L’US Air Force veut accélérer le remplacement de ses MQ-9A Reaper par des drones MALE beaucoup moins coûteux

Au début de l’exercice fiscal 2026, l’US Air Force alignait 165 drones MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9A Reaper alors qu’elle aurait dû en compter au minimum 189. Ce déficit s’expliquait par l’attrition de ces appareils lors de l’opération Rough Rider, menée par les forces américaines contre les rebelles houthistes du Yémen, en mars 2025. Mais il s’est aggravé avec l’intervention des États-Unis contre le régime iranien.

Selon le Washington Post, au moins 45 MQ-9A Reaper auraient été perdus par l’US Air Force depuis le début de l’opération «Fureur épique», déclenchée le 28 février dernier. Et cela alors que les forces américaines – et israéliennes – étaient supposées avoir la maîtrise totale de l’espace aérien iranien.

Cela étant, les capacités apportées par les MQ-9A Reaper se sont révélées indispensables, comme l’a souligné le général Kenneth S. Wilsbach, le chef d’état-major de l’US Air Force, en mai dernier.

«Aucune autre plateforme n’arrive à la cheville du MQ-9 en matière de nombre de frappes», a-t-il dit. Sa capacité à rester sur une zone donnée pendant une longue période a ainsi permis de détecter des cibles dites «dynamiques» et de transmettre des données de ciblage à d’autres plateformes [chasseurs-bombardiers, lance-roquettes multiples, lanceurs de missiles, etc.].

Seulement, l’US Air Force doit maintenant remplacer les MQ-9A Reaper perdus, alors que ce type de drone n’est plus produit par General Atomics. En outre, les considérations budgétaires compliquent l’équation, le coût d’un tel appareil étant compris, en fonction des capteurs et de l’armement emportés, entre 30 et 50 millions de dollars.

La solution la plus simple – du moins, à première vue – consisterait à acquérir des MQ-9B SkyGuardian auprès du même constructeur. Seulement, ce drone MALE est nettement plus cher que le Reaper. «Il y a, je crois, une sorte d’idée fausse selon laquelle, parce que le MQ-9B est en production, nous pourrions arriver avec un gros chèque et en avoir 100 cette année», a en effet affirmé le général Christopher Niemi, le responsable de la modernisation de l’US Air Force, selon des propos récemment rapportés par le site spécialisé Breaking Defense.

D’où le programme MMA [Massed Modular Aircraft] qui, mené par l’unité d’innovation du Pentagone [DIU – Defense Innovation Unit] au profit de l’US Air Force vise à développer un drone MALE offrant les mêmes capacités qu’un MQ-9A Reaper, c’est à dire capable d’effectuer des frappes, de mener des missions ISR [renseignement, surveillance, reconnaissance], de contribuer à la guerre électronique et de servir de relais de communication. Et le tout à un coût nettement inférieur.

«Pendant des décennies, les forces américaines se sont appuyées sur des aéronefs habités et des drones de grande valeur, peu nombreux et très coûteux. Dans un conflit de haute intensité, ce modèle est tout simplement intenable. Pour gagner, nous devons concevoir nos forces en tenant compte de l’attrition inévitable et l’accepter, tout en conservant l’avantage», avait alors expliqué la DIU.

Or, l’US Air Force n’a pas de temps à perdre car, de l’aveu même du général Niemi, le taux d’attrition des MQ-9A Reaper est «préoccupant».

Reste à voir s’il sera possible pour l’US Air Force de se procurer, sans attendre la fin de vie de ses MQ-9A Reaper, de nouveaux drones MALE à un prix deux à trois fois inférieur à celui d’un Reaper, comme elle en a l’intention.

«Ce qui rend le MQ-9 si particulier n’a rien à voir avec l’appareil lui-même. Il n’y a pas de technologie de pointe concernant sa vitesse, son altitude ou son autonomie. Tout repose sur des technologies éprouvées depuis des décennies. Par conséquent, si l’on se concentre sur le drone et que l’on parvient à faire des compromis de conception judicieux, nous pensons qu’il est possible de réduire les coûts», a cependant estimé le général Niemi. «Il ne fait aucun doute que si nous persistons dans la même approche qu’avec le MQ-9, nous obtiendrons un résultat dont le coût sera sensiblement le même», a-t-il insisté.

