La marine allemande veut se doter d’un quatrième navire dédié au renseignement électronique

Actuellement, comme son appellation ne le suggère pas, le 1er escadron de sous-marins [1. Ubootgeschwader] de la Deutsche Marine met en œuvre trois «navires auxiliaires» de type 423 [ou classe «Oste] dont la mission est de collecter du renseignement d’origine électromagnétique [ROEM]. Affichant un déplacement de 3 200 tonnes pour une longueur de 83,5 mètres, ces bâtiments ont été construits peu avant la fin de la Guerre froide.
En 2021, le chantier Naval Vessels Lürssen [NVL], passé depuis dans le giron de Rheinmetall, fut désigné par le ministère allemand de la Défense pour concevoir une nouvelle classe de navires dédiés au renseignement électromagnétique, l’objectif étant alors de construire trois nouvelles unités «auxiliaires» pour remplacer celles de type 423 à partir de 2027.
Seulement, la Cour fédérale allemande de contrôle des comptes émit des réserves sur ce programme, après avoir critiqué le fait que le ministère de la Défense avait prévu de ne discuter des modalités de la construction des trois futurs navires qu’après la signature du contrat. D’où, selon elle, de possibles «dépenses supplémentaires à moyen terme».
Effectivement. Au départ, le coût des trois navires de Type 424 devait s’élever à 2,1 milliards d’euros. Or, quand le Bundestag autorisa leur construction, en juin 2023, NVL fut notifié d’un contrat d’une valeur de 3,3 milliards d’euros… Et la première unité n’allait pas être livrée avant 2029. Soit avec deux ans de retard par rapport aux prévisions initiales.
Quoi qu’il en soit, plus imposants que leurs prédécesseurs et devant être dotés de capteurs fournis par Rohde & Schwarz, les trois navire de Type 424 sont désormais tous en construction, la quille du dernier exemplaire prévu ayant officiellement été posée lors d’une cérémonie présidée par Boris Pistorius, le ministre allemand de la Défense, le 14 septembre.
Du moins, croyait-on qu’il s’agissait du dernier navire à construire… En effet, à cette occasion, M. Pistorius a annoncé qu’un quatrième bâtiment de ce type allait être commandé pour répondre aux besoins exprimés par la Deutsche Marine ainsi que par le Commandement des services cybernétiques et de l’information [CIR].
«La semaine dernière, en étroite concertation avec le commandant de la [Deutsche] Marine et celui du CIR, j’ai validé la construction d’un quatrième navire de la classe Type 424», a déclaré le ministre. «Cette décision, techniquement fondée, étant maintenant prise, le dossier sera soumis à l’approbation du Parlement», a-t-il ajouté, avant d’estimer que ces bâtiments allaient constituer une «capacité stratégique».
“La nouvelle génération de navires de renseignement de Type 424 est équipée de capteurs haute performance permettant une surveillance très efficace du spectre électromagnétique terrestre, aérien et maritime, et un recueil de renseignements encore plus performant. Ces nouveaux navires entreront progressivement en service à partir de 2029, garantissant ainsi cette capacité pour les décennies à venir”, a souligné M. Pistorius.
D’après le site spécialisé ES&T, la demande pour ce quatrième navire de renseignement sera soumise à la commission des Finances du Bundestag d’ici la fin de cette année. «Sur la base des coûts du programme connus à ce jour, la valeur du contrat peut être estimée à plus d’un milliard d’euros», a-t-il avancé. Et encore, cette somme ne tient pas compte des coûts d’exploitation et de la formation des techniciens spécialisés [environ 50 par navire, en plus des 50 marins nécessaires à leur mise en œuvre.





