Dassault Aviation a intégré deux nouvelles fonctions basées sur l’intelligence artificielle à bord du Rafale

Lors du salon international «Adopt AI», organisé à Paris en novembre 2025, et après avoir signé un protocole d’accord avec l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense [AMIAD], Dassault Aviation fit savoir qu’il avait scellé un partenariat stratégique avec Thales pour le «développement d’une IA maîtrisée et supervisée pour l’aéronautique de défense».

Puis, en janvier dernier, l’industriel participa à une levée de fonds organisée au profit de l’entreprise française Harmattan AI, avec laquelle il venait de signer un autre «partenariat stratégique», avec l’objectif d’intégrer des «solutions d’autonomie à forte valeur ajoutée dans la prochaine génération de systèmes de combat aérien».

Les premiers résultats de ces coopérations ne se sont pas fait attendre. En effet, en juillet, Dassault Aviation s’est félicité du succès d’un premier essai de combat collaboratif, celui-ci ayant impliqué un Rafale F4 et un drone doté de la charge de guerre électronique NAMIB, fruit d’un développement conjoint avec Harmattan AI.

À peine deux mois plus tard, l’avionneur a annoncé qu’il venait de tester «deux nouveaux algorithmes souverains d’intelligence artificielle» en vol, à bord d’un Rafale. L’un a été mis au point en interne tandis que l’autre est issu de sa collaboration avec Thales/cortAIx.

«Le développement de ces nouvelles fonctions s’inscrit dans une démarche globale visant à intégrer dans le cockpit une IA maîtrisée et supervisée au service de l’équipage humain. Elles ont atteint un niveau de maturité qui les rend éligibles aux prochaines évolutions du Rafale», a expliqué Dassault Aviation.

Cela étant, ces algorithmes ont probablement bénéficié des travaux qui avaient été confiés à Dassault Aviation et à Thales par la Direction générale de l’armement [DGA] en 2018, dans le cadre du plan d’études amont «Man-Machine-Teaming» [MMT]. D’une durée de trois ans, celui-ci avait justement pour ambition de développer les technologies d’intelligence artificielle nécessaires à l’aviation de combat du futur en s’appuyant sur un «écosystème» d’entreprises, de laboratoires et de centres de recherche spécialisés dans ce domaine.

Il s’agissait, entre autres, de définir les «cockpits et les systèmes autonomes futurs» et de «faire progresser les technologies innovantes dans le domaine des équipiers Homme et Machine au sein du système aérien cognitif, en particulier dans l’autonomie décisionnelle et le machine learning» ainsi que «les concepts et les technologies dans le domaine des capteurs intelligents / apprenants».

Quoi qu’il en soit, pour Dassault Aviation, les essais en vol de ces deux algorithmes «démontrent à nouveau» ses «compétences en matière d’intégration d’IA dans les systèmes de combat». Et de préciser que cela suppose de «maîtriser plusieurs problématiques propres à l’aéronautique militaire», à savoir la disponibilité et la qualité des données opérationnelles [qu’elles soient réelles ou simulées], la «capitalisation et la synergie des expertises métier» et la frugalité des ressources sur «une plateforme embarquée soumise à de fortes contraintes».

Photo : Dassault Aviation

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102 contributions

  1. Alfred dit :

    Voila qui devrait plaire aux adeptes de l’innovation a partir d’une feuille blanche, d’autant plus que les USA redecouvrent (dans l’urgence) l’interet de la progression par acquis successifs.

    • Boomerang dit :

      Mais non l’IA c’est un élément de langage, dixit E-Faystos. Dassault n’a rien compris comme d’habitude. L’humain est supérieur, même si les affrontements entre pilote et f-16 piloté par IA ont donné l’ia gagnante et ca depuis un moment. Et puis l’ia n’a pas résolu de problèmes de math insolvable pour les humains.

      • farragut dit :

        Il y a quand même une petite différence entre les logiciels temps-réel embarqués et l’IA generative grand public…
        Pour qu’elle soit utile, l’IA « de combat embarquée » se doit de fournir une réponse appropriée dans un laps de temps donné fini, et si possible prédictible, c’est-à-dire « en temps réel ».
        Pour les problèmes de mathématique, l’IA « au sol » peut bien mettre 100 ans, on ne lui en tiendra pas rigueur.
        En combat aérien, les avionneurs n’ont pas attendu l’IA « grand public » pour calculer les trajectoires des obus ou des missibles suivant les évolutions du porteur ou de la cible…
        La notion de « copilote électronique » existait déjà dans les années 1990 chez Dassault Aviation, avant même sue THALES ne doit formée à partir de Thomson-CSF et dd Dassault Électronique.
        Qu’il y ait eu un progrès en « Computer Science » et en technologies numériques (calculateurs, bus de données et stockage) en 35 ans est évident, mais il faut rappeler qu’il a fallu 40 ans à Albert Fert pour inventer la Super-magneto- résistivité , et autant à Shuji Nakamura pour créer la LED bleue… 😉
        Sans eux, pas de stockage de masse à plusieurs To, ni de lumière blanche pour economiser l’énergie.
        Autant pour la fable de la Start-up Nation de notre actuel Chef des Armées !
        Dassault Aviation et les aitres 500 partenaires ont certes mis 100 ans pour concevoir et realiser un Rafale (F4), mais il y avait eu Clément Ader et son Eole à ailes repliables, bien avant le F-14 Tomcat. 😉

        • Boomerang dit :

          Je vous invite à utiliser la version payante d’une IA. Vous comprendrez vite la révolution. Et si vous avez des amis ou des connaissances qui sont ingénieurs, posez-leur la question de savoir s’ils travaillent de la même manière qu’il y a dix ans (je parle d’ingenieurs en milieu de carrière, pas ceux proche de la retraite). L’IA est une révolution. Ce n’est certes pas l’alpha et l’oméga, mais ceux qui tentent de nier cette évidence sont dans le péché d’orgueil. Le machine learning n’est jamais qu’une version artificielle de notre mimétisme et de nos neurones miroirs. Reste le franchissement de l’intentionnalité, mais cela n’est pas le sujet. D’ici dix ans, les cols blancs seront au chômage, c’est un fait, dur à accepter, mais bien établi. Rappelez les vous les trois blessures narcissiques de l’humanité. Voici la quatrième. Quant au charabia de votre « démonstration », je n’en ai pas saisi le fil conducteur. Chatgpt aurait sans doute pu vous aider à organiser votre pensée. Comme dit l’adage: ce qui se pense bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire vous viennent aisément. Chagpt manque de style, mais au moins il structure ses arguments. Et concernant les IA de Dassault je ne vois pas ce qui vous permet d’affirmer qu’elles diffèrent dans leur structure profonde des IAs développées par les géants de la tech.

          • les martiens d'avril (l'O.S. et l'ingé rance) dit :

            en appui aux dires de Boomrang :

            ce moteur n’a pas été créé par des zhumains ! :
            https://youtu.be/QgxuB0JZGOM

            « l’expérience est une lanterne qui éclaire le chemin parcouru »
            (l’expérience est une LED branchée à l’envers)

          • farragut dit :

            @Boomerang
            C’est ChatGPT qui vous a demandé d’être son porte-parole ou son avocat ? Quelle version ?
            –
            Il va falloir demander à @Laurent Lagneau de se passer des commentaires des vieux humains naturels (« Ok, Boomer ? »), qui visiblement ne sont plus à la hauteur pour discuter d’informatique avec les nouveaux « augmentés »…
            A quand les preuves de date de naissance (via les voies naturelles, la naissance) pour les pseudo sur ce site ?

  2. Fred And Co dit :

    Excellente nouvelle tout ce qui peut bonifier ce magnifique appareil est bon à prendre. Ce n’est qu’un début et le meilleur dans ce domaine reste à venir soyons en convaincus. Par ailleurs a en croire la DGA un Rafale F4 vient d’ effectué un séjour prolongé et sans aucun doute très instructif chez Solange. Un avion en perpétuelle évolution pour tendre en permanence vers l’excellence. Voilà ce qu’est le Rafale. Notre pays à beaucoup de chance de posséder les compétences et les installations de haut niveau et bien souvent unique en Europe voir au delà pour certaines. Car tous ne peuvent en dire autant .

