Face aux drones, la composition des pelotons de chars Leclerc va évoluer

Comme on l’a vu en Ukraine, un char de 60 tonnes peut être mis hors de combat par une munition téléopérée [MTO] d’une dizaine de kilogrammes. Et la transparence du champ de bataille fait qu’il est devenu compliqué pour une unité de blindés de manœuvrer dans une frange de vingt ou trente kilomètres de part et d’autre de la ligne de contact sans se faire prendre à partie, que ce soit par les feux de l’artillerie ou par les drones à bas coût.
Des contre-mesures, comme les cages antidrones, les systèmes de protection active ou encore les dispositifs de brouillage électronique, ont bien été adoptées pour préserver les chars… Mais elles ne sont pas toujours suffisantes.
Pour autant, le char reste incontournable, dans la mesure où il permet, entre autres, de percer les lignes ennemies.
Cependant, l’armée de Terre parle désormais de développer non pas un nouveau char de combat mais une «capacité de char de combat». C’était d’ailleurs le sens du projet de Système principal de combat terrestre [MGCS].
«Nous nous orientons […] vers des systèmes combinant plusieurs véhicules. Ce ne sera pas une évolution des chars actuels, mais un système de systèmes au sein d’un cloud de combat», avait en effet expliqué le général Pierre Schill, l’ancien chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], en novembre 2024.
En outre, l’an passé, il avait aussi appelé l’Arme Blindée Cavalerie à «réinventer le combat de reconnaissance comme le combat blindé», à «élaborer de nouvelles tactiques sans carcan doctrinal ni esprit de clocher» et à «innover pour redécouvrir les moyens de la mobilité pour […] dépasser les blocages tactiques».
Le message a été reçu. Dans le dernier numéro de la revue officielle «Fantassins», le directeur adjoint de la prospective à l’École de Cavalerie a ainsi avancé quelques pistes, tant au niveau doctrinal que capacitaire. Ainsi, il avait estimé que «des structures allégées semblaient plus propices pour mener un cycle dispersion-concentration, avec plus d’unités disposant de moins de pions mais de meilleures capacités».
Visiblement, la 7e Brigade Blindée entend aller dans cette voie. C’est en effet ce qu’a expliqué son commandant, le général Maxime Do Tran, dans les pages de Defense News.
Actuellement, l’unité de base de la cavalerie est le peloton blindé, composé de quatre chars Leclerc et de quatre Véhicules blindés légers [VBL]. Ce format pourrait être encore réduit à l’avenir.
«Déployer des unités plus petites réduit le risque d’être pris pour cible, car un ennemi sera moins enclin à consacrer des ressources pour [détruire] un ou deux chars seulement. Plus vous êtes insignifiant, moins vous avez de chances d’être pris pour cible», a expliqué le général Do Tran.
L’idée est «d’être aussi dispersé que possible», car, «même si nous sommes repérés, même si la situation sur le champ de bataille est transparente, notre insignifiance fait que, finalement, l’effort n’en vaut pas la peine, car il s’agit toujours de rentabilité. Cela pose un dilemme à l’ennemi», a-t-il ajouté. Aussi, il n’est plus question de parler de «pelotons» mais de «briques» qui pourraient se rassembler au moment de tenter une percée.
Après des expérimentations sur le terrain, il est apparu que deux chars et deux VBL constituent le bon format d’une «brique» pour disposer d’une «cohérence tactique». Mais cette composition n’est pas figée. «Pourquoi ne pourrait-on pas avoir un seul char entouré de trois motos et avec des drones en vol ?», a demandé le général Do Tran.
Photo : armée de Terre





On devrait croire qu’un opérateur drone qui a un visuel sur un MBT va se priver de le dégommer parce qu’il est isolé, donc insignifiant ? Autant l’argument des tirs d’artillerie sur des éléments regroupés se tient, mais celui de la munition rodeuse est complètement hasardeux… Le net regorge de vidéos ou des drones sont dirigés sur des pick-ups isolés ou des fantassins en train d’assouvir des besoins naturels. Des cibles bien moins prestigieuses qu’un Leclerc de 60t.
Ca ressemble à une fuite en avant, on maintiendra jusqu’en 2035 (au moins) un format 4 régiments Leclerc mais ils n’auront pas plus d’une vingtaine de chars chacun, car de toute façon nous serons bientôt incapables d’en aligner plus. Idem pour les motos à la place des VBL dont on n’a toujours pas lancé le remplacement.
Pardon, on me dit que c’est un « cloud de combat » donc c’est forcément effectiv… efficient !
Vous avez tellement raison. À ce niveau, comment peut-on faire de telles déclarations…
J’ai eu la même impression en lisant l’article ! Merci de l’avoir clairement exprimée !
Ce que voulait sans doute dire le Dir, c’est que le déplacement d’une « brique », n’entraine pas l’alerte générale au niveau divisionnaire des unités adverses, elle laisse le boulot à la cellule d’alerte sur munition rodeuse de traité la cible… le but est de reveiller le plus tard possible l’ennemi.
Ça me fait un peu penser à un cambrioleur qui rentre doucement en espérant ne pas déclancher d’alarme
Merci d’avoir fait un effort intellectuel contrairement aux commentateurs précédents. Néanmoins, sans système hard-kill, cette nouvelle technique restera inutiles. Et puis les essaims de drones arrivent. https://m.youtube.com/watch?v=85VLSwOxwkA
Fuite en avant, je n’en suis pas certain, puis vu ce qu’il nous en reste ça sera difficile. Mais en effet, disperser entre en contradiction avec l’usage perçage de lignes ennemies ou le char reste irremplaçable, mais qui nécessite une concentration… et bonne chance aux motards!
Parce que avec un fpv tu ne tue pas un MBT , un VCI ou un APC. Loin de la….
Obtenir une immobilisation c est une dizaine de drones. Obtenir une destruction peut monter à plusieurs dizaines.
Mais les commentateurs fanstasment des réalités loin du réel.
oui
poussons le raisonnement des penseurs du grand etat major jusqu au bout
afin de reduire encore la vulnerabilite passons de deux chars et deux vbl a zero char et deux motos
dotes de lance pierres et de pistolets a eau le s militaires creeront vraiment la surprise dans les rangs ennemis
Voici revenue aux affaires la doctrine de Gamelin.
https://theatrum-belli.com/in-memoriam-general-maurice-gamelin-decede-le-17-avril-1958/
Déjà pour les réformes catastrophiques des soutiens nous en sommes revenus avec l’externalisation des soutiens à la mentalité de l’armée qui a perdu à Sedan en 1870. https://www.lopinion.fr/secret-defense/patrice-huiban-le-syndrome-du-second-empire-plane-sur-nos-armees
Dans un pays surendetté, désindustrialisé, sans agriculture, destiné à être un bronze-cul et un musée.
Ne vous étonnez pas que tous ceux qui ont un cerveau se tirent de ce radeau de la Méduse.
Je pense qu’on est encore dans une forme d’inacceptation que le char n’a plus l’importance qu’il avait et qu’on souhaite encore lui trouver un intérêt par principe alors que tout pousse à reconsidérer l’ensemble des actions à l’aube des deones
@tow
il faut se garder d’être aussi catégorique et définitif sur le rôle du char : malgré les difficultés actuelles, ce système d’arme reste à mon sens totalement incontournable.
Le char vit simplement une nouvelle période charnière, un tournant dans sa grande histoire débutée lors de la 1ère Guerre Mondiale. Résumé rapide des épisodes précédents :
1/ Entre deux guerres (1920-30) : les budgets militaires ont fondu, le char est perçu comme un outil du passé, uniquement bon à franchir les tranchées, simple auxiliaire de l’infanterie, lent et sans avenir indépendant. La fin du char ? Non, il s’est adapté et a évolué grâce à une doctrine nouvelle : la guerre de mouvement (Blitzkrieg). Le char devient autonome, rapide, et s’associe à l ‘aviation et à l’infanterie motorisée. La 2ème GM sera son âge d’or.
2/ Après guerre : la menace atomique redéfinit la guerre. Les stratèges de l’époque pensent que les guerres futures se règleront à coups de frappes nucléaires tactiques. A quoi bon masser des divisions de blindés qui seront vaporisées en un instant. La fin du char ? Non, il s’est adapté en intégrant la menace. les ingénieurs créent le concept de MBT (main battle tank), équipés de protection NRBC, capables d’opérer en environnement contaminé, et prouvant qu’ils restent le meilleur moyen de percer les lignes ennemies.
3/ La guerre du Kippour et le choc du missile antichar : en 1973, l’armée égyptienne détruit en quelques heures des dizaines de chars israéliens avec une nouvelle arme : le missile guidé antichar (AT-3 Sagger). C’est un séisme militaire. Cette fois, c’était sûr et certain : la fin du char ! et pourtant… le char s’est encore adapté ! naissance des blindages composites, du blindage réactif, des détecteurs associés à des brouilleurs de tous types, puis plus tard des systèmes de protection active (APS).
