L’armée de Terre fait son mea culpa après l’abandon du drone tactique Patroller

Notifié à Safran Electronics & Defense par la Direction générale de l’armement [DGA] pour 330 millions d’euros en 2016, le programme «Système de drones tactiques» [SDT] prévoyait initialement de livrer quatorze drones Patroller à l’armée de Terre à partir de 2018. Mais des difficultés techniques, accrues par la perte d’un appareil due à la défaillance d’un calculateur de commandes de vol d’origine américaine, firent que l’industriel ne fut pas en mesure de tenir ce délai.

Pour autant, alors qu’aucune livraison n’avait encore été faite, la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 conforta ce programme en portant à vingt-huit le nombre de Patroller commandés. Mais c’était sans compter sur les tracasseries réglementaires auxquelles ce «drone de commandement» allait être confronté pour obtenir sa certification pour évoluer dans l’espace aérien français.

Pour rappel, développé à partir du motoplaneur allemand Stemme S15, le Patroller était censé voler à 20 000 pieds d’altitude pendant 20 heures. Potentiellement, il devait emporter une boule optronique Euroflir 410, une nacelle de désignation laser, une charge de guerre électronique et un radar PicoSAR AESA, fourni par l’italien Leonardo. En outre, il allait permettre à l’armée de Terre de récupérer une capacité perdue avec le retrait du Cougar Horizon [Hélicoptère d’observation radar et d’investigation sur zone].

Quoi qu’il en soit, avec les retours d’expérience de la guerre en Ukraine et l’apparition de nouveaux drones susceptibles d’offrir des capacités similaires à un coût moindre, le Patroller a finalement été abandonné lors de l’actualisation de la LPM 2024-30.

Lors de l’examen de cette dernière par le Sénat, en mai dernier, le général Pierre Schill, alors chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT, qu’il n’est plus depuis le 24 juillet], a évoqué le sort du Patroller. Le compte rendu de son audition vient juste d’être publié… alors qu’il vient de faire officiellement ses adieux aux armes.

Ainsi, pour le général Schill, l’échec du Patroller est dû en partie à… l’armée de Terre. En effet, a-t-il expliqué, celle-ci a «d’abord exprimé un besoin trop ambitieux» et Safran «a cherché à y répondre alors que les conditions industrielles n’étaient pas réunies». Et cela alors que «le rôle de médiation de la DGA n’a pas permis de suffisamment rapprocher l’expression du besoin de ce qui était effectivement réalisable».

Plus précisément, a poursuivi l’ex-CEMAT, la «principale difficulté a concerné les capacités de navigabilité» car «nous avons voulu disposer d’un drone présentant des caractéristiques proches de celles d’un petit avion, certifié pour voler automatiquement, y compris au-dessus de zones habitées». Or, comme on l’a vu par la suite, les «exigences de certification étaient donc particulièrement complexes, notamment pour un industriel qui n’était pas à l’origine un avionneur», a-t-il ensuite développé.

La certification en vol étant devenue incertaine alors que des technologies «moins coûteuses, plus efficaces et plus rapidement disponibles» venaient d’émerger, la décision s’est imposée d’elle-même. «À un moment donné, il a fallu faire le choix d’y mettre fin dans sa forme initiale», a dit le général Schill, avant d’estimer que le Patroller avait encore des chances à l’exportation.

Désormais, l’intention de l’armée de Terre est de se doter de drones tactiques lui permettant de mener des missions ISR [renseignement, surveillance, reconnaissance] dans une zone comprise entre 0 et 200 km de la zone de contact avec l’ennemi. D’où le programme ADAPT, qui a fait l’objet d’un appel d’offres émis par la DGA en avril dernier.

«Nous ne voulons pas reproduire l’erreur consistant à figer pour quinze ans le choix d’un système unique dans un domaine technologique qui évolue très rapidement. Aujourd’hui, nous disposons de tel système, parce qu’il est disponible à cet instant. Demain, nous passerons peut-être à tel autre, puis à tel autre encore, au gré de nos besoins, en faisant la balance entre coûts d’acquisition et de maintien en condition et performances au regard de nos exigences techniques», a ensuite expliqué le général Schill.

