Un porte-hélicoptères amphibie de la Marine est sur le point de tester le lanceur modulaire polyvalent « Rampart » de Naval Group

En novembre dernier, via son magazine interne Naval Review, Naval Group fit savoir que son révolutionnaire «Lanceur Modulaire Polyvalent», depuis rebaptisé «Rampart» pour des raisons commerciales, allait prochainement faire l’objet d’une campagne d’essais terrestres avant d’être mis à en œuvre par un navire de la Marine nationale.

Dévoilé lors de l’édition 2023 du salon EuroNaval, le Rampart réunit en un seul système plusieurs lanceurs de munitions ou de leurres. En clair, résume l’industriel, il «marque la fin de la logique traditionnelle ‘un lanceur par type d’arme’.

Concrètement, le Rampart se compose de plusieurs modules de munitions interchangeables [roquettes, missiles, drones, grenades sous-marines, leurres, etc.], ce qui fait qu’il peut être configuré en fonction des besoins opérationnels, l’intuition de Naval Group étant qu’il fallait mettre au point un dispositif permettant de répondre à différents types de menaces de «manière proportionnée à leurs coûts».

En juin, l’industriel s’est félicité du succès des essais du «Rampart» effectués au camp militaire de Canjuers [Var]. «Réalisée avec des roquettes guidées laser et non guidées laser de 68 mm dans une configuration sol-sol, cette séquence de tirs confirme les performances de notre démonstrateur ainsi que la pertinence d’une approche modulaire et agile face à l’évolution des menaces», a-t-il en effet expliqué.

Restait alors à passer à l’étape suivante, c’est-à-dire aux essais en mer. Ce qui sera probablement fait à l’occasion du prochain exercice de lutte antidrone Wildfire, organisé par la Marine nationale.

En effet, selon des photographies récemment diffusées sur les réseaux sociaux, l’un des trois porte-hélicoptères amphibie [PHA] de type Mistral a appareillé de la base navale de Toulon avec un système «Rampart» installé sur son flanc tribord.

Pour rappel, l’armement d’un PHA de type Mistral est assez limité pour assurer l’autoprotection d’un bâtiment de cette importance. Celui-ci se compose en effet de seulement deux canons de 20 mm téléopérés, de quatre mitrailleuses de 12,7 mm et de deux systèmes surface-air à très courte portée SIMBAD, dotés de missiles MISTRAL.

Avec le Rampart, un PHA aura donc théoriquement la capacité de tirer des roquettes de 68 mm, des missiles antinavires Martlet [voire aussi des Akeron MP] ainsi que des missiles surface-air MISTRAL et Piorun.

À bord d’un navire, le Rampart peut fonctionner de manière autonome ou en étant contrôlé depuis le système de gestion de combat [CMS – Combat Management System].
Quand une menace est détectée et identifiée comme telle, sa tourelle se met en position pour tirer une munition [voire plusieurs], laquelle est censée atteindre une cible en mouvement grâce à des calculateurs de tir.

D’après Naval Group, il «apporte une rupture opérationnelle, avec la capacité à se reconfigurer facilement et rapidement en cours de mission» ainsi qu’avec la «quantité inédite de munitions» qu’il peut tirer [emport d’armes d’une tonne], sans nécessité de retour dans une base navale partenaire».

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73 contributions

  1. Le Breton dit :

    Un Mistral de plus n’aurait pas été de trop.
    je m’attends d’ailleurs à ce qu’ils viennent à remplir un rôle de porte-drones à l’avenir (en complémentarité de leurs capacités habituels)

    • dolgan dit :

      Ils le sont déja. ils mettent en oeuvre plusieurs types de drones aériens à décollage vertical, des drones naval (fournisseur inconnu, mais utilisés lors de JDA26) de ravitaillement et des drones sous marins ISR pour reconnaitre les zones dedébarquement.

      Ils pourront mettre en oeuvre les drones suicide à voilure fixe de l ADT.

      Par contre, les voilure fixe à atterissage classique (hors test ou mission particulière) c’est peu probable. La contrainte sur les opérations de pont (il faut tout virer) seraient trop importantes. Il faudrait une valeur ajoutée justifiant l arrêt prolongé des opérations héliportées.