4/ Années 1990-2000 : chute de l’URSS, disparition de la menace des grands affrontements blindés en Centre Europe, début de l’ère des guerres asymétriques. A Grozny, Mogadiscio, etc., les chars lourds sont pris au piège des affrontements urbains par des guérillas équipées de RPG ou détruits par des IED. Trop lourd, trop chers à projeter à l’autre bout du monde, inadaptés en apparence face à ces menaces (vive la roue et le léger !), le char était définitivement un objet du passé : la mort du char !… et puis, le char s’adapte à nouveau, on le convertit à la guerre urbaine (kits dédiés) : blindages renforcés sur les flancs et l’arrière, tourelleaux téléopérés, caméras à 360°… on redécouvre que dans un environnement aussi complexe et létal que les affrontement urbains, le char joue un rôle très appréciable de « bunker mobile » indispensable pour appuyer l’infanterie. Il excelle notamment dans ce rôle lors des affrontements israélo-palestiniens, ou contre le Hezbollah.
5/ Guerre en Ukraine – Années 2020 : nouveau choc, avec l’apparition du drone FPV à quelques centaines d’euros, capable de pulvériser un char de 60 tonnes avec des charges adaptées. Le ciel est devenu transparent, le char ne peut plus se cacher, et son point faible est justement l’attaque par le toit. Cette fois c’est sûr, c’est la bonne : la mort du char ! Et pourtant, comme toujours, le char est en train de se réinventer.
La suite de l’histoire s’écrit sous nos yeux. Le char va à nouveau s’adapter à cette nouvelle menace que constituent les drones, et les essaims de drones. Plusieurs solutions sont déjà existantes : cope cage, brouilleurs et guerre électronique, APS pour les blindés les plus évolués… mais à mon sens, la vraie solution pour la lutte contre les drones viendra… des drones !
Le char du futur emportera avec lui sa propre ombrelle de protection antiaérienne, sous la forme d’un essaim de petits drones intercepteurs. Ces essaims de drones d’autoprotection seront par ailleurs indispensables aux véhicules et à l’infanterie qui l’accompagneront. Par ailleurs, le char ne sera sans doute pas tout seul à assurer la protection antiaérienne : des robots de combat terrestre (équivalent aux « loyal wingmen » aériens) l’escorteront, l’appuieront, et assureront aussi cette fonction.
Le char survivra, car il possède un triptyque unique qu’aucun autre système d’arme ne réunit : la puissance de feu directe, la mobilité tout-terrain, et la protection. Tant qu’un fantassin aura besoin de progresser sous le feu ennemi, il aura besoin de l’appui d’une armure mobile à ses côtés.
Oui oui, vivent les chevaliers en armure lourde, et les idiots qui les chevauchent. Ainsi nous en seront débarrassé.
Le drone ne fait rien de nouveau par rapport à ce qui était fait par les missiles ou l’artillerie. Au niveau du coût, le compte n’est pas vraiment là, vu le nombre de drones nécessaires pour détruire un char.
Tout ce que ce général est en train de dire c’est qu’ils cherchent des excuses bidons pour réduire à néant le corps blindé français.
« Au niveau du coût » comme vous dites, c’est entre 15 drones FPV pour un char russe classique et 25 pour un char récent équipé de protection active Arena-M. Autant dire qu’il n’y a pas photo.
D’ailleurs, tout bouge très vite, la bataille de la protection active semble perdue, les russes se limitant maintenant à la cage grillagée.
Le char est mal barré, il va falloir l’admettre.
Les drones ne gagnent pas de guerre, les soldats sur le terrain oui.
Faut arrêter avec ça, avant les drones c’était « ouin ouin les missiles hypersoniques Russes sont. invincibles, on est foutus ».
Et pourtant on s’est adapté et on a maintenant de quoi les intercepter.
C’est pareil pour les drones. Toute arme a une parade.
Au lieu de raconter des idioties,.informez vous un peu: https://m.youtube.com/watch?v=lSljwRFge2A
Et voilà ce qui arrive aux soldats sur le terrain face aux drones: https://m.youtube.com/watch?v=-2vN2xEIyGc
L’adaptation c’est le drone face au drone. Il n’y aura pas de retour en arrière, et il faut l’accepter.
@Terminator
Face aux drones et essaims de drones adverses, il faudra en effet « tout simplement » déployer symétriquement des essaims de drones qui serviront à l’autoprotection, non seulement des chars, mais de tous les autres véhicules (robotisés ou non), et de tous les fantassins.
C’est là dessus qu’il faut bosser : les essaims de drones d’autoprotection. Sans cela, vous ne pourrez effectivement déployer aucun char… ni d’ailleurs aucun véhicule, pas même une trottinette !
Vous connaissez l’adage « pas un pas sans appui » : il n’a rien perdu de sa pertinence. Mais désormais, il faut y ajouter « pas un pas sans protection antidrones ».
@Terminator
Le jour où j’écouterai l’hôtesse de l’air parler n’est pas encore arrivé.
Tous les râleurs ici présents vous donnent raison et montret la force du ddéni. L’armée de terre avait refusé le système hard-kill, démontrant son incapacité d’anticipation. Là on en est à poser des rustines sur un raisonnement déjà creusé par les retex d’Ukraine. Dommage que ce ne soit pas les généraux et autres preneurs de décision qui seront à l’intérieur des chars en cas de guerre.
Faux et Faux.
D’accord pour disperser et moduler, mais l’argument de « l’insignifiance » me paraît fragile. Les FPV permettent précisément de frapper des individus ou des matériels qui, auparavant, n’auraient pas justifié l’engagement d’autres moyens, comme le souligne cette étude du RUSI https://www.rusi.org/explore-our-research/publications/insights-papers/emergent-approaches-combined-arms-manoeuvre-ukraine.
La dispersion peut réduire les pertes occasionnées par une même frappe sans rendre chaque cible moins intéressante. Le raisonnement économique du général peut valoir pour certains moyens rares ou lorsque les capacités adverses sont saturées. Il convainc moins face à un drone peu coûteux : un char seul reste une cible de valeur. La difficulté de traiter toutes les cibles ne signifie pas qu’elles ne méritent pas de l’être.
La plasticité des formations mérite, en revanche, d’être encouragée. Chef de peloton d’éclairage, je scindais volontiers mon unité en deux demi-pelotons de deux patrouilles chacun, soit quatre VBL. En opération, il m’arrivait aussi de détacher une patrouille, voire un véhicule, auprès d’une section d’infanterie ou d’un groupe de génie. Rien de tout ça n’était admis par la doctrine ; me l’a-t-on assez reproché ? Le peloton demeurait pourtant le socle de la formation et de la cohésion. Et un élément détaché auprès d’une autre unité n’était pas pour autant isolé.
L’enjeu est de rendre cette souplesse habituelle, dès l’entraînement et la vie au quartier, par la connaissance mutuelle, le travail interarmes et la formation des chefs à la délégation. Jusqu’où peut-on fractionner sans que les besoins de coordination et de soutien absorbent les bénéfices attendus ? Les retours d’expérience cités invitent à expérimenter ; ils ne prouvent pas que la plus petite « brique » soit la meilleure.
La priorité me semble donc être de faire évoluer la doctrine d’emploi et l’entraînement à la modularité. Les changements de composition doivent découler de l’expérimentation.
Merci pour cet éclairage.
A l’aune de vos propos, il apparait que l’infovalorisation type Scorpion est le maillon (maillage ?) central de cette capacité de dispersion/concentration des forces.
Mais comme vous le soulignez, cela sous-entend une certaine forme d’autonomie de décision des unités dispersées, ainsi qu’une très bonne compréhension du fonctionnement des autres armes.
Cette clef la m’apparait autant, si ce n’est plus, importante que les technologies de défense en elles-même (Cope cage, APS, etc….), et demande un vrai travail de groupe, qui ne peut s’obtenir qu’avec le temps et l’entrainement : face aux drones, l’homme et ses capacités sociales reste « au centre de la boucle ».
Pardon mais en Ukraine pour détruire char moins protégé que le XL il faut plutôt plusieurs dizaines de drones tel utilisé.
Il est certains qu’il faut de l’autoprotection comme avec le tourelleau, des drones intercepteurs lancé depuis le char , … .
Des dizaines de drones avec des charges AP certainement pas des dizaines avec des charges AC.
Et ce ne sont pas quelques rares exemples qui doivent faire oublier les nombreux cas où un drone avec un PG7 bien placé a réussi à neutraliser ou détruire un char.
Un drone qui arrive à immobiliser un char, même sans qu’il ne parte en sons et lumières c’est un drone qui a fait le travail et bien difficile ensuite pour celui d’en face pour le récupérer. En effet après la phase d’immobilisation, très souvent il y a une phase de destruction qui se fait avec des drones « largueurs » de petits explosifs, ils vont peut-être passer 10 fois jusqu’à amener l’incendie ou l’explosion nécessaire pour qualifier le char de « perdu » ou « détruit ».
Il ne faut pas négliger les drones ou penser que les chars seraient exceptionnellement résistant par ce qu’ils sont des chars. Si tel serait le cas , tant en Ukraine qu’en Russie on en aurait fait la priorité pour lutter contre les drones, que ce soit dans la production ou les demandes. Chez eux la réponse aux drones c’est l’ultra léger ou encore plus de drones.
Vous rêvez en vous basant sur des vidéos tronquées qui ne montrent que le kill final.
La réalité c est qu il faut au moins une dizaine de drones rpg7 pour obtenir une immobilisation. Et plusieurs dizaines pour obtenir un kill.
Et c est parfaitement normal et attendu. Les charges low cost utilisées en Ukraine ne percent pas les blindages modernes (les passoires soviétiques ne sont pas la référence) et une charge RPG7 a besoin de frapper à un angle presque parfait pour être efficace.