«Dix ans se sont écoulés depuis le lancement du programme SDT.», a-t-il rappelé. «Aujourd’hui, d’autres moyens sont disponibles, pour un prix inférieur. Je suis donc certain que nous disposerons des quarante systèmes de drones tactiques prévus par la Loi de programmation militaire. Seront-ils tous du même type ? Non. Seront-ils évolutifs ? Oui», a-t-il conclu.

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54 contributions

  1. valerianf dit :

    10 ans de perdus pour le SDT, 9 ans pour le SCARF, avec les dépenses qui vont avec, cela fait beaucoup pour aucun résultat à l’arrivée.
    C’est une des caractéristiques du double quinquennat qui se termine: de grosse dépenses pour aucun résultat.
    Espérons que la France va redresser la barre.

    • mich dit :

      Alors vous on ne peut pas dires que vous n’avez pas le sens du raccourci ! (mais vous n’ êtes pas le seul )

    • Jack dit :

      « de grosse dépenses pour aucun résultat »
      .
      Vous pensez réellement que l’intégralité du travail fait par Safran, Dassault et Thales sur ces projets ne sera pas réutilisé ?

    • farragut dit :

      « Your scarf, it was apricot ? »
      You’re so vain, dear valerianf ! 😉
      https://www.youtube.com/watch?v=mQZmCJUSC6g

    • Olivier dit :

      Le PR est déjà pour partie responsable du SCAG et MGCS (par aveuglement, en droite ligne avec ses prédécesseurs), ne lui coller pas en plus le foirage du SDT qui est de la pure responsabilité de l’armée. Je m’explique: si un président doit aussi mettre son nez dans un programme à 330 millions… c’est de la pure incompétence de nos armées.

      Par contre, on devrait avoir une sorte de règle automatique: lorsque qu’un programme d’une certaine valeur (par exemple plus de 500Meuros) emplafonne les délais ou coûts de plus de 20% (laissons de la marge, cela reste des sujets complexes avec leur lôt d’incertitudes), il devrait y avoir un audit indépendant. Cela devrait être applicable à l’ensemble des programmes/investissements, pas uniquement les armées bien entendu. Quand je parle d’audit, je parle de vrai audit technique avec comme but de redresser la barre (ou arrêter), pas de commissions d’enquêtes politisées type assemblée nationale (moins vrai pour les commissions du sénat qui sont plus carrées).

    • m dit :

      Merci de rappeler la sortie des FDI, la vente record de Rafales et de Caesar, le programme SCORPION, ….

    • Scal dit :

      C’est dix ans d’économie, et à ce que je sache, nous ne sommes pas en guerre.
      Comme les appareils et les propriétés demandées sur les nouveaux champs de bataille évoluent à une vitesse stratosphérique, ces dix ans vont nous permettre d’acquérir des nouveaux système bien plus adaptés

    • Yvon dit :

      Ajoutez à cela les dépenses inutiles à venir pour le PANG à mi-temps et un hypothétique char lourd .
      Nous sommes mal partis pour « redresser la barre « .

      • Naoned46 dit :

        ceci etant il est bon de rappeler que l Education Nationale est ,en terme d effectifs, a lechelle du continent europeen juste derriere l armee russe avec les resultats que l on sait et pourtant personne ne tape sur le bestiau
        petit rappel losque monsieur Rocard premier ministre avait demande en son temps a chaque ministere de donner l effectif exact de ses employes un seul n avait pu le faire avec precision devinez lequel

    • FouPouDav dit :

      Expression de la faillite française administrative. Un mamouth sortant des normes à tout bout de champs.
      Les Ukrainiens ont fait table rase de cela avec un temps administratif réduit. Certes ils sont en guerre.
      Des fonctionnaires aux militaires en passant par la dynamique politique c’est ce que doit faire la France pour répondre industriellement au défi de massification des drones, des munitions, et les résultats en R&D des pépites françaises voire européennes.
      Dixit Destinus, AML Meca,…

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « Espérons que la France va redresser la barre. » Avec les « aigles » qui se présentent à la fonction suprème de notre pays je crains que votre espérance ne soit……déçu! Maintenant idépendamment du fait que vous allez vous retrouver en décompensation le soir du 2 mai 2027 (il va falloir vous trouver un nouveau bouc émissaire) nous verrons à l’œuvre le nouveau locataire de l’Elysée et quel « vérin » il utilisera pour « redresser » la France! (je suis quasiment persuadé que ça va pas vous plaire…….une intuition comme ça en passant!)

