Le patrouilleur outre-mer «Jean Tranape» a officiellement été admis au service actif en Nouvelle-Calédonie

Il y a dix ans, l’avenir des moyens mis en œuvre par la Marine nationale en Nouvelle-Calédonie semblait incertain. Certes, le retrait, en 2013, du Bâtiment de transport léger [BATRAL] Jacques Cartier allait être compensé par l’arrivée du Bâtiment de soutien et d’assistance outre-mer [BSAOM] D’Entrecasteaux. Seulement, le remplacement des deux patrouilleurs P400, à savoir La Glorieuse et La Moqueuse, n’était pas encore assuré, le programme BATSIMAR [pour Bâtiments de surveillance et d’intervention maritime], évoqué dès 2005, n’ayant pas pu se concrétiser, à cause des contraintes budgétaires.

La décision de construire six patrouilleurs outre-mer [POM] pour la Nouvelle-Calédonie, La Réunion et la Polynésie française ne fut confirmée qu’en décembre 2019, avec la notification, par la Direction générale de l’armement [DGA], d’un contrat au constructeur naval Socarenam.

Depuis, retirée du service en mai 2020, La Moqueuse a été remplacée, trois ans plus tard, par le patrouilleur outre-mer Auguste Benebig, celui-ci étant arrivé à Nouméa au moment où La Glorieuse venait de tirer sa révérence, après avoir parcouru 667 460 nautiques au cours de 36 années d’opérations.

Quoi qu’il en soit, les Forces armées en Nouvelle-Calédonie [FANC] disposent à nouveau de deux patrouilleurs. En effet, ayant quitté Brest en avril dernier pour rallier Nouméa, le POM Jean Tranape – le quatrième de la série – vient officiellement d’être admis au service actif.

«Le 14 septembre 2026, l’amiral Christophe Cluzel, chef d’état-major de la Marine nationale, a prononcé l’admission au service actif du patrouilleur outre-mer [POM] Jean Tranape. Cette admission intervient après un déploiement de longue durée qui a permis à l’équipage de finaliser la prise en main du bâtiment et d’effectuer une grande partie des Vérifications des caractéristiques militaires [VCM] avant sa livraison par la Direction générale de l’armement [DGA] le 10 juillet dernier à Nouméa», vient d’annoncer le ministère des Armées.

À noter que le Jean Tranape a déjà pris part à son premier exercice, en manœuvrant avec le POM Teriieroo a Teriierooiterai, lors de Marara 26, en Polynésie française.

Ce second POM ne sera pas de trop quand l’on sait que la zone économique exclusive [ZEE] de la Nouvelle-Calédonie s’étend sur 1 422 543 km², ce qui représente 13 % du domaine maritime français.

En réalité, le programme POM va bien au-delà du simple remplacement des P400 étant donné que les nouveaux patrouilleurs livrés à la Marine nationale disposent de capacités sans commune mesure avec celles de ces derniers.

Pour rappel, avec un déplacement de 1 300 tonnes pour une longueur de 80 mètres, un POM est trois fois plus imposant qu’un P400. Pouvant mettre en œuvre le système de mini-drone aérien embarqué de la Marine [SMDM ou Aliaca] et trois embarcations [deux rapides et une autre dite de «servitude»], il est équipé du système de gestion de combat Lyncea, d’un radar de surveillance Kelvin Hugues Mk11 SharpEye en bande X et d’une capacité de communication par satellite. En revanche, son armement se limite à un canon téléopéré de 20 mm et à quatre mitrailleuses. Enfin, son rayon d’action est le double de celui des patrouilleurs d’ancienne génération.

Désormais, les moyens et les infrastructures de la Marine nationale en Nouvelle-Calédonie ont quasiment tous été modernisés, avec l’admission au service actif du BSAOM D’Entrecasteaux [en 2016] et des POM Auguste Benebig [2023] et Jean Tranape. Ils ont même été renforcés avec l’Engin de débarquement amphibie standard [EDAS] Sabre, arrivé en 2025. L’an prochain, les deux vieux avions de surveillance maritime Falcon 200 Gardian seront, en principe, remplacés par des Falcon 50 «Triton», dans l’attente de l’arrivée des Falcon Albatros. Il ne restera ensuite plus qu’à remplacer la frégate Vendémiaire [qui a déjà troqué son Alouette III contre un Dauphin] dans le cadre d’un programme de corvettes qui n’a pas encore été lancé.