un articles sur le sjet (en allemand)https://www.hartpunkt.de/bmvg-will-zusaetzliches-flottendienstboot-beschaffen/
Le ministère de la Défense allemand livre une véritable course contre la montre entre deux réalités contradictoires : d’un côté, des réformes législatives historiques pour accélérer les achats ; de l’autre, des contraintes industrielles et technologiques qui poussent structurellement les coûts à la hausse. [1] (/goto?Voici pourquoi le risque persiste, malgré les garde-fous mis en place :1. Ce qui a changé : Le bouclier anti-bureaucratie (2026)Pour stopper l’enlisement de ses programmes militaires, le gouvernement allemand a fait voter une loi majeure : la Loi d’accélération des marchés publics de la Bundeswehr (BwPBBG), entrée en vigueur en février 2026. [Y)Achat « sur étagère » privilégié : La priorité absolue est désormais donnée aux matériels déjà existants et standardisés, plutôt qu’aux développements sur mesure complexes.Réforme de l’administration (Mai 2026) : Le ministre de la Défense, Boris Pistorius, a lancé une réorganisation radicale de l’office d’achat de la Bundeswehr (le BAAINBw à Coblence), souvent jugé trop lourd, en le remplaçant par des équipes projets agiles réparties par domaines (Terre, Mer, Air, Cyber). Pourquoi le risque de dérapage financier persisteMalgré ces réformes, plusieurs facteurs structurels rendent les budgets militaires hautement instables :La saturation industrielle : Avec l’explosion des budgets de défense en Europe (le budget allemand atteint 82,7 milliards d’euros en 2026), les carnets de commandes des chantiers navals et des usines d’armement sont saturés. Face à une demande qui dépasse l’offre, les industriels imposent leurs prix et intègrent de lourdes marges de risques. [1] (/goto?url=CAESjgEB6zswFbvbvuwPQUBs4YTssc-P8a2sBY763KsC0EOw91s1XcTESJCFowyDyb9XgXadwBQF01-cp9EbM4y_64rwsva94wklxTTXgC8jtOcBFNK_EN1RHyFdo-Le « Scope Creep » technologique (l’évolution des besoins) : Un projet naval s’étale sur près d’une décennie. Entre le moment où le navire est dessiné et celui où il est livré, la technologie évolue. Si une nouvelle menace cyber ou de nouveaux drones apparaissent, l’armée est obligée de modifier le contrat en cours de route pour ne pas recevoir un navire obsolète, ce qui brise immédiatement le plafond budgétaire initial. L’exemple concret : Le couperet de la classe F126La preuve que le système reste sous tension s’est manifestée de manière spectaculaire : les dérives financières anticipées sur le méga-programme des frégates de classe F126 (dont les projections de coûts menaçaient de presque doubler) ont poussé le ministère à geler les extensions du programme pour se recentrer sur des navires plus petits et standardisés.En somme, si l’administration allemande a désormais les outils légaux pour signer les contrats plus vite, elle reste soumise à la dure loi du marché de l’armement : la haute technologie militaire, en période de forte demande mondiale, reste un produit sujet à de fortes turbulences financières
ah vous avez changé de robot conversationnel pour nous sortir vos logorrhées, celui-ci propose des liens hypertexte (/goto?url=) mais qui n’ont pas survécu au cop’coll…
« le coût des trois navires de Type 424 devait s’élever à 2,1 milliards d’euros. Or, quand le Bundestag autorisa leur construction, en juin 2023, NVL fut notifié d’un contrat d’une valeur de 3,3 milliards d’euros »
C’est fou de voir à quel point ils acceptent les augmentations sans broncher. C’est quand même +50% là ! Une telle augmentation n’aurait jamais été acceptée par la DGA et le ministère ! Et on sait très bien que les coûts vont continuer d’augmenter d’ici à ce que les 4 navires soient construits.
Leur process d’acquisition est tellement foireux qu’on en pleurerait presque. Ca donne vraiment l’impression que le gouvernement allemand se fait arnaquer en permanence par sa BITD, les lobbys industriels sont puissants là-bas après tout.
« Leur process d’acquisition »
– t’as l’impression de dire un truc plus juste, plus professionnel, ou plus profond que « procédure d’acquisition » qui a suffi à quelques millions de locuteurs pendant ces derniers siècles ?
– Tu comptes bavasser sur l’importance de la french sovereignty et de nos borders against the russian menace ensuite ?
– tu discutes « pillig » avec Hérouanne, à l’occasion ?
Blablabla je dis ce que je veux comme je le veux et je me fiche complètement de ton avis.
Nonobstant l’agressivité de Czar (laquelle nuit gravement à sa démarche, si tant est qu’elle soit didactique), le fait est que « process » est un anglicisme et que le terme qui convient en français est processus ou procédé, voire procédure.
https://www.dictionnaire-academie.fr/article/DNP0474
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/22247/le-vocabulaire/nuances-semantiques/difference-entre-procede-processus-et-procedure
Demande d’un navire en urgence plus la situation énergétique et la crise du transport interntional, tu suis un peu l’actualité internationale ou tu le fais exprès ?!
