur arbre. De là il peut-être fait beaucoup de chose pour d’autres appareils.
Cela dit, je passe vos dires portant sur l’hélice de l’A400M, qui elle et évidemment peut-être retravaillée, tout comme le reste.
Enfin ! Nous n’avons pas l’impression que l’AAE fut significativement livrée plus tardivement que l’aviation d’outre- Rhin.
A dire vrai, cela n’est pas là, l’essentiel pour ce programme, quoi que vous en pensiez.
alors, dans ce cas, essayez d’adapter le moteur d’une moto Kawasaki 1000cm³ sur une Suzuki 250cm³, alors vous verrez le problème pour intégrer ce moteur . Pour éviter que le programme ne s’effondre totalement en raison des retards de développement des capacités militaires complexes, un équilibre politique et industriel a été trouvé entre les deux principaux clients :
• L’Allemagne a financé le lancement de la production en série : En acceptant de recevoir rapidement des avions configurés pour le transport logistique basique (sans les systèmes d’autodéfense ou de largage tactique complexes), Berlin a permis à la chaîne d’assemblage de tourner à plein régime et d’injecter du cash pour sauver le projet. Cela a également permis de préserver la charge de travail des usines allemandes (comme celle de Brême).
• La France a attendu le standard complet : Paris a fait le choix inverse d’étaler ses livraisons dans le temps afin de ne réceptionner que des appareils dotés d’emblée de toutes leurs fonctions tactiques avancées, évitant ainsi d’avoir à financer de lourds chantiers de modernisation (« rétrofitage ») par la suite.
C’est cet arbitrage qui explique pourquoi la flotte allemande s’est retrouvée avec 16 appareils « sous-équipés » que le ministère de la Défense allemand cherche aujourd’hui à remplacer par des avions tactiques de dernière génération.
l’essentiel , c’est que c’est un bon avion et qu’il as du potentiel .
la France pourrais en acheter 1-2 pour faire bombardier d’eau , se serais une bonne solution pour les feux de forêt
Concernant le moulin en cause, ce TP 400 et en plus du reste, pour moi c’est : Pas d’accord avec votre écrit et son esprit.
Maintenant retournez ciel et terre IA comprise, car sachez que ces 50 dernières années un constructeur de notre beau pays a produit et vendu un aéronef de combat fiable et vif qui était propulsé par un moteur qui lui était bien détaré.
Qui est ce constructeur et pour quel aéronef ? Vous avez tout le W.E pour peut-être le trouver.
Quant à laisser croire que l’AAE a attendu que l’A400 soit « au carré » pour le prendre en compte, c’est encore de votre part vous vautrer dans l’erreur. Comme la Luftwaffe, l’AAE a pris en compte des appareils à parfaire qui d’ailleurs et ensuite passèrent du temps chez l’industriel pour des mises à niveau.
A titre d’exemple : Essayez de vous rappeler de combien d’années il a été nécessaire pour certifier la fonction « KC » de l’A 400M ….D’où les 02 KC 130 J de l’AAE, soit encore une dépense inattendue, qui furent acquis pour répondre à un plan B.
On peut se demander si exiger une certification civile pour un appareil militaire n’apporte pas finalement beaucoup de désavantages en termes de délais de conception et de coûts, pour assez peu d’avantages à l’exploitation.
C’est effectivement contre nature pour des systèmes d’armes (chasseurs, drones armés, etc.) par contre pour des avions de transports c’est clé. Cela leur permet d’évoluer dans l’intégralité de l’espace aérien et d’utiliser les différents aéroports sans mise en place de procédures complexes et très perturbantes pour le transport civil. Bref de pouvoir circuler en CAG et non en CAM. Cela ne facilite pas seulement le transit ou le positionnement, mais également les missions type secours à la population. Oui cela a un cout mais c’est aussi tout l’intérêt de confier le sujet transport militaire à des entreprises comme Airbus ou ATR.
Cette double certification, Airbus étant à la base principalement un avionneur civil, je ne suis pas certain que ce problème en ait été réellement un. En tout cas pas vraiment le plus gros.