  2. Mat49 dit :

    C’est une très bonne chose d’annuler des programmes. On aurait dû le faire bien plus souvent.

    • G dit :

      Ce sont malheureusement ces petits programmes qui sont éligibles à annulation, ce qui ne laisse que trop peu de place à l’innovation et l’adaptation.

      À partir d’un certain montant, trop de carrières commencent à en dépendre et personne n’a plus le courage de dire publiquement que ce projet de bouée flamant rose géante de 5000 places en saumon fumé n’est plus adapté à la baignade moderne.

      Bien sûr on voit des exceptions, aux USA, Grande Bretagne, Allemagne, etc. Mais cela reste un acte de courage assez rare.

      • Mat49 dit :

        @G ailleurs ce n est pas mieux. Le scandal AJAX, le L85A1, les Queen Elizabeth… les anglais sont servis. Aux USA le F35 est un modèle de programme qui aurait dû être annulé. L Allemagne n en parlons pas.

  3. Stakan Vada dit :

    Des erreurs de programmes cela a toujours existé et fait partie du processus d’avancées technologiques. Bon, vaut mieux éviter d’en faire trop souvent au regard de leurs coûts, surtout pour notre pays sur endetté par le fait de la kakistocratie qui y règne depuis 10 ans.

    • olivier dit :

      Avec cette déclaration en audition, le problème me semble un plus grave. Effectivement se planter suite à un pari technologique qui n’aboutit pas ou un pari capacitaire qui se révèle caduque; ça existe et ce n’est pas un drame si on s’arrête assez tôt. Cela fait aussi partie d’un processu d’apprentissage. Comme vous le dites, l’enjeu étant que cela ne se reproduise pas trop.

      Là c’est un peu plus grave comme plantage: c’est un programme qui devait être certifié mais qui n’était pas certifiable. Et qu’à priori, ce risque de certification était relativement évident dès le début.

      • vno dit :

        A qui a été confié l’étude de faisabilité du projet et celle de risque ? c’était gratuit ou open bar pour nos sous ? Pas un cabinet étranger avec des élites littéraires quand même ?

    • farragut dit :

      Surtout que le problème de la maîtrise du logiciel de pilotage avait été identifié dès le départ du projet. Mais quand les ingénieurs de Sagem ont voulu développer leur propre logiciel, on (la DGA ?) leur a répondu « c’est trop cher, mon fils ! ».
      –
      Après « on » ose parler de souveraineté quand un composant essentiel du produit repose dans la main d’un estranger (ITAR pas free, en plus !).
      Un peu comme les Allemands avec leur EuroHawk basé sur le Northrop Grumman RQ-4 Global Hawk. 500 millions d’euro dépensés pour rien, un ministre de la défense allemand éjecté, et pas de drone HALE pour l’Allemagne, qui voulait avoir accès aux codes source gratuitement…
      https://www.avion-chasse.fr/les-drones/northrop-grumman-euro-hawk/
      –
      C’est le risque quand un fournisseur n’a pas l’expérience des pièges administratifs (la Certification pour voler dans l’espace aérien européen rempli d’avions civils) et juridiques (les IPs) d’un projet complexe.
      –
      Quand le CEMAT enfonce le fournisseur SAGEM en disant qu’il n’était pas un avionneur, c’est surtout que ce fournisseur n’avait pas l’expérience de grands projets avec des fonctions opérationnelles devant s’exercer dans un environnement aérien civil très règlementé, pour oser refuser la demande de l’Armée de Terre.
      –
      Pas qu’un problème d’ingénieurs, mais aussi de chef de projet, d’administrateurs avec des compétences aéronautiques civiles, de juristes comprenant les risques de refus d’accès aux IPs des fournisseurs étrangers de composants tiers, etc.
      Il ne suffit pas de prendre des « composants sur étagère » (les fameux COTS) pour réduire les coûts et les délais, et de supposer que les autres fournisseurs vont livrer gentiment leurs secrets industriels…
      –
      Mais cela, c’est justement l’expérience acquise dans les projets aéronautiques et spatiaux de l’AAE qui le fait comprendre. Et cette expérience qui est décrite dans les documents de méthode de la DGA/AQ et du BNAE impose de savoir les lire, si possible avant de répondre à l’appel d’offres…
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Bureau_de_normalisation_de_l%27a%C3%A9ronautique_et_de_l%27espace
      On a vu ce que cela donnait sur l’A400M qui a été « vendu » comme un « gros avion civil », sans contraintes de qualification militaire.
      –
      La manière « Elon Musk » à la Shadock, « je me dépêche de rater les 999.999 premiers tirs pour réussir au millionième », ça va bien pour les Etats-Unis et le DoD, qui dispose d’un budget de quelques milliard de dollars…par jour ! 😉

