Les États-Unis admettent avoir mis des armes spatiales en orbite

En janvier 2022, l’engin spatial chinois SJ-21 s’est approché d’un satellite hors service de la constellation Beidou pour le déplacer sur une orbite dite «cimetière», c’est-à-dire à plusieurs kilomètres de la position qu’il occupait à environ 36 000 km d’altitude.

À première vue, une telle opération passe pour être inoffensive puisqu’elle a consisté à désencombrer l’orbite géostationnaire et, partant, à réduire le risque de collision entre un objet devenu inutile et un satellite opérationnel. Mais elle a aussi démontré que la Chine a la capacité de déplacer des engins spatiaux qui ne lui appartiennent pas. En ce sens, SJ-21 peut être utilisé à des fins offensives.

De son côté, la Russie n’est évidemment pas en reste. Soupçonnée de développer un système d’armes spatiales nucléaires, dont le satellite Cosmos-2553 serait un élément précurseur, afin d’être en mesure de détruire les centaines d’engins évoluant en orbite basse, elle a déployé des satellites de type «poupée gigogne», lesquels ont libéré des objets au comportement suspect.

Cela s’est ainsi produit en 2025, quand, dans le cadre du programme Nivelir, la Russie a envoyé le satellite Cosmos-2589 à une altitude inhabituellement élevée pour qu’il puisse passer à proximité de nombreux engins occidentaux évoluant sur des orbites géostationnaires, dont certains ont ensuite été approchés par un objet non identifié.

Outre ces engins manœuvrants, il existe au moins trois grandes catégories d’armes antisatellites [ASAT] : les armes à effets dirigé [laser], les brouilleurs de radiofréquence et les armes cinétiques. Elles peuvent être mises en œuvre depuis la terre ou en orbite.

Quoi qu’il en soit, elles participent non pas à la militarisation mais à l’arsenalisation de l’espace. Et cela fait d’ailleurs dire au général Jérôme Bellanger, le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [CEMAAE], que la guerre spatiale a déjà commencé.

«Entre les satellites russes de type ‘poupée gigogne’, les patrouilleurs guetteurs, les brouilleurs ou encore les armes à énergie dirigée qui sont dans l’espace, je peux vous dire que, là-haut, c’est véritablement une guerre spatiale. […] On désorbite des satellites qu’on fait voler en patrouille pour aller agacer les satellites de vos compétiteurs. Ça, c’est une réalité», avait-il en effet confié lors d’une audition parlementaire, en avril dernier.

Pour qu’il y ait une «guerre spatiale», il faut des belligérants. Jusqu’à présent, les États-Unis n’avaient jamais confirmé le déploiement d’armes dans l’espace, même si l’on pouvait se douter que leur drone X-37B ne passait pas des centaines de jours en orbite à des fins purement scientifiques.

Le 14 septembre, lors d’un discours prononcé à l’occasion de la conférence Air, Space & Cyber de l’Air & Space Forces Association [AFA], le secrétaire à l’Air Force, Troy Meink, a en effet déclaré que «les États-Unis disposent désormais d’armes de contrôle spatial en orbite, capables de défendre les forces interarmées contre toute action hostile». Et cela après avoir expliqué qu’il fallait «relever les défis posés par l’évolution des menaces, où qu’elles se trouvent».

«Il est crucial que nous conservions notre supériorité non seulement dans les airs, mais aussi dans l’espace. C’est pourquoi nous avons dû prendre des mesures pour pouvoir réagir face à toute menace», a ensuite fait valoir M. Meink. «Tout comme pour la supériorité aérienne, nous devons maintenir notre supériorité spatiale, car elle devient de plus en plus cruciale pour notre fonctionnement, nos opérations militaires, économiques et civiles», a-t-il insisté.

Cependant, le secrétaire à l’US Air Force n’a pas souhaité donner plus de détails sur ces armes spatiales. «C’est important du point de vue de la dissuasion, mais d’un autre côté, si je détaille nos actions, cela nuirait à cet effet dissuasif. […] Je ne parlerai donc pas des spécificités de nos activités, ni de savoir si nous avons effectué des tests ou non, ni de quoi que ce soit d’autre», a-t-il dit.

Par la suite, cité par les médias américains, un porte-parole de l’US Space Force [USSF] a expliqué que le «contrôle spatial englobe l’ensemble des missions intervenant dans le cadre de la lutte pour la maîtrise de l’environnement spatial, grâce à des moyens cinétiques et non cinétiques pour affecter les capacités de l’adversaire par la perturbation, la dégradation et même la destruction, si nécessaire». Selon lui, de telles capacités «peuvent être employées à des fins offensives et défensives sur ordre des commandements des forces combattantes».