@antares87
Urgence ? On parle du prix des 3 premiers navires dont le processus d’acquisition a commencé dès 2021, donc pour l’urgence on repassera.
Et les crises internationales ne touchent pas que l’Allemagne, on est soumis à même inflation. Donc faut m’expliquer pourquoi le prix d’une FDI, d’un BRF ou d’un Rafale n’a pris +50% ?
Faut apprendre à lire plus attentivement les articles et les commentaires auxquels ont s’apprête à répondre avec de répondre. Car là c’est vous qui vous ridiculisez.
120 M€ il y a 25 ans pour le Dupuy de Lomme.
1.000 M€ aujourd’hui pour son équivalent en Allemagne …
.
L’inflation est partout 🙂 (même si on imagine bien que les capacités du nouveau modèle seront significativement meilleures).
C’est absolument pas de quoi je parle. Je parle de l’augmentation de 50% par rapport au devis initial, pas du coût dans l’absolu (même si ça reste très cher et je suis convaincu que nous on pourrait faire la même chose moins cher).
L’augmentation qui ne s’est pas faite sur 25 ans mais en seulement 2 ans (entre 2021 et 2023), ce qui n’est pas compréhensible.
Je veux bien qu’il y ait une inflation naturelle due à plein de facteurs (guerre en Ukraine, COVID, pénurie de composants électroniques..) mais +50% c’est trop. Donc soit il ont rajouté pas mal de choses au cahier des charges, soit ils se font arnaquer.
Un Rafale ou une FDI n’a pas augmenté de 50% entre 2021 et 2023 hein.
Un peu tendu … et 1er degé … le @Magic 🙂
@Magic38
Je partage votre point de vue. Pas très « germanique », cette façon de laisser filer les coûts et les budgets… mieux vaut en rire !
Plus sérieusement, je m’interroge sur l’intérêt et l’opportunité en 2026 de dépenser +3Md€ pour construire de « simples » navires dédiés au renseignement électromagnétique : cette mission sera en effet bien plus discrètement et efficacement réalisée par des satellites dédiés, à l’image du programme CELESTE français, sans même parler des programmes de satellites ROEM américains.
On peut supposer que l’Allemagne, avec les moyens dont elle dispose, aurait largement eu les moyens de bâtir une constellation de satellites ROEM, sorte de « CELESTE XXL » couplant des satellites en orbite basse (LEO) avec un ou plusieurs satellites géostationnaires (GEO) pour garantir une couverture permanente des zones d’intérêt. Au lieu de cela, ils ont choisi d’investir dans des navires, tout sauf discrets (par ailleurs hautement vulnérables aux attaques de tous types), qui feront des ronds dans la Baltique, et qui seront par définition limités à la captation des émissions EM locales… choix très « old school » qui interroge !
Ces systèmes sont complémentaires, un navire dispose d’une puissance électrique importante et peut rester sur le ‘pas de la porte’ dans les eaux internationales 1 mois. Une capacité qui ne peut être compensé par d’autres moyens.
C’est d’ailleurs pour cette raison que Macron avait annoncé la construction de deux nouveaux navires pour épauler le Dupuy de Lome au début de son mandat, projet non financé.
Et ces navires ne feront pas que des ronds dans la baltique.
Qu’elle est la plus-value de ces bateaux par rapport aux satellites ? est-ce que la France possède ce type de navire ?
Merci pour vos réponses
Un satellite en orbite basse passe momentanément à plusieurs centaines de kilomètres de l’objectif à surveiller, un navire sur zone peut rester le temps nécessaire à quelques km ou dizaines de km du même objectif. Outre la permanence, cela permet une observation plus précise.
La France possède le Dupuy-de-Lome qui fait le même boulot, il est performant et c’est une capacité unique en Europe pour l’instant, jusqu’à ce que ces navires allemands soient construits (ce qui n’est jamais sûr avec l’Allemange). Le Dupuy-de-Lome est déployé dans l’Atlantique Nord actuellement sûrement pour suivre les mouvements russes et américains.
Pour la redondance, il aurait fallu en avoir 2 mais c’est déjà bien d’en avoir un.
Il y a aussi le Monge qui n’est pas spécialisé dans le renseignement électromagnétique (il sert au suivi balistique) mais qui possède des antennes et radars puissants, ça doit servir un peu aussi.