Photo : L’Auguste Bénébig, le D’Entrecasteaux, le Sabre et le Jean Tranape – Marine nationale

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23 contributions

  1. Monopoly dit :

    C’est positif ce changement d’antiquité militaires contre du matériel plus récent dans un monde plus dangereux.
    Un renouvellement des BATRAL serait aussi très utiles et bien perçu, les EDA-S ont une autre utilité.
    https://www.opex360.com/2025/05/22/lpm-2024-30-la-marine-nationale-renonce-finalement-a-un-futur-batiment-de-transport-leger-pour-loutre-mer/

    Il manque un petit quelque chose pour essayer de conserver les 93% de notre ZEE situés dans le Pacifique : contrer la guerre informationnelle.
    https://theatrum-belli.com/lattaque-azerbaidjanaise-contre-la-nouvelle-caledonie-un-acte-de-guerre-informationnelle/

    Sur la Nouvelle-Calédonie c’était flagrant, pour la Corse, le statut d’autonomie va redonner des ailes aux mafionalistes.
    https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-vrai-du-faux/les-territoires-d-outre-mer-et-la-corse-cibles-par-une-campagne-de-manipulation-de-l-azerbaidjan_8070446.html

    Ce ne sera pas un débarquement de barges chinoises qui nous enlèvera la ZEE du Pacifique, mais le soutien à « l’indépendance » poussée par nos compétiteurs comme nos partenaires qui sont aussi nos voisins.

    Un soutien également visible à l’intérieur de la France :
    https://la1ere.franceinfo.fr/nouvellecaledonie/emeutes-en-nouvelle-caledonie-six-militants-kanak-portent-plainte-contre-lecornu-attal-darmanin-et-dupond-moretti-1736897.html

    https://www.mediapart.fr/journal/france/dossier/de-la-nouvelle-caledonie-la-kanaky-un-long-chemin-vers-l-independance

    • G dit :

      Les gens ont aussi le droit d’en avoir marre d’être une simple colonie minière sans universités ni services publics, un eldorado immobilier pour les mêmes 4 ou 5 familles caldoches, et un défouloir pour les gendarmes jugés trop violents pour la métropole -même contre les gilets jaunes de France ou les « indésirables » de KremlinNews.

      Rien de tout cela n’est une fatalité, et rien n’empêcherait un gouvernement d’alternance de tenter de faire en sorte que, pour UNE fois, nous tâchions de rester bons amis avec une ex-colonie.

      Parce que ÇA en revanche, on n’a vraiment jamais essayé, hélas.

    • Roland DESPARTE dit :

      @Monopoly,
      Vos trois dernières références journalistiques sont politiquement très orientées et de ce fait leur crédibilité est douteuse.
      Par contre je souscris sans réserve à l’analyse et conclusion de Theatrum Belli : “La Nouvelle-Calédonie n’est pas seulement un dossier de politique intérieure, c’est le point d’ancrage majeur de la France dans la zone Indopacifique. La France doit assumer sa puissance militaire et maritime dans la région, sans s’excuser de sa présence. Pour la France, il est temps de se désinhiber“. L’État français doit agir de manière encore plus affirmée et assumer pleinement ses choix et sa souveraineté, sans être paralysé par les relents manipulés de son passé colonial…
      Comme l’évoque Laurent Lagneau, il faut espérer que les deux vieux avions de surveillance maritime Falcon 200 Gardian seront rapidement remplacés par les Falcon 50 «Triton» et [nuance…] RENFORCÉS par l’arrivée des Falcon « Albatros ». Enfin, à mon avis, il ne faut pas remplacer la frégate Vendémiaire [entrée en service en 1993 et dotée d’un canon de 100 mm, deux canons de 20 mm, d’un hélicoptère], mais lui adjoindre une nouvelle frégate de surveillance et d’intervention dotée en plus des missiles Exocet tristement débarqués de la Vendémiaire en 2015…

      • Fralipolipi dit :

        En même temps, et même au préalable d’un déploiement de FDI (ou FLF rénovée) en NC, il faudrait surtout améliorer les infrastructures portuaires et aéroportuaires, pour permettre d’y baser, au pied levé (si requis un jour), plusieurs frégates et un SNA, et les capacités de stockage munitions pour l’ensemble (également a l’aeroport, pour un éventuel déploiement du Rafale).
        L’anticipation est nécessaire.
        .
        Enfin, il faudrait vraiment concrétiser le projet de déploiement permanent dans le Pacifique d’un (ou deux) A400M, dont les capacités sont parfaitement taillées pour assurer un lien essentiel entre NC, Wallis et Polynésie.

