KNDS France mise sur l’intercepteur AXS-µ1 d’Aerix Systems pour son système de lutte antidrone TARGAS DSP10

Lors du dernier salon de l’armement aéroterrestre EuroSatory, KNDS France a présenté le dispositif TARGAS [pour Tactical Advanced Response for Ground, Air and Surface threat], qu’il a décrit comme étant son «premier écosystème» de lutte antidrone [C-UAV] multicouche entièrement intégré et autonome, de la détection des menaces à leur neutralisation.
L’idée de déployer une sorte de «dôme» antidrone n’est pas nouvelle. L’an passé, celui développé par l’entreprise française Alta Arès pour assurer une défense multicouche contre les drones aériens dans un rayon de 30 km, en associant radars, logiciel de fusion de données et drones intercepteurs, a ainsi été validé par l’Otan.
Cela étant, la solution proposée par KNDS France ne se limite pas à la détection et à la neutralisation des seuls drones aériens puisqu’elle est censée offrir une protection non seulement contre les munitions rôdeuses, les missiles et autres aéronefs volants à basse altitude mais aussi contre les véhicules terrestres [du robot jusqu’aux blindés légers et lourds] et les menaces navales.
Pour cela, TARGAS s’appuie sur différents capteurs et effecteurs. Ainsi, TARGAS 30 se compose d’un radar et d’un canon ARX 30 de 30 mm montés sur un véhicule blindé multirôle léger Serval. Cette version peut aussi recourir au système RAPIDFire, c’est-à-dire à un canon 40 CT associé à des algorithmes d’intelligence artificielle.
Enfin, TARGAS DSP10 [pour DroneShield Protector, d’une portée de 10 km] constitue le troisième pilier de ce dispositif. Comme l’explique KNDS France, il s’agit d’un système combinant des drones intercepteurs et des «effecteurs de neutralisation non létale permettant la capture de drones ou de munitions télécommandées à proximité de la zone défendue».
Ce 24 septembre, KNDS France a précisé une partie des solutions retenues pour le TARGAS DSP 10. Ainsi, s’agissant de la neutralisation «non létale» des drones, l’industriel mise sur le système de guerre électronique Raptor 2 développé par Nuances Technologies. Système qui sera associé, a-t-il confirmé, au drone intercepteur AXS-μ1 d’Aerix Systems.
Cet appareil, explique KNDS France, est conçu pour assurer une neutralisation physique par impact direct [« Hit-to-Kill »], de manière entièrement autonome». Et d’ajouter : «Il vise notamment à répondre à la menace croissante des drones FPV [à pilotage immersif], en apportant une nouvelle capacité d’interception aérienne à TARGAS».
Pouvant voler à la vitesse de 200 km/h, contre des vents de 100 km/h, l’AXS-μ1 a une portée de 20 km et dispose d’une autonomie de 10 minutes. Selon Aerix Systems, il «marque la fin de l’aéronautique conventionnelle» car de drone «introduit une liberté totale de mouvement», en ce sens qu’il n’est pas «limité par des trajectoires linéaires et des contraintes de poussée fixes».
«Conçu autour d’une propulsion omnidirectionnelle native, il ne se contente pas de naviguer dans l’espace : il le maîtrise en s’affranchissant des schémas de vol traditionnels», insiste son constructeur.
Dans le cadre de la coopération qu’il vient de sceller avec Aerix Systems, KNDS France s’est engagé à accompagner la «montée en maturité» de l’AXS- µ1 ainsi que sa production dès 2027.
«En associant les compétences de KNDS en tant qu’architecte de solutions complètes de mission et ses capacités industrielles aux technologies de robotique aérienne d’Aerix Systems, cette coopération permettra d’accélérer le développement d’une solution d’interception souveraine et évolutive, adaptée aux besoins opérationnels des forces terrestres», a conclu l’industriel.
Photo : AXS-μ1 – Aeris Systems





bon, c’est un drone de théâtre, 200km/h cela me paraît juste pour intercepter les drones dont certains volent à 700 km/h, la plupart dépasse les 200 km/h
Non, les drones FPV patrouillent à moins de 100kmh, avec des accélérations finales autour de 150.
200kmh, cela correspond à des usages exceptionnels en piqué.
« 200km/h cela me paraît juste pour intercepter les drones dont certains volent à 700 km/h, » Parce que c’est pas K.N.D.S…………………. »Germany?
Les drones qui volent à 700km/h ont des trajectoires quasi balistique. Les interceptions ne se feraient pas en rattrapage mais en frontal, inutile d’atteindre la même vitesse que l’intercepté, tant que l’intercepteur peut anticiper sa trajectoire. C’est d’ailleurs le même principe avec les missiles de DA qui parviennent à intercepter des vecteurs hypersoniques même en ayant une vitesse inférieure. Dans tous les cas on ne lui demande pas d’intercepter du transonique ou du supersonique. On peut très bien imaginer qu’une V2 gagne en vitesse, mais pour ça, il faut déjà pouvoir industrialiser pour avoir du RETEX, et ça ne peut se faire qu’avec les solutions actuelles.
IA : « L’expression « drone coup-de-boule » (ou « coup de boules ») fait référence à une métaphore imagée utilisée par le commentateur récurrent « Alain d » dans l’espace des commentaires du site de défense OPEX360.com »
Avec tous les drones qui seront en l’air, j’espère qu’il distinguera les amis des ennemis…et comment ?
@Emile……
Peut-être parce que sa cible lui sera désignée, jusqu’à ce qu’il (le drone), la prenne en compte à l’aide de ses propres capteurs.