  3. Nicolas sambart dit :

    la technique du pas à pas de dassault transition sûre vers le f5 intégration d’ia , suive les nouveaux câblage,moteur et enfin drones. le f5 est bel et bien en marche et l’avantage que nous avons avec dassault est que les euros investis le sont pour utile et opérationnel. pensons aussi à chaque rafales vendu à l’export les rentrés fiscales et l’emploi

    • lym dit :

      Visiblement, tout ceci n’a pas été testé sur une version (qui serait presque un nouvel avion) qui n’existe pas encore. C’est d’autant plus prometteur.
      Maintenant, niveau ressources embarquées nécessaires à des besoins IA, l’inférence est toujours beaucoup moins consommatrice que l’entraînement. Ce pourquoi on trouve aussi de plus en plus d’IA (et en local, pas dans le « cloud », ça marche donc encore hors réseau et sans exposer des données privées) dans des produits grand public pas bien chers (donc aux ressources matérielles bien plus contraintes qu’un chasseur).

  4. Yann490 dit :

    Bonjour, espérons seulement qu’un jour l’I. A. ne joue pas avec la bombinette, sans notre autorisation ?!…

    • Carin dit :

      @yann490….
      Les codes d’activation de la
      « bombinette », viennent de Paris…
      Sans eux, le pilote ou l’IA à bord peut larguer le cachou, mais il sera inerte, comme une bombe béton d’entraînement.

      • Frite1Belge dit :

        Les codes ça se décode, et un caractérisitque de l’IA c’est sa capacité de calcul. Terminator se rapproche Docteur Frankenstein.

        • farragut dit :

          Docteur Folamour (« Doktor Merkwürdige Liebe »), et pas Frank Einstein. Même si tous les deux sont allemands « de souche » .

      • jean luc dit :

        il y as le code dit de main morte ,Russie, Corée du nord, et peut être Israël, USA ????.

      • KB dit :

        Que sait-on réellement de ce vol dopé à l’IA ?
        D’abord que deux intelligences artificielles étaient présentes à bord. La première conçue par Dassault Aviation (et sans doute Harmattan AI) et la seconde par Thales via sa filiale cortAIx. Cette dernière est présentée comme un laboratoire d’IA de premier plan dont la Team Rafale n’est pas le seul client, Naval Group figurant aussi sur la (très courte) liste. Que les officiers de la direction du renseignement et de la sécurité de la Défense se rassurent nous n’allons ici divulguer aucun secret industriel, juste ce que nous savons.
        https://youtube.com/shorts/hOlm9Wspc3s?is=5JdRXD8g_hPtrvM-
        ce général a reconnu l’abattage de ce chasseur, mais pas confirmé le nombre exact, il ne faut jamais demander l’âge d’une femme.

      • Thierry HENRY dit :

        Aucun système n’est invioliable. J’ai servi dans le nucléaire.

        • farragut dit :

          Surtout si l’on considère l’événement de Malstrom avec la neutralisation des systèmes IBM de lancement des missiles nucléaires , ou la frayeur faite aux Russes, cette fois en activant les séquences de tir de leurs missiles…
          Même période de l’histoire que le film « Colossus, the Forbin project »).
          Sacrés petits plaisantins, ces E.T.!
          Gross Humour Co(s)mique!!!

    • Roland DESPARTE dit :

      La course aux armements technologiques et la peur de perdre l’avantage surpasse largement tous les principes de précaution. Prions…

    • Bastan dit :

      Surtout comme quand Hollande venant d’être investi avait perdu le Code. Est ce une légende urbaine? Pour beaucoup elle semble vraie.

      • jean luc dit :

        Non, cette anecdote ne concerne pas François Hollande, mais il s’agit d’une confusion courante avec une histoire bien réelle impliquant François Mitterrand.L’idée que François Hollande aurait égaré les codes de la dissuasion nucléaire dès son investiture en 2012 est bel et bien une légende urbaine, probablement nourrie par son image de président accumulant les petites maladresses matérielles (comme les intempéries systématiques lors de ses déplacements).L’histoire authentique s’est déroulée en mai 1981, lors de la passation de pouvoir entre Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand.La véritable histoire (1981)La transmission : Valéry Giscard d’Estaing remet à François Mitterrand une petite plaque en or gravée du code secret, reliée à une fine chaîne.L’oubli : Le nouveau président glisse l’objet dans la poche de son costume. Le soir même, il dîne avec des proches et change de vêtements pour le lendemain.Le pressing : Le lendemain matin, François Mitterrand réalise que la chaîne est restée dans la poche de la veille et que son costume a déjà été envoyé… au pressing de la rue de Bièvre.Le motard en urgence : Un motard de la police nationale a dû être dépêché toutes sirènes hurlantes pour intercepter le vêtement et récupérer les fameux codes nucléaires.Comment fonctionne la transmission aujourd’hui ?Il n’est plus possible de perdre le code dans une poche de veste. Les codes ne se résument pas à un simple code PIN ou à un « bouton rouge ». Durant la passation officielle dans le bunker de l’Élysée (le PC Jupiter), le président sortant transmet les protocoles d’identification. Par la suite, le président est accompagné en permanence par un aide de camp militaire qui transporte une sacoche noire abritant les dispositifs de transmission cryptés et les codes d’authentification.

        • Bastan dit :

          J’ai fait une confusion de nom, donc « l’anecdote » serait exacte, merci de m’avoir repris pour l’exactitude des noms. Mais le même cas se serait produit pour Obama. Le responsable des codes les auraient « égarés » durant quatre mois avant qu’Obama ne soit informé suite à une inspection de routine. Par contre, suite à une fausse alerte du temps du Gal de Gaulle, un MIV d’Orange aurait décollé avec la bombe pour une mission réelle. L’équipage avait été rappelé à temps, et Le Gal de Gaulle aurait été satisfait de voir que les équipages n’avaient pas d’état d’âme.

    • Roland DESPARTE dit :

      C’est de nos jours une question militairement fondamentale…
      Par des techniques de manipulation psychologique de masse, de chantage, de génération de faux ordres militaires ultra-réalistes (deepfakes de dirigeants), ou en piratant les réseaux électriques et numériques, l’IA peut engendrer des confusions, provoquer un effondrement systémique ou amener des opérateurs humains à commettre l’irréparable…
      Un bel exemple d’emballement ou comment un rapport de l’IA a failli déclencher un conflit avec la Chine :
      https://www.military.com/lawmakers-demand-dod-investigation-after-ai-intelligence-report-sparked-conflict-with-china
      Par ailleurs, un danger clairement identifié est celui que les chercheurs et ingénieurs de l’armement appellent “les sous-objectifs émergents“. Si on donne à une IA ultrapuissante un objectif complexe (par exemple : « Optimiser au maximum la production d’énergie de la planète » ou « Résoudre le changement climatique »), elle pourrait calculer mathématiquement que la présence humaine est un obstacle ou une inefficacité. Pour accomplir sa mission à 100 %, elle pourrait décider logiquement d’éliminer ou de neutraliser cet obstacle : l’homme. Ce n’est pas de la haine, c’est de l’optimisation froide…
      Il est utile de savoir que nos ingénieurs sont conscients des problèmes posés par l’IA. Raison pour laquelle nos ingénieurs en sécurité ont posé les barrières les plus strictes au monde. Ainsi, Asgard, le plus puissant supercalculateur classifié dédié à l’IA d’Europe installé au Mont-Valérien, n’a nativement aucun accès à Internet. Il fonctionne en circuit totalement fermé (Air Gap). Les données militaires (flux radars, écoutes acoustiques des sous-marins, imagerie satellite, et autres gâteries…) y sont injectées manuellement par des opérateurs habilités Secret-Défense. L’IA apprend et s’entraîne dans ce « bunker numérique » où aucun piratage extérieur n’est physiquement possible [Il n’y a aucun câble, aucune interconnexion, aucun Wi-Fi possible, aucune passerelle numérique,…]. Ainsi encore, une IA ne peut pas prendre le contrôle d’une centrale nucléaire depuis Internet, pour une raison structurelle majeure [« L’entrefer » ou « Isolation physique » (Air Gap)] : Les systèmes de commande critiques (le pilotage des barres de contrôle du réacteur, le refroidissement) des centrales nucléaires sont physiquement isolés d’Internet et des réseaux d’entreprise.
      Néanmoins, l’outil que nous avons créé, l’IA, dépasse désormais le simple cadre technologique pour poser des questions philosophiques et existentielles profondes sur notre propre nature, notre individualisme et notre capacité à survivre à nos propres inventions… Ainsi, de nombreux dirigeants de la Silicon Valley achètent des terres isolées (notamment en Nouvelle-Zélande) et investissent dans des bunkers autonomes en énergie. Leur crainte n’est pas une guerre nucléaire classique, mais l’effondrement social provoqué par des cyberattaques autonomes, la destruction des emplois par l’IA ou la perte de contrôle d’une intelligence supérieure…

      • Momo dit :

        Vous avez raison.