      • G dit :

        @Roland, « Vos trois dernières références journalistiques sont politiquement très orientées »… mais surtout journalistiques, non ?

        Si vous préférez ainsi à l’inconfortable travail journalistique les éditoriaux, tribunes et opinions bien douillets auxquels vous pourrez « souscrire sans réserve » dès lors qu’ils auront l’immense vertu de caresser vos idées reçues dans le sens du poil, vous ne risquez guère d’être exposé à beaucoup de faits, si ?

    • Singulier dit :

      Un renouvellement serait très utile.

  2. Olivier dit :

    Autant je trouve les PAG bien dimensionnés, autant l’armement des POM m’interroge au regard de leurs zones d’opérations qui sont bien plus sensibles et exigeantes. La question ne se poserait pas si était domicilié des navires types Gowind voir FDI.

    • Magic38 dit :

      Vous oubliez qu’il y a aussi les FS qui seront (normalement) remplacées par des corvettes peut-être Gowind ou corvette européenne ou une version agrandie des nouveaux patrouilleurs hauturiers de métropole.

      Normalement, encore une fois, elles devraient être mieux armées que les POM. Si on laisse les rêves de côté, on peut de façon réaliste penser que l’armement sera constitué d’un canon 40mm Rapidfire à l’avant, 1 canon 20mm Narwhal et 1-2 Simbad RC. Peut-être y aura-il un petit sonar Bluewatcher comme les patrouilleurs hauturiers de métropole même si l’ASM n’est pas la priorité, mais vu qu’elles font aussi de l’escorte… Peut-être encore il y aura des emplacements prévus pour de l’armement futur (car sur les PH par exemple il y largement la place pour muscler un peu).
      C’est pas génial comme armement mais c’est tout ce qu’on peut s’offrir et c’est déjà bien mieux que les POM.

      La corvette parfaite que j’imagine pour la France ressemblerait plutôt à ça :
      – 110m, 3000 à 3500 tonnes
      – 25 noeuds max
      – radar Thales NS50 même si c’est un peu léger
      – endurance 7000 nautiques+ à 14 noeuds
      – Bofors 40mm à l’avant
      – emplacement libre sur le hangar pour armement secondaire futur (Rapidfire, LMP, Simbad RC, Sadral récupéré des FLF et CDG…)
      – 8 VL MICA (pas forcément NG dans un 1er temps, ça peut servir à recycler les MICA de l’armée de l’air), avec emplacement pour aller jusqu’à 16
      – 2-4 missiles anti-navire légers
      – emplacements pour lance-leurres
      – hangar hélico 6 tonnes
      – zone flexible pour conteneurs
      – rampe à l’arrière
      – grue
      – possibilité de mettre en oeuvre des drones sous-marins, aériens et de surface

      Et non ça n’est pas du 1er rang ça malgré ce que certains croient.
      Vu comme les FS travaillent dur dans des zones de plus en plus contestées (indo-pacifique), les remplacer par des simples patrouilleurs au rabais serait une erreur.

      Le problème c’est qu’avec le porte-avions de luxe qu’on est en train de construire, il reste plus beaucoup d’argent…

  3. Penser disposer d’une flotte rebondie entre Mélanésie et Océanie relève de la Chimère.
    Mais cela ne veut pas dire qu’il faille trop tirer sur le « bout ».
    Aussi mettre en place dans cette vaste zone de véritables vaisseaux de type « BATRAL » ferait plus « sexy » que ces EDA-S qui n’attendent que les PHA Toulonnais pour lesquels ils sont conçus.
    Certes il y a un coup à l’achat. Mais le coût de fonctionnement rien que pour la ligne équipage pourrait être adouci en employant des appelés volontaires. J’écris cela, car c’est ce qui passa pour l’un de mes proches qui fit son Service Militaire embarqué sur l’un des EDIC ou LST qui furent,à l’époque, affectés au CEP.
    Enfin et pour mémoire, il me semble qu’en Australie sont proposés et produits des « EDIC – LST – BATRAL » originaux, qui au chapitre de l’hydrodynamique pourrait ou devrait intéresser la MN.