    • Ça ne ne coûte rien, c’est l’État qui paye dit :

      Il faut demander à l’Égypte, ils ont de bon acheteurs et Hollande était pressé de vendre.
      https://www.ouest-france.fr/europe/russie/pas-de-mistral-pour-la-russie-mais-une-addition-de-409-millions-d-euros-pour-paris-78d56860-a15d-11ed-b727-95140ec04a42

      À l’origine, il devait pantoufler à la cour des comptes…

      • Pefleretour dit :

        Vous préfériez les livrer à la russie ? N’omettez pas le contexte quand vous dites du mal.

        • Ça ne ne coûte rien, c’est l’État qui paye dit :

          Qu’est-ce qui pressait de vendre ses deux navires pour perdre 409 millions d’euros dans l’affaire ?

          Rien.

      • D. Barquemant dit :

        Et depuis il y a eu la guerre en Ukraine. Mais vous avez dû passer à côté de l’info.

      • Alain d dit :

        Le pire aurait été que des drones navals ukrainiens ou des missiles SCALP finissent par couler un de ces Mistral, si ceux-ci avaient été livrés à la Russie.
        Hollande ou un autre, il était évident que ces navires ne pouvaient plus être livrés à l’agressive Russie de Poutine, après le coup tordu en Crimée. Déjà parce que la France est dans l’UE et qu’en attaquant l’Ukraine, et votre tsar menaçait aussi la frontière est de l’UE.
        Et votre tsar est maintenant passé des menaces aux actions terroristes sur le sol de l’UE.

        • Ça ne ne coûte rien, c’est l’État qui paye dit :

          Le choix de les vendre à vil prix montre juste que les prétendants au poste de monarque républicain font des choix catastrophiques car ils ne sont jamais jugés responsables de rien.

          J’ai parlé de ne pas les vendre tel un concessionnaire de bagnoles pour faire ses chiffres sur certains modèles et déclencher ses primes, me voilà un moscoutaire !
          L’Égypte a fait une excellente affaire et les contribuables français se sont fait tondre, sans conséquences pour un type qui rêve de succéder à celui qu’il n’a pas vu venir installé pour deux mandats au Château.

          La Russie ne nous veut pas du bien, c’est aussi le cas de la Chine et des États-Unis, ainsi que de l’Allemagne , de l’Italie ou du Royaume-Uni.
          En fait, c’est le cas de beaucoup de pays depuis que la France est appauvrie afin de créer un marché trans-national et de tendre vers une gouvernance mondiale.

          Vous vous plaignez souvent des faibles quotients intellectuels de nos dirigeants.
          C’est faux, ils ont été sélectionnés pour occuper les postes de l’appareil étatique, c’est juste que ce n’est pas l’intérêt commun qui les guident, mais les atours du pouvoir.

          La population travaillée par tous les moyens possibles est gérée comme du bétail, les moyens technologiques étant désormais disponibles pour le transformer en cauchemar bien au- delà de la vie d’un dictateur humain.
          https://www.usine-digitale.fr/intelligence-artificielle/ia-generative/intelligence-artificielle-la-bataille-pour-ecrire-les-regles-mondiales-sengage-autour-du-controle-des-modeles-les-plus-puissants.35PRP5FHFBCD7FZEBM55B5NRRU.html

          Pour le reste, cela a commencé il y a bien plus longtemps ce qui défile sur nos écrans.
          https://ssp.mit.edu/publications/2022/a-1994-defense-concept-for-ukraine

          Vous êtes suffisamment vieux pour avoir ingurgité votre quota de propagande pour arrêter de voir le monde du bien affronter le monde des méchants.

          Non ?

  2. Zozo dit :

    Si on pouvait y mettre un petit radar simple de ciblage/veille et 8 MicaNG VL ou des CAMM en plus (et 2 canons de 40 ou 57mm tant qu’à faire)
    ce serait topissime.
    bisous.

    (au moins 2 canons de 57mm Sovraponte siouuuuupléééé … allez Italie fait nous un bon prix, on a plus de sous…..)