30% des drones sont perdus sans rien frapper et 30 % frappent sans faire de dégats .
bravo un drone détruit un char est un mythe il en faut plusieurs je pense qu’il faut travailler à un système façon Trophy qui en plus des menaces missiles est capable de détecter un petit drone et l’engager ou a un système monté sur un autre véhicule travaillant au profit d’un peloton ou plus dans une action. il faut intégrer la menace d’un essaim de drones ! c’est la lutte obus cuirasse élargie aux individus. je reviens à ma marotte le véhicule terrestre est trop lent il faudrait aller plus vite et plus loin d’ou l’hélico le cousin d’air la moto etc . l’attaque russe sur l’aéroport était trop téléphonée la surprise reste l’élément clef du champ de bataille . Il semble que les ukrainiens l’ont réussie même si l’action était limitée c’est un ensemble interarmées .
@sentinelle
« un drone détruit un char est un mythe »
Dans le contexte ukrainien, avec des drones bricolés à la hâte et pour la plupart non dotés de « vraies » charges anti-char, c’est sans doute vrai.
Mais si on se projette un peu, la plupart des pays ont aisément les moyens de produire des drones dotés de charges antichar efficaces, type CGN notamment (charge génératrice de noyau), avec une probabilité de coup au but et de destruction très élevée, et une probabilité très faible d’interception par les systèmes de protection active (la détonation est déclenchée à plusieurs dizaines de mètres de la cible, et le noyau se dirige vers elle à plus de 2000 m/s). La seule solution est de détruire ce type de drone à plusieurs centaines de mètres du char. Et le meilleur moyen de le faire efficacement et au moindre coût, c’est l’essaim de drones d’autoprotection.
Pour le reste, d’accord avec vous sur le fait que même à l’heure des drones, la surprise et la vitesse sont toujours possible. Les ukrainiens viennent d’en faire la démonstration près de Lyman, avec une préparation OPSEC remarquable (les russes n’ont apparemment rien vu/compris des préparatifs) et une exécution elle aussi remarquable, ayant débuté par l’aveuglement ou la neutralisation des drones et moyens d’observation russes, ce qui a ouvert une fenêtre temporelle aux unités ukrainiennes pour manœuvrer dans le no man’s land et prendre les positions ennemies, avant que les russes n’aient le temps de se ressaisir et de se réorganiser. Un cas d’école.
Exact. Et c’est en comptant le nombre de drones qui ont atteint leur cible. Si l’on prenait en compte le nombre total de drones perdus (pannes, vent, contre-mesures etc.) pour 1 char détruit, le ratio serait encore plus défavorable.
Oubliez pas de compter le nombre d’obus pour viser juste tant qu’à faire et le cout d’un obus par rapport à un drone. Les russes n’utilisent plus le char et n’engagent pas les T-14 Armata. Que vous faut-il de plus?
Les russes utilisent encore leurs chars…
Le T14 n existe quasiment pas en dehors des défilés.
Ben non justement, regardez les chiffres, c’est en open source. Ils s’en servent de pièce d’artillerie ponctuellement. Un caesar serait plus efficace.
Ils utilisent ce qui leur reste.
Les chiffres sont bas car ils n en ont plus beaucoup et qu ils n en produisent pas ou pas beaucoup.
Les derniers usages importants ont été dans des assauts mechanisés traditionnels sans préparation adéquate. Du tir au pigeon.
Les Russes se sont embourbés dans une guerre statique d’attrition qu’ils ne pourront pas gagner à cause de leurs défauts civilisationnels. Les Armata ne sont pas engagés pour d’autres raisons, comme le fait qu’il s’agit en réalité de prototypes. Leurs chars ont été remplacés par des morceaux de viande humaine sur des trotinettes électriques ou autres golfettes qui se font détruire par des drones encore plus facilement qu’un blindé. Donc je ne sais pas ce que vous en retenez comme enseignement…
Qu’une trotinette produit le même effet qu’un chargeur lourd, pour un coup 1000 fois inférieur. Il faut un drone pour tuer une trotinette, et yn drone pour immobiliser un véhicule blindé grâce à la troisième génération de drones FPV qui identifie les parties faibles du véhicule.
Le drone est une munition consommable qui n’a pas à se comparer à un équipement tel un char.
On dirait parfois que pour certains on va retrouver autant de chars que de drones sur le champ de bataille et que s’il y a des drones perdus ou qu’il faut en utiliser plusieurs, cela amène le char à survivre.
C’est totalement illogique de rechercher un quelconque ratio, c’est comme chercher dans la quantité de munitions de petits calibres utilisées un ratio qui amènerait un ratio défavorable.
On peut balancer 50 ou 100 drones par blindé que le ratio coût et durée de fabrication restera très largement favorable aux drones.
La réalité du conflit en Ukraine c’est qu’on ne voit presque plus de chars sur le front (qu’on demande aux Russes et aux Ukrainiens la raison!) que des milliers ont été détruits.
On est là à se gargariser devant une image d’un super char à 30 millions d’€ l’unité qui sera produit au compte goutte en se disant que s’il résiste à 20 ou 30 drones, c’est la victoire du char contre le drone.
Ce n’est pas pour autant que les usines de chars Russes ne tourneraient pas 24/7. La guerre en Ukraine est le résultat des insuffisances des 2 belligérants qui se sont retrouvés dans une impasse. Les Ukrainiens (comme les Russes) seraient bien contents de pouvoir gagner la supériorité aérienne, isoler le champ de combat, foudroyer les lignes ennemies avec un feu d’artillerie nourri et précis, et percer les positions avec une force mécanisée concentrée. Mais, malheureusement pour eux, ils sont engagés dans une guerre de tranchées statique avec des groupes d’infiltration et des drones FPV qui arrivent chaque jour sur le front.
Ça s’appelle le futur. Mais continuez de regarder en arrière.
Bonjour, ce concept de l’insignifiance est ridicule. Espéré passer inaperçu et/ou dissuader l’ennui d’attaquer, car trop petit… Quant on voit qu’en Ukraine ils n’hésitent pas à utiliser un drone pour un seul soldat ennemi, je vois pas pourquoi un char ou une moto isolée ne serait pas attaqué.
Parce que vous croyez qu il n existe que des drones et qu ils sont disponibles partout, à tout moment et en quantités illimitées.
Ce n est pas la réalité.
Bizarre comme réflexion ! Pas sûr qu’un droniste considère deux chars ennemis comme insignifiants au point de les laisser tranquilles !
ça peut passer pour l’artillerie, mais pas pour les drones.
Se regrouper permet au contraire de croiser les feux et de densifier la défense active.
On peut alors avoir un peloton anti-aérien avec un peloton de char, plus une autodéfense des chars.
à la fin, on se retrouve comme en 44/45 en Allemagne, où faute d’avoir la maitrise du ciel, il y avait de la flak à chaque carrefour, sur chaque point stratégique…
Mais tout ça au prix d’une consommation de munitions kolossale
Il me semble qu’on a déjà travaillé la leçon de 1940: les chars doivent être concentrés afin de donner un effet mesurable. Mais ce général dit ouvertement que son but c’est de les rendre « insignifiants »… Avec les décisions industrielles suicidaires en matière de chars, on est sur la bonne voie d’implémenter cette tactique quelque peu singulière pour le moins. Ce qui protège réellement le char contre les drones c’est l’isolation du champ de bataille et les contre-mesures (électroniques, APS, laser etc.).
@Stoltenberg « Il me semble qu’on a déjà travaillé la leçon de 1940: les chars doivent être concentrés afin de donner un effet mesurable » Nous sommes en 2026…
Mais non. Nous sommes en 1886.
Avec le même niveau de généraux qu’à l’époque. Sauf que ceux d’aujourd’hui se basent sur des vidéos Tiktok comme point de départ pour justifier la réduction des capacités de l’armée. Si Tiktok existait en 1935, ceux de l’époque auraient fait de même à la demande des politiciens. 😉
Oui, oui, en 1940, c’était la faute des politiciens, pas de la doctrine des généraux. Faites donc du stand up, vous ferez un carton et remonterez le moral des Français
@Stoltenberg le sujet c’est que l’Ukraine montre que le char ne perce pas en 2026 face à une armée bien équipée. Oui il faudrait augmenter le format mais pas en char.
bravo et je sais pas pourquoi mon commentaire a été censuré
A mon avis, son propos est plus complexe.
Je doutes qu il réfute le besoin de concentration pour obtenir un résultat. Il insiste juste sur le besoin croissant de dispersion avant concentration.
C’est l’ennemi qui devrait être foudroyé et dispersé. Sans approvisionnement en électricité ou carburant, le peu de drones qui réussiront à décoller seront peu dangereux. Sans les chaînes d’approvisionnement, l’ennemi ne saura plus les fabriquer.
C est ce que fait l Ukraine dans la limite de ses moyens et explique ses avancées de cette année.
Ça c’est sûr!! Quand on a plus d’argent pour ses blindés, la doctrine change… mais tirée vers le bas. Manoeuvre un peu grossière. Personne n’est dupe. Et oui nous sommes déjà « insignifiants » avec nos 200 chars rafistolés. Inutile d’en dire plus. La « brique » de cohérence tactique. En voilà encore une belle belle formule qui ne veut rien dire. En quoi deux pauvres chars conçus dans les années 80 accompagnés par deux « voitures » très très légèrement blindées, conçues elles aussi dans les années 80 peuvent remplir une quelconque mission de haute intensité aujourd’hui ?? Ces matériels ont presque 50 ans d’âge !!!!Et en plus il est prévu de les éparpiller façon puzzle comme en 40!!! M.Audiard avait une citation qui colle bien à ce genre de délire : « La connerie à ce point là, moi je dis, ça devient gênant ».