    • G dit :

      Oui la disparition des Batral laisse un grand vide là-bas, ainsi que dans l’Océan Indien et les Caraïbes.

      Les navires portugais par exemple sont intéressants il me semble, car particulièrement polyvalents et tant capables de rendre visible et concrète la présence navale au loin en tempsbde paix, que de soutenir le reste de la flotte au combat si nécessaire.

      • Cette idée d’un bâtiment qui serait inspiré par ce dont vont disposer les Portugais est bonne ( Cf porte-drones Portugais).
        Ce type de flotteur et d’après ce que nous pouvons lire, serait malgré tout un « poil » plus grand que nécessaire et probablement déjà encore trop coûteux.
        Aussi, l’idée serait peut-être de produire quelque chose qui puisse faire les deux missions. Soit celle du vénérable BATRAL ( les capacités d’échouage ou plageage sont à maintenir ) et celle du porte- drones pour patrouilles et observations ( mais avec un flotteur autorisant, si besoin, de longues heures à des vitesses soutenues, qui seraient nettement supérieures à celles connues avec des BATRAL ) .
        A ma petite échelle, il me semble qu’en reprenant ou en s’inspirant du dessin de certains bâtiments qui ont été réfléchis en Australie, il est possible de proposer à la MN un bâtiment mixte qui serait susceptible de répondre à ces deux missions et cela pour l’ensemble des DOMTOM.
        Conclusion : A discuter car c’est le Week end.

    • Plusdemunitions dit :

      Sinon on en construit à Cherbourg, CMN y conçoit des navires de débarquement de chars, entre autres

  4. Magic38 dit :

    Honnêtement les remplaçantes des frégates de surveillance devraient toutes être basées dans l’Indopacifique, c’est là que ça chauffe le plus et que les distances sont plus élevées. Il n’y en a pas besoin pour les Antilles et la Guyane, de simples patrouilleurs hauturiers moins coûteux suffisent là-bas. On est dans le domaine des USA après tout …

    • G dit :

      N’était-ce pas l’un des arguments mis en avant dans le PowerPoint du SMX-25 de DCNS à l’époque ? Une vitesse élevée pour pouvoir se déployer rapidement au loin, et une propulsion classique pour pouvoir être basé n’importe où ?

      • Magic38 dit :

        Pour faire de la vitesse, mieux vaut regarder du cote des littoral combat ship américains, censé être capables de dépasser 40 nœuds grâce à leurs hydrojets.
        Mais des moyens crédibles positionnés sur place restent le mieux.

  5. ec92 dit :

    Je suis étonné du faible armement sur un navire de plus de 1000 t. J’y aurais bien vu une paire de canons Rapidfire pour arrêter des drones aériens ou navals. De la défense anti-aérienne (Mistral) entre autres.

  6. VL dit :

    la Nouvelle-Calédonie dans la compétition géopolitique régionale. Pour en savoir plus sur les mécanismes de cette présence, découvrez ce point complet sur l’intérêt de la Chine, territoire à décoloniser selon la résolution de l’ONU 41/41, malgré 3 fois de référendum, les résultats comme la Crimée et la Donbass, aucun pays reconnaît. Plusieurs rapports stratégiques (notamment de l’IRSEM et d’instituts internationaux) mettent en garde contre l’utilisation d’associations culturelles, de la communauté chinoise locale et du lobbying financier pour peser sur le débat politique local.

  7. seb dit :

    patrouilleur! pas fregate ou vaisseau. Travail de fonctionnaire à bord mais à qui on en demander toujours plus. Donc une mission de présence mieux que ne l’aurait fait un P400 mais d’aucune facon à intimider nos compétiteurs et partenaires.

  8. Tannenberg dit :

    Vu que le bâtiment peut mettre en œuvre de manière native des drones, on pourrait pas imaginer un système de drones containérisé qui tiendrait dans un EVP? on panache le nombre et le type de drones en fonction des besoins: reconnaissance EO/IR/EM, transport léger polyvalent (secours en mer, lutte antipollution, assistance, capacité de largage de charges offensives ou défensive), MTO?
    Ça reste un patrouilleur mais on peut le rendre polyvalent pour moins cher qu’un 40CTA et son intégration.