  4. Gégé dit :

    C’est un cuisant échec qui aura pour conséquence de nous faire perdre 10 ans face aux autres nations.
    J’espère au moins qu’un audit sera mené au sein de l’AT pour identifier les responsables de cet échec car oui, il y a des responsables.
    On ne peut pas juste dire « mea culpa, on passe à autre chose ».
    En tout cas, j’attends de voir mais j’ai des doutes pour connaître les responsables de cet échec.
    Cela s’appelle une république bananière.
    On n’a plus le luxe des rigolos.

    • Mat49 dit :

      @Gégé le responsable premier est le pouvoir politique qui a quasi détruit les armées. Le problème ici vient du fait qu’on a voulu une capacité sans avoir le budget pour mener dans les temps un programme correspondent. Résultat on a voulu du bas de gamme, mais comme on a voulu du bas de gamme il y a eu des problèmes et l’évolution tactique aidant ce type de drone est devenu obsolète.

      C’est beaucoup plus un problème de budget et d’évolution tactique.

    • Tih Yellow dit :

      On l’a bien fait pour Louvois…

      • Mars dit :

        Non il n’y a pas eu de vrai responsabilités de prisent pour Louvois.
        Et on parle bien de ce fameux problème de solde qui, au départ, n’intéressait pas nos supérieur très haut gradé et, pour l’avoir vu et entendu, qui disait « le Soldat n’est pas là pour la solde……… »
        Sauf, bien sûr, quand cela a commencé a les toucher et que bobonne devait raler à la maison car la super-solde ne tombait pas, du coup, nos officier supérieur se sont intéressés au sujet.
        Mais au départ, les MDR et quelques SOFF qui étaient victime du problème étaient bien seul.
        Je me rappelle même de mon super ADU qui avançait de l’argent à certains EVAT avec la caisse popote (qui était très très bien fournie).
        L’EM du régiment s’en battait les cacahuètes, mais vraiment.
        Surtout vous savez, cette strate entre les CDU et le CDC.
        Et pas la peine de venir me dire « mais non, les off supérieurs ne s’en moquaient pas » si si et re si, je l’ai vu, vécu et entendu de claire voix.
        C’est là, précisément à ce moment là, que je me suis rendu compte que c’était chacun pour sa gueule, surtout pour les chefs.

  5. olivier dit :

    Là j’ai du mal à suivre, si on considère le lancement du programme en 2016 et une mise en opération entre 2018 et 2020 (cela serait différement aujourd’hui):
    – Déjà une certification de vol au dessus de zones habitées (peuplées je pense) n’existe pas pour les avions (les exigences de certification font que par incidence ce risque devient faible) et à l’époque on ne savait pas comment certifié un drone
    – la touche final de complexité: en mode automatique
    – Le S15 a un type certificate CS-22 restreint, donc VFR uniquement
    – A quel moment ils se sont dit que tenter un 10-7 (voir 10-9) à partir d’un motoplaneur transformé en drone, ça allait passer crème? Les DAA en était à leur début, de même pour la robustesse des C2, etc.
    -je n’arrive pas à comprendre comme Safran a pu se laisser embarquer là-dedans et pourquoi la DSAE n’a pas agité le chiffon rouge dès le démarrage du projet? Pas besoin d’en discuter avec la DGA, la DSAE aurait du intervenir pour arrêter ce délire.
    – Et encore je suis soft, je ne tiens compte que de cette histoire de zones peuplées (donc probabilité de défaillance), je ne rentre pas dans les problèmes de règle de l’air (VFR en espace controlé notamment) et le fait qu’aujourd’hui il n’y a que la catégorie certified qui peut permettre à un drone de 1200kg de circuler “librement” au dessus d’une zone peuplée (la catégorie specific SAIL V/VI dépend de la zone survolée)… et là c’est 10-9.