Dans une note publiée sur son site Internet, l’USSF souligne que la «Chine développe et exploite des capacités spatiales et antispatiales dans le cadre d’une stratégie de modernisation militaire» tandis que la «Russie considère l’espace comme un domaine de guerre et estime que la suprématie spatiale sera un facteur décisif dans les conflits futurs».

La France a pris le mesure de ces enjeux puisqu’elle entend également de doter d’armes spatiales à des fins défensives, avec les programmes BLOOMLASE [aveuglement des satellites], FLAMHE [neutralisation d’un satellite au moyen d’une arme à énergie dirigée], PALADIN [Patrouilleur pour prépAration opérationneLle de surveillAnce et D’INspection] et TOUTATIS [Test en Orbite d’Utilisation de Techniques d’Action contre les Tentatives d’Ingérences Spatiales].

Pour rappel, si le Traité de l’espace signé en 1967 interdit formellement le déploiement d’armes nucléaires [et, plus largement, celui d’armes de destruction massive], il ne dit rien sur les armes susceptibles d’être utilisées contre des engins spatiaux.

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37 contributions

  1. Ouf ouf dit :

    Va savoir ce qui se cache dans les recoins sombres de l’espace
    https://www.youtube.com/watch?v=jFdVyPG9LmU
    https://www.youtube.com/watch?v=rpnpAIGyo-A

  2. pandacruel dit :

    Au nom du traité de 1967, toute nation a donc le droit d’expédier dans l’espace tous les moyens nécessaires pour annihiler , déplacer, désactiver et rendre inopérant tous satellites à vocation de destruction, de menace . C’est du bon sens et il y a cependant le problème des satellites armés, qui seraient brouillés, bousculés et/ou amenés à venir s’écraser sur Terre car les débris pourraient tomber sur des zones peuplées.. Si les américains ont déjà des armes dans l’espace, et qu’il convient donc de les détruire au plus vite, d’une façon ou d’un autre, il faut le faire au plus vite.
    J’espère seulement que Russes et Chinois, voire d’autres, feront ça d’une manière efficace et sans danger . Ils ont déjà prévu le cas.

  3. jean luc dit :

    il n’y a que les imbéciles qui croient que l’espace est vide d’armes .

  4. Thomas dit :

    Le rang de la France dans l’espace est en jeu ; depuis les années 60, il est apparu assez rapidement que si nous avions les technologies, nous n’avions déjà plus les moyens de notre accès strictement souverain à l’espace, et après quelques péripéties est née Ariane, en collaboration avec d’autres européens moins bien lotis que nous.
    Qui de l’engin de Dassault ?
    Nos start up du « new space » sont-elles la-dessus ?
    Que penser de la volonté et des immenses moyens de nos voisins allemands dans ce domaine ?
    Merci !

    • JC dit :

      Nos voisins allemands ont pendant des décennies rempli leur besace en économisant sur l’entretien des infrastructures, voies routières, ponts, etc… C’est ce qu’un internaute a qualifié de le dette cachée de l’Allemagne. Et bien maintenant on va voir à quoi cela va servir…….La bête qui l’a engendrée est de nouveau en chaleur…

      • jean luc dit :

        Oui, il y a eu un sous-investissement dû au frein de la dette inscrit dans la constitution, une grosse erreur. maintenant elle investit massivement dans sa défense, dans l’espace militaire, dans ses infrastructures, mais dans le social comme le fait la France qui est surendettée,

        • Pascal, (l'autre) dit :

          « mais dans le social comme le fait la France qui est surendettée, » Vous qui habitez en Allemagne ou tout n’est qu’efficacité, rigueur et richesse j’ose croire que vous ne venez pas profiter du système social français dès le premier petit « bobo »par exemple, j’espère que vous avez rendu votre carte vitale nessspas!

    • Roland DESPARTE dit :

      Bonjour Thomas. La France est ACTUELLEMENT en avance sur tous les autres pays européens, Allemagne compris. Sur le plan militaire, notre pays est souverain en ce qui concerne l’accès à l’espace et dispose d’une architecture militaire opérationnelle complète avec de surcroît le contrôle du lanceur lourd européen, sans oublier un New Space actif [MaiaSpace, Latitude, HyPrSpace, Exploration Company (capsule), Loft Orbital, Unseenlabs, etc.].
      Principal rival européen = l’Allemagne, qui comble rapidement son retard par des investissements massifs (35 Md€ d’ici 2030 VS 10 espérés pour nous…) et a pris le leadership financier à l’ESA… Mais il est à remarquer que le projet Vortex de Dassault, ET PILOTÉ PAR DASSAULT avec un partenariat en cours avec l’allemand OHB, illustre parfaitement la nécessité d’une coopération industrielle franco-allemande MAITRISÉE pour certaines technologies critiques.