  3. ONERESQUE dit :

    Réaction SALUTAIRE, quoiqu’un peu tardive, à une prise de conscience aigüe de l’ABSENCE gravissime de défense SHORAD très haute cadence de tir (hors quelques 20 mm) de nos bâtiments de surface. Déjà absurde lorsque l’on examine les obsessions légitimes dans le domaine d’une énorme majorité de marines équipées depuis des décennies de PHALANX, GOALKEEPER, SeaRAM ou AK-630 M1-2 Duet, Kashtan CADS-N1 ou PALASH russes et équivalents chinois. Dans un panorama de foisonnement des menaces aériennes sans précédent, le RAMPART, c’est le minimum syndical. Il en faudrait de 2 à 3 par frégates à la fois pour couvrir tous les angles morts et pour assurer une réserve de salves très fournies sans recharge.

    • KEbAB dit :

      Les CIWS ont neanmoins le défaut d’être très gourmands en munitions et d’épuiser vite leur stock. Des RapidFire 40mm avec munitions KEAB (encore en développement) semble une meilleure option.

    • dolgan dit :

      Spoiler, il s agit juste d un geste de soutien à NG. La marine n a émis aucun souhait d acheter le LMP .

      • ONERESQUE dit :

        Forcément, çà bute comme tout le reste sur une certaine note salée de 3.570 milliards qui augmente de 5.000 € / seconde……Ça va SAIGNER de partout dans les 10 ans qui viennent……

      • vérifiez vos tuyaux dit :

        spoiler, le souhait est dans les tuyaux, il s’agit bien d’une authentique volonté marine.

        • POLOX9 dit :

          Je confirme la volonté de la MN d’avoir un armement pour le champ proche (<8km) et qui s'adapte aux menaces actuelles (drones)

  4. sans chemise sans pantalon! (question naïve et intime) dit :

    peut-on imaginer un même canon qui aurait une chemise de 70 et de 68 interchangeables pour tirer les roquettes des mêmes tailles ? … ou les contraintes liées au tir de roquette seraient trop importantes ?
    en terme de « comportement dans la chambre » il y a une différence entre une roquette et un obus – en dehors du fait que les deux ne sont pas du même genre ? (sans pour autant être woke à mort) 😉 🙂

  5. R.C. Simbad dit :

    En installer un sur chaque FDI, FREMM et Horizon ne serait pas un luxe.

  6. Nicolas sambart dit :

    That’s great news! Much more flexible than a RAM system, and above all, cost savings depending on the targets. We might finally be done with Aster missiles being used for €15,000 drones, and I think that mounted on a 6 or 8-wheel chassis vehicle, it would be superb for short-range drone and air defense. A proliferation of this type of modular artillery would provide close-range protection, naturally complementing the Rapidfire Aster 15 and 30.

    • Article 2 dit :

      Qu’est-ce qu’il vous arrive ? Vous vous croyez subitement sur un site anglophone ?

  7. Kantaten**** dit :

    Bonne et intelligente idée pour les petites unités en particulier et au delà. Voir après essaies sur PHA. Un vrai plus sans doute. Les grincheux habituels y trouveront à redire !

  8. Nicolas sambart dit :

    en voilà une bonne nouvelle!!!! beaucoup plus flexible qu’un système ram et surtout une économie à prévoir en fonction des cibles , nous allons peut-être en finir avec des aster utilisés pour des drones à 15000 euros et je pense que posé aussi sur un véhicule chassis 6 ou 8 roues ce serai superbe pour la protection anti drone et air courte portée. une prolifération de ce type d’artillerie modulaire offre pour la protection rapproché en complément naturellement de rapidfire aster 15 et 30

  9. Kamelot dit :

    Une bonne idée pour un bâtiment qui est très pour sa défense…

  10. Fralipolipi dit :

    « un SNA de la classe Suffren qui rentre à Toulon » (hier)
    … Le SNA De Grasse de retour de son déploiement longue durée ???…

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « Le SNA De Grasse de retour de son déploiement longue durée ???… » Il suffit de vous connecter sur www,copperpanda.mytho et vous aurez l’info.