    En 2026, il n’y a pas à ma connaissance d’opération en SAIL V/VI et il n’y a pas de drones certifiés (ça va arriver mais sur des multi-moteurs et à mon avis il faut compter sur 2029/2030).

    Ou alors c’est la notion de “certification” qui est employé à tort et à travers rendant la compréhension du sujet difficile pour un citoyen lambda. C’est aussi tout à fait possible.

    Je trouve par contre sain qu’il y ait un mea culpa de l’AT alors qu’il aurait été plus simple de taper sur l’industrie et la DGA.

    • La chronologie, c’est important dit :

      Le général est parti, puis c’est sorti.

      C’est par le général de Villiers qui s’est fait b**sé sur le budget par Macron.

      • Korrigan dit :

        ben oui toujours au depart en deuxieme section
        par contre pendant pendant les annees actives rien aucune remarque
        N est pas le general Lagarde qui veut

  6. kazimirov dit :

    « Il faut travailler, toujours travailler pour nous tenir au courant, car les moyens évoluent, les solutions sont chaque jour différentes. Faire la guerre prochaine avec les procédés de la dernière, quelle utopie ! Il faudra que le chef d’alors improvise des solutions nouvelles. Travaillez… les improvisations géniales sur le champ de bataille ne sont que le résultat des méditations antérieures » Maréchal Foch (conférence à l’École navale – août 1920).

    • Concentration des forces, économie des moyens ou l'inverse dit :

      Foch qui considérait les  » faucheurs de marguerites »…
      C’est dur la prophétie.

  7. Rogger dit :

    bonjour. ils est regrettable d’avoir un investissement si important de temps de d?’argent et ne rien avoir développer ou acheter…certe les techniques évolue rapidement et nos besoins sont importants.
    Avant toute chose nous ne serons pas toujours confronté a la guerre de hzut intensités et ils y a des besoins de drone de surveillance dans de nouveaux secteurs… ( sécurité routière, sécurité incendie. ect.. )
    Ensuite pour développer un champion nous devons un minimums favori l’essor d’un constructeur français… la certification civile est tres compliqué cela est une barrière inutile et un obstacles au développement de nombreux projets…
    A l’echec de ce développement industrielle, nous devons reduire au maximum le temos de développement pour atteindre des objectifs realiste …

  8. LYP dit :

    Comme le dit le texte, un industriel qui n’est pas avionneur et qui constitue un drone fait de bric et de broc avec des approvisionnements étrangers non certifiés.
    Echec cuisant qui doit servir de leçon pour les expressions de besoins futures de nos armées et le rôle d’expertise de la DGA.
    Bref, 330 millions de perdus !

  9. PMo dit :

    Les erreurs à répétition de spécifications « foldingues » et du non contrôle de la DGA , on les comptent ?

  10. phil135 dit :

    une petite tendance des décisionnaires à considérer que l’avenir moderne est ce qui les a épatés quand ils avaient 25 ans ?