La question se posera dans les mêmes termes et plus d’acuité pour le pelotons de JAGUAR, un véhicule mal né qui ne servira pas dans les sous-bois vu la hauteur de ses capteurs, mais fera la fierté de la cavalerie: ce n’est pas un véhicule d’infanterie, ça ne tire pas loin comme de l’artillerie et c’est sur des roues.
Déjà le peloton VBL-LECLERC, c’était plus chevaleresque que tactique…
Personne de sensé ne se servira de chars sans leurs véhicules d’accompagnement à moins d’êtrerusse en février 2022.
Le LECLERC, dernier dinosaure de l’époque où la France voulait une cavalerie lourde, n’a aucun véhicule d’accompagnement capable de le suivre, puisque nous n’avons pas commandé de CV-90, contrairement à 5 pays européens.
https://lignesdedefense.ouest-france.fr/vers-des-blindes-cv90-commandes-conjointement-par-au-moins-six-clients-europeens/
Puisque la Suède est à la mode, nous pourrions nous raccrocher à ce contrat, le constructeur anglo-suédois a son carnet de commandes bien rempli:
https://blablachars.blogspot.com/2026/08/un-avenir-plutot-serein-pour-bae.html
Un marché auquel la BITD française a renoncé depuis la fin de la guerre froide et les dividendes de la paix, la fin de l’histoire, etc…
L’armée de terre française a peur de retirer ses petites roues pour la » haute intensité » à laquelle personne ne croit sauf dans les discours pour soutirer des budgets et se préparer à la mort des petits enfants car la guerre c’est mal et ça tue, ça pollue… on va le dire lors du service national volontaire.
https://blablachars.blogspot.com/2020/03/ca-roule-pour-larmee-de-terre.html
Sinon, puisque l’armée française n’a pas de véritables VCI, autant mettre les LECLERC à la ferraille.
Ce ne sont pas les projets militaires urgents stagnant f2ute de commandes et d’argent public pour faire face à la guerre au XXIème siècle qui manquent.
Tant qu’à chercher l’efficience en matière militaire, il nous faudrait également arrêter l’onanisme sur le PANG à presence intermittente àla mer: la Marine nationale a deployé 80% de sa flotte en mars 2026 pour que dalle.
Depuis, les bâtiments de ce glorieux non-évenement sont en MCO et la thalassocratie mondiale États-Unienne avec leurs moyens démesurés avoue avoir vider ses munitions…
https://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/guerre-au-moyen-orient-le-pentagone-alerte-officiellement-sur-une-penurie-de-munitions-2251525
Un PHA suffit à ne rien résoudre à la guerre israélo-americaine contre l’Iran et pendant ce temps-là, nous ne sommes pas foutu d’envoyer deux coques sur CORYMBE dans le golfe de Guinée où pout le coup notre présence sert à quelque chose…
Le PANG prive la Marine nationale de budget pour toutes les autres coques que son contrat opérationnel futur va exiger d’avoir pour ne pas faire que du « signalement stratégique » c’est à dire de la figuration dans le monde qui vient.
Ce serait aussi salutaire, car avant de déguiser des réacteurs nucléaires en porte-avions, il va falloir régler la question du nucléaire en France au lieu d’arranger l’Allemagne et ses » renouvelables » ( ainsi que ses « fondations » pour nous couler comme » réseau action climat » qui se répand dans nos journaux subventionnés) .
https://www.frstrategie.org/publications/notes/souverainete-resilience-securite-energetique-concepts-coeur-enjeux-europeens-2026-0
Pendant qu’en Allemagne même il y a des sabotages sur le réseau électrique, il y aussi be1ucoup de tr1ins qui déraillent en Europe…
C’est de cela qu’il va falloir s’occuper.
Tout allait à peu près bien, mais vous m’avez perdu sur les 10 dernières lignes : que viennent faire l’Allemagne, les éoliennes et le définancement des infrastructures européennes dans le déni militaire français ?
Chef sur mon écran, j’ai en visuel 2 chars et 2 fantassins, lesquels je choisi d’attaquer ?
« dans la mesure où il permet, entre autres, de percer les lignes ennemies. » Êtes vous certains?
Demandez l avis des russes qui défendaient Berezove ou Ridkodub.
La liste des exemples d avancées Ukrainiennes qui ont débutées par un assaut blindé ne manquent pas.
Si vous vous basez uniquement sur les échecs russes, vous passerez à côté de 90% du retex Ukrainien pertinent.
L’inversion accusatoire quand tous les faits contredise vos propos. C’est fort. Parlez nous aussi de la contre offensive victorieuse de l’Ukraine où ses colonnes de chars ont percé le front russe.
@dolgan je me base sur ce que font les deux camps: retirer les chars de la première ligne.
l en 1940 les B1 bis isoler était il insignifiants ??
Bof
Avec pour seul moyen de communication des ordres au drapeau (!), face à une lance blindée qui elle se coordonnait déja par radio avec ses Stukas…
derrière le vraie question pour la France de l’utilité ou pas de divisions de chars, le projet de mettre en place des pelotons mobiles de 1 à 4 chars isolés me rappelle terriblement la doctrine du généralissime Gamelin il y a 86 ans avec les résultats que l’on sait…
Le monde a changé depuis. Il est tout à fait possible que la concentration était préférable à la dispersion à l’époque (et que la France ait fait le mauvais choix), et que du fait des changements technologiques et doctrinaux, la dispersion soit préférable à la concentration en 2026.
bon. l’argument de la reduction de la taille pour faciliter la dispersions est bidon…
une cible reste une cible surtout dans une guerre d’usure…
ensuite pour ne pas etre attaquer ils faut etre mobile et savoir etre discret…
le camouflage et la capacité a ne pas etre repéré est des plus importantes dans une guerre de positions…
Ensuite nous devons développer des moyens de protection sur ce danger aérien (active et pacive ) . nos blindée sont totalement sans defense devznt ce type d’agressions…
lors des déploiement. le blindée a un role d’appuis indirecte a l’arrière du fronds (20 a 30 km ) puis lors de l’attaque de concentration et de percé en avant de la ligne de contacte…
nous devons envisager de nouvelles munitions de 120mm a forte capacité explosifs pour sont role d’appuis indirecte… ( artillerie mobile et protégé).
puis équipe nos blindée de moyens trophy et de canon automatique de 30mm avec munition spécifique pour garantir une survie lors de l’attaque… ( percé et coups blindée).
bravo Mr je ne suis pas militaire, mais depuis ma conscription ( j’ai 60 ans) je suis resté passionné par l’armée française et ses Hommes. je pense que votre raisonnement est particulièrement pertinent car il s’agit de votre retour d’expérience faisant suite à la réalité vécue sur le terrain !
Je précise que je ne suis pas militaire.
Je ne comprends pas cette piste « d’évolution » envisagée par le Général Do Tran.
On voit bien qu’en Ukraine, un véhicule isolé, char ou pas, c’est LA cible à neutraliser. Il se font en général pilonner par plusieurs drones à la suite jusqu’à neutralisation.
En réalité, nous avons tellement peu de char qu’avoir une doctrine consistant en des pelotons de plusieurs chars pour attaquer est inenvisageable pour l’armée française.
Pour ma part, si j’avais une piste à évoquer : un « drone char moyen », doté de protection passive et active, accompagné de drone volant (reconnaissance + armé) et le tout soutenu par l’artillerie dans le cas d’une offensive.
J’adore les chars mais il faut se rendre à l’évidence, le char avec équipage est obsolète.
C’est d’un ridicule ! Au lieu de créer des chars de combats exclusivement spécifiques à la lutte anti-drone et anti-aerienne on diminue encore la masse ( déjà ridiculement basse environ 200 chars de combat ! ). Qui nous protège aujourd’hui ?! On nous annonce une guerre prochaine contre la Russie et des hauts gradés nous annoncent qu’il faudrait encore diminuer la masse !!! On nage en plein déni. il y avait un programme de blindés lourds avec différentes versions. Pourquoi l’abandonner ? La réponse a vos problèmes est dans ce programme ! La France en 1939 n’était pas prête pour le conflit. Aujourd’hui nous sommes dans la même situation ! C’est quand même grave de constater que nos têtes pensantes n’ont rien retenu du passé ! Sentez la colère gronder dans nos campagnes. Quand vous donnez l’impression de nous lâcher, on se sent comme trahi. revoyez vos copies. zéro pointé !
@Patrick « C’est d’un ridicule ! Au lieu de créer des chars de combats exclusivement spécifiques à la lutte anti-drone et anti-aerienne on diminue encore la masse ( déjà ridiculement basse environ 200 chars de combat ! ) » Non on va juste avoir le même nombre insignifiant de chars en ligne (120) mais avec plus de petites unités en leur sein.
de mon point de vue
même s’il y a dispersion,il me semble nécessaire d’adjointe un véhicule AA de lutte anti-drones a chaque peloton.
il en est de même pour les pièces de 155 de l’artillerie ,section d’infanterie., poste de commandement, Radar, système AA genre mamba ou mica vlog.
la protection anti aérienne a toujours été le point faible de notre armée
elle doit devenir primordiale.
un char seul ou meme 2 ? sans appui pour progresser ? Bon courage aux équipages.
Il est évident qu’il faut des véhicules d’escorte entièrement dédiés à la lutte anti drones….sinon la guerre va devenir impossible, ce qui serait dommage vous en conviendrez …!