  11. Fralipolipi dit :

    Tip-top cette polyvalence et cette possibilité de reconfiguration rapide du Rampart !
    .
    Et très bonne initiative de ne pas se limiter aux armements franco-français (68mm – MMP – Mistral), et d’intégrer dès le départ des roquettes et missiles légers européens : roquette 70mm, missile Martlet de Thales UK, Piorun de Mesko Pologne.
    Cela facilitera sans doute la vente de ce système à l’export, à des clients directs de Naval Group, mais peut-être aussi, dans certains cas, à des clients de ses confrères (et non moins concurrents), comme Damen, Babcock-BAe, Navantia ou Ficantieri.
    Pour ce dernier, il faudrait prévoir d’intégrer aussi rapidment au Rampart le nouveau missile Fulgur de MBDA Italie
    https://www.mbda-systems.com/products/force-protection/fulgur
    .
    En tous les cas, bienvenu déjà à ce Rampart, en France, pour la MN !
    Pour la lettre au père Noël, on en commanderait facilement un système pour chacune de nos frégates, pour tou snos nouveaux Patrouilleurs Océaniques (peut-être déjà prévu), bien-sûr pour nos PHA-BPC, et pourquoi pas aussi pour nos ravitailleurs BRF et notre PAN CDG.
    … Plus le nombre commandé sera grand, moindre sera le prix unitaire.
    La commande échantillonnaire d’un tel système polyvalent ne devrait pas être autorisée !

    • dolgan dit :

      Aux dernières nouvelles, rien d autre que le pod roquette soudé dans un caisson n ‘est intégré ou en cours d intégration.

      NG a demandé à d autres industriels de financer sur leur fonds propres l intégration d autres armement. Ils ont fait les yeux ronds et refusé poliment.

      Aucun client ne s est manifesté pour le moment.

      • Fralipolipi dit :

        @dolgan
        On comprend bien ici que MBDA préférerait favoriser d’abord ses propres lanceurs Simbad RC, puis RC2 et RC4
        https://air-cosmos.latribune.fr/article/defense/7109785031433/euronaval-2024-mbda-repense-le-simbad-rc-et-double-sa-puissance-de-feu
        … il y a une sorte de concurrence ici entre NG et MBDA, qui sont pourtant tellement voués à coopérer.
        .
        MBDA aurait pu dégainer le premier en proposant un lanceur plus polyvalent (Mistral + roquette ou Mistral + Akeron), mais il se trouve que NG a été plus rapide.
        Aujourd’hui, il serait dommage que ces 2 sociétés n’arrivent pas à coopérer constructivement, car c’est notre MN et notre BITD au global qui pourraient en pâtir.
        Les luttes intestines qui perdurent ça ne donne jamais du bon.

      • POLOX9 dit :

        C’est faux ! Aussi bien sur le type de munitions en cours d’intégration que sur la manifestation de clients potentiel !

      • aux innocents les mains pleines dit :

        (bonjour) si je vous comprends bien là vous êtes en train de dire que le pod roquette ce sont des tubes 68 mm point barre ? c’est compliquer de penser un système où on peut changer de tubes/diamètres sur un même caisson ?

        • dolgan dit :

          Changer les tubes n a pas de sens/ intérêt. Les systèmes de mise à feu sont pas les mêmes.

          Cela n aurait pas grand sens opérationnel, mais on pourrait simplement changer le caisson. Mais il n y a aucune raison d opérer les 2 modèles de roquette sur un même navire.

      • Khops dit :

        Des sources ou c’est du trust me bro?

      • nico dit :

        Et oui, les autres industriels ont chacun leur lanceur propre.

      • vrai_chasseur dit :

        En fait c’est un peu plus nuancé.
        Rampart a été monté sur le Mistral, en partance de Toulon pour la mission Corymbe dans le Golfe de Guinée. Il s’agit donc d’essais « très opérationnels » sur un navire déployé en mission.
        Un armement en cours d’essai ne fait l’objet d’aucune commande, même pas de manifestation d’intérêt officielle. Et les clients export attendent évidemment le verdict de la Marine Nationale avant de se manifester. Mais la teneur des discussions en cours entre NG et MN, converge vers un déploiement du Rampart sur les PHA, les 2 PA (CDG et France Libre) et les FDI. Pour l’export, NG table sur les Gowind équipées de série avec.
        Le Rampart répond surtout à une carence en défense très courte portée (CIWS) de la marine française. Les autres marines sont très majoritairement équipées (Phalanx, Goalkeeper etc). Même si NG cherche à se différencier par la polyvalence de son produit en munitions et son ajout ‘sans dessouder le pont’, le marché export ne va pas se précipiter.