      • jean luc dit :

        l’Allemagne ne soutient pas Vortex qui est un projet entre deux industriels : 1 français et 1 allemand, quant à la souveraineté, là il faut parler souveraineté européenne avec Ariane 6,6, quant aux 10 milliards espérés par la France, non pas vraiment car c’est Airbus Défense et Space Allemagne alliée avec Rheinmetall et le finlandais ICECEY dans un consortium allemand qui va avoir cette fameuse commande de satellites

      • vrai_chasseur dit :

        En complément

        1) sur le programme VORTEX de Dassault
        Le programme a reçu le soutien officiel de l’état français – donc du financement.
        http://www.dassault-aviation.com/fr/groupe/presse/press-kits/programme-davion-spatial-orbital-reutilisable-vortex/
        L’AAE sera sans doute le premier client (cf interview du général J. Bellanger : http://air-cosmos.latribune.fr/article/espace/2628695490372714/nous-avons-besoin-de-mobilite-et-d-action-dans-l-espace-le-general-bellanger-soutient-le-projet-d-avion-spatial-de-dassault )
        Si vous regardez les logos sur l’illustration du communiqué de Dassault, outre l’allemand OHB, d’autres partenaires ont rejoint le programme VORTEX : un autre allemand MT Aerospace, un suisse, un espagnol, un belge, le spécialiste européen du fret basé au Luxembourg, ainsi que d’autres industriels européens.
        Le projet prend une dimension stratégique en France et également une dimension industrielle européenne.

        2) Sur la militarisation et l’arsenalisation de l’espace
        L’AAE française est actuellement la seule force militaire occidentale avec l’US Space Force, capable de mener des exercices défensifs et offensifs dans l’espace, seule ou conjointement, au même niveau d’effet et d’action.
        Toutes les autres nations déjà habituées au domaine spatial y compris Japon, Allemagne, Italie et Royaume-Uni sont « observatrices apprenantes » de ces exercices. Russes (satellites butineurs gigognes) et chinois (déplacement d’un satellite sur une orbite poubelle par un engin spatial) ont aussi démontré des capacités d’actions sophistiquées.

    • jean luc dit :

      Le projet VORTEX est un programme franco-allemand de navette spatiale réutilisable, porté par Dassault Aviation et OHB.Voici le résumé des points clés :Le concept : Un véhicule spatial qui décolle au sommet d’une fusée, réalise des missions en orbite, puis revient se poser de manière autonome sur une piste d’atterrissage classique.Les rôles : Dassault Aviation est l’architecte global (cellule, aérodynamique, rentrée atmosphérique). OHB conçoit le module de service (propulsion, navigation, télécommunications).Les missions : Un système dual (civil et militaire) pour le transport de fret vers les stations spatiales, la maintenance de satellites, la surveillance orbitale et, à terme, le vol habité.Le calendrier :2028 : Vol d’un démonstrateur à échelle 1:3 (VORTEX-D) pour tester la rentrée atmosphérique.2031 : Premier prototype opérationnel à échelle réelle (VORTEX-S).Le statut : Proposé à l’Agence spatiale européenne (ESA) et soutenu officiellement par le gouvernement français depuis septembre 2026.

      Alors c’est pas un projet franco-allemand , il est pas soutenus pat l’Allemagne qui as un autre projet c’est un projet entre industrielle avec le soutient du gouvernement français , la nuance est de taille .Le calendrier du projet VORTEX est structuré en deux grandes étapes clés :2028 : Lancement du démonstrateur (VORTEX-D). Ce sera un modèle réduit à l’échelle 1:3 qui servira à tester la rentrée atmosphérique et l’atterrissage autonome.2031 : Lancement du prototype à taille réelle (VORTEX-S). Ce premier modèle opérationnel complet est celui destiné aux missions de l’Agence spatiale européenne (ESA)

      le projet allemands qui est soutenus par l’Armée allemandes
      Le projet allemand en question est mené par la start-up POLARIS Raumflugzeuge, basée à Brême. Fondée comme une spin-off du centre aérospatial allemand (DLR), cette entreprise développe un concept révolutionnaire d’avion spatial hypersonique et polyvalent, entièrement réutilisable. Baptisé Aurora, ce véhicule intègre plusieurs innovations majeures :Un mode de décollage et d’atterrissage horizontal : Contrairement aux fusées traditionnelles, il peut utiliser les pistes d’aéroports conventionnels. Une propulsion hybride unique : Il combine des turboréacteurs classiques pour le décollage et un moteur-fusée Aerospike innovant pour atteindre des vitesses hypersoniques supérieures à Mach 5, voire jusqu’à Mach 10. [
      Des missions polyvalentes : Principalement conçu comme plateforme d’essai technologique pour la recherche scientifique et de défense (en partenariat avec la Bundeswehr), il peut également servir de lanceur de petits satellites grâce à un étage supérieur à usage unique ou effectuer des missions de reconnaissance