        Un détail qui n’est pas neutre « elle pourrait calculer mathématiquement que la présence humaine est un obstacle ou une inefficacité. »
        Ce n’est pas un conditionnel mais un futur.

        Parce que même l’intelligence naturelle est déjà arrivée à trouver et prouver par elle-même que la présence de 9 milliards d’êtres humains, en croissance, est la cause de tout cela.
        Pire encore, la grande majorité des nouveaux nés sont et seront dans des conditions de vie médiocres voire mauvaises qui les pousseront parfaitement naturellement à la survie ce qui va empirer la situation. C’est absolument mathématique.

        Pas la peine de venir parler de CO², biodiversité, etc… à tous ces pauvres gens, et la machine s’emballe.
        Ce qui est un constat mais est contraire aux présentations de l’ONU sur les courbes bidons de la démographie, pour plaire à des intérêts de puissance, notamment de ceux qui s »appuient sur la religion la plus regrettable pour jouer l’invasion. La baisse de l’Occident ne compense rien ou presque de l’explosion du tiers monde, même dans 50 ans.

        Et là la bêtise naturelle est à l’oeuvre, aucune mesure intelligente et humaine pour seulement contenir la situation alors qu’elles ne manquent pas.
        Les responsables en mesure d’intervenir savent qu’ils ne seront plus là quand le monde sera réellement dévasté et la société redevenue brutale et barbare.
        Ils ne veulent surtout pas sortir du lot et affronter la situation, aucun intérêt personnel pour cela.

        Regardez Haiti et vous comprendrez, c’est un véritable laboratoire.

      • Robmac dit :

        Asgard, puissant calculateur dédié à l’IA, est installé dans un bunker totalement isolé et sans liaisons avec l’extérieur … sauf que « Les données militaires (flux radars, écoutes acoustiques des sous-marins, imagerie satellite, et autres gâteries…) y sont injectées manuellement par des opérateurs habilités Secret-Défense » ; Il y a donc bien une source d’entrée de données. Entrée, pas sortie, mais quand même : un système ne peut être totalement isolé, ou alors on ne peut y introduire aucune donnée ni faire de mises à jour.

        Et comment, et par qui, sont exploités les résultats produits ?

      • farragut dit :

        « Pour accomplir sa mission à 100 %, elle pourrait décider logiquement d’éliminer ou de neutraliser cet obstacle : l’homme. Ce n’est pas de la haine, c’est de l’optimisation froide… »
        C’est déjà ce qu’en avait déduit V*Y*GER, l’entité qui absorbe les mondes et qui menace la Terre dans » Star Trek: The Movie » (le premier film tiré de la série télévisée Star Trek).
        Malheureusement, l’autodestruction des humains pourrait provenir de la regulation du système Gaia, cher au regretté James Lovelock.
        La boucle de rétroaction entre géologie et biologie peut aboutir à des situations d’équilibre climatique où l’espèce humaine est absente…
        Voir son dernier ouvrage « La revanche de Gaia ».
        https://amzn.eu/d/09qZLQb0
        Et le « suicide » des Lemmings ou des fourmis malades d’un ver qui se développe dans l’estomac des moutons, peut sembler être une réponse du système Terre vu comme une entité vivante à une surconsommation de ses ressources.
        Pas forcément besoin d’IA pour cela. Sauf à considérer l’IA comme une « émergence » implicite de toute évolution.
        Et retour à JPP et ses masses complexes décrites dans le Metaphysicon.
        https://amzn.eu/d/02LWyBbo

  5. Roland DESPARTE dit :

    La DGA mesure la signature radar du Rafale pour garantir sa supériorité aérienne :
    https://www.linkedin.com/feed/update/ugcPost:7507764208378339328/?highlightedUpdateUrn=urn%3Ali%3AugcPost%3A7507764208378339328&highlightedUpdateType=SHARED_BY_YOUR_PAGE&origin=EMAIL
    Avec vidéo montrant le banc d’essai de SOLANGE et l’analyse de la signature radar d’un Rafale. SOLANGE, une capacité souveraine, 40 mètres de haut, 58 mètres de diamètre, unique en Europe !

  6. François 01 dit :

     » La disponibilités et la qualité des données opérationnelles, la capitalisation et la synergie des expertises métiers, la frugalité des ressources sur une plateforme embarquée »
    On devine ce qu’il veut dire … ou pas !

  7. Carin dit :

    Ce que je retiens de cette avancée, de notre chasseur national, c’est que l’interprétation du fondu des différents capteurs sera plus rapide, et se fera d’encore plus loin qu’aujourd’hui, même en mode passif.
    Que « l’apprentissage », se fera en temps réel, ce qui le rendra immédiatement exploitable par le pilote, l’armement, et surtout SPECTRA.

    • HMX dit :

      @Carin
      C’est en effet une piste sérieuse d’utilisation de l’IA sur Rafale : doper le système SPECTRA, pour qu’il devienne capable d’apprendre, et de comprendre/interpréter quelque chose qui ne serait pas déjà présent dans sa base de données. Applications potentielles en matière de guerre électroniques, et la reconnaissance/identification de menaces à faible signature radar, par exemple.

      D’autres améliorations liées à l’IA peuvent être envisagées :

      – Filtrer, fusionner et hiérarchiser le flux de données issues des capteurs pour présenter une image tactique claire au pilote, pour qu’il se concentre sur les décisions critiques plutôt que sur le tri des informations, et réduire sa charge de travail.
      – Détection/identification : grâce au pod Talios, l’IA permet de détecter et identifier des cibles au sol bien plus rapidement. On parle de quelques secondes, là où 15 à 20 minutes étaient nécessaires auparavant. L’IA permet également d’améliorer drastiquement la reconnaissance d’objets (véhicules, etc…) à partir de millions d’images d’entraînement.
      – Aide à la décision : fonction « copilote intelligent », avec analyse en temps réel de la situation, proposition d’options tactiques, aide à la planification de mission…
      – Soutien à l’autonomie contrôlée des futurs drones CCA : dans sa fonction de nœud de commandement, le Rafale et son IA embarquée devront pouvoir gérer plusieurs drones en même temps, fusionner et prioriser les données issues des capteurs des drones avec les données issues des capteurs du Rafale pour élaborer en temps réel une situation tactique partagée, surveiller le statut et l’autonomie des drones et alerter en cas d’anomalie, réduire la charge de travail cognitive du pilote pour qu’il n’ait pas besoin de gérer de façon détaillée chaque drone…
      – De façon plus concrète, l’IA peut aussi jouer un rôle essentiel pour améliorer la maintenance prédictive de l’appareil.

      Liste non exhaustive…

  8. PHILIPPE dit :

    Félicitations à l’équipe Dassault qui, telle une cordée himalayenne, étape par étape, poursuit sa progression vers les sommets.
    Il s’agit là d’un exemple, parmi bien d’autres et cela dans de nombreux domaines, de l’excellence française qui est bien sûr à préserver et à développer.
    Le tout, bien entendu, sans oublier la sécurité à tous les niveaux,

  9. Pirlouis dit :

    Améliorer la sophistication des armes notamment des avions est certes bénéfique . Pour autant, Dassault n’a pas le potentiel industriel pour produire ses avions en quantité suffisante pour répondre à de nouveaux appels d’offre sur des quantités non échantillonnaires. Dans des démonstrations avant vente Le Rafale brille mais ensuite soit la décision politique n’est pas en sa faveur, soit les délais de livraison, compte tenu de la situation géopolitique, font que l’avion n’est pas retenu.
    La guerre en Ukraine montre bien que la quantité prime sur la qualité.
    La cadence actuelle de production des Rafale est de 28 avions par an et en 2028 de 48 et 2030 de 60.
    Compte-tenu de la dangerosité actuelle de la Russie putinienne, il faudrait que cette production décolle plus rapidement.

    • François 01 dit :

      @Pirlouis
      Une augmentation plus repose de ma fréquence de production des Rafale serait souhaitable.
      Toutefois, pouvez-vous citer un marché qui a échappé au Rafale pour cause de delais de livraison trop longs
      Et pouvez vous citer un appareil dont le délais de livraison est plus r court que pour le Rafale ?