Faut surtout conserver la tradition , même si le millier de chars de l’Arabie séoudite ne lui sert pas à grand chose apparemment contre les Houthis.
on devrait en profiter pour les racheter avec une grosse décôte
Beaucoup de bonnes remarques dans les commentaires.
En Ukraine si le front s’est stabilisé pour faire indéniablement la part belle aux drones il ne faut pas oublier le rôle majeur du char au début de « l’opération spéciale » avec certes les importants problèmes de logistique que nous avons constatés.
C’est pour ces raisons qu’une réflexion en profondeur reste à conduire dans le domaine des blindés.
En 2022, les armées ne disposait pas de drones FPV produit en masse.
Je me demande quel est l’intérêt d’avoir une cellule « prospective » à l’Ecole de l’ABC. Il y a tant de théoriciens chevronnés sur ce forum qu’elle me parait fort inutile.
Les resultats des exercices OTAN vs ukrainiens sont pourtant sans appel. En 1940, on a bien fait d’écouter les génies de l’école de guerre.
Vs drones, pas juste vs Ukrainiens.
La « prospective » c’est ce qui a prévalu pout tout bien considérer l’insignifiante menace djihadiste ?
Finalement « un loup solitaire » c’est pas bien dangereux sauf pour sa/ses victimes ….
L’adversaire/ennemi lui ne considère peut-être pas un « élément » isolé comme insignifiant. Il est sans doute moins dédaigneux quand il perçoit une menace….
Ne pas attendre de voir les métastases pour comprendre qu’un cancer c’est dangereux…. et doit être traité sans délai.
On commence par payer cher l’absence de moyen industriel pour avoir de nouveaux matériels lourds.
Pourtant il faut une boîte de vitesse, un moteur et de quoi couler et souder les caisses…
Peu importe le débat sur la taille des pelotons la réalité d’un conflit fait que sans possibilité de compenser l’attrition ce débat est vain.
Un char peint en rose, escorté par deux fantassins paraitra plus insignifiant. En première ligne, en attaque frontale, un char a une durée de vie limité, c’est du consommable. Encore faut il en avoir en nombre. Autant envoyer une char téléopéré pour casser les premières lignes, plus léger, d’un prix bien moindre, chargé « d’expédier » des charges programmées et diverses, en espérant le voir faire le trajet inverse. Sans oublier les appuis aérien coordonnés , d’artillerie, voire maritimes indispensables.
Les ukrainiens ont prouvé avec leur opération Vivaldi que les chars peuvent encore agir et être efficaces mais la condition sine qua non est d’opacifier localement le champs de bataille, c’est à dire d’aveugler l’ennemi en supprimant tous ses moyens locaux d’observation (radars, caméras, drones d’observation, etc) et en neutralisant ses moyens de communication (destruction, brouillage, intrusion, ruse [en anglais, deception]) pour allonger le temps de réaction ennemi avant qu’il ne se rende compte de la situation et ne puisse réagir en conséquence.
Cette opération Vivaldi est un cas d’école et sera étudié comme telle.
C est déja ce qu ils avaient fait à kousrk, les Ukrainiens ne font cette année qu appliquer ce qui avait marché à l époque.
Avec en plus l Opsec particulièrement rigoureux .
Rien n’indique l’usage massif de blindés lourds à part vos fantasmes Les infos disponibles recoupées parlent de drones terrestres…
Vous inventez une réalité alternative.
Dès lors qu’un opérateur drone a un MBT en visuel, il le cible. A la limite, en mettre 50 en bloc empêche d’avoir tous ses chars détruits en même temps, mais de toute manière même comme cela ce n’est plus possible face à un ciel saturé de drones.
En réalité on passe à côté de l’essentiel : comment détruire les drones FPV ? 2 possibilités :
– des fantassins sur la plage arrière (comme les soviétiques avec leurs T34 pendant la WWII), armés de calibres 12. Taux de mortalité élevé garanti pour les courageux qui feraient cela.
– remplacer les VBL par des VBAE avec tourelle antidrones, par exemple la ARX®30 de KNDS avec obus antiaériens. Et changer le ratio char / accompagnement, en passant de 1 Leclerc / 1 VBL à 1 Leclerc / 3 ou 4 VBAE antidrones qui se couvrent mutuellement.
Au vu des lenteurs et du sous-calibrage du programme VBAE on n’en prend pas le chemin.
l’autre moyen de détruire les drones FPV est de neutraliser leur opérateur. d’où l’importance primordiale de preceder ou d’accompagner tout mouvement de chars par des tirs d’artillerie ciblés, par des canons d’artillerie classiques mais très mobiles ou des drones. Par ailleurs intégrer deux chars d’accompagnement AA et LAD aux pèlerins de Leclerc et remplacer les VBL par un char d’éclairage de 9/10t ayant les mêmes capacité de mobilité que les Leclerc ( et non pas des véhicules a roues obligés de se déplacer sur des pistes carrossables !), l’ensemble couvert par des drones longue portée lancés depuis la profondeur, me paraîtrait beaucoup plus efficient que d’isoler des Leclerc accompagnés par des motos, solution assez surréaliste. . mais très économique: Comment tenter de gérer la disette.
Ce qui marche pour vider ponctuellement le ciel des drones, c est très différent.
Gros brouillage (avec nouveau système ou nouveau code si possible).
Gros travail d interdiction sur les drones d observation.
Gros travail pour interdire l utilisation de drones fibre optique en visant les zones de lancement connues et/ou potentielles.
Si la modification des pelotons de chars est d’actualité, je voudrais rappeler que même si la guerre en Ukraine est UN laboratoire à ciel ouvert pour le combat HI, il ne faut pas calquer aveuglément la situation ukrainienne sur le modèle français. La France possède une doctrine, une géographie territoriale et des responsabilités d’alliances radicalement différentes ; et qui saurait nous affirmer avec certitude le prochain lieu et type de guerre que nos forces vont devoir affronter ? Nombre de “penseurs stratégiques“ du ministère et de l’École de guerre rappellent que copier le modèle ukrainien serait une erreur critique pour l’armée française.
Par contre il est utile d’observer au plus près ce qu’il se passe pour adapter nos armements et parfaire nos possibilités stratégiques (au pluriel !) d’emploi des forces. En ce sens, contrairement à ce que certains pensent (et écrivent…) la DGA ne se contente pas de rapports papier écrits par d’autres ; c’est en réalité à présent une « DGA de combat » qui projette ses propres experts dans les zones stratégiques. Pour ce faire, des observateurs mais aussi des ingénieurs de l’armement, sont envoyés PHYSIQUEMENT au plus près des zones de tension (notamment à Kiev en Ukraine) ; bien entendu ils ne vont pas dans les tranchées, ils travaillent au sein d’une « boucle de rétroaction ultra-rapide » rattachée au poste d’attaché d’armement que possède notre ambassade à Kiev. Leur mission sur place est unique : observer SANS PRÉJUGÉ les tactiques, observer l’efficacité RÉELLE du matériel français livré (canons CAESAR, blindés AMX-10RC, missiles, contremesures,…) face aux armes russes, recouper les données, rencontrer DIRECTEMENT les officiers ukrainiens mais aussi les techniciens de maintenance, analyser et trier la masse géante d’informations disponibles (sources ouvertes, vidéos de drones, rapports secrets) pour comprendre scientifiquement les pannes, les réussites, les échecs et les limites technologiques. Et les ingénieurs travaillent main dans la main avec la STAT (Section Technique de l’Armée de Terre) qui, testant les matériels au combat, transmettent des rapports précis aux ingénieurs de la DGA en disant : « Voilà ce qui ne marche pas sous le feu ennemi, modifiez l’arme ».
Quelques exemples. L’innovation agile « à l’ukrainienne » a prouvé que la lenteur des programmes militaires traditionnels (qui prennent parfois 10 ou 15 ans) est mortelle. Sur le front, les ingénieurs ukrainiens créent des prototypes de drones en quelques jours dans des garages… Il fallait donc bousculer nos propres habitudes en créant des « Battle Labs » où les ingénieurs travaillent directement avec des soldats fraîchement rentrés de mission pour concevoir et tester des solutions en quelques semaines seulement. Les attachés d’armement ont également fait remonter d’autres urgences absolues, comme pour le CAESAR… Ce dernier, lorsqu’il est en position statique pour attendre ses munitions ou traverser des zones découvertes, n’a aucune protection contre les attaques venant du ciel (drones). La modification rapide retenue (sans études à n’en plus finir…) a été la « Cage anti-drone », directement inspirée des bricolages du front : une structure métallique surélevée qui dissipe la charge explosive dans le vide ; testée et validée, notamment sur le camp de Canjuers, cette modification est désormais intégrée en usine sur les chaînes de production des canons destinés à l’Ukraine et aux futures versions de l’armée française. Le deuxième problème identifié par les équipes en Ukraine était le brouillage GPS massif opéré par les forces russes, qui perturbait les systèmes de visée informatisés de nos armes, aussi les ingénieurs de la DGA et de l’industrie ont modifié en urgence les logiciels de navigation et de pointage du CAESAR ; ils y ont intégré des centrales inertielles de secours plus performantes (des boussoles électroniques internes ultraprécises) ; ainsi, si le signal satellite (GPS) est totalement coupé par l’ennemi, le canon reste capable de calculer sa position exacte et de viser sa cible au millimètre près de façon totalement autonome. D’autres exemples rapides de modifications « Flash » : comme pour les missiles SCALP-EG où les ingénieurs ont dû modifier en urgence le codage informatique du système de guidage pour qu’ils puissent traverser les zones de guerre électronique russes sans dévier de leur trajectoire… Autre exemple encore : le Mistral a été adapté en urgence pour la traque des petits drones, en modifiant la sensibilité de la tête chercheuse infrarouge du missile qui a été reprogrammé pour être capable de verrouiller une signature thermique minuscule. Ou encore pour les VAB livrés à l’Ukraine, plusieurs d’entre eux ont reçu en urgence des kits de blindages additionnels (plaques de céramique) et des brouilleurs de poche pour protéger les soldats des drones FPV pendant les transports de troupes. Etc. Etc.