Lors de l’annonce du lancement du programme MMA, en juillet dernier, il était question d’acquérir au moins vingt nouveaux drones MALE d’ici 2031, l’objectif étant de disposer d’une flotte d’au moins 180 appareils à terme.

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31 contributions

  1. KEL-TO dit :

    Type de drones concernés : principalement des MQ‑9 Reaper, drone MALE (Medium Altitude Long Endurance).

    Volume total : ≈45 appareils détruits ou perdus.

    Flotte initiale : ≈180 Reaper en service avant le conflit.

    Proportion perdue : ~25 %.

    Coût estimé : >1,3 milliard de dollars de matériel. Washington post , il a raison Donald ce conflit c’est de la  » gnognote »

    • aleksandar dit :

      4 ont été perdus par accident.
      Reste 185.
      Aux 45 descendus par les iraniens il faut ajouter les 19 descendus par les houthis.
      Donc 64 appareils sur 185, soit 34%.

  2. Yvon dit :

    On a ici une leçon pour les européens qui persistent avec leur Eurodrone imaginé il y a plus de 10 ans et qui n’est toujours pas entré en fabrication. Hypersophistiqué et déjà un fossile.
    La France a raison de l’abandonner et de se tourner vers des supports à la fois rustiques et performants : l’Aarok ou l’un de ses concurrents devraient faire l’affaire à un coût bien moindre que le monstrueux Eurodrone.
    Les leçons de l’Ukraine et du golfe persique ne sont pas ignorées en France et c’est tant mieux.
    Il sera intéressant de voir ce que vont faire l’Italie et l’Espagne. Quant à l’Allemagne, il lui sera douloureux de reconnaître que SON projet est un échec et que sa maîtrise d’œuvre est un échec. Elle se tournera probablement vers les États-Unis ou Israël, à moins qu’elle fasse durer l’agonie avec une hypothétique version de surveillance maritime qui restera de toute façon trop coûteuse.

    • HMX dit :

      @Yvon
      Les concepts de drones MALE vont de tout façon devoir évoluer, pour s’adapter à la haute intensité. Les drones MALE actuels, MQ-9 en tête, resteront utiles voire indispensables dans les conflits de basse ou moyenne intensité. Raison pour laquelle on continuera sans doute à les voir voler encore quelques décennies. Mais pour leur succession, on pourrait voir apparaître deux classes distinctes de drones MALE, héritières du MQ-9 :

      1/ Une famille de drones MALE à bas coût type « utilitaire/camion à bombes », sans doute toujours à turbopropulseur pour maintenir un faible coût d’acquisition et de possession. Ces drones auront pour unique mission d’approcher l’espace aérien adverse en restant à distance de sécurité, puis de larguer des munitions « stand off » à longue portée, et notamment toute une gamme de munitions téléopérées (MTO) qui constituera leur armement de prédilection. Ils serviront alors de relais radio pour le contrôle de ces MTO pendant leur vol. Comme indiqué, ces drones n’auront pas besoin d’être particulièrement perfectionnés : leurs principales qualités seront une grande endurance, et une bonne charge utile. Leur valeur ajoutée résidera essentiellement dans les MTO qu’ils mettront en œuvre, qui permettront de maintenir en permanence une épée de Damoclès sur la tête de l’adversaire.
      2/ Plus hypothétique et plus coûteux, on peut imaginer des drones à turboréacteur et profil furtif, possiblement dérivés des projets actuels de drones CCA, qui auront pour mission d’infiltrer l’espace aérien adverse en volant à basse altitude (on pourra peut être parler de drones « LALE » – Low Altitude Long Endurance ??) , d’y maintenir une présence pendant plusieurs heures, et de prendre à partie toutes cibles terrestres ou aériennes qui se présenteront à eux sur leur secteur, notamment les fameux « time sensitive target ». Rapides, difficiles à détecter, et encore plus à à engager par la DA adverse, ces drones reprendront directement les missions des MQ-9, mais avec des capacités accrues et une survivabilité améliorée en environnement haute intensité. Bourrés de capteurs et de technologie high tech, leur coût unitaire sera bien sûr très élevé (30 à 50M$ ?), ce qui limitera leur nombre, ainsi que le nombre de pays capables de déployer de tels appareils.

  3. François 01 dit :

    Mais qu’est-ce qui rend le Reaper si cher ?
    Entre 30 et 50 Millions de $ c’est en gros 30% à 50% du prix du Rafale. C’est énorme.