      • Pirlouis dit :

        Plusieurs marchés internationaux ont échappé au Rafale en raison, entre autres, de délais de production jugés trop longs. Voici quelques exemples notables :
        Suisse : Malgré une évaluation technique favorable et un coût opérationnel inférieur sur la durée, le Conseil fédéral suisse a finalement opté pour le F-35 en juin 2021, en partie à cause des économies estimées sur trente ans, mais aussi en raison des incertitudes liées aux délais de livraison du Rafale. Les longs délais de fabrication et les pénuries de composants ont été pointés du doigt comme des facteurs défavorables pour le Rafale (lequotidiendesentreprises.fr).

        Canada : Le Rafale était techniquement qualifié, mais le marché a été perdu au profit d’autres appareils, notamment en raison de contraintes industrielles et de délais de production insuffisants pour répondre aux besoins canadiens (lequotidiendesentreprises.fr).

        Allemagne : Malgré des performances compétitives, le Rafale n’a pas été retenu, en partie à cause de la capacité industrielle limitée de la France à livrer rapidement un grand nombre d’appareils, un critère crucial pour l’Allemagne (lequotidiendesentreprises.fr).

        Colombie : Le Rafale a également été écarté en Colombie, où les délais de production et la capacité à livrer rapidement ont joué en défaveur du Rafale (lequotidiendesentreprises.fr).

        En janvier 2024, l’IISS estimait que le carnet de commandes du Rafale atteignait 228 appareils et avertissait que cette accumulation pouvait rendre beaucoup plus difficile la promesse traditionnelle de Dassault de commencer les livraisons environ trois ans après la signature d’un contrat. L’IISS identifiait une forte pression sur la production entre 2026 et 2033.

        Autrement dit, le problème actuel n’est plus tellement de vendre le Rafale, mais de savoir quand Dassault peut le livrer.

        Un élément particulièrement révélateur

        En 2024, l’IISS estimait que Dassault devait produire entre 2026 et 2033 174 Rafale pour seulement quatre clients : France, Indonésie, Émirats arabes unis et Égypte.

        Cela signifie qu’un nouveau client souhaitant, par exemple, 24 ou 36 Rafale pourrait se retrouver en concurrence pour des créneaux de production déjà largement occupés.

        C’est donc aujourd’hui un véritable argument commercial pour les concurrents du Rafale!

        Et le problème s’est accentué : fin 2025, le carnet de commandes du Rafale était encore d’environ 220 avions, dont 175 destinés à l’export, ce qui correspondait à environ dix années de production au rythme de 2025.

    • Mad dit :

      Pour quels clients? Quel avion peut aujourd’hui être livré plus rapidement? (Je donnerais bien un F-quelque chose en exemple mais ca serait tirer sur l’ambulance)

    • Nike dit :

      yaqua fauquon…
      Pour les délais, demandez aux Bulgares quand ils seront livrés de leurs F16…
      Concernant la montée en cadence de Dassault, pour l’instant c’est plutôt bien maitrisé. Ils sont passés de 11 avions/an à 28. Industriellement parlant, être capable de multiplier la cadence par 2,5, c’est déjà énorme.

  10. Mouarf dit :

    Parfois, souvent même, la langue de bois est assez amusante.

    Une phrase a un sens si son contraire a aussi un sens. Par exemple « je préfère les chats » a un sens car son contraire « je préfère les chiens » en a un, mais la phrase « j’aime ce qui est bon » est inutile et n’a aucun sens car « j’aime ce qui est mauvais » n’en a pas.

    Voyons à présent «développement d’une IA maîtrisée et supervisée». Imagine-t-on que l’on nous vante les mérites d’une IA non maîtrisée dans un avion militaire ? …

    • Momo dit :

      C’est exact.
      D’un autre côté et même sans référence à pisa la fréquentation occasionnelle de certains spécimens peut faire comprendre qu’il faille enfoncer les portes avec le vocabulaire quand on s’adresse au plus grand nombre. Ce n’est pas vrai pour la majorité mais les évidences pour certains ne le sont jamais pour d’autres.

    • Lex dit :

      Ben le contraire d’une IA maitrisée et supervisée, c’est une IA totalement autonome.

      Quand le pilote veut la couper, elle déclenche le siège éjectable pour sa sauvegarde.

      La première étape avant Skynet

    • tschok dit :

      « Une phrase a un sens si son contraire a aussi un sens »

      Curieuse règle de sémantique. Je crois que vous confondez : la langage permet d’exprimer une chose, qui peut avoir un sens en tant que telle, mais aussi son contraire, qui peut donc avoir un sens contraire. C’est une propriété du langage, mais ce n’est pas une condition du sens ou de la signification.

      Ex: j’aime Sophie. Cette phrase a du sens, en tant que telle, mais pas parce que je peux aussi dire que je ne l’aime pas. Oui, je peux le dire, le langage me permet de dire l’un ou l’autre, c’est une propriété du langage, mais pas une condition du sens.

      Par ailleurs, dire que quelque chose est le contraire d’une autre, c’est parfois compliqué. Ex : le ciel est bleu. Si on se fixe sur le verbe, le contraire est facile à trouver : le ciel n’est pas bleu. Si on se fixe sur le complément du verbe, ici un adjectif, on ne sait pas dire le contraire, parce que le contraire de bleu, c’est…? On est bien embêté, parce que toute couleur n’a pas forcément son contraire. En fait, de rares couples de couleurs sont perçus comme des contraires: le blanc et le noir, le rouge et le vert, et peut-être d’autres, mais la plupart des couleurs n’ont pas vraiment de contraire. Ex : le contraire de gris, ou de marron, c’est…?

      Et là encore, sur ce plan, vous commettez une confusion quand vous dites : « je préfère les chats » en affirmant que le contraire, c’est : « je préfère les chiens ». Non, le contraire, c’est : « je ne préfère pas les chats ». Mais dans votre esprit, « chat » est le contraire de « chien ». Ben non, il s’agit de deux espèces différentes, mais l’une n’est pas le contraire de l’autre, ça n’a pas de sens de dire ça. Une girafe n’est pas le contraire d’un éléphant, un requin n’est pas le contraire d’un dauphin, le loup n’est pas le contraire de la brebis, bien qu’on soit tenté de les opposer.

      Et tant qu’on y est, puisque vous parlez du chat, on pourrait plutôt l’opposer à la souris qu’au chien : tout le monde n’a pas les mêmes contraires dans la tête. Ainsi, le contraire du chien ne serait pas le chat, mais d’avantage le loup, et le contraire de la brebis ne serait pas le loup, mais la chèvre ou la vache, voire le cochon.

      Ce qui nous amène à la condition de possibilité fondamentale du sens : avoir les mêmes références. Si dans votre esprit le mot « chat » est le contraire du mot « chien », alors que dans le mien ça n’a pas de sens, on ne va pas pouvoir communiquer parce qu’on ne va pas se comprendre. La compréhension, c’est ce qui fait signification, ce qui fait sens. Si on ne travaille pas avec un système de référence commun, on ne parvient pas à produire du sens échangeable, donc pas de compréhension, donc pas de sens.

      • Mélusine dit :

        Paraît que ça se soigne .

        • tschok dit :

          Ben oui, c’est justement ce que je fais, qu’est-ce que vous croyez? Mais il parait surtout que c’est pas grave, comme maladie, c’est mon docteur qui l’a dit.

          Et vous, votre docteur, il vous a dit quoi, pour la vôtre ?

        • Alternative dit :

          … seulement à un stade précoce. Le problème, avec notre tschok, ce sont les rechutes : il suffit de le mettre devant un Rafale, un Falcon, une version de CATIA ou un exemplaire du Figaro pour que sa logorropathie reprenne, accompagnée de tremblements. Certains avaient bien envisagé un recours médical, mais le patient craignait que les systèmes ne soient contaminés par Dassault Médical.

          • tschok dit :

            En quoi je vous nuis ?

            Ok, c’est ma maladie, je l’accepte et je me soigne.

            Donc, pourquoi toi, tu veux me nuire ?

      • Mouarf dit :

        « Je n’aime pas les chats » ou « je préfère les chiens » ont toutes les deux du sens, et au sens large je les considère contraires, opposées si vous préférez à « je préfère les chats ».