      La stratégie de la France et de l’AllemagneAlors que l’Allemagne a choisi de faire cavalier seul en finançant souverainement la start-up POLARIS pour un besoin très axé sur la défense rapide et le vol hypersonique horizontal, Dassault Aviation a conçu VORTEX comme un programme d’accès à l’orbite pour contrer la dépendance européenne envers les systèmes américains et chinois. Bien que Dassault se soit allié à l’allemand OHB, c’est bien la France qui en a pris le leadership politique et le soutien étatique en cette rentrée 2026
      À titre de comparaison, le projet allemand POLARIS progresse sur un calendrier beaucoup plus court, son vol d’essai avec le démonstrateur à échelle réelle HYTEV étant déjà programmé pour fin 2027.

  5. Magic38 dit :

    C’est peut-être pourquoi l’AAE s’intéresse désormais au Vortex de Dassault alors qu’ils n’étaient pas interessés jusque là. Bon Macron a sûrement poussé pour aussi.

  6. moi dit :

    Toutatis…. tout est dit ….

  7. KEL-TO dit :

    doux jésus !!!! les merveilleux démocrates Obama et Biden auraient ils été capable de sourire au monde et de lui faire un enfant dans le dos ? les défenseurs de la démocratie ne seraient ils in fine que les même fils de p…s que les méchants du camp du mal …..

    • Heron dit :

      kel-to a un penchant pour les régimes autoritaires. Attention de ne pas finir dans un camp de travail à ton grand âge.

      • KEL-TO dit :

        oui oui certes , puis vous faire remarquer que vivant dans une zus du 11e marseillais j’ai plus de risque de me faire agresser pour ma modeste pension , pour une cigarette pour un regard pas assez humble par une des  » chances » pour la france fraichement débarqué avec l’assentiment tacite de nos élus qui au passage me font les poches pour aider un maximum ces victimes d’un monde injuste .Vous aurait il échappé que pour nous ici en bas les services publics sont en déshérences  » 17 h dans un couloir hôpital nord » et que dans le même temps je vois des milliards déversés en défense du monde libre mais si possible étranger. Alors oui j’ai du mal a percevoir la différence d’avec les régimes autoritaires d’autant que si je regimbe les crs que l’on hésite a envoyer cogner la racaille auront toute latitude de me foutre sur la gueule attendu que je suis blanc chrétien et français et je sens poindre une nouvelle tare attendu que le vieillard qui vous répond se revendique de sexe male et hétèro  » enfin ce qu’il en reste » Donc oui vos bêlement énamourés ou soumis pour le dit camp du bien me les brises menus ….donc je ne varie pas les b…..rd s qui nous gouvernent sont a quelques hiatus rigoureusement identiques aux s…….rds d’en face , croyez vous réellement que notre actuel PR hésiterait un instant si la justification de l anarchie ou d’une guerre lui était offerte pour s’accrocher au pouvoir et mieux servir les crapules de bruxelles .

  8. G dit :

    Ouf… les 4 programmes listés sont concrets et pragmatiques.
    Pas de mention du satellite ailé « vortex machin chose » de Manu-bonnet-d’âne, c’est rassurant de voir qu’il y a encore des professionnels au travail derrière les posts et les selfies du palais.

    Ceci dit, ni la maîtrise de l’arme nucléaire ni des technologies spatiales avancées ne sont nécessaires pour « pourrir » les capacités adverses en orbite basse : avec une bonne trajectographie et un missile délivrant le quart du deltaV requis pour un véritable accès à l’espace, une petite puissance est déjà capable de faire exploser un sac de grenaille juste à la rencontre du satellite visé.

    • G dit :

      Pardon, « juste [sur le chemin] du satellite visé », bien sûr, sinon c’est plus cher en deltaV ; or les 7km/s du satellite suffisent amplement.

  9. Robmac dit :

    Les militaires ont répandu la guerre sur terre, sur la mer, dans les airs, sous la terre avec la ‘guerre des mines’, sous la mer, et maintenant dans l’espace ! L’humanité les félicitent.