  4. Recyclage dit :

    Vu que les drones MALE sont incapables de haute intensité, nous pourrons toujours recycler les REAPER de l’armée de l’air et de l’espace pour  » la guerre du feu » chaque été, d’autantqu’il peut voler la nuit.pour repérerlespoints chauds d’un feu.

    En 2022, le REAPER avait déjà fait du bon boulot !
    https://www.sudouest.fr/faits-divers/incendies/incendies-en-gironde/landiras-par-drone-ou-au-sol-la-longue-surveillance-d-un-feu-insaisissable-11786736.php

    En juillet- août 2026, le drone MALE REAPER fait du RENS sur le mégafeu de Gironde:
    https://www.avionslegendaires.net/2026/07/actu/un-reaper-engage-au-dessus-du-megafeu-de-gironde/

    Bref, c’est pas l’A 400 M Circus…
    http://www.paxaquitania.fr/2026/08/incendie-de-gironde-et-des-landes-dans.html

    Dans un sol tourbeux, le feu peut couver pendant des mois…
    https://www.ladepeche.fr/2026/07/27/decryptage-incendies-des-semaines-voire-des-mois-combien-de-temps-faudra-t-il-aux-pompiers-pour-eteindre-le-feu-13485411.php

    Cela tombe bien , le REAPER peut désormais opérer de la base aérienne 126 de Solenzara en Corse :
    https://www.defense.gouv.fr/air/actualites/drone-mq-9-reaper-sadapter-aux-realites-du-terrain

  5. Bastan dit :

    Ce type d’aéronef évoluant en territoire hostile à faible vitesse, a une durée de vie limitée. Moins de sophistication, de polyvalence, c’est du consommable et doit être produit en grand nombre. Son pouvoir de saturation entrainant une grande production de missiles, moyens en personnels, et autres pour les neutraliser, étant la contre partie des pertes inévitables. Et pourquoi pas des drones leurres à très bas coût au milieu des drones actifs?

  6. Rogger dit :

    bonjour, ils est claire que les industriels de l’armement ne sont pas des filentrops … une grande partis de leur production est vendu avec une marge important… Surtous lorsqu’ils y a un monopole technologique…

  7. G dit :

    Tous ces gens qui continuent de prétendre que le MQ-9 serait « obsolète dans un contexte de haute intensité » au motif qu’ils n’ont pas de produit qui lui arrive à la cheville…

    Tandis que ses opérateurs historiques cherchent par tous les moyens à remplacer ces appareils perdus, dont ils reconnaissent sans fausse pudeur qu’ils demeurent « essentiels aux opérations »…

  8. Malazgirt1071 dit :

    Encore une preuve de plus que les USA ont des industriels qui ne pensent qu’à se gaver ,utiliser la planche à billets est aussi un avantage mais aussi une facilité à tomber dans la condescendance. 🙂 🙂
    Un drone MALE comme le MQ-9 devrait avoir la capacité d’utiliser des munitions avec des portées plus importantes que des Hellfires ou des bombes guidées d’à peine une quinzaine de km ou un peu mieux , cela permettait au drone de ne pas rentrer dans la portée des systèmes de défense aérienne adverses . J’ai toujours dit que ce drone était une vraie daube vendu de surcroît à un prix exorbitant qui ne reflète absolument pas ses réelles capacités , s’il avait une variété de munitions plus grande et surtout avec des portées plus longues cela changerait la donne mais ne justifierait toujours pas son prix , il n’arrive pas à la cheville du BAYRAKTAR AKINCI que ce soit en terme de concurrence par rapport à son prix et encore moins face aux capacités du voure des drones turcs , le TB-2, lui, est la référence mondiale en terme d’efficience .

    • Zenta1697 dit :

      Le complexe militaro-industriel turc vit sous perfusion totale des commandes d’État, elles-mêmes financées par une planche à billets locale qui a détruit la livre turque et provoqué une inflation massive. Au fait ce n’est pas le gendre d’Erdogan qui dirige Baykar ? Le TB-2 a été une excellente cible d’entraînement pour la défense antiaérienne russe dès que la guerre en Ukraine s’est intensifiée, au point de quasiment disparaître du front. Quant à votre Akinci, il ne vole qu’avec des moteurs ukrainiens et n’a aucune expérience face à un ennemi sérieux, ce qui relativise l’indépendance de la « référence mondiale ». Le chauvinisme a ses limites, surtout quand la réalité du terrain vient balayer la propagande d’Ottoman, super héros de la Sublime Porte…

      • Devine qui vient dîner ce soir dit :

        Il en va des turcouillards comme des franchouillards : ils pullulent.