Dans l’ensemble, la France n’est pas en reste dans le domaine SIGINT malgré le trou capacitaire entre les Transall Gabriel et les Falcon Archange qui arrivent enfin.
On peut également compter sur les satellites CERES, la seule constellation dédiée au renseignement électromagnétique en Europe. Il y a aussi les satellites espions de la composante spatiale optique. L’objectif maintenant c’est de remplacer ces constellations par des satellites plus modernes et d’augmenter le nombre de satellites.
La seule chose que les allemands et italiens ont et qu’on a pas c’est des capacités satellites SAR (radar à synthèse d’ouverture) qui permet de voir de nuit et à travers les nuages.
On a également des capacités de renseignements électromagnétiques avec la nacelle ASTAC sur les Mirage 2000 et les Rafale via le SPECTRA. Les drones Reaper de l’armée de l’air possèdent également des petites nacelles de renseignement.
Enfin les SNA aident aussi.
Donc on couvre a peu près tout le spectre pour faire de la collecte à longue distance mais comme d’hab c’est un problème de nombre, beaucoup de capacités en réalité mais de façon échantillonnaire.
@Magic38
« Pour la redondance, il aurait fallu en avoir 2 mais c’est déjà bien d’en avoir un. »
… A noter que, sauf erreur, le Dupuy-de-Lomme aurait 2 équipages (comme certaines Fremm), ce qui ne peut qu’aider à augmenter la présence en mer.
Le SIGINT n’est pas uniquement une affaire de plateformes et d’analyse de spectre (Rhode et Schwartz est une reference dans les systemes « classique »).Il y a beaucoup de logiciels qui permettent de comprendre en temps réel ou presque que telle source (concretement une antenne) est celle d’un PC de Division par ex. (Analyse du traffic , ordre de bataille electronique etc )
L' »utilsation des portables » à « bon dos » dans la decapitation sytematiques des generaux Russes au début de l’invasion Russe en Ukr..C’est un vrai probléme ,et le HB au Liban (entre les » beeper sûrs »….et le nombre tres important de motos détruites par des drones Is.) en a fait les frais
Concernant les SAR, leur definition pour des cibles fixes (ou tres prévisibles) ,bâtiments, parking,par principe,est assez inférieure pour le moment semble t »il.C’est le deplacement controlé de l’antenne porté par un mobile qui permet de simuler par un modèle mathematique, une « antenne » plus importante repoussant la limite de diffraction.Une source de bruits entre autre? Domaine assez confidentiel ,donc on ne sait pas vraiment
Cher Emile une invitation pour votre avenir.
En votre qualité d’être vivant en devenir qui de plus, semble doté d’une intelligence normale, avant de nous interroger, vous avez aussi la possibilité de chercher.
Cependant et par charité, je vous informe que les autorités françaises disposent d’un assez récent vaisseau ad hoc de 3600 tonnes, le Dupuy-de-Lôme, qui sur tous les océans « se promène, écoute ».
En plus d’autres moyens ( l’espace, d’autres flotteurs non spécialisés, l’AAE ), notre beau pays n’a apparemment pas besoin de d’un autre flotteur et cela parce qu’il a aussi les DOM/TOM et que là comme en France/Européenne sont implantées des stations qui font dans l’écoute, dans l’enregistrement et d’autres « babioles classifiées ».
Quant à cette fameuse plus-value ?
Déjà ce genre de flotteur est aussi une sorte de messager qui par sa présence marque les préoccupations politiques et stratégiques du propriétaire qui le fait voir et travailler dans des endroits précis du globe qui font l’actualité chaude et plus froide aussi……C’est un premier début de réponse.
Enfin Emile intéressez vous plus au travail des locataires des Casernes Les Tourelles- Mortier Paris 20e. Tirez ce le fil !
@Emile
Les bateaux restent sur zone en permanence,
lorsque les satellites sont eux pénalisés par une fréquence de revisite donnée (qui dépend de leur nombre et de leur altitude d’orbite et de la latitude de la zone à écouter) et qui pourrait être d’une fréquence de quelques heures à un peu moins de 24h (par exemple) … s’agissant de CERES.
Avec CELESTE, on vise justement une fréquence de re-visite plus rapide (avec un plus grand nombre de satellites).
https://www.opex360.com/2026/09/07/unseenlabs-et-airbus-vont-developper-la-future-capacite-spatiale-de-renseignement-electronique-des-forces-francaises/
.