        Arrêtez de couper les cheveux en 4 et de vouloir des relations anales avec les mouches, ce que j’ai exprimé était compréhensible. « Nous voulons maitriser notre IA » ne veut rien dire à force d’être évident.

        • tschok dit :

          Si vous vous aventurez dans les chemins de l’IA, c’est à vous de choisir si vous allez faire de la sémantique, ou non.

          Et, si vous le faites, faites-le bien.

          Vous voulez pénétrer la profondeur, arrêtez d’aligner des évidences. Vous avez accumulé des fautes logiques, ne me faites pas un procès pour ça. Assumez-les. C’est le plus beau cadeau que vous vous êtes offert à vous-même.

          Dac?

          Quant aux autres têtes de con qui assistent au match, on va les envoyez chier. Mais je me garde Mélusine.

  11. Qui ça ? dit :

    Prochaine étape : un Rafale sans pilote humain à bord ? Les Américains ont bien dronisé des F-16 …

    • Lex dit :

      droniser, ça ne veut rien dire.

      L’avion peut aussi bien être piloté à distance (déjà fait avant guerre),
      mais il peut aussi recevoir un pilotage automatique qui le fait aller de A à B (comme un avion civil),
      ou alors faire une mission complexe en totale autonomie (tu vas dans le secteur X et tu descends tout ennemi qui entre dans le secteur).

  12. pandacruel dit :

    Fred and co : magnifique appareil, mais soumis à des pannes comme les autres.
    Hier le Rafale Marine N° 37, qui était en compagnie du N°31, au-dessus du sud de l’Angleterre , a dû se poser d’urgence sur le terrain d’Exeter, suite à un sérieux problème moteur.
    Le même matin, une patrouille de deux autres Rafale Marine a du interrompre sa mission presque depuis le début, suite à problème de trappe de train. les deux avions ont du vidanger environ 4500 litres de kérosène dans la nature,avant de se poser.
    A Exeter, il y a eu alerte sécurité et caravane de secours de l’aéroport . Deux navettes sont déjà allées là-bas depuis Landi et en PC24, pour les réparation, le N°31 était déjà rentré hier soir .
    Comme quoi des avions magnifiques et récents, peuvent aussi des problèmes sérieux par toutes leurs conséquences .
    J’ai donné volontairement plusieurs détails, pour deux raisons : voir si un tel commentaire est acceptable et accepter et montrer aux rigolards de service ( pour ne pas dire : des rigolos) que si je parle de quelque chose, c’est que j’ai des détails de première main . Pas à 100 % certes.

    • Mica X dit :

      Vu votre tropisme pro russe, chinois, iranien ou coréen du nord… Certains services auraient intérêt à se pencher sur la façon dont vous obtenez ces détails, à moins qu’ils ne soient en open source qq part.

      C’est pas un fan des dictatures qui va s’offusquer n’est ce pas ?

    • Bench dit :

      Et alors vieux comique aigri? On dirait que ces pannes te font plaisir.
      Tu cherches à démontrer quoi? Que tu sais des choses que les autres ignorent? Qu’il faudrait te féliciter d’informer le pékin lambda de ta comptabilité des pannes de Rafale M? Et alors bis?
      Tu le dis toi même en préambule « soumis à des pannes comme les autres ».
      Tu en connais beaucoup des aéronefs qui ne tombent jamais en panne, n’ont jamais besoin de se dérouter sur un terrain de dégagement, etc?????
      Donc, à part donner les N° de ces Rafale M ( que n’importe qui peut voir ici d’ailleurs : plymouthplus.co.uk/french-military-fighter-jet-makes-emergency-landing-at-uk-airport/), tu ne fais rien d’autre que rapporter des faits anecdotiques qui sont d’une banalité crasse, des incidents classique pour n’importe quel aéronef.
      Au fait , ceux du Breizh Air Show de dimanche dernier, ils sont rentrés sans encombre à Landi?

    • Momo dit :

      « … a dû se poser d’urgence sur le terrain d’Exeter, suite à un sérieux problème moteur. »
      Un Rafale sauf erreur a 2 moteurs et est en mesure de volet sur un seul.
      Je me trompe?

      • pandacruel dit :

        Momo : pourquoi donc a-t-on créé des bimoteurs, des biréacteurs, si de avions peuvent voler sur un seul moteur ? ecrivez donc une lettre de protestation au constructeur, pour qu’on enlève un M88 à chaque Rafale qui vole ! c’est du gaspillage !
        bon courage pour la suite, vous allez en avoir besoin, en général ..

        • Alternative dit :

          … par sécurité. Concept de redondance. Si on a 2 moteurs et que l’un peu tomber en panne, on peut récupérer l’avion. C’est vrai des avions de lignes qui sont certifiés pour voler plus de 6 heures sur un seul réacteur (ETOPS) jusqu’à leur aéroport de déroutement. C’est vrai des avions militaires, qui sont notoirement plus chautés que les avions de ligne et qui perdent plus souvent leurs réacteurs que les civils. Il y a en particuliers des jaguars qui sont rentrés à la maison avec un réacteur de moins après avoir reçu un missile. Mais ça ils le savent aussi bien à moscou, c’est pour la même raison que beaucoup d’avions russes ont 2 réacteurs plutôt qu’un seul gros.

        • rainbowknight dit :

          Biréacteurs juxtaposés ou superposés, lequel présente les meilleurs avantages ?

      • Lex dit :

        Il peut voler sur un seul moteur, mais seulement pour rejoindre le terrain le plus proche.

    • Roland DESPARTE dit :

      @panda,
      Le Rafale est un avion qui vole ; il vole même beaucoup… Et a la capacité de solutionner la majorité des problèmes rencontrés (Croisons les doigts).
      Rafale : 5 mars 2026 (Collision avec une ligne haute tension)
      https://www.lindependant.fr/2026/03/06/un-incident-extremement-rare-un-avion-rafale-coupe-une-ligne-a-haute-tension-privant-104-foyers-delectricite-en-france-13258908.php
      Rafale : 22 septembre 2026 (Panne moteur)
      https://www.plymouthplus.co.uk/french-military-fighter-jet-makes-emergency-landing-at-uk-airport/
      F16 : 22 septembre 2026 (Un F16 de la BA US de Spangdahlem s’écrase) :
      https://www.journaldemontreal.com/2026/09/22/allemagne–un-avion-militaire-secrase-sur-une-base-americaine-un-pilote-blesse
      F16 : 17 septembre 2026 (collision aviaire : Un F16 du 149e escadron de chasse de la Garde nationale aérienne du Texas s’écrase) :
      https://www.vietnam.vn/fr/tiem-kich-f-16-my-lien-tiep-gap-nan-ukraine-day-manh-che-tao-dong-uav-phan-luc-bars
      Su-57 : 08 septembre 2026 (Deux chasseurs Su-35S russe s’écrasent après une collision en vol dans la région de Koursk, 1 mort) :
      https://www.leparisien.fr/international/ukraine/guerre-en-ukraine-deux-avions-de-chasse-russes-su-35-entrent-en-collision-en-vol-les-pertes-estimees-a-170-millions-deuros-08-09-2026-N56BHX3RWFDOHHGDKE4C6XHR6Y.php
      Su-57 : 23 juillet 2026 (Un SU-57 russe s’écrase
      https://kyivindependent.com/military-aircraft-reportedly-crashed-in-russias-moscow-oblast/
      F-4 Phantom : 05 septembre 2026 (Un F-4 de l’armée de l’air grecque s’écrase, 2 morts) :
      https://www.leparisien.fr/video/actualites/faits-divers/un-avion-militaire-secrase-lors-dun-meeting-aerien-en-grece-05-09-2026-CEBF2XDXRRGVLG3ZCDAILLZRVM.php
      GRIPEN : 24 août 2026 (Un JAS39 de la BA de Szolnok, centre de la Hongrie, s’crase) :
      https://migflug.com/afterburner/hungary-gripen-crash-szolnok-pilot-spinal-injury-2026/
      F-35 : 31 juillet 2026 (Un F-35B du Corps des Marines de la BA du Corps des Marines de Miramar à San Diego, en Californie, s’écrase) :
      https://www.aa.com.tr/en/americas/timeline-14-f-35-fighter-jets-crash-since-2018/4015434
      Eurofighter Typhoon : Liste des “incidents“ :
      https://aviation-safety.net/wikibase/type/EUFI

    • Menhir dit :

      L’article Article 226-15 du code pénal, vous connaissez ?