La liberté de navigation permise est appréciable et sa vitesse de croisière étant proche d’un liner, avec un peu d’imagination, on pourrait penser a des possibilités de se fondre discrètement dans le trafic civil quand c’est utile…
Donc jadis l’Allemagne a acheté des Atlas juste pour faire du transport mais surtout pour faire « tourner » son industrie?
La Luftwaffe filiale de la Lufthansa, sœur de la « Germanwing »?
Et c’est avec ces grands guerriers qu’ont a fait le Transall (Transport Alliance, ou Transport Allemand?).
Et là tout juste maintenant les allemands veulent un avion tactique?
Ah oui, leur industrie automobile s’effondre, donc on va « faire » dans l’armement.
1945+ à l’envers.
J’enfourche mon dada:
La commande ne suffit pas, il faut le socle antérieur, établi,
il faut le savoir-faire entretenu, il faut une production jamais tarie.
Particulièrement pour les pièces spécifiques, pour les pièces à long cycle (de fabrication)
La Luft-Wouaf veut des avions?
Suffit pas qu’un politicard dise qu’il les commande.
Il faut les produire pièce par pièce, les construire, et les construire depuis des années.
La logistique est un métier.
J’ignorais que « Yakafokon » est un mot allemand.
@Michel Strogoff,
C’est tout le problème des recherches lexicales et la correspondance littérale de mots-clés, Yakafocon ou Yakavraicon ?
» il faut une production jamais tarie »
« La commande ne suffit pas »
C’était la vision des Soviétiques, centrée sur la production, sans se poser la question de savoir s’il y avait quelqu’un pour l’acheter et seulement même si la production correspondait à un besoin.
Vu que leur système s’est écroulé en 1991, on pensait que l’affaire était jugée et qu’il n’y aurait plus aucun crétin tenté par un tel système. Mais, apparemment non.
Maintenant, mettons-nous bien d’accord : renouer avec la bêtise soviétique n’est pas plus difficile que n’importe quoi d’autre. Donc, oui, on pourrait très bien faire le genre de conneries que vous préconisez. Mais présenter cela comme une solution intelligente, ça, non.
Faut pas pousser, quand même.
« Le système exclusif DBE (Down Between Engines) : Le moteur est indissociable de son système d’hélices contrarotatives conçu sur-mesure pour l’aérodynamisme des ailes de l’A400M. » ??????
bonjiur. l’A400M semble etre une réussite au niveau tactique . mais un echec stratégique dans sa capacité d’exportation a l’international…
Cette rallonger de commande semble le bien venue car les chaînes d’assemblage ne sont pas a leur maximun de leur capacité…
Reste que le devellopement de divers versions et le développement de différents capacité reste un points fort de cette appareil… Pour se qui est des versions de combats. ne peut-on envisager une capacité de bombardement ..( tapie de bombes). car nous n’avons pas cette capacité aériennes dans nos forces armées… Apres tous. la soute de transport pourrait effectivement transport des munitions par gravité et un système pourrait les conduire vers la trape arrière du l’appareil…
Dans la confrontation total qui se prépare, ils me semblent important de ce tenir a toute éventualités…
ça fait un beau lot pour une compagnie privée qui ferait de la sous traitance.
tout le monde n’a pas besoin de posé tactique…. mais pouvoir se poser partout avec un tel avion a largement de quoi intéresser.
Je ne doute pas qu’ils se vendront facilement… L’avion est sain, peut voler tranquillement partout. Propose une belle soute.
Je vois bien CMA-CGM tout prendre et monter une compagnie privée
Les armateurs sont devenus des proto-états.
Ils ont une stratégie bien pensée :
https://www.cma-cgm.fr/detail-news/5485/le-groupe-cma-cgm-se-developpe-dans-la-maintenance-aeronautique-avec-crystal-aero-solutions?cat=fret-aerien
Ils pensent à leurs intérêts et l’A 400 M n’en fait pas partie.
https://www.meretmarine.com/fr/marine-marchande/cma-cgm-finalise-l-acquisition-de-fedex-supply-chain
Un posé tactique ou un poser tactique ?