La France dispose en parallèle d’un unique bâtiment de Guerre Electronique, le Dupuy-de-Lomme, basé à Brest.
https://www.defense.gouv.fr/drm/actualites/serie-capteurs-emblematiques-drm-15-dupuy-lome
Mais il semblerait qu’il souffre de problèmes techniques et de sous-investissments, 20 ans après son lancement.
https://lemarin.ouest-france.fr/defense/le-navire-du-renseignement-militaire-dupuy-de-lome-illustre-les-sous-investissements-dans-la-guerre-electronique-bf2b65aa-1269-11f1-ac20-ad3e04eb72b3
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… En France, ces dernières années, il se pourrait que nous ayons prioirisé l’espace pour certaines missions.
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A considérer qd même le fait que nos nouvelles frégates (Fremm/FDI) et nos nouveaux SNA disposent aussi de meilleures capacités – a minima d’écoute – qu’auparavant, même si ça ne fait pas tout.
Mais c’est qu’il a été pourri gâté par les contributeurs ce Emile.
Cela mérite bien un p’tit merci…….
Woui ? Non ?
Mais c’est qu’il a été pourri gâté par les contributeurs ce Emile.
Cela mérite bien un p’tit merci.
Woui ? Non ?
Bon et bien rien……
Pour cet Emile, pas un merci, nada, walou !
Donc nous avons là un gus bien dans son époque, qui ne sait que quémande et rien faire de plus…. etc
Donc il mérite le qualificatif infamant de Petit vaurien.
Eh Oui ! ……Et qu’il ne vienne chialer et dire que nous sommes que des « vilains pas beaux »
Les navires de Type 424 de la marine allemande ne sont pas tout à fait les équivalents du bâtiment d’essais et de mesures Monge (A601) de la Marine nationale française, mais correspondent plutôt au Dupuy-de-Lôme (A759
Quelle est la plus-value ? Pas « qu’elle est la plus-value ».
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/22601/la-grammaire/les-homophones-grammaticaux/les-homophones-quelle-et-quelle
l’Allemagne qui se voudrait première armée d’Europe, n’envisage pas un porte avions? ou des SNLE? Q’en est il de leur désir de partager la dissuasion nucléaire française?
La dissuasion » partagée » attendra le retour d’EM en président de la groß commission de l’UE… ou pas.
https://www.diploweb.com/Quelle-est-l-histoire-de-la-dissuasion-nucleaire-francaise-Entretien.html
C’est un objet juridique assez casse-gueule et le locataire de l’Elysée va laisser son successeur avec ce bâton merdeux et 3 500 milliards d’euros de dettes.
Pour la préférence européenne pour l’achat d’armement, c’est déjà pas l’entente cordiale.
https://www.lalettre.fr/fr/entreprises_defense-et-aeronautique/2026/09/09/l-elysee-pret-a-claquer-la-porte-au-nez-de-berlin-sur-le-budget-defense,110874023-eve
Pour quoi faire ? En quoi un porte-avions va leur servir ? Un porte-avions sert à projeter de la puissance loin, pour combattre en Russie y’a nullement besoin d’un porte-avions, même pour nous.
Et des SNLE pour mettre quels missiles dedans ?
Quand l’Allemagne dit vouloir aider la dissuasion, c’est uniquement la dissuasion avancée proposée par Macron, donc des Rafale équipé d’ASMP positionné dans des bases allemandes et européennes et qui s’entraînent à des simulations de tir avec les alliés.
L’Allemagne réfléchit à aller un tout petit peu plus loin et aider financièrement la France et le Royaume-Uni car ils ont compris que les 2 seuls pays européens qui possèdent des armes nucléaires sont également les 2 qui galèrent le plus financièrement et que c’est pas tenable pour la crédibilité de la dissuasion européenne.
D’après les rumeurs, ce soutien financier pourrait être d’aider les britanniques à assurer la maintenance de leurs SNLE, positionner des moyens de défense sol-air près des bases de SNLE, aider à pallier le manque de SNA britanniques avec leurs propres sous-marins etc…
Donc pas de participation directe dans la dissuasion ni de SNLE allemand. Ça ne serait pas politiquement acceptable de toute façon.