        • dolgan dit :

          « Le Rampart répond surtout à une carence en défense très courte portée (CIWS) »

          Non, ce n est pas du tout un CIWS. Dans cette fonction, un narwal 20mm ferait beaucoup mieux.

          • POLOX9 dit :

            Alors effectivement ce n’est pas un CIWS !

            Mais le 20mm n’est clairement pas plus efficace en champs proche !

            Le Rampart est pensé pour cette zone jusqu’à 8km, voir 10km pour certaine munitions, là où le 20mm c’est du 2000m max !

      • G dit :

        Aïe, ça pique. Mais rien que des RGL seraient déjà très utiles à la plupart des navires de la MN -surtout ceux exposés comme les pha et patrouilleurs.

  12. Le Corse dit :

    Les PHA sont souvent escorté

  13. G dit :

    C’est vraiment une belle idée, espérons que ces essais seront concluants ; et aussi qu’ils permettront d’alléger le dispositif – encore trop lourd pour être facilement généralisé sur nos navires.

    • dolgan dit :

      Ils vont tirer une salve de roquettes depuis un pod largement éprouvé. Tout devrait se dérouler sans surprises.

      Je ne suis même pas certain que c est la première fois qu on va tirer des roquettes depuis les bpc.

      • POLOX9 dit :

        Le pod éprouvé ne fait pas tout surtout sur des cibles mobiles…

        • G dit :

          Et puis s’ils n’en font pas une version un peu plus « light », il n’y aura guère que les bpc pour pouvoir les accueillir, ce qui gâcherait un peu le concept.

  14. Pithivier dit :

    Hein chef !
    Supposons que le système – Rampart – réponde aux besoins des marins et qu’il soit monté sur au moins les 03 PHA à raison de 02 systèmes par bâtiment. La question maintenant se pose de où replacer les 06 systèmes SIMBAD débarqués ?
    De ces systèmes reconnus rustiques, les 06 POM pourraient-ils être les bénéficiaires ?

    • Fralipolipi dit :

      @Pithivier
      Bonne idée.
      En effet, les POM sont tellement sous armés que même l’ajout des vieux Simbad manuels des PHA y serait appréciable (à côté des mitrailleuses de 12,7 ?)
      On a bien greffé les lanceurs Sadral des vieilles frégates F70 sur les frégates FLF rénovées, pour y remplacer les vieux Crotale.
      Le recyclage n’est plus un tabou, surtout si c’est en plus d’un armement existant déjà bien modeste, comme sur les POM.

    • nico dit :

      Il s’agit de 6 systèmes SIMBAD manuels. Je ne suis pas sur qu’ils aient une grande valeur guerrière, surtout pour taper des drones FPV ou des munitions rodeuses

    • Le Chouan dit :

      Effectivement, dans l’immédiat ça serait un vrai plus pour les POM !

  15. jean luc dit :

    J’aime bien le superlatif de révolutionnaire, je préfère celui de rupture technologique, très intéressant comme arme contre les drones .

    • tschok dit :

      Contre les drones de surface, oui. Le panier de roquettes et l’Akeron peuvent présenter un intérêt. Mais on peut très bien tirer l’un ou les autres depuis d’autres lanceurs. On va dire que c’est un lanceur multiple et compact. Rien de très révolutionnaire.

      Et sinon, contre les drones aériens, le Mistral est overkill dans de nombreux cas. Donc, contre ces drones, c’est bof.

      Le truc qui fait très bien le job contre les cibles de surface et aérienne, quelles qu’elles soient, c’est le Rapidfire. Problème : c’est 4000 m max. Ca veut dire qu’il faut être très réactif, donc qu’il faut blinder sur les capteurs, le système informatique de combat et la salle d’opérations dédiées aux menaces asymétriques. La LAD, elle se passe d’abord à l’intérieur du navire. Par ailleurs, le problème de la LAD, c’est pas l’arme, c’est réussir à pointer une arme sur un drone. Des armes qui peuvent détruire des drones, on en a une flopée, c’est pas ça qui manque. Le problème, c’est de détecter le drone et diriger quelque chose sur lui en hit to kill ou vers lui en airburst.