    Et je rappelle que les deux rôles des militaires sont de nous protéger des autres militaires (et réciproquement) et de porter à bout de bras les dictatures en soumettant leurs peuples …

    • MC² dit :

      Les militaires font ce que leur demandent les politiques qui sont élus par les citoyens. Vous, entre autres. Les militaires ne font rien d’autre que ce que l’humanité attend d’eux. C’est l’humanité qui répand la guerre partout où elle va. Elle va dans l’espace, donc l’espace se militarise. Celui qui ne suivra pas le mouvement sera vaincu. Quant au rôle des militaires, si les politiques sont des dictateurs, ils soutiennent (pas toujours) la dictature. Mais pour mettre à bas les dictatures, généralement il faut des militaires. Vous auriez vaincu le IIIe Reich avec des marches blanches ?

  10. benoit dit :

    Bof militariser l’espace est une belle connerie dans le sens où c’est un jeu à somme nul.
    Il est techniquement enfantin de saturer une orbite de débris, par contre pour faire le ménage personne ne saura faire et même si le prix sera disproportionné.

    Les lois de la physique sont immuables, tout débris en orbite ne retombe pas dans la semaine.

    Autre problème une désorbitation massive vers l’atmosphère est une source de pollution totalement sous estimée.

    Sinon les États-Unis, les chinois, les Russes et les Indiens ont prouvés plusieurs fois que leur égo pouvait les amener à pulvériser des satellites et polluer les orbites par pur stupidité.

    Les Européens et les Français ont pour le moment été plus malins.

    • phil135 dit :

      en effet, celui sur le point de perdre la guerre spatiale a juste à y faire péter un sac de sable … et plus d’espace pour personne

      • G dit :

        Un peu plus qu’un sac, mais oui, les Nord-Coréens, Iraniens et même Russes en situation d’asymetrie spatiale auraient tort de ne pas se préparer à une telle action de dernier recours contre l’avantage adverse, ou a minima dans leur panoplie de dissuasion.

  11. Fralipolipi dit :

    Les armes pré-positionnées dans l’Espace, c’est un des piliers fondamentaux du fameux « Golden Dome » des US, pour l’interception des missiles en phase ascendante, donc … vraiment … zéro surprise ici !
    .
    D’autant plus que pas mal d’annonces ont déjà été faites par la BITD US elle-même, comme ici, par exemple :
    https://air-cosmos.latribune.fr/article/espace/92127561190042/golden-dome-lockheed-martin-selectionne-gravitics-pour-construire-les-premiers-satellites-lance-missile
    https://www.gravitics.com/news/lockheed-martin-gravitics-department-of-war-national-importance
    .
    Le seul sujet est de savoir quel sera le niveau de polyvalence de ces intercepteurs, dont la mission permière sera d’aller taper des missiles à Mach10 à 15.
    Seront-ils aussi optimisés pour aller faire joujou avec les satellites adverses en orbite basse ou moyenne ?
    Ou bien faudra-t-il des intercepteurs spécifiques ?

    • G dit :

      Le « golden dome » est appelé à connaître le même destin que la SDI d’il y a 40 ans : un énorme programme de R&D qui ne tiendra pas ses promesses initiales, et pour les mêmes raisons. Cela ressemble davantage à un « space doge », taillé sur démesure pour enrichir SpaceX.
      Mais attention, cela ne veut pas dire qu’il sera totalement inutile ; beaucoup d’innovations en découleront (comme la 2nde guerre du golfe en 1991 l’avait montré)… mais pas de bouclier antimissile magique.

  12. Alain d dit :

    Petits satellites fortement manœuvrables « coup de boule » pas chers, sinon rien.
    Petits donc difficiles à détecter et à cibler.
    Et des petits satellites, toujours pas chers pour relayer les transmissions ou (et) piloter d’autres satellite ?

    • G dit :

      Pas chers, petits… un peu comme des galets donc ? Pourquoi ne pas les appeler « smart pebbles » par exemple ?… #ahzut

  13. Eric dit :

    et la France est comme d’hab, en retard.
    Les G1,G2 C1 et C2, et autres 2e sections plus prompts à penser a l’après et profiter de la manne financière de l’époque tout réarmement. En phase de commandement, ils s’affairaient surtout à préserver l’avenir. Et organiser des cérémonies qui selon eux, et rien que pour eux, renforcent l’esprit et la cohésion.

    • Pascal, (l'autre) dit :

      On sent l’aigri de service! Pourquoi n’avez vous pas fait carrière dans l’armée, vous auriez pu atteindre les hautes sphères et…….agir!