    • olivier dit :

      Voiu avez raison, le MQ-9 est dépassé dans ses capacités et son coût. Après parler du TB-2 sur un article concernant les MALEs, cela me semble hasardeux, un drone MALE vs un drone tactique, pas le même usage et pas les mêmes capacités. La comparaison à l’Anka-S est effectivement plus judicieuse (mais la fiche technique penche en faveur du MQ-9 sur tous les aspects, sauf pour l’endurance à égalité), l’Ankici est au niveau (sauf plafond mais le delta est mineur) voir mieux sur l’emport (et ce n’est pas négligeable) mais on reste sur 20 ans d’écart entre les deux drones… donc j’ai envie de dire encore heureux (et on est quand même sur 30M$ l’unité malgré une composante main d’oeuvre inférieure d’au moins un facteur 4).

      Le TB-2 est devenue célèbre (et à raison) en 2022…puis rapidement plus grand chose (usage sporadique en zone permissive en 2025 et probablement 2026). Donc on peut assez aisément en conclure que pour les drones tactiques (faible vitesse, plafond bas, rayon limité), le cycle de vie est relativement faible (3 ans en Ukraine pour passer d’indispensable à inutile).

    • Frite1Belge dit :

      Les drones turcs ont fait long feu en Ukraine, ils ont été les stars d’un moment, aujourd’hui, ils ont leur utilité comme épouvantail dans les champs ukrainiens.
      Ce type d’engin turc, us, ou européen est devenus des consommables dans les conflits actuels, sauf qu’ils n’en ont pas le prix.

    • G dit :

      … et en plus il est prévu de faire porter par les SeaGuardian jusqu’à 4 (!) JSM (le LRASM est quant à lui un peu limite, même l’énorme MQ-25 ne devrait en emporter que deux).

      Bref, cette belle machine devrait rester au top et loin devant la concurrence encore quelques années de plus.

  9. AlexS dit :

    Une vitesse de croisière de 313 km/h, c’est la vitesse d’un bombardier de l’entre-deux-guerres. Seule une altitude très élevée et/ou l’utilisation de capteurs pouvant se trouver à grande distance de l’ennemi permettront d’éviter une grande vulnérabilité.

  10. AlexS dit :

    Un SM-79 de la guerre civile espagnole, vitesse de croisière 360 km/h, Tupolev SB également 360 km/h.

  11. Benoit dit :

    la vraie question est pourquoi sont ils si vulnérables ?
    quels vecteurs permettent de les abattre?

    la force du reaper est l’autonomie et la possibilité de porter de nombreux capteurs et d’être armé.

    maintenant on pourrait penser le travail différemment…

    des drones furtifs pour détecter et cibler à forte autonomie et des drones porteurs de vecteurs… à distance de sécurité.

    le porteur de vecteur aura la valeur de ses munitions.

    le drones capteur sera forcément onéreux.

    il semble tout de même que la faiblesse principale vient des communications…

  12. Kamelot dit :

    Et la guerre cessa faute de matériel utilisable et de budget nécessaire… sans « s » pour faire moins riche.
    Ne pas se gausser, avec Trump c’est nous qui allons payer. 🙂

  13. olivier dit :

    Ce qu’il serait intéressant, c’est de comprendre les situations dans lesquelles les USA ont eu ces pertes et quelles sont les raisons qui ont conduit à cette attrition. Le MQ-9 (il a quand même plus de 20 ans) est un avant tout un drone ISR doté de capacité de frappes opportunistes ou en milieux permissif, donc pas franchement adapté à un théâtre de haute intensité.

    Dans le cas iranien, même si les défenses ont été mise au tapis, il reste nécessairement des systèmes (manpad, etc.) qui ne peuvent shooter un chasseur mais contre un MALE type MQ-9, ça peut fonctionner. Est ce que les USA ont utilisé leurs MQ-9 sur ce théâtre par imprudence (ou trop de confiance)? Pour traiter des cibles avec un risque fort de risposte? Pour forcer les systèmes iraniens restant à « sortir’ (shooter un MQ-9 est bon pour l’orgueil) et les traiter ultérieurement? Suivant la raison, cela change beaucoup la donne.