      C’est essentiellement un problème de capteurs, de système d’information et de salle d’opérations dédiée à ce type de menace. Une fois que le drone est détecté et que vous l’avez accroché en mode poursuite, le détruire n’est plus le problème le plus insurmontable, en principe, au XXIe siècle, vu la tripotée d’armes à feu en tout genre dont on dispose, et je ne parle même pas des armes à énergie dirigée.

      Maintenant, ce truc est sans doute une bonne idée. Je ne sais pas trop où on peut foutre ça, à vrai dire. Sur un bâtiment qui n’est pas spécialement très bien défendu, comme les PHA par exemple ? Oui, ça se tient. Donc, les trois quarts des navires de la MN, quoi…

      Mais à partir du moment où on se décide à les armer correctement, ce truc perd l’essentiel de son utilité.

  16. Rogger dit :

    bon . avec le danger permanent des drones maritime. ils me semblent important d’avoir un système efficace et correctement testé…
    personnellement je regrette que nous n’avons pas développer un canon automatique defense rapprocher… ( canon a tube rotatif)…

    • tschok dit :

      Un canon à barillet, ça marche aussi bien, voire mieux. Celui qui équipe le Rafale est très bien. Et sinon, vous avez les chain guns (les canons électriques entraînés par chaîne). Ca, je crois pas qu’on en ait. Mais, on a un truc approchant, le 25 mm qui équipe le VBCI : il y a un moteur électrique, mais l’entraînement se fait pas par une chaîne, mais par un arbre. Ca marche bien, aussi.

      Donc, vous voyez, on a des développé des trucs.

      Le problème du canon à tubes rotatifs, c’est que ça bouffe des munitions et que ça monte pas instantanément en tours, parce que les canons rotatifs ont une inertie que le moteur qui les fait tourner n’arrive pas à vaincre immédiatement, contrairement au canon à barillet qui, lui, monte très vite en tours, parce qu’un barillet est beaucoup plus léger que plusieurs tubes de canon. Donc, vous ne délivrez pas le maximum de votre volume de tir immédiatement. Et par ailleurs, un canon multitube produit un couple important, parce qu’il y a un truc lourd qui tourne vite, donc il faut le compenser quelque part, sinon le canon se retourne.

      Tout cela fait qu’on n’a pas vraiment adopté ce type de canons. Je crois qu’on a en utilisé quelques uns en OPEX, que les Amerloques nous avaient refilés, et encore chuis même pas sûr, vu qu’on est vachement pointilleux sur les canons, en France. Nous, tout ce qui est pièce d’artillerie, incluant les mitrailleuses, ça entre dans le schéma mental de l’ultima ratio regum, donc c’est très cadré. Alors que les Amerloque, ils s’éclatent avec leur chain guns et leurs Gatling en tirant sur des pastèques ou des vieilles bagnoles dans le désert. Pour eux, c’est du fun. C’est « graphic », comme ils disent.

  17. Georges Frérot dit :

    Je me pose une question de basse intendance, comment au combat recharge-t-on ce système ?

    • dolgan dit :

      par l arrière.

    • POLOX9 dit :

      Avec un caisson (4 dans un Rampart) qui peut être déposé puis remplacé manuellement en quelques minutes ! Rusticité réclamée

    • tschok dit :

      A l’huile de coude, je suppose.

    • jean luc dit :

