La Royal Navy pourrait finalement garder ses destroyers de Type 45 plus longtemps que prévu

Suite à la publication du Plan d’investissement de la défense [PID], en juin, le gouvernement britannique a annoncé l’annulation de la construction de six destroyers de Type 83, censés remplacer ceux de Type 45 [ou classe Daring], au profit du développement et de l’acquisition de six «Common Combat Vessels» [CCV], c’est-à-dire des navires devant servir de «centres de contrôle pour les systèmes sans équipage».

Issu du programme FADS et supposé afficher un déplacement de 10 000 tonnes, le destroyer de Type 83 devait être doté de capteurs puissants et d’un éventail de «nouvelles capacités», comme les armes à énergie dirigée.

Probablement que son abandon a été dicté par des considérations budgétaires et que la Royal Navy a estimé qu’elle pourrait obtenir les mêmes effets militaires avec le «Common Combat Vessel», lequel sera associé à différents modèles de drones navals ayant chacun des capacités spécifiques [missiles pour le Type 91, lutte anti-sous-marine pour le Type 92 et le Type 93, capteurs pour le Type 94].

Toujours est-il que, selon le plan qu’il avait annoncé, le ministère britannique de la Défense [MoD] comptait retirer les six destroyers de la classe Daring du service entre 2035 et 2038. Deux mois plus tard, il n’en est plus aussi certain…

En effet, répondant, par écrit, à une question posée par un parlementaire, le ministre britannique délégué à l’industrie de l’armement, Luke Pollard, a indiqué que le PID prévoit des «fonds spécifiques» pour financer une étude portant sur la transition des destroyers de Type 45 vers les futurs navires «hybrides» que seront les CCV.
Plus précisément, cette étude devra déterminer si ces destroyers devront rester en service au-delà de 2035. Le verdict est attendu en 2028.

Plusieurs raisons peuvent expliquer ce qui semble être un revirement.

La première est que les destroyers de Type 45 font actuellement l’objet d’une modernisation importante, censée améliorer leur disponibilité, voire garantir leur pertinence dans les années 2030. Entre autres, il est question d’améliorer leur système de propulsion [leur point faible, jusqu’à présent] ainsi que leurs radars et leur système de gestion du combat. Il s’agit aussi d’augmenter leur armement, avec vingt-quatre missiles surface-air Sea Ceptor et l’intégration – éventuelle – de l’ASTER 30 B1NT. Enfin, il est prévu de les doter de l’arme laser DragonFire.

Dans le même temps, le concept de navire «hybride» n’est pas encore éprouvé. En d’autres termes, il s’agirait pour la Royal Navy d’abandonner une capacité qu’elle maîtrise pour une autre dont elle ignore encore si elle sera pertinente. D’autant plus que le CCV suppose de relever plusieurs défis dans des délais relativement courts.

Certes, le modèle «distribué» sur lequel repose ce concept présente plusieurs avantages [armement plus important, résilience accrue, etc.]. Mais il suppose aussi une dépendance forte aux systèmes de communication, susceptibles d’être perturbés, voire brouillés par l’adversaire. Enfin, il faut que les quatre drones de surface du programme Type 9X arrivent à maturité en même temps. Ce qui est loin d’être garanti.

L’ancien chef de la Marine nationale [CEMM], l’amiral Nicolas Vaujour, avait résumé les défis que posent les drones de surface, lors d’une audition au Sénat.

«Développer des drones de surface dotés d’une certaine endurance et faire naviguer très longtemps un bateau autonome en haute mer n’est pas encore complètement accessible. C’est un problème non pas technologique, mais de résilience des systèmes. On se rend compte qu’un bateau sans marin est très peu résilient : on a souvent besoin d’un quartier-maître ou d’un premier-maître pour comprendre l’origine de la panne et la réparer», avait-il dit.

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34 contributions

  1. G dit :

    Vu la pénurie générale de coques, ce sera peu ou prou le cas pour tous les navires entrés en service après 1995-2000, toutes marines confondues.

    • Magic38 dit :

      Oui mais c’est différent. Nous on prévoit de garder nos Horizon (entrés en service en même temps que les britanniques) jusqu’à au moins 2040 au moins, soit les 30 ans prévus au départ.
      Eux ils avaient prévu de retirer leurs 6 Type 45 entre 2035 et 2038, ce qui aurait donné une carrière de seulement 25 ans pour des navires très coûteux.

      Mais vu qu’ils vont inévitablement avoir des problems avec leurs drones CCV (c’est évident), ils seront obligés de repousser d’au moins 5 ans et de les retirer après 2040 comme nous.