    J’ai le sentiment qu’à ce jour (et demain sera différent) sur un champs de bataille de haute intensité, il n’y a de la place que pour le bas de spectre (MTO, petit drone au contact, etc.) ou le haut du spectre (chasseur aujourd’hui, UCAV furtif demain). Soit c’est quasi consommable, soit c’est « blindé » (et dans ce cas les coûts explosent).

    Après les drones MALE type MQ-9 restent des moyens très efficaces dans de l’asymétrique ou de la faible intensité (et cela fait quand même un paquet de missions). Enfin pas au coût du MQ-9, il faut probablement descendre dans la gamme des 20M€

  14. Malazgirt1071 dit :

    Avant de dire des absurdités , il faut maîtriser le sujet et analyser l’utilité ou la fonction d’un drone ou quoi que ce soit d’autre avec un minimum d’intelligence et de logique ,apparemment tu n’as rien de tout cela . 🙂 🙂
    Chaque type de drone, aérien ,a une fonction différente , drone FPV, Kamikaze , de surveillance,de renseignements ,d’attaque ,etc etc. Dire que l’un ou l’autre de ces drones est inutile est ridicule ,toute armée moderne digne de ce nom doit obligatoirement posséder tous ces types de drones , ils ont une efficience inégalable comparé à une plateforme transportant une personne que ce soit en coût d’acquisition ou d’utilisation.Tout est question de l’utilisation de ceux-ci dans le contexte où l’environnement approprié,chaque pays a une politique étrangère ou une situation différente qui nécessiterait d’avoir un type de drone ou un autre ,le Luxembourg ne va pas acheter des drones d’attaque c’est certain . 🙂 🙂
    Chaque pays a une nécessité différente ,ce qui est inutile pour vous peut être indispensable pour d’autres.
    Il y a toujours des TB-2 actifs en Ukraine mais leur utilisation est limitée car le gouvernement turc a tout simplement interdit d’autres ventes et arrêté la fourniture de munitions dès le début de la guerre ,l’Ukraine serait heureuse d’en avoir d’autres ,elle utilise ses derniers appareils avec plus de précautions qu’elle ne l’a fait au début de la guerre .
    Juste pour info le TB-2 est le drone armé le plus vendu au monde ,36 pays en ont acheté ,la très grande majorité après le commencement de la guerre en Ukraine ,ces pays seraient des idiots selon votre raisonnement .Les USA ont toujours refusé d’en vendre à la Turquie et ce ne sont pas les seules plateformes armées que ses « alliés » refusaient de lui fournir , c’est le cas depuis toujours et jusqu’à aujourd’hui encore ,il n’y a pas besoin d’être un génie pour comprendre pourquoi .

    • Dilat Laraht dit :

      Les USA ont toujours refusé de vendre des TB-2 à la Turquie ?

      Vous avez bu, patron ?

    • Anatole dit :

      « Il y a toujours des TB-2 actifs en Ukraine mais leur utilisation est limitée car le gouvernement turc a tout simplement interdit d’autres ventes et arrêté la fourniture de munitions dès le début de la guerre »

      À moins que vous n’ayez des éléments à apporter en soutien de cette affirmation, elle ressemble fortement à une réécriture de l’histoire pour camoufler le fait que les TB-2, après des débuts spectaculaires et prometteurs, ne servent actuellement plus à grand chose sur le front ukrainien après que les Russes ont appris à les gérer.

  15. Myshl dit :

    Ahh…
    Le drone dans l’AA…
    Un embryon au CEAM à Brétigny (Hunter),
    une « expérimentation » au CEAM à Marsan, sous les ordres d’un PN déclassé sauf PowerPoint,
    un transfert à Cognac cause qu’il fallait déclarer le truc « opérationnel ».
    Un trop bel exemple du « yakafokon ».
    Une impasse, un cul-de-sac d’expérimentations auto-entretenues.

    Nous serions bien plus loin devant sans les PN et leurs palefreniers.
    Ceci n’est pas qu’un constat,
    c’est une invitation à mettre à terre les prétendus chevaliers, et à genoux leurs serviles serviteurs.

    • Fouyouyouye dit :

      Ça se voit bien que vous ne les aimez pas, les navigants.
      S’qu’y vous ont fait ?