Ceci pour dire que si les généraux traduisent face aux médias de nouvelles stratégies, comme la division des pelotons de chars, ce n’est pas une simple vue de l’esprit.
Tout part d’une série de constats. Tout d’abord, celui que nos décideurs ont fait le choix de conserver un parc limité de chars de bataille (200, alors que l’Allemagne a une ambition de masse nettement supérieure), c’est un arbitrage stratégique essentiellement budgétaire qui consiste à privilégier la « rareté technologique » plutôt que le « nombre », et ce car notre pays est une puissance dite « en second échelon », protégé géographiquement par l’Allemagne et la Pologne. La France n’a donc pas “vocation“ à mener une guerre de tranchées ou de frontières massives sur son propre sol, tout en conservant une capacité OPEX sa contribution à l’OTAN consistera à projeter des blindés hyper-mobiles en renfort (D’où le choix de la roue pour la mobilité, le transport et la rapidité), et non à tenir une ligne de front de mille km toute seule ! Cependant, la transparence du champ de bataille ukrainien a démontré qu’il est impossible de cacher un monstre de 50/60 tonnes… Dès qu’un char bouge, il est repéré ; et malgré cela, l’Ukraine et la Russie continuent d’en réclamer ! Pourquoi ? Parce que le char reste le seul engin militaire à cumuler trois qualités uniques : une puissance de feu dévastatrice, une mobilité tout-terrain et une protection blindée pour l’équipage. Sans char, même avec une aviation de combat, il est impossible de percer les lignes ennemies fortifiées ou de mener une contre-offensive sans subir des pertes humaines massives. Fonction de ces constats, il fallait donc adapter nos tactiques.
Aussi, pour que les chars lourds survivent et restent efficaces, trois grandes transformations sont en cours au niveau tactique : l’intégration directe des drones au plus près du combat [Pour multiplier les « points de frappe » sur le terrain sans avoir besoin d’augmenter massivement nos effectifs], la dispersion des unités pour éviter d’être repérés ou ciblés trop facilement, et le combat collaboratif. Ces “nouveautés“ changent la manière de combattre de nos blindés de bataille. Aujourd’hui le drone est devenu un outil quotidien, indispensable au chef d’un blindé lourd ; ainsi, un Leclerc ne progresse plus « à l’aveugle », avant de franchir une crête ou d’entrer dans un village, il reçoit des informations valorisées (Scorpion) mais déploie aussi ses propres microdrones qui inspectent les bosquets ou l’arrière des bâtiments pour repérer les embuscades ou les mines [Ce binôme Char/Drone se traduit par des équipes spécialisées appelées SAED (Sections d’Aide à l’Engagement Débarqué) et des patrouilles de recherche qui utilisent des drones légers (comme le système NX70 ou le Anafi USA) capables de voler sous la pluie ou le vent]. Par ailleurs, grâce à Scorpion et/ou aux caméras thermiques des drones, un équipage de char, au contact ou en retrait, peut obtenir les coordonnées exactes d’une cible cachée derrière une colline et caler son tir de canon sans jamais avoir vu l’ennemi directement depuis le poste de pilotage. Cette nouvelle doctrine impose également de « Se disperser pour survivre, se concentrer pour frapper ».
En Ukraine, la concentration de gros volumes de blindés sur une route mène presque toujours à un massacre à cause de l’artillerie guidée par drone et/ou les drones “kamikaze“. L’armée française applique donc une nouvelle logique de déplacement : le camouflage par le mouvement et l’espace. Au lieu d’avancer en longues colonnes visibles (comme les russes en 2022) les chars et les VBCI tentent de limiter la casse en avançant désormais par toutes petites unités (des patrouilles de 2 à 4 maximum), utilisant le relief, la topographie, tout en s’écartant fortement les uns des autres. Puisqu’il est impossible de cacher un char fixe aux yeux des satellites et des drones thermiques, la seule solution est de rester ultra-mobile, en retrait de la première ligne si besoin. A portée de tir ou de drone, un char ne doit s’arrêter que le moins possible, ou alors uniquement sous des abris denses, et doit changer de position après chaque tir pour éviter les tirs de riposte. Et c’est ici que la technologie française fait la différence, car même si les chars sont dispersés sur des km de distance, ils restent connectés par un réseau radio unique et ultra-sécurisé : SCORPION. Le système partage automatiquement la carte du champ de bataille. Pour imager : si le char A repère un ennemi, le char B (pourtant caché 3 km plus loin en retrait) voit instantanément la cible sur son écran et peut ouvrir le feu, ou si une équipe SAED détecte une menace pour un char (ou autre), celle-ci peut être immédiatement traitée par un Rafale, l’ALAT ou un EBRC Jaguar dissimulé…
Mais cela a des limites ! Cette dispersion pose des problèmes difficiles à résoudre. Tout d’abord celui du ravitaillement des éléments isolés (en carburant, en munitions et pièces de rechange). Ensuite la gestion de la guerre électronique (Un blindé peut être coupé de ses moyens d’information = perte totale du GPS et/ou des radios). Cela impose une formation visant à une autonomie accrue des équipages, un chef de peloton/de blindé doit être capables de prendre plus de décisions, seul sur le terrain… Si les radios sautent, le chef doit être capable de commander « à l’ancienne » (C’est le retour de la carte en papier, sans GPS, la lecture du terrain au jugé, à la boussole et aux jumelles,…). Ce pourquoi l’École de cavalerie de Saumur (historiquement l’EAABC) a engagé une transformation technologique massive, apprenant aux “élèves“ à commander à grande distance et de manière isolée, à diminuer/masquer leur signature thermique et visuelle, à opérer des contremesures préventives/actives, avec l’intégration OBLIGATOIRE d’un combat « avec et contre » les drones… Et les ingénieurs ont reprogrammé les simulateurs de tir et de conduite pour intégrer ces nouvelles menaces (en intégrant également de nouvelles clefs capacitaires spatiales pour aider/guider/renseigner/agir).
Pardonnez-moi cet imposant pavé.
> Il fallait donc bousculer nos propres habitudes en créant des « Battle Labs » où les ingénieurs travaillent directement avec des soldats fraîchement rentrés de mission pour concevoir et tester des solutions en quelques semaines seulement.
La DGA est elle culturellement prête à ce que les ingénieurs de l’armement aillent dans un trou de combat souder un bidule à un machin pour améliorer un drone plutôt que d’être gestionnaire de projet complexe à des millions d’euros à Paris ? Pas sûr.
Juste un exemple…
https://www.caia.net/revue-auteurs-rubriques-numeros/article/deux-annees-a-kiev/1644
Cordialement, RDS
merci 😉
Sous le pavé …la plage.
Tout cela participe d’une seule idée, l’ennemi c’est la puissance Russe.
Avons-nous bien considéré que la doctrine militaire russe préconise l’usage de frappe « tactique » pour ébranler les forces adverses qu’elles savent supérieures en nombre et qualité ?
@RD
Je soutiens votre propos en citant les 5 points majeurs du RETEX ukrainien, qui sont pris en compte pour faire évoluer la doctrine française.
De façon générale les chars lourds ukrainiens ne sont plus utilisés comme fers de lance pour réaliser des percées en masse des lignes adverses (« à la Panzerdivision »), mais comme des éléments à haute valeur ajoutée utilisés avec précision au sein d’un environnement très connecté.
Les ukrainiens leur assignent 5 rôles :
1) tir direct de précision longue distance lourd.
Les chars modernes disposent d’organes aptes au tir de précision destructif à plusieurs km. La désignation de la cible est le plus souvent faite par drone. Le char agit alors comme un vrai tireur de précision, bien dissimulé et tirant à un moment précis et opportun.
2) Substitut immédiat à l’artillerie tactique.
Les ukrainiens pratiquent,le tir indirect en lobe façon artillerie courte portée (avec cible désignée aussi par drone), avec l’avantage d’une mobilité instantanée face aux tirs de contre-batterie.
3) Support direct à l’assaut interarmes.
Les ukrainiens le pratiquent avec 1 à 2 chars max. (tiens tiens) chargés de produire du feu lourd pour supprimer immédiatement un point dur qui bloquerait un assaut par l’infanterie mécanisée. A noter qu’un tel dispositif d’assaut est toujours interconnecté et peut se renforcer rapidement par d’autres chars suivant la circonstance. Ce dispositif flexible est toujours accompagné chez les ukrainiens d’unités légères de guerre électronique et de brouillage (suivant le dogme maintenant généralisé chez eux « pas un pas sans brouillage »), d’équipes légères anti-drones ainsi que de techniciens intégrés aux équipes d’assaut.
4) Bréchage et anti-mines d’assaut.
Le char porte un dispositif anti-mines à l’avant et ouvre un corridor d’assaut pour l’infanterie mécanisée (NB rôle du génie d’assaut dans la doctrine française).