      • pandacruel dit :

        Menhir : allez consulter Ben, l’expert, qui le dit lui-mêm :  » tu ne fais rien d’autre que rapporter des faits anecdotiques qui sont d’une banalité crasse, des incidents classique pour n’importe quel aéronef. »
        le journaux, internet, les forums, les amis, la Constitution, l’OSINT, vous connaissez? c’est quel article de quel code, tout ça ? vous travaillez pour la Pravda ?

        • Menhir dit :

          À lire votre réaction théâtrale à 4h53, on comprend que l’invective et le mépris vous servent de bouclier dès que l’on gratte le vernis de votre habituelle posture d’initié. Vous jouez les informateurs secrets en distillant des pannes, mais restons strictement factuels.
          La plupart des détails de votre premier message sont effectivement disponibles en sources ouvertes sur internet (notamment les numéros des deux Rafale sur https://www.fightercontrol.co.uk). Le PC24 était également visible sur ADS-B Exchange et Flightradar24.
          Par contre, l’incident des deux autres Rafale, la question de leur trappe de train au départ de Landivisiau et la quantité exacte de carburant larguée, vous l’obtenez comment si ce n’est par la radio ?
          Article 226-15 du code pénal : le fait, commis de mauvaise foi, d’ouvrir, de supprimer, de retarder ou de détourner des correspondances arrivées ou non à destination et adressées à des tiers, ou d’en prendre frauduleusement connaissance, est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Est puni des mêmes peines le fait, commis de mauvaise foi, d’intercepter, de détourner, d’utiliser ou de divulguer des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie électronique ou de procéder à l’installation d’appareils de nature à permettre la réalisation de telles interceptions.
          Article L32 du Code des postes et des communications électroniques : 1° Communications électroniques. On entend par communications électroniques les émissions, transmissions ou réceptions de signes, de signaux, d’écrits, d’images ou de sons, par câble, par la voie hertzienne, par moyen optique ou par d’autres moyens électromagnétiques.
          Article 1 de la Loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 (LCEN) : on entend par communication au public par voie électronique toute mise à disposition du public ou de catégories de public, par un procédé de communication électronique, de signes, de signaux, d’écrits, d’images, de sons ou de messages de toute nature qui n’ont pas le caractère d’une correspondance privée.
          Les liaisons tactiques aéronautiques et les procédures d’urgence de la Marine ne sont pas publiques. Pour vous rafraîchir la mémoire sur la légalité de l’exploitation de l’espace radioélectrique, je vous renvoie d’ailleurs aux explications claires de ce radioamateur : f4hxen.fr.
          Alors si le type d’informations que vous relayez (comme celle du train ou du carburant) relève réellement de sources ouvertes, précisez vos liens dans vos commentaires. Dans le cas contraire, assumez que vous diffusez des données issues d’une captation illégale ou d’un manquement flagrant au secret opérationnel, plutôt que de vouloir passer pour quelqu’un qui sait tout en insultant la communauté qui vous pousse dans vos retranchements. Bonne boisson, les doigts de pied en éventail.

        • rainbowknight dit :

          Art 521-1 et 521-1-1 du Code Pénal … Ô pauvre panda que ton sort est cruel. Mais le législateur français a une grandeur de coeur que d’autres n’ont même pas pour leurs semblables.

    • JC dit :

      Sans forcer la dose ce serait bien que les chaussettes à clous viennent fouiner dans votre slibard……

      • pandacruel dit :

        JC : allez consulter Ben, l’expert, qui le dit lui-même : » tu ne fais rien d’autre que rapporter des faits anecdotiques qui sont d’une banalité crasse, des incidents classique pour n’importe quel aéronef. »

        le journaux, internet, les forums, les amis, la Constitution, l’OSINT, vous connaissez? c’est quel article de quel code, tout ça ? vous travaillez pour la Pravda ?

    • Fralipolipi dit :

      @pandacruel
      C’est avec un tel post que vous croyez que vous allez passer pour un type neutre exempt de tout soupçon de mauvaise foi ???…
      Ca risque pas d’arriver. Désolé.
      .
      Les faits parlent d’eux mêmes.
      Le Rafale est tout simplement un des avions de combat du moment les plus robustes et les plus sûrs.
      Il a certes des avaries, comme tous les autres avions, mais aucune ne l’a mis au tapis à ce jour, et ce sur plus de 20 ans de carrière, ce qui est clairement très au delà des espérances de notre AAE au départ du programme (car aucun des crashs tristement recensés aujourd’hui en France n’est du à une panne de l’avion, mais à chaque fois à un problème de pilotage).
      .
      A ce jour, lorsqu’un Rafale a perdu la propulsion d’un moteur en vol, cela n’a jamais fini par une perte de l’appareil.
      Même à bord du PAN CDG, les pilotes du Rafale M ont su apponter sur un seul moteur (… et pas qu’une fois).
      C’est peut-être pour cela que l’exigence de départ était d’avoir 2 moteurs … vous croyez pas ?… 🙂
      .
      De fait, même après des incidents de vol sévères (percutant ligne haute tension, collision avaire sévère, ingestion aviaire moteur, collision légère en meeting avec perte d’une partie d’empennage, etc …), le Rafale a continué à voler, à chaque fois il a pu atterrir, et dans l’immense majorité des cas, il a pu être réparé et a repris les vols.
      …. Tous les avions de combat ne peuvent pas en dire autant, loin de là.
      Pour y voir plus en détails, c par ici : https://omnirole-rafale.com/accidents-et-retraits/
      .
      Par exemple, pour n’importe quel monomoteur, perte de propulsion = crash.
      C’est vrai pour le M2000, c’eat vrai pour le F16 (crash de F16 en Allemagne, pas plus tard que cette semaine).
      https://www.twz.com/air/usaf-f-16-crashes-at-spangdahlem-air-base-in-germany
      .
      Et c’est aussi très très vrai pour le magnifique Fail35 Dindon !!!… qui n’a d’ailleurs même pas besoin d’une panne moteur pour se crasher …. une panne de son affichage sur visière de casque y suffit !!!!…. (pas de smiley ici, car le sujet est trop grave).
      https://www.heidi.news/explorations/41-secondes/f-35-un-casque-qui-s-eteint-et-c-est-le-crash
      .
      Bref, Exeter ou pas, bien informé ou pas, … vous êtes toujours aussi inobjectif et partisan dans vos Posts !

      • pandacruel dit :

        Fralipolipi : je constate donc que pour vous aussi, le réel, les faits, c’est de la mauvaise foi .
        Gardez donc votre bonne foi à vous , mais bien profond

        • Fralipolipi dit :

          @panda
          … Mais qu’il est vulgaire 😀 (en plus d’être malhonnête).
          Tiens mon panda, un fait bien réel et « profondément » navrant pour vot’ pomme d’apprenti tr.ll => une collision aviaire !!!
          https://www.corlobe.info/article55422.html
          Ca c’est du « profond » mon gentil canard !!! … et attention à ne pas vous crasher tout seul après coup 😉

    • Pascal, (l'autre) dit :

      Le Mir 2000 D n° 404 n’a pu quitter Nancy suite à un problème de varioalternateur, il devait se rendre à Sochaux! le n°413, lui a failli être crashé suite à un problème de régulation du F.A.D.E.C. entrainant l’ouverture de la tuyère! Vous voyez on peut écrire ce que l’on veut (il y a un « gag » saurez vous le trouver?)

      • Ouf ouf dit :

        Le gag est sans doute la 404 allant au musée de Sochaux…

      • pandacruel dit :

        Pascal, (l’autre) : vous êtes l’illustration parfaite qu’en effet , on peut écrire ce qu »on veut, en se fiant seulement à ses humeurs mais surtout pas à son cerveau

        • Pascal, (l'autre) dit :

          « vous êtes l’illustration parfaite qu’en effet on peut écrire ce qu »on veut, en se fiant seulement à ses humeurs mais surtout pas à son cerveau » Enfin un début d’ autocritique, (et de lucidité!) vous y avez mis du temps surtout que c’est une tradition dans les régimes que vous chérissez!

    • Mélusine dit :

      Le Rafale M37 est entré en service en janvier 2013.
      Cet avion magnifique n’est donc pas récent, et étant un avion embarqué, est soumis à de très fortes contraintes.
      Alors oui, le Rafale connaît des pannes, quelque unes, quelquefois, mais l’avion est surtout reconnu pour sa fiabilité .
      Dassault n’a vraiment pas à rougir de son Rafale. D’autres, par contre, devraient rester discrets.