      La procédure de chargement (ou de remplacement) d’un module sur le système Rampart se déroule en trois grandes étapes logistiques, conçues pour être simples et réalisables en mer :1. Le transport jusqu’à la tourelleLes modules de rechange (pesant environ 250 kg chacun) sont stockés en sécurité dans les soutes à munitions du Porte-Hélicoptères Amphibie (PHA).Sortie des soutes : Ils sont remontés sur le pont d’envol ou les encorbellements via les ascenseurs à munitions du navire.Manutention au sol : En raison de leur poids modéré, les marins les déplacent facilement jusqu’à l’emplacement du système Rampart à l’aide de simples transpalettes ou de chariots de manutention standard.2. La dépose et la mise en place (Grutage)La tourelle du Rampart est équipée ou assistée d’un bras de levage ou d’une petite grue de bord dédiée à la manipulation des charges lourdes.Retrait du module vide : La grue saisit le conteneur usagé fixé sur la tourelle, le déverrouille, et le dépose sur un chariot.Mise en place du nouveau module : La grue soulève le nouveau module plein (250 kg) et vient le positionner directement dans l’un des quatre emplacements libres de la tourelle. La manipulation est facilitée par des guides physiques (détrompeurs) qui garantissent que le bloc est parfaitement aligné.3. La connexion « Plug & Play »Une fois le module physiquement en place sur la plateforme :Verrouillage mécanique : Le module est solidement verrouillé à la structure de la tourelle pour résister aux mouvements de la mer et au recul lors des tirs.Connexion automatique : Le système utilise des connecteurs rapides. Dès que le module est verrouillé, les liaisons électriques et informatiques sont établies avec le système de combat du navire. Le système Rampart reconnaît instantanément le type de munition inséré (roquettes, missiles Mistral, etc.) et met à jour les données de tir sans qu’aucune programmation manuelle ne soit nécessaire.L’ensemble de l’opération pour remplacer un module prend seulement quelques minutes, ce qui permet au navire de rester pleinement opérationnel en zone de combat. merci IA GOOGLE

      il y as une limite de mer force 3-4 soit 1,25m 2m de creux , celas varient avec la taille du bateau .

      • mopmop dit :

        Rien à voir mais je vous signale que vous avez pris mon message à destination de Momo ( » 22 septembre 2026 à 14:09 Et vous, vous êtes passé par la case simple soldat ? » sur le sujet Carsten Breuer) à votre compte…
        Étrange que vous vous soyez senti concerné. Ce message ne vous était pas destiné. Il faut regarder les tabulations à gauche des message pour voir qui répond à qui.

    • Kaboom ! dit :

      En voilà, une p.t..n de bonne question !

  18. Le Chouan dit :

    Très bonne nouvelle et pourtant, deux ou trois commentateurs sur ce site avaient affirmé il y a peu, que ce système était loin d’être prêt et même, que ce qui était présenté dernièrement n’était qu’une maquette, voire un bricolage, je pense qu’ils se reconnaîtront…

    Ce système Rampart couplé au RapidFire de 40 mm, devrait être la base de l’armement de tous nos navires de surface, (patrouilleurs outre-mer, patrouilleurs hauturiers, futures corvettes, FLF, FDI, FREMM, FDA, PAN ou PANG, PHA, BRF ainsi que les BGDM, en bref, tous les bâtiments de combat.
    Après, le nombre de ces systèmes à embarquer devra être évaluer en fonction de l’importance et du tonnage des navires.
    C’est là, que doit être porté tous les efforts de défense pour nos unités face aux diverses attaques multiples et saturantes !

    • tschok dit :

      A mon avis, vous prenez le problème à l’envers : vous partez de l’arme et vous voulez en avoir le plus possible.

      Qu’on soit en matière d’attaques multiples et saturantes, ou non, vous avez trois problèmes de base à gérer avant de faire feu:
      – Détecter la menace et la poursuivre, donc il vous faut des capteurs
      – Avoir une conscience de la situation, donc il vous faut un système informatique de combat
      – Prendre une décision, l’exécuter et contrôler son exécution, donc faire du C2, donc avoir une salle d’opérations et, puisque vous parlez des attaques multiples et saturantes, un salle dédiée à ce type de menaces, qui sont spécifiques

      Une fois que vous avez fait tout ça, vous pouvez presser la détente de l’arme de votre choix. Mettons, la Grosse Bertha, si ça vous chante, ou tout autre trucs qui vous parait adapté.

      Donc, avant d’envisager d’équiper un navire avec tel ou tel machin qui a de la gueule et qui vous plaît, il faut vous demander si le bâtiment que vous compter équiper a la structure dont je vous parle, sinon c’est pas la peine de le faire.

      Or, parmi la liste des bâtiments que vous citez, à ma connaissance, il n’y en a qu’un seul, la FDI, qui soit équipé de la structure dont je parle dans son intégralité. Et encore, je n’en suis même pas sûr, car côté capteurs, si la FDI est équipée d’un formidable radar et d’un excellent système de combat, plus une SO dédiée, côté FLIR ou IRST, je ne suis pas certain qu’elle soit vraiment au top pour faire de la LAD, puisque concrètement les attaques multiples et saturantes relèvent en pratique de la LAD, au moins partiellement.