5) Véhicule support pour bulle mobile anti-drones.
Le char utilise son équipement de protection anti-drones (brouilleurs, cage étendue etc) adapté pour créer une petite bulle mobile de protection anti-drones de proximité, au bénéfice des fantassins qui progressent avec lui.
Comme vous le rappelez la France n’a ni les mêmes enjeux ni les mêmes contraintes qu’eux. Mais l’AdT s’inspire évidemment de ce qu’ils font bien et l’adapte, en tirant parti notamment de SCORPION pour gagner en résilience par la flexibilité sans perdre l’impact.
Merci pour ce développement instructif, met en valeur le rôle des ingénieurs de l’armement, et bouscule les soldats de plomb… Mais juste une question à ce sujet : y-a-t-il un soldat de plomb qui représente un ingénieur de l’armement ? Ne seraient-ils pas les oubliés de l’Histoire…
Merci pour ces imposantes précisions, qui rejoignent l’éclairage donné par @Sì un peu plus haut.
La connectivité et la capacité d’appréciation autonome d’unités dispersées sont clairement essentiels, et Scorpion une belle anticipation de ce fait !
Je reste dubitatif devant le concept. D’une part en dispersant les chars on pert en efficacité à la fois en defense (même si un char Leclerc à une forte cadence de tir) et surtout en attaque ( 1 mine et paf un char déchenillé et isolé).
Il vaut mieux je pense concentrer les chars tout en annihilant la capacité ennemi de « voir » par l’intermédiaire de drones d’observation. Pour cela il faut détruire/brouiller les moyens de communication et traiter les drones pilotés par fibre optique (par des drones kamikazes par exemple; les drones d’observation étant à priori en vol stationnaire à une distance proche du front – donc une zone de chasse clairement identifiable).
Depuis les début de la guerre, il y a des constantes, et une de ces constantes est la densité. Le plus dense enfonce le moins dense.
Cela se fait au niveau de la pointe d’un javelon dans une cuirasse, jusqu’à une colonne blindée dans de l’infanterie légère. On change de taille, pas de règle. C’est pour cela que toute percée se fait par une pointe la plus dure possible, c’est pour cela qu’on utilise de l’uranium appauvri, du tungstène.
Et comme quand vous avez une plaie qui se referme vite, l’innovation a été pour le faible dense de pouvoir combattre le fort dense par une reconstitution rapide( et donc une coordination rapide), pour reconstituer le front ou jusqu’à encercler l’attaquant( trop enfoncé ) pour rompre sa logistique.
Si nous choisissons d’avoir un front très peu dense, pour protéger le peu de chars qu’on a en les dispersant, nous perdons automatiquement notre capacité offensive, et pour autant , notre capacité défensive n’est pas non plus certaine.
L’offensive russe de 2022 en Ukraine a été très intéressante, les russes ont utilisé des colonnes de blindés, unités dures mais dans un front ultra mou, comme tirer des flèches dans des meules de foin; ces unités se sont alors très profondément et rapidement enfoncée jusqu’à devenir isolées, encerclées. C’est à dire qu’il faut aussi pouvoir s’adapter au niveau de densité adverse pour préserver la cohérence du front, il faut être plus dense que lui pour avancer, mais pas trop sinon on perd sa cohésion.
Ce phénomène physique doit aussi pouvoir s’adapter au combat moderne des drones, avec des essaims de drones, des essaims plus denses doivent pouvoir enfoncer des essaims moins denses, mais là aussi toujours en ayant à l’esprit de préserver la cohérence générale.
« Depuis les début de la guerre, il y a des constantes, et une de ces constantes est la densité. Le plus dense enfonce le moins dense. »
Exactement, c’est la quantité qui compte, comme nous le montre la guerre ukraino-russe.
Mais le problème vient déjà du matériel il est temps pour l’armée de commander à coup de grande rénovation des leclercs évolution mais aussi de faire revivre toute une gamme de blindé sur le même châssis. D’ailleurs nos spécialistes des blindés Marc Chassilian en a parlé en long large et travers…
Le vbci n’en déplaise aux aigris spécialistes du milieu militaire est un bon véhicule mais il faut rendre à cesar ce qui est à cesar on a besoin d’un vci chenillé pour aller sur la ligne zéro et au delà…
Donc je pense qu’au lieu de dire que disperser nos chars et nos vbl sont la solution alors qu’il me semble juste être une idée logique en cas de conflit conventionnel d’ailleurs c’est ce que l’on voyait quand on nous déployait en SGTIA il faudrait surtout mettre à jour le matériel et remettre au goût du jour les chars d’accompagnements.
D’ailleurs pour les drones il faut arrêter de croire qu’un fpv détruit un char souvent il en faut plus de dix pour détruire un char je vous enjoint à regarder les retex sur la guerre en Ukraine et vous verrai que c’est plus complexe que ça.
Si les chars et les blindés disposent déjà de moyens cinétiques et autres cela va considérablement compliqué le travail des drones , avec des blindés d’accompagnement dca drone ou habité on aura déjà des gains énormes.
Je suppose que l’avenir de toute manière verra sûrement arriver sur le terrain des technologies iem plus simple à mettre en œuvre, des technologies de piratages etc
Aujourd’hui nous sommes qu’au début de ce nouveau paradigme dans l’art de la guerre, l’avenir est à l’hybridation entre les drones/robots et soldats humains et toute la complexité sera de trouver le juste milieu
Rue citadines, ponts, forêts, passages déminés… la percée se faufilant par un trou, sauf à inventer un char bondissant, la file indienne lui restera plus naturelle que le tirailleur.
J’attends de voir comment évoluera la composition de nos pelotons de Leclerc et futur CaPint , avant de me prononcé . Pour tous ceux qui disent que les chars de combat ne valent plus rien face aux drones expliquez voir pourquoi il y à tant de de programmes de char de combat de nouvelle génération .
L’argumentation utilisée sur l »insignifiance » du micro-peloton qui le protégerait des intentions destructrices des opérateurs de FPV ou de MTO est en effet « pathétique », voire « risible » comme le souligne plusieurs commentateurs ci-dessus et sert de lamentable « cache-misère ». Ce qui est par contre essentiellement VRAI est que le peloton du futur sera foncièrement hybride ou ne sera pas tout court (intact après 24H) :
1> La principale problématique rarement soulignée est que la CONFIGURATION même du CHI est passée du 2D 1/4 (1950-2020) au FULL 3D, d’un système de blindés supportant des assauts d’ATGM de fantassins, d’A-10 ou d’hélicoptères à…..un véritable combat aéroterrestre comportant une arrivée MASSIVE d’effecteurs aériens sacrifiés. En quelque sorte, en utilisant toujours des images maritimes WW2, du cas d’un chaland de débarquement sous feu de batteries côtières à la situation d’un destroyer US assailli de kamikazes à Okinawa ou Iwo Jima.
2> On aura beau mettre des « cope cages » déflectrices de plus en plus solides pour disperser en périphérie les souffles et cônes explosifs de charges creuses [CC], on ne couvrira JAMAIS l’intégralité du char et surtout ses parties vulnérables : grille du GMP turbocompressé, épiscopes, optronique, joints de jonction, chenilles, charnières etc…..Sauf à concevoir ces horribles « hérissons-tortues » russes qui se sont fait dégommer QUAND MÊME également en Ukraine vu leurs handicaps de champs de vision et de capacités restreintes d’azimuts et sites de tir.
3> Avec des drones qui vont devenir PLUS LOURDS en 2030 avec de futures batteries Li-Ion NG ( > 750 Wh/kg), les charges d’emport vont continuer à croître et ce seront de véritables petits hélicos qui s’abattront bientôt avec 8 kg à 10 kg de C4 Pentrite qui, organisées en CC, ne laisseront AUCUNE CHANCE aux blindages des zones vulnérables, même de futurs chars à blindage avancé. N’oublions pas que 38% des ABRAMS M1A1 ukrainiens se sont fait mettre HS ‘retirés du front par les UKRAINIENS), 24% de leurs LEOPARD et même quelques CHALLENGER malgré leurs énormes épaisseurs de CHOBHAM multi-couches Titane-Céramique.
4> Clairement, il est nécessaire de DÉTRUIRE en VOL ces essaims d’effecteurs anti-blindés AVANT qu’ils ne touchent les blindés ou, au pire, de limiter à très peu les impacts. Une méthodologie de peloton PLUS conséquent que 4 véhicules doit être articulée autour d’une préoccupation anti-aérienne qui est devenue MAJEURE ! Un ensemble de moyens divers d’interception qui s’entrecroisent et agissent en synergies doit arriver sur les véhicules avec les moyens de détection et de guidage associés : APS PROMETEUS, mini-drones intercepteurs, canon 20 mm à ralliement rapide, burst munition AA du RapidFire, mini-missiles low-cost, LMM THALES, MISTRAL 3….équipant des véhicules d’appui qui se protègent les uns les autres comme une PHALANGE romaine ou les carrés de la bataille des Pyramides de Bonaparte.