  11. Bref dit :

    Mais la France continue de s’enfoncer dans l’Eurodrone …

  12. Sébastien dit :

    Toujours ce bal des pleureuses qui ne perdent pas une occasion de critiquer tout et n’importe quoi derrière leur clavier.
    Des erreurs, tout le monde en fait, à part vous sans doute, « êtres parfaits » qui êtes bien bons de nous faire profiter de votre supériorité de vue.
    Mais quand on observe objectivement (essayez, c’est possible) les succès français depuis une dizaine d’années, la montée en puissance de programmes et d’équipements (dont beaucoup ont été lancés il y a plus de dix ans certes) comme le Rafale, le Caesar, les FDI, le programme Scorpion, la décision pour le nouveau PAN, quand on observe la remontée du budget des armées qui permet cela depuis 2017 (essayons de ne pas avoir la mémoire courte), quand on observe ce qui se passe chez nos voisins (état des forces armées terrestres, navales et aériennes en Grande-Bretagne et Allemagne, retards monumentaux dans les programmes de frégates anglais, échec du programme de blindés Ajax, annulation de programmes de frégates en Allemagne et Grande Bretagne après avoir engagé des sommes parfois colossales chez nos amis allemands), je me dis que nous nous en sortons bien et que la plupart de nos programmes sont plutôt bien gérés par nos forces armées, la DGA, nos politiques et nos industriels, même s’il existe encore des marges de progrès
    Mais bon, il y en aura toujours pour écrire sur ce site que si février compte 29 jours les années bisssextiles, c’est la faute du président en place, et/ou du gouvernement, et/ou des parlementaires (liste non exhaustive que chacun pourra compléter), en exutoire de leurs problèmes personnels…

  13. jean luc dit :

    @gégé rechercher des boucs émissaires est une mauvaise solution, car cela conduira à devenir comme BAAINBw (Bundesamt für Ausrüstung, Informationstechnik und Nutzung der Bundeswehr qui, par peur de procès, et suite judiciaire, blinde complètement les dossiers comme ceux des F126, ou F127 avec des calculs de coût sur 30 ans incluant la maintenance, les stocks de missiles, la paye des équipages, et aussi la retraite, les assurances sociales et juridiques,et imposer des normes civiles,comme des sanitaires hommes et femmes , etc,etc, pour arriver á 40milliards , La DGA est citer en exemple par Boris Pistorius lui même. Il faut simplement analyser les causes pour comprendre, pour éviter que cela recommence .

  14. Bricoleur dit :

    M. Lagneau, je considère que votre titre est inadapté. Le général Schill a bien précisé que «le rôle de médiation de la DGA n’a pas permis de suffisamment rapprocher l’expression du besoin de ce qui était effectivement réalisable». Le besoin exprimé par le militaire est toujours « ambitieux », il souhaite le meilleur pour ses soldats et c’est à la DGA de faire réaliser le matériel correspondant à ce besoin par l’industrie. C’est à la DGA de faire  » l’analyse de la valeur », et de signaler au militaire que soit la technologie n’est pas disponible, soit le produit sera très largement hors budget et hors délai.
    Dans cette malheureuse affaire, c’est à la DGA de faire son « mea culpa ».
    Je précise que j’ai « bricolé » de nombreuses années dans le processus d’ acquisition des matériels militaires.

    • farragut dit :

      @Bricoleur
      Sauf erreur de ma part (n’hésitez pas à me détromper), il me semble que le service DGA/AQ (Assurance Qualité) de la DGA, celui qui a pondu les documents AQ902 et autres documents de méthode pour la maîtrise des spécifications et pour la conduite de projets dans le domaine aérospatial avait été supprimé…par la DGA.
      Certes, on peut toujours dire que la certification ISO 9001-2018 remplace et annule ces dispositions « militaires », un peu comme la RMA (Revolution in Military Affairs) de Rumsfeld en son temps (suppression des Mil-Std), mais l’expérience cristallisée dans ces documents peut être dispersée façon puzzle par des « jeunistes » qui considèrent que les « normes », c’est pour les cochons (et les vieux c*ns).
      « Place à l’ingéniosité et au contournement des barrières qui entravent l’innovation et la compétitivité ! »
      Un peu le style « Start-Up Nation » du Chef des Armées de 2017-2027…
      C’est le même, quand il était jeune führer, pardon Young Leader, à la Commission Attali, prônait la suppression de la dissuasion nucléaire pour récupérer 5 milliards de francs par an…
      Autres temps, autres mœurs, mais face à Poutine et à ses « armes invincibles » de 2018, où sont nos intercepteurs anti-missiles hypersoniques qui pourraient éviter de se faire menacer d’une pluie de missiles russes ?
      Est-ce en « bricolant » que les programmes sans méthode aboutiront, désormais ?