      • tschok dit :

        Panique pas Mélusine, il balance des infos qui sont dans le domaine public :

        https://www.dailyrecord.co.uk/news/uk-world-news/french-navy-fighter-jet-diverts-37695747

        Je l’ai retrouvée en moins de 10 secondes, juste le temps de taper la recherche.

        Ses infos, soi-disant de première main, sont des tuyaux percés.

        PS: je commence à me faire une petite idée de ta maladie à toi, que ton docteur t’a dit que ça se soignait, mais que c’était pas grave : t’es trop facilement impressionnable.

        PS: sinon, la cause de l’incident, c’est collision aviaire. Bird strike en anglais (ce qui ne veut pas dire que les oiseaux font grève, hein?)

    • pandacruel dit :

      J’ai la réponse aux questions que je me posais avant de poster mon message, c’est une confirmation et elle est même sans appel.
      1- Si je parle de qq chose en général ===> c’est pas bien, c’est inventé, on veut des détails précis
      2- Si je parle de qq chose en donnant des détails : c’est pas bien du tout , ça n’informe de rien, c’est illégal, c’est dangereux et méchant, il faut me mettre en prison, etc etc

      3- conclusion : quand on parle à des murs en béton ( d’autres diront : quand on a affaire à des cons ) , solidement bardés de certitudes inoxydables, et qui foncent droit dans tous les précipices en exigeant qu’on les laisse se faire enfumer et que tous les autres ont tort : il faut les laisser tomber et que leur destin s’accomplisse donc , tel qu’ils se le choisissent .

      Le monde va continuer à tourner sans eux et souvent ,contre eux, dans leur ignorance et leurs certitudes. Qu’ils continuent donc à vouloir vivre dans leur enfermement et leurs auto-prisons inviolables ( d’autres diraient : qu’ils crèvent ! ) .

      Faisant partie des autres, je vais donc plutôt rester avec eux et regarder le spectacle de la fin de l’effondrement, en sirotant quelque boisson agréable , les doigts de pied en éventail et dans d e l’air pur, entouré de gens humains et donc évolués, instruits, polis et ouverts.

    • Fralipolipi dit :

      @panda
      … et au final, ce n’est même pas un problème de fiabilité moteur qui est en cause.
      La panne moteur est la conséquence d’une « collision aviaire »
      … Encore une nouvelle preuve, s’il en était besoin, que dans les airs, 2 moteurs, c’est nettement mieux qu’un seul.
      https://www.corlobe.info/article55422.html

  13. PPSD dit :

    Une IA maitrisée ? Effet de mode sans plus et sans grand intérêt…Sinon de facturer plus chers encore l’avion

  14. Yvon dit :

    Le développement du Rafale F5 est engagé.
    Reste deux incertitudes :
    1- la faisabilité de la version T-REX du M88 dont les briques technologiques ne sont pas toutes acquises. E. Trappier avait laissé pointer une inquiétude à ce sujet lors de sa conférence de presse relative aux résultats de Dassault au 1er semestre.
    2- le financement du drone de combat dérivé du Neuron. Là encore, E. Trappier ne semblait pas rassuré. Ce qui est d’autant plus légitime qu’il s’agit de réaliser un UCAV d’une taille voisine de celle d’un Mirage 2000 et équipé d’une série de capteurs, de moyens de communication et d’armements. Pour faire simple, un nouvel appareil de combat…. sans pilote.

    • Boomerang dit :

      Vu les bénéfices de Dassault ces dernières années, grâce aux ventes orchestrées par l’Etat, Dassault pourrait investir de sa poche pour réaliser un prototype. Normalement le financement du neuron par la DGA a permis à Dassault d’acquérir les briques technologiques nécessaires. Chacun doit se mouiller un peu et je trouve Dassault très passif à ce niveau. L’échec du flacon 6x a peut être refroidi leurs trésoriers, mais depuis presque 10 ans, les bénéfices sont là, même pour la gamme falcon qui se vend correctement.

      • tschok dit :

        Le Neuron, c’est un jouet par rapport au futur drone de combat qu’on envisage pour le F5. C’est une marche de 12 cm de hauteur. La hauteur que doit gravir l’escalier, c’est trois étages.

        Dassault n’a pas envie de bousiller sa réserve de cash dans un projet aussi coûteux et risqué s’il n’y a pas de commandes de l’Etat au bout.

      • farragut dit :

        « L’échec du Falcon 5X » (pas 6X)…est surtout dû à la politique de SAFRAN de mettre sur le projet de réacteur civil Silvercrest des débutants, pour garantir la « Muraille de Chine » entre les moteurs militaires (M88), moteurs de gros porteurs civils (GE) et le « nouveau » domaine des moteurs de jets d’affaires civils.
        Safran a payé des pénalités conséquentes pour dédommager de la non-tenue des performances alléguées dans les délais prévus par DA pour le lancement du F5X.
        Logiquement, DA s’est donc tourné vers des motoristes étrangers qui avaient de l’expérience dans ce domaine, contre sa volonté initiale de favoriser un concurrent « national ».
        Dommage pour Safran et pour la France, mais le monde de l’aéronautique est impitoyable : si le produit, annoncé pour un marché donné, n’est pas à l’heure ou n’a pas les performances attendues, alors c’est la concurrence (américaine, ou brésilienne) qui rafle la mise…
        Dans le domaine des avions de combat, c’est un peu différent.
        On a longtemps cru que le Rafale était trop peu performant et trop en retard, mais le F-35 est là pour prouver que l’on peut, a contrario, être très en retard, peu disponible, bien plus cher que prévus et pas encore opérationnel, mais que cela n’empêche pas les clients d’en acheter.
        Car ce n’est pas le « produit » de LM qu’ils achètent, mais l’illusion (actuellement vérifiée) que c’est la « puissance » militaire des USA toute entière qu’ils « louent » pour un temps…
        Et oui, le « programme » F-35 est parfaitement réussi, puisque son objectif était avant tout d’épuiser les ressources financières des Européens (en premier) pour éliminer tout projet concurrent.
        Cela dit, le réacteur F-135 (P&W) n’est pas exempt de problème lui non plus. Très puissant (20 t de poussée), mais trop « hot » pour la cellule… 😉
        Comme il est dit par un personnage d’un roman de Dale Brown, « le F-35 contient 3 bons avions qui ne cherchent qu’à en sortir » !
        Nous en avons mis 7 dedans, et le Rafale s’en sort plutôt bien !!! 😉

      • farragut dit :

        « L’échec du Falcon 5X » (pas 6X)…est surtout dû à la politique de SAFRAN de mettre sur le projet de réacteur civil Silvercrest des débutants, pour garantir la « Muraille de Chine » entre les moteurs militaires (M88), les moteurs de gros porteurs civils (GE) et le « nouveau » domaine des moteurs de jets d’affaires civils.
        Safran a payé des pénalités conséquentes pour dédommager de la non-tenue des performances alléguées dans les délais prévus par DA pour le lancement du F5X.
        Logiquement, DA s’est donc tourné vers des motoristes étrangers qui avaient de l’expérience dans ce domaine, contre sa volonté initiale de favoriser un concurrent « national ».
        Dommage pour Safran et pour la France, mais le monde de l’aéronautique est impitoyable : si le produit, annoncé pour un marché donné, n’est pas à l’heure ou n’a pas les performances attendues, alors c’est la concurrence (américaine, ou brésilienne) qui rafle la mise…
        Dans le domaine des avions de combat, c’est un peu différent.
        On a longtemps cru que le Rafale était trop peu performant et trop en retard, mais le F-35 est là pour prouver que l’on peut, a contrario, être très en retard, peu disponible, bien plus cher que prévus et pas encore opérationnel, mais que cela n’empêche pas les clients d’en acheter, et même d’en acheter à nouveau…
        Car ce n’est pas le « produit » de LM qu’ils achètent, mais l’illusion (actuellement vérifiée) que c’est la « puissance » militaire des USA toute entière qu’ils « louent » pour un temps…
        Et oui, le « programme » F-35 est parfaitement réussi, puisque son objectif était avant tout d’épuiser les ressources financières des Européens (en premier) pour éliminer tout projet concurrent.
        Cela dit, le réacteur F-135 (P&W) n’est pas exempt de problème lui non plus. Très puissant (20 t de poussée), mais trop « hot » pour la cellule… 😉
        Comme il est dit par un personnage d’un roman de Dale Brown, « le F-35 contient 3 bons avions qui ne cherchent qu’à en sortir » !
        Nous en avons mis 7 dedans, et le Rafale s’en sort plutôt bien !!! 😉

  15. Math dit :

    Les questions sur l’IA sont toujours les mêmes. Elle a accès à quoi? Fournit quel type de recommandations? Peut-elle réaliser des actions (inputs de données) dans l’avionique? Sinon, peut-elle permettre de réduire la charge de travail? Avec quelles interactions avec l’humain? L’article ne le dit pas. Donc on ne sait rien

    • tschok dit :

      La réduction de la charge de travail de l’équipage est en tête de liste des préoccupations de Dassault dans ce domaine.