      Donc, avant de monter une arme sur un navire, faut voir si ce qu’il y a à l’intérieur du navire permet de valoriser pleinement l’arme que vous voulez lui ajouter. C’est le premier truc à faire. Mais on en n’est pas encore là : pour l’instant, on teste l’arme dans son environnement, donc sur un navire, après l’avoir testée à terre.

      • PM83 dit :

        @ tschok
        1) « côté FLIR ou IRST, je ne suis pas certain qu’elle soit vraiment au top pour faire de la LAD »
        La FDI a tout ce qu’il faut côté détection optique :
        – Le Système de Veille Optronique Panoramique (SVOP) constitué de 12 caméras pour la détection et l’identification des drones et petites embarcations sur 360°,
        – Le Système d’Identification Optronique (SIDOP) constitué de deux tourelles optroniques pour la détection, l’identification et la poursuite de la cible.
        2) si la FDI est équipée d’un formidable radar …
        Tout excellent que soit le radar, les radars de navigation sont les plus à même de détecter les drones de surface (et ils détectent aussi les drones aériens).

      • Le Chouan dit :

        Pas seulement la FDI, ce que vous affirmez est tout simplement faux !
        Le LMP Rampart peut-être connecté au système de gestion de combat de tous nos navires MAIS il est aussi équipé de « SA PROPRE CONDUITE DE TIR !!
        Ce qui veut dire, que ce système pourrait équiper n’importe quels navires pourvus de moyens optroniques, de radars, de senseurs et de détecteurs infra rouge, etc, etc…
        Au besoin, les bâtiments n’en possédant pas, peuvent en être équipés à minima, je pense particulièrement aux patrouilleurs POM et PH et encore…
        Donc, tous les navires cités, patrouilleurs outre-mer, patrouilleurs hauturiers, futures corvettes, FLF, FDI, FREMM, FDA, PAN ou PANG, PHA, BRF et les BGDM, peuvent parfaitement recevoir le RAMPART, idem pour le canon RapidFire de 40 mm.

  19. Carin dit :

    Après ces essais en mer, en espérant qu’ils soient aussi concluants que ceux réalisés à Terre, j’ose espérer que l’ensemble de nos PHA seront équipés de ce système, ainsi que du système laser, qui a fini ses essais en mer, et dont on entend plus trop parler.

  20. olivier dit :

    C’est en soit une excellente nouvelle mais je doute d’une quelconque vente export tant que la Marine n’aura pas acheté et déployé le système sur plusieurs navires.

    On va vite rencontrer un soucis, avec la prolifération des menaces, les navires vont être amenés à recevoir en continue de nouveaux équipements… donc plus lourds, plus complexes et plus couteux. Est ce qu’il ne serait pas temps de réfléchir à déporter certains systèmes? On pourrait imaginer que l’auto-défense soit confiés à des drones de surface type escorteur (un rapid-fire, un LMP et peut être des mistrals avec radars et C2), drones autonomes mais connectés au batiment « mère » pour créer une bulle. Cela permettrait d’ajuster le dispositif suivant le risque (on augmente le nombre d’escorteurs de manières ciblés) et de les faire évoluer bien plus facilement.

    Une fois que l’on a dégagé toute la partie réservé à l’humain, est ce que l’on a besoin de plus gros qu’un navire type OPV45?

  21. lecoq dit :

    je rappelle que le rampart comme le rapid fire, sont des systèmes (nécessaires) mais de courte portée : il faut donc laisser approcher la menace a qqs km
    ce sont donc des systèmes de dernier recours

  22. Pirlouis dit :

    Ce type d’arme était certainement dans les tuyaux depuis un certain temps. J’ose espérer que les faiblesses en défense des récentes frégates étaient anticipées en prévision d’un renforcement de leur armement avec des armes de type Rampart. Beaucoup ici se désolaient de cette faiblesse. Peut-être y a-t’il maintenant une lueur d’espoir…

  23. Georges Frérot dit :

    Je me permets une autre question, ce module qui semble pesé 3,5 T prêt à tirer
    ne pourrait être installé sur un plateau arrière de camion et ainsi pourvoir accompagner des forces de manœuvre terrestre, ou fair de la défense sol/air de positions sensibles ?
    Merci pour vos retours.