  15. benoit dit :

    Un point est certain sur ce type de programme qui dure et qui n’aboutit pas,…
    Le besoin est mal posé.

    Si les armées avaient eu un besoin réel et impératif de ce type de drone elles l’aurait mis en service malgré ses défauts.

    En fait on est pile dans la caricature des programmes actuels qui doivent tout faire…
    La caricature est le besoin de la certification civile, ça n’a pas de sens en soi sauf à complexifier les choses pour rien.

    Enfin de toute façon la vraie raison de l’abandon de ce type d’engin c’est que de part sa conception c’est un soleil électromagnétique dans le ciel qui attire sur lui tous ce que le champ de bataille peut compter de moyens anti ondes….

    espérons simplement que tout ne soit pas perdu et que les capteurs développés pour ce drone seront utilisables sur d’autres vecteurs.

    • farragut dit :

      Est-ce à dire qu’un crash lors d’un vol de réception n’est qu’un « défaut » ?
      Si les avions civils étaient conçus et testés comme ce drone, il y aurait peu de monde dans les aéroports… 😉

  16. JILI dit :

    Le bon sens n’a pas existe pour notre Armée, et comme d’habitude le Mal de notre Pays ou la Bureaucratie a régné. Inadmissible que la sécurité de notre pays subisse de tels méfaits alors qu’en plus nous possedons une haute technologie dans ce domaine.

  17. Lothringer dit :

    Effectivement Safran n’est pas à l’origine un avionneur. Et les exigences d’utiliser un calculateur américain (à logiciel fermé) ont ajouté une couche de difficulté.
    Une co-entreprise Dassault-Safran aurait peut-être été plus habile et rapide. Sauf que depuis 9 ans, nous avons un Président qui se plaît à savonner la planche à Dassault en raison du caractère retors et trop terre-à-terre et pragmatique de cette belle entreprise.
    Maintenant, cet appareil ayant été développé, je suis convaincu qu’il aurait pu être recyclé à faible coût dans d’autres tâches : surveillance maritime en outre-mer (que nous n’avons toujours pas), tueur de drones en lui greffant des mini-roquettes multiples, désigneur laser de cibles pour missiles guidés laser,…
    Un gâchis bien français dans le développement, puis un gâchis dans le repositionnement stratégique.

  18. Rec dit :

    Et pendant ce temps là Turquie et devenu le leader mondial des drones militaire…

  19. Alfred dit :

    Pour une fois qu’une explication est fournie, c’est déjà un progres. Surtout quand dans le même temps la Cour des Comptes relève qu’une proportion non négligeable des depenses des collectivités locales est intraçable, que les credits d’impôts recherche accordés ne donnent lieu a aucun suivi tant sur la realite des travaux effectues que sur l’intérêt du dispositif, etc…. (Bref, que c’est le foutoir, au niveau des depenses à tous les etages de notre millefeuille administratif)

  20. Carin dit :

    Le PATROLER est prêt.
    Il n’a juste pas les certifications nécessaires pour voler en France, mais a l’étranger, il a toutes ses chances, d’autant que de l’aveu même du général, l’AT avait visé trop haut pour un premier drone.
    Ce qui veut dire que les possibilités du PATROLER sont très bonnes aujourd’hui… mais pas en France… ça s’appelle marcher sur la tête.

    • Mère-grand dit :

      @Carin. « Il n’a juste pas les certifications nécessaires pour voler en France, mais a l’étranger, il a toutes ses chances, ». C’est un échec complet, en France et à l’export… Il se vendra (peut-être) de manière de manière anecdotique..

  21. Socrates dit :

    Commentaires intéressants. Les experts de la DGA sont censés être de très haut niveau. La DGa a t elle autorité pour mettre un veto à un projet qu’elle juge infaisable aà cause des contraintes ?

  22. jean paul chambouleyron dit :

    Que de commentaires négativistes qui occultent que la France est le 2eme pays aumonde pour l’exportation de matériels militaires,que nous avons 3 armées et une industrie de l’armement remarquables.C’est difficile de supporter çà pour certains mais les faits sont là
    Soyez fiers,merci