Grâce au drapeau sur l’hélice
Cela semble , prometteur .
@Romain KOUDLANSKI……
Ça l’est, d’autant que ça ne sont pas les seuls que nos industriels mettent sur le marché.
Ça avance vite, bien plus vite que prévu.
J’imagine une centaine de ces engins sur les toitures de nos points chauds, prêts à descendre tout drones ou missiles, quitte à les envoyer par 2 ou 3 pour la certitude de l’interception.
10 minutes d’autonomie.
L O L
Cela paraît peu mais c’est pour une interception une fois que la menace à été repérée, pas pour une patrouille.
Si au bout de 10 minutes le drone protecteur n’a toujours pas réussi à éliminer le drone attaquant, on peut supposer qu’il n’y arrivera jamais.
La durée n’était pas plutôt 20 minutes :
https://blablachars.blogspot.com/2026/09/un-partenariat-prometteur.html
C’est super de voir le succès industriel et technique d’une belle entreprise française. C’est très agréable de constater que notre belle France reste au sommet de l’innovation. Notre pays est ambitieux, fier, capable de surmonter ses difficultés.
Signé Pandacruel
(Claude Monet 😉 )
T’as du mal à t’en remettre pandacruel pour la vérité parce cela à de grande chance d’être utilisé contre les popofs.
« Physics is jut a suggestion » MDR….
Physics don’t lie…
Employer un drone comme bélier volant, pourquoi pas, mais quelle plus-value concrète face à un canon doté de munitions antidrone dédiées ? Je comprends l’intérêt du guidage jusqu’au contact et d’une éventuelle portée supérieure. En revanche, à courte distance, je m’interroge sur le délai d’interception, le coût par cible effectivement neutralisée et la capacité à faire face à une attaque saturante. La complémentarité se défend, mais j’aimerais voir des résultats comparatifs pour comprendre dans quelles situations cet intercepteur justifie sa complexité. Je ne parle même pas de l’obligation d’avoir dans le cas du drone bélier à minima un stock de 1 pour 1… irréaliste.
La portée.
Il est illusoire d immaginer couvrir l essemble du champs de bataille par une protection canon.
Le rôle LAD exact des serval LAD n est pas connu, mais il ne se limitera pas juste à la défense de point. Il devra fournir protection à des éléments en mouvement dispersés. Et participera sans doute au nettoyage du ciel avant engagement au sol.
C est entre autre avec ce type de système que l on peut voir des Ukrainiens se balader à découvert dans les champs pour donner l assaut aux positions russes sans être harcelés par les drones FPV russes. Et ce même si certains commentateurs restent coincé dans le « il y a 50 drones partout, tout le temps prêts à frapper dans les 5 secondes ».
« il y a 50 drones partout » c’était avant hier.
Aujourd’hui 55. Après demain 60.
Mais oui les blindés et les chars ont toujours leurs chances. Sauf s’ils sont repérés et touchés avant même leurs engagements dans une offensive.
La défense LAD ne suffira pas pour une offensive dans un milieu saturé.
La seule solution est de diminuer la densité de la saturation adverse juste au bon moment, avant l’offensive
La préparation en amont pour détruire les points de lancement et de relais de drones est primordial, tous comme détruire la logistique de ces drones dans l’axe de l’offensive à venir.
Et ceci en correspondance avec de bonnes conditions météo, histoire que les blindés et chars ne restent pas scotchés dans une grosse gadoue.
Et actuellement, en Ukraine, c’est majoritairement des drones qui font le boulot, en frappant et en renseignant, et souvent en rodant.
Le renseignement rapide reste évidemment prioritaire.
Tout comme avoir le maximum de drones et robots pour appuyer cette offensive.
Reste les drones guidés par fibre optique, très efficaces sur des courtes distances, qui ne pourront être brouillés, et leurs opérateurs seront difficiles à détecter.
Ceci à cet instant, sans suprématie aérienne sur ce théâtre.
Et sans non plus de défenses aériennes, qui puisse au moins tenir à bonne distance l’adversaire et ses bombes planantes, déjà sur l’axe en question, du type de lanceurs MICA très mobiles et déjà une bonne portée.
On donne nos 300 JAGUAR à l’Ukraine esthop, la guerre est gagnée !
https://www.opex360.com/2026/09/19/larmee-de-terre-a-recu-la-derniere-version-de-lengin-blinde-de-reconnaissance-et-de-combat-jaguar/
J’ai un doute sur votre affirmation. Que ce système détruise des « drones de croisière » de type Geran-X, d’accord, il a été conçu pour cela. En revanche, il n’est certainement pas destiné à lutter contre les drones dits FPV, même si des interceptions ponctuelles et opportunistes peuvent survenir du fait de leur forte densité sur le champ de bataille.
Il est pénible de lire des approximations fondées sur une interprétation des événements en Ukraine qui fait de ce conflit le modèle des guerres de demain. L’OTAN, l’Europe et la France ne sont pas dans la situation de l’Ukraine. Si un conflit devait survenir, les trois dimensions, incluant l’espace seraient pleinement exploitées contre l’adversaire.
Qu’ils ait en Ukraine ,faire ses preuves ap´res on verras ce qu’il vaut.
Ce n’est pas le seul drone français qui bosse en mode Zizou
Pour l’instant, on préfère le drone letton .
http://mars-attaque.blogspot.com/2026/06/eurosatory-2026-dsv-fournir-rapidement.html
Il y a aussi le GIBI d’HARMATTAN AI :
https://forcesoperations.com/lintercepteur-dharmattan-ai-retenu-par-les-armees-francaises/