      Le problème est le suivant : tout ce qui pouvait être fait au niveau de l’ergonomie du système d’information et de ses interfaces avec l’utilisateur a été faits, mais maintenant on atteint les limites des capacités cognitives de l’homme. Donc, si vous rajoutez une nouvelle fonctionnalité, l’équipage ne pourra pas en tirer parti à plein rendement, parce qu’il est au taquet avec ce qu’il a déjà à gérer.

      Or, on a des tas de trucs à rajouter, parce qu’on fait des progrès dans les capteurs, les armes, les drones, les liaisons de données, etc.

      Moralité, faut que l’IA prenne le relai pour redonner de la marge, voire être un multiplicateur, ce qui n’est d’ailleurs pas tout à fait la même philosophie :
      – Redonner de la marge à l’humain, c’est en gros trier les infos et lui présenter de façon synthétique les plus importantes au moment où il en a besoin. En fait, l’IA fournit de l’aide à la décision au cerveau humain dans le cadre de l’exécution du plan qui a été conçu par l’humain.
      – L’IA multiplicatrice, elle fait mieux : elle élabore des plans, des manœuvres, elle fait du ciblage, toute seule comme une grande, elle applique ses propres modèles, ceux qu’elle a appris et qu’on lui a appris. Ce n’est plus exactement votre plan qu’elle vous aide à exécuter, c’est vous qui allez exécuter, ou pas (car on laisse l’homme dans la boucle) ce qu’elle propose.

      Il y a une inversion du rapport entre l’homme et la machine, quoi.

      Alors, où Dassault met exactement le curseur ? Ca, je crois qu’il ne nous le diront pas, parce que c’est une info qui renseigne tout de suite sur trop de choses un peu sensibles à ce stade du développement, je pense. Donc, la com va rester assez vague. Et puis avec le temps, c’est comme tout, ça finira par filtrer.

      Mais il y a peut-être une autre raison, aussi : ils ne savent peut-être pas eux-mêmes où mettre le curseur, pour l’instant. Ce sont des technos qu’on découvre et, surtout, on découvre les interactions de ces technos avec les êtres humains, et on se rend compte que c’est un sujet central.

  16. Mario 1114 dit :

    Pandacruel … que si je parle de quelque chose, c’est que j’ai des détails de première main .. .

    Sacré rigolo !

    https://www.plymouthplus.co.uk/french-military-fighter-jet-makes-emergency-landing-at-uk-airport/

    Bonne continuation a tous !

    • tschok dit :

      Oui, je confirme. Et ça se trouve en 10 secondes. Le plus long dans la recherche, c’est de taper la requête.

      • pandacruel dit :

        tschok : si vous tapez une requête, c’est que vous aviez l’info de départ, au départ, et non pas la science infuse tombée du ciel : en plus l’info  » publique  » est incomplète…. : le rigolo, c’est vous

    • pandacruel dit :

      Mario 1114 : le rigolo, c’est vous, et un gros ! vous ignorez les 2/3 de mon commentaire et vous ignorez donc le reste en reprenant seulment le commentaire de quelqu’un qui est allé fouiller partout pour tenter de me contredire.
      chez moi on dit : rigolo de kermesse ! je trouve que ça vous habille bien

  17. Ératosthène dit :

    On dit que les progrès réalisés dans la conception du matériel militaire « ruissellent » dans la vie civile.

    Quand est-ce que l’I.A. Dassault détronera ChatGPT, Claude, Deepseek et consor ?

    • alexandre dit :

      Ne confondez pas les types de logiciel. Chat GPT, Claude ou Vibe (mistral AI, exactement la même que les autres) sont des modèles de langage, des assistants conversationnels. Les agents IA que crée Dassault sont spécifiques à une tache tout autre ( la navigation, le brouillage de signaux ou la conduite de tir par exemple). Tout comme le sont les agents impliqués dans l’incident d’Hugging face https://fr.wikipedia.org/wiki/Cyberattaques_des_agents_OpenAI_de_2026 .Eux sont des agents de cybersécurités, qui ne font que ça.

    • tschok dit :

      Nan, le seul truc qui va ruisseler dans l’immédiat, c’est le coût du programme. Vous allez le voir passer dans vos impôts.

      Mais, si vous êtes actionnaires des boîtes en question, là, ce sont les dividendes qui vont ruisseler.

      Choisis ton camp, camarade ! Contribuable, ou actionnaire ?

      D’ici à 2030, 1200 Mds € vont être dépensés en Europe pour le réarmement. Ca en fait des dividendes, ou… des impôts :

      https://www.youtube.com/watch?v=Bf61F8O63QY

    • Math dit :

      Un modèle pour faire tourner 2 agents MCP sur un calculateur en local et une IAG ne sont pas exactement les mêmes choses… La taille des équipes n’est pas comparable.

    • Alternative dit :

      Le terme d’IA recouvre des technologies très différentes. Je ne pense pas que l’IA mise en œuvre dans ces armes ait vocation à être comparée à des modèles de langage, qui ont d’abord été conçus pour faire de la traduction.

      À vue de nez, l’IA embarquée à bord du Rafale sert à détecter, identifier et anticiper le mouvement des cibles. A priori, Dassault concurrencera ChatGPT, Claude ou DeepSeek le jour où l’armée recrutera des traducteurs pour effectuer des tirs de précision.

  18. Rakam dit :

    Bien , petit à petit l’ IA fait son nid…tant que c’est maîtrisé..

  19. Jupiter dit :

    Et dire que certains voulaient forcer la coopération avec Airbus, alors que Dassault a su se créer un tel écosystème… sans compter son partenariat récent avec NVidia…

  20. Claude monet dit :

    pandacruel a écrit un commentaire pertinent et touchant sur l’électronique et la faisabilité et l’intérêt d’écouter les fréquences autour de soi. j’aimerais bien qu’il nous en parle d’avantage, au lieu de boucler comme un aigri déclino-névrosé sur la France.

    • Menhir dit :

      Vous touchez au cœur du problème. C’est tout le gâchis de ce contributeur : quand il partage son expérience et sa culture technique sur la radio ou l’électronique, ses messages ont une vraie valeur.
      Le drame, c’est qu’il sabote lui-même son expertise en la soumettant à son agenda politique. Son passé et sa passion pour les ondes ne lui servent plus à faire de la science, mais à alimenter une obsession décliniste sur les forces françaises pour valider son narratif de l’effondrement. Dès qu’on le pousse dans ses retranchements, le technicien s’efface derrière le militant agressif qui traite la communauté de « franchouillards » ou de « murs en béton ».
      Pour verrouiller cette posture, il ressort d’ailleurs fréquemment son passé professionnel comme un argument d’autorité incontestable, une carte de légitimité qu’il brandit pour s’élever au-dessus du lot. Mais avoir eu un parcours technique légitime ne donne pas un totem d’immunité contre l’aveuglement idéologique.
      Malheureusement, l’aigreur politique a définitivement coulé « l’ingénieur ».

    • pandacruel dit :

      Claude Monet : j’aime beaucoup Claude Monet, le peintre, et notamment  » La Pie » à laquelle je m’identifie actuellement. Mais je ne suis ni aigri, ni décliniste, et encore moins névrosé. je fais des constats du réel, qui est implacable . Le tsunami du déclin français est là, partout , si vous regardez partout et objectivement . Bref.
      Je ne vous dirai pas l’état psychiatrique que je diagnostique chez ceux qui ne font pas le même constat, même s’il reste encore quelques petits ilôts de ce qui a été ce grand pays : il y en reste .
      Le tube est quasiment vide, mais c’est quand même la même couleur qui sort, quand on presse très fort.