5> Les moyens de détection doivent aussi être considérablement miniaturisés et maillés, avec des radars embarqués Bande X ou Ku ou Ka comme l’IAI ELM 2105 ou le RAFAEL Drone Dome…..Encore une fois, on y revient toujours, les pelotons du futur ( 6 à 8 véhicules plutôt) doivent être pensés carrément comme une flottille de DESTROYERS terrestres roulants, qui sont DE FAIT assaillis par les « kamikazes » modernes d’Iwo Jima ou Okinawa: des missiles ATGM, des drones, des MTO, des bombes planantes et qui, pour survivre, doivent lancer une multitude d’intercepteurs low-cost de plusieurs types (APS, drones, mini-missiles, LMM, MISTRAL 3, voire Laser ) en mode essaim eux-aussi. TOUT a changé RADI-K-ALEMENT !!!!
Les LÉO 2 ; ABRAMS ; CHALLENGER SONT DES CHARS QUI ONT ÉTÉ CONÇUS BIEN AVANT l’apparition DES DRÔNES.
maintenant ils auront des systèmes actifs pour détruire les drônes, et ils seront plus seuls
oui,un peloton de 6 chars (4Leclerc+2chars LAD) et 2chars légers d’éclairage ( classe 10t), éventuellement sans équipage. les chars LAD devront être armes d’un canon léger a tir rapide, remplacer a moyen terme par un laser, de drones intercepteurs en silos pour pouvoir lutter contre les essaims adverses et bien entendu de toute l’optronique de détection de ciblage et de brouillage nécessaire.
Un seul drone équipé d’une charge anti-char neutralise un blindé moderne en tapant son train de roulement…Bon courage à l’équipage pour s’en sortir une fois immobilisé…comme une vulgaire brique sur le chemin!
Le retex UKR c est qu il en faut une dizaine pour obtenir ce résultat.
Faux. Il en faut plusieurs pour détruire; pour immobiliser, un seul suffit grâce à l’IA de la troisième génération de FPV qui vise les parties faibles. À la guerre un blessé est préférable à un mort. Il en est de même pour un véhicule immobilisé ou dont l’optronique est touchée.
@dolgan : Faux, il suffit de placer la bonne charge au bon moment et au bon endroit…
D’autre part les munitions stockées en nuque de tourelle sont un point faible des chars occidentaux.
Une charge perforante lançée par un drone et qui touche cette zone enflamme rapidement le char et le détruit.
Les « blast-pannels » de protection font leur job et permettent certainement à l’équipage d’avoir le temps de fuir, donc c’est mieux que du russe, mais le résultat final est qu’un seul drone a pétardé un beau char de type « OTAN ».
Un Abrams M1 Saoudien en a fait la démonstration récemment.
Bon, éparpiller l’artillerie, fixe ou mobile, ça a du sens.
Les chars en équipent plus restreintes et plus complètes, probablement aussi.
Il me semble que l’Ukraine démontre maintenant surtout des prises de positions par des fantassins bien équipés et bien renseignés, avec un gros soutien des drones et de l’artillerie, qui accompagnent ou préparent le terrain en amont.
Il me semble que ça grignote plus par du léger que ça perce par du lourd.
Les chars sont toujours un peu en retrait, utilisés comme artillerie, mais plus pour enfoncer des positions. C’est dire que les colonnes des envahisseurs tentent de moins en moins le coup pour percer.
Avec la masse de drones qui observent, toujours en expansion rapide, l’effet de surprise par l’assaut d’une colonne lourde semble de plus en plus compliqué, même avec un regroupement rapide au dernier moment.
Reste à savoir aussi quel volume terrestre occuperont les robots de combat, et s’ils ne prendront pas l’ascendant comme l’ont fait, pour l’instant, les drones aériens et navals.
Après, tout évolue très vite, et c’est toujours dans en environnement sans suprématie aérienne.
« Plus vous êtes insignifiant, moins vous avez de chances d’être pris pour cible »
C’est à dire que les drones ciblent nombre de fantassins, des motards, ainsi que de véhicules qui ont une valeur insignifiante par rapport aux chars.
A l’occasion les drones russes chassent des passants, des agriculteurs, des commerçants.
Evidement la saison compte pour la visibilité des drones.
L’hiver, moins de cultures et de feuillages, difficile de se planquer, sauf à l’opposé s’il y a un brouillard ou pluie dense et non sectoriel et s’il neige fortement. Donc il y aura toujours des opportunités climatiques pour des colonnes, mais il ne faut pas se rater sur les prévisions météo.
Comme explique Dolgan, il faut souvent plusieurs drones légers pour rendre irrécupérables un char ou un blindé.
Enfin quand les minutions ou le circuit de carburant ne s’enflamment pas très rapidement
Mais même avec 5 drones ou plus par blindé et 10 drones ou plus par char, le ratio cout reste toujours très largement en faveur des drone sacrifiables à volonté.
C’est dire que le programme Leclerc (études + essais + industrialisation + production) coute déjà plusieurs dizaines de milliard. Et il faut y ajouter les équipages de 3 soldats par machine. Il faut y ajouter les diverses modernisations.
Le maintenance seule d’un Leclerc doit bien couter plusieurs centaines de milliers d’euros (par an et par unité).
A la louche, un Leclerc + équipages à 500 000 euros par an, et des drones à 2 000 ou 3 000 euros l’unité.
Mais il faut aussi des opérateurs de drones qui peuvent aussi y laisser leur peau.
Allez, prix d’ami, je monte le drone à 5 000 € tout compris.
Ça fait 500 000 / 5000, soit une centaine de drones pour tenter de tuer un char. Je crois que ça va pouvoir le faire.
Drone à volonté, mais combien de temps pour remplacer un char ?
Et la réalité est bien, que ce jour les colonnes lourdes sont de moins en moins employées.
Et un char ne passe pas partout, les itinéraires possibles sont connus, alors que les drones se jouent des forêts, collines, rivières et plans d’eau.
Et si l’Ukraine disposait de chaines montagneuses, l’environnent serait encore plus à l’avantage de drones.
Mais cette guerre ressemble à aucune autre, et les suivantes ne sont pas écrites dans le marbre, tant que l’inventivité gardera le pouvoir.
C’est à dire que la guerre des drones vient tout juste de démarrer. Comme personne n’y était préparer, pour l’instant l’attaque prend l’avantage sur la défense qui s’adapte aux différents types de drones et à leurs évolutions.
Mais ce décalage devrait tendre à rétrécir, parce que les drones attaquants vont progresser de moins en moins vite, tandis que le panel de défense va s’enrichir, mieux se répartir et se massifier.
Les détections les plus précoces possibles resteront prioritaires.
L’insignifiance comme ambition… Après Sun Zi, Lego ?
Dispersion-concentration : où se situe exactement le dilemme imposé à l’ennemi ? Dans le peu d’intérêt supposé des éléments qu’il détecte ? Ou dans son incertitude sur le lieu, le moment et la forme de leur action collective ?
Car un peloton de chars dispersé ne devient pas insignifiant. Il offre toujours plusieurs cibles de valeur. Et autant d’indications sur un possible axe d’effort. L’intérêt de la dispersion serait plutôt de préserver une capacité d’action dont l’adversaire peine à anticiper l’emploi. Encore faut-il pouvoir coordonner ces éléments et, si nécessaire, les regrouper rapidement pour n’offrir qu’au moment du choc une cible massive.
La plasticité des formations m’est familière et me paraît souhaitable. Mais les savoir-faire de la cavalerie légère ne se transposent pas sans examen au combat lourd : les contraintes de soutien, la protection et les effets recherchés diffèrent. Les cultures de commandement diffèrent également.
La question n’est donc pas seulement, à mon sens, de savoir jusqu’où alléger les “briques”, mais comment former les cadres pour conserver, à partir d’éléments dispersés, la puissance et la cohérence nécessaires à une action décisive. C’est sur cette démonstration que j’attends la proposition.
Allez, pour le plaisir, j’y vais aussi de ma proposition : ajouter au répertoire militaire le fameux [https://www.youtube.com/watch?v=5IpYOF4Hi6Q](https://www.youtube.com/watch?v=5IpYOF4Hi6Q) « All in all we’re just a’NOTHER BRICK in the WALL!! »
Pour moi je verrais plutôt une densification des pelotons qu’une dispersion en remplaçant l’organisation actuelle (4 Chars/120mm + 4 VBL) par une organisation plus flexible du type (3 chars/120mm + 2 chars AA bitube 40mm + 1 VCI porte drones)
S’équiper comme une armée de la deuxième, ou post-deuxième guerre mondiale, à l’époque des drones, de la cyber, et du quantique.
Il parait que les armées ont un système d’innovation interne à l’écoute de tous les militaires (lol…)
le char Leclerc doit être protégé face au attaque de drone pour cela soit ajouter un système intégré de défense, compliqué vu la structure du charbon, soit un blindé d’appui suit le char dans son évolution son rôle est de le protéger contre toutes attaques et équipé de moyen anti
drone stock et autre peu être automatisé en évolution avec le char etc
Avis d’un Vétéran d’Opex
– Cette situation n’est pas à l’avantage du recrutement des équipages de blindés,et je plains fortement ceux qui en auront la charge,autant rechercher des candidats au suicide!
– La solution de ce général va à l’encontre de l’effet de masse d’unités de chars faisant face à une percée d’objectif sur une zone donnée ou face à une contre-offensive!
– Reste la solution d’utiliser les prévisions météos :pluies violentes neige froid Nuit sans lune et horaires contraires aux habitudes… »choix géographique du terrain » et « Renseignement »… Dans le pire des cas se « déguiser en courants d’air »…pendant que la chasse et les bombardements masquent la présence de chars lourds!
Il reste peu d’autres options pour Ben Hur !
Mais à mon avis on aura déjà certainement dépassés les quotas de 7% de pertes humaines !