Et ceux qui pensent qu’on peut avoir un porte-avions européen qu’on partagerait à 3 ou 4 rêvent. C’est opérationnellement infaisable. Imaginons qu’on souhaite faire la guerre à un pays d’Afrique ou du Moyen-Orient et qu’on souhaite engager ce porte-avions européen, si jamais les autres pays qui l’ont financé ne sont pas d’accord avec cette guerre, ils empêcheront l’utilisation de ce porte-avions et ne voudront pas que leurs marins participent à cette guerre donc il servira à rien.
Le mieux ça sert encore ce qu’on fait aujourd’hui, intégrer des navires étrangers dans l’escorte du PA afin de ne pas monopoliser toutes nos frégates pour ça.
C’est pareil pour des armes nucléaires européennes sous contrôle de l’UE qui sont souvent fantasmées. On s’entendra jamais sur la doctrine d’emploi et ça ne fera que nous décrédibiliser. Et surtout : ni la France, ni le Royaume-Uni, ni la Russie ne veulent voir l’Allemagne avec des armes nucléaires sous leur contrôle.
« première armée d’Europe », c’est pas bien de travestir les phrases. C’est la première armée conventionnelle d’Europe…
Le rôle central de la 1. Ubootgeschwader et de la Flottille 1 est la protection et la surveillance des approches maritimes, particulièrement en mer Baltique et dans l’Atlantique Nord. Face au contexte géopolitique actuel, la surveillance des infrastructures critiques (câbles sous-marins, gazoducs) et des mouvements de flottes nécessite une coordination directe entre les sous-marins (Type 212A) et les navires de surface électromagnétiques. Les maintenir sous le même commandement est donc une nécessité opérationnelle.
J’adore cette phrase :
« La Cour fédérale allemande de contrôle des comptes émit des réserves sur ce programme, après avoir critiqué le fait que le ministère de la Défense avait prévu de discuter des modalités de la construction des trois futurs navires qu’après la signature du contrat ».
Il n’y a pas que les Suisses qui lisent les contrats après les avoir signés, les Boches aussi… Dans leur esprit, le truc s’articule dans cet ordre : je signe d’abord, et je négocie après. Ca explique des trucs…
Mes chéris, ça nous ouvre des perspectives que je ne soupçonnais pas du tout : plus les peuples européens deviennent riches, plus ils deviennent complètement… euh… complètement vulnérables, en fait. Il y a plein de gens qui vont avoir besoin de notre aide en Europe du Nord, j’ai l’impression.
» je signe d’abord, et je négocie après »
Heu, pas sûr pour ArmaSuisse ! Ils ne savent pas lire l’américain dans le texte…;-)
https://www.youtube.com/watch?v=vKfqgIf9q2c
Trés bon.
Vu la baisse de la natalité et le vieillissement impressionnant de la population, comment l’Allemagne va-t-elle faire pour recruter autant de spécialistes et ainsi valider la création d’autant de nouveaux postes dans l’infanterie, l’aviation et la marine ?
Abandon de la « douce » langue Teutonne au profit du turque ou du syrien.
Retour de l’extension territoriale (Sudètes ? Anschluss ?)
Equiper leur nouveau matériel de déambulateurs ?
Le concept de « blitzkrieg » a du plomb dans l’aile.
@emile
wiki est ton ami: https://fr.wikipedia.org/wiki/Dupuy-de-L%C3%B4me_(navire)
bien . mais un chalutier, ou un cargo avec les equipements qui vas bien … ( equipement mobile ) serais tres afficaces …
personnellement , je verrais un contenaire maritime grande taille , en transite de ports maritine a une autres distination …
ceete cela est plus dans les cordes des operations secrete…
Depuis février 2026, le protocole a changé, pour éviter ce genre de dérapage financier. Le protocole est signé en 2021 , la construction commence en 2024. L’agence officielle chargée des achats d’armement et du matériel pour les forces armées allemandes (la Bundeswehr) est le BAAINBw. Il a fallu 3 ans pour que celle-ci établisse ses spécifications, les industriels eux ont bien fait leur boulot, mais comme il fallait des années pour les spécifications de la BAAINBw , la ministre Annegret Kramp-Karrenbauer a préféré signer avant la fin des négociations. D’ailleurs, elle a démissionné en décembre 2021. LA DGA est un modèle pour Pistorius, il veut ce modèle là pour la BAAINBw . Cette administration est en pleine réforme
franchement on ne peut etre que perplexe face à cette débauche de matos en tout genre……surtout, curieux de savoir ou ils vont trouver le personnel qui va bien vouloir s’en servir