  9. B.M. dit :

    La plupart des honorables contributeurs de ce blog déplorent que ces navires ne serviraient pas à grand chose en temps de guerre vu leur faible armement, mais nous ne sommes pas en guerre et ce sont des navires du temps de paix, qui ont des missions essentielles à assurer en temps de paix (lutte contre la pêche illicite, lutte contre les trafics en tous genres, etc.). Donc, la question à se poser c’est : est-ce qu’ils sont performants pour ces missions du temps de paix ? et la réponse est clairement oui. Ils sont équipés de moyens de veille optronique de dernière génération alors que leurs prédécesseurs travaillaient encore avec de bonnes vielles paires de jumelles. Ils ont des moyens de communication par satellite que n’avaient pas les P400. Ils peuvent mettre à l’eau des semi-rigides de plusieurs tonnes (équipés d’un radar et d’un affut pour une 7.62) dont l’un est lancé depuis une rampe arrière ce qui permet de gagner un temps précieux par rapport à une mise à l’eau sous bossoir, et ces semi-rigides sont les armes essentielles des patrouilleurs au quotidien puisque ce sont eux qui permettent de procéder aux arraisonnements (parfois musclés) des bateaux en infraction.
    Je trouve donc que tous ces programmes de patrouilleurs lancés ces dernières années (depuis les PAG) sont une réussite remarquable et je n’ai aucun doute sur les capacités de nos marins à les transformer en navires de guerre s’il le fallait

    • Magic38 dit :

      Ils jouent très bien leur rôle. Le problème est autre et c’est l’absence de moyens militaires crédibles dans les outre-mer dans les zones contestées (donc pas vraiment les Caraïbes).
      Même si vous mettiez une frégate en Polynésie ou à la Réunion, des simples patrouilleurs pour lutter contre les trafics resteraient nécessaires en nombre suffisant.
      Donc c’est plutôt sur le remplacement des FS que ça va se jouer. Les PAG, PH, POM, BSAM/BSAOM eux n’ont pas à être sur-armés pour faire leur boulot crucial de tous les jours.

      Cependant je pense que la flexibilité doit être le maître mot dans la construction navale moderne, donner la possibilité de booster les capacités en cas de besoin. Ça veut pas dire mettre des emplacements conservatoires partout mais un minimum quand même. Rajouter des VLS sur les FDI ou de l’armement sur le toit des hangars sera relativement aisé car ça a été pensé à la conception (alors que la Marine ne le demandait pas apparemment).
      Les capacités via conteneurs sont intéressantes aussi pour l’avenir.

  10. PHILIPPE dit :

    puisque c’est d’actualité :
    à Saint Pierre et Miquelon (où l’amiral Muselier a dû y faire jadis une escale avec quelques bâtiments pour rappeler la souveraineté française puisque les convoitises américaines existaient déjà !) la France entretient une « barque » d’une quarantaine de mètres de long…

  11. AdrienBZH dit :

    20 ans pour commencer à apercevoir les fruits du programme Batsimar. Mais visiblement les vieilles habitudes et la vision à long terme de nos politiques ont toujours la vie dure…

    1- Les capacités essentielles des batrals n’ont pas été remplacées. Comment ont-ils pu ignorer cette capacité sur la bâtiments multi-mission?

    2- Les frégates de classe Floréal, parfaitement dimensionnée pour le contexte des années 90, sont aujourd’hui clairement insuffisantes et elles prennent de l’âge… Une FDI à La Réunion, mais surtout en Polynésie et en Nouvelle-Caledonie serait judicieux, notamment pour amener une capacité ASM et AA digne de ce nom (les sous-marins chinois et autres sont nombreux dans la zone… Contrairement aux sous-marins australiens)

    3- Les Patrouilleurs sont suffisamment armés… Pour le canal de la Manche! Un système de brouillage et contre-mesure électronique, un canon CTA de 40mm et un LMD avec du mistral et des roquette c’est le minimum dans ces zones de trafics et de contestations régionales ! Les drones se démocratisent et ces patrouilleurs de 1300 tonnes ne sont pas capables face à de simples drones de quelques dizaines de kg!

    Le coût n’est pas une excuse quand les décalages de calendrier successifs ont engendré à eux-seuls le coût de plusieurs bâtiments.

    4- C’est bien de renouveler la flotte, mais il faudrait aussi penser aux infrastructures locales (le port pour qu’il soit opérationnel en temps de crise, les routes… Mais aussi les universités locales, l’hôpital de Nouméa, etc. Afin d’adhérer à la population qui a franchement de quoi être intéressée par l’indépendance quand tu vois la qualité des investissements de l’Etat Français là-bas).