      Le Royaume-Uni garde souvent ses navires moins longtemps que nous (leurs frégates actuelles étaient prévues pour moins de 20 ans, contre au moins 25-30 ans pour nous) mais là ils n’auront pas le choix.

      • G dit :

        Certes ; mais justement, vu le peu d’empressement côté français à acquérir de nouvelles frégates (sans même parler de destroyers), les Horizon échapperont-elles à une prolongation similaire ?

  2. Clavier dit :

    Le coût de la guerre en Ukraine menée par proxy finit par avoir raison du budget de toutes les défenses des membres de la coalition des volontaires.
    Nous aussi on va devoir certainement se serrer la ceinture et c’est rien de le dire .
    L’ Allemagne sous une nouvelle direction va certainement changer totalement de politique .
    La déception en Pologne va être très grande……

    • mich dit :

      Ah bon , vraiment la faute de la guerre en Ukraine et non du fait que les pays européens refusent toujours de payer le prix de leur défense ,la situation était si extraordinaire avant cette guerre et l’arrivée du président TRUMP ? Vous avez la mémoire plutôt courte .

    • dolgan dit :

      Non clavier, ce ne sont pas des proxis , les bonhommes en vert sont des soldats russes.

      Et effectivement, c est désastreux sur la capacité russe à financer sa défense à court, moyen et long terme.

      Vous allez devoir trouver une autre dictature viriliste à admirer. Xi fait du cheval torse poil?

      • pandacruel dit :

        dolgan ! voilà votre manière de répondre aux gens qui ont un avis différent du vôtre ? c’est ça que vous appelez  » du débat démocratique » , je suppose ? avec l’exposé de vos arguments , d’une supériorité indiscutable ? c’est ça l’image que vous voulez donner de l’occident , de ses valeurs et de ses défenseurs ?
        vous ne voyez pas le dégât que fait contre votre propre camp, par ce genre de comportement à la fois primitif sur la forme, et indigent sur le fond ?

        • Byzance dit :

          @Pandacruel
          parler de démocratie en se voulant un Panda, sourions un moment grâce à vous

        • Un lecteur dit :

          Toujours fidèle à votre propre légende sur Opex360 : vous ne débattez pas, vous vous contentez de jouer les arbitres de salon pour distribuer les bons points de politesse démocratique.
          C’est tellement plus facile de faire le procès de la forme. Pourtant, le terrain factuel ne manquait pas pour appuyer les constats de Clavier sur les failles européennes et contrer l’opposition. Mais vous préférez esquiver soigneusement le fond pour vous offrir une posture de donneur de leçons à peu de frais. C’est votre grand classique : se poser en censeur du dimanche pour masquer le vide géopolitique de vos propres arguments. La posture est soignée, mais le paravent est un peu transparent. La communauté connaît la musique.

          • Mouais dit :

            Tic tic tiiic tic tiiic tiiic tic tiiic…

            La petite musique du petit télégraphiste.

        • dolgan dit :

          Débat? Avec vous ou clavier?

          Pourqu il y ait débat, il faudrait que vous soyez capables de produire une pensée. Copier coller le prêt à penser du Kremlin ne compte pas.

          On ne débat pas avec des gens qui vomissent des absurdités par lot de 10 sans jamais utiliser leur cerveau. On les pointe du doigt en se marrant.

          • Mouais dit :

            Pas forcément en se marrant, mais c’est bien tout ce qu’il y a à en faire.

            « Tout ce qui est excessif est insignifiant. »
            (Attribué à Talleyrand)

        • rainbowknight dit :

          Tu ne dois pas connaitre le sens du mot Démocratie mais tu sais profiter pleinement des libertés offertes par elle pour venir vomir ta bile à l’encontre des critiques qui sont faites aux commissaires politiques….. c’est beau la solidarité pour toi sauf si elle se traduit en polonais.

        • Pascal, (l'autre) dit :

          Et si nous parlions des dégâts cérébraux que provoque l’admiration de régimes iniques dont vous vous faites l’ardent et zélé propagandiste? Quand on lit vos fumeuses contributions on se rend mieux compte des ravages que cela produit!

        • Arts du cirque dit :

          Vous devriez monter votre spectacle en Corée du Nord.
          Ils n’ont pas si souvent l’occasion de rire.

    • UC dit :

      « L’Allemagne sous une nouvelle direction va certainement changer totalement de politique. »

      Il a le droit d’y croire, le monsieur, mais il va être déçu.

    • ludo dit :

      lol c’est sur que de donner quelques vieux chars et quelques système antimissile ça met dedans toute l’Europe
      Le rex que cette guerre donne est incroyable d’enseignement, entre autre que meme avec tous les systemes et robots du monde, temps que l’on a pas un fantassin qui plante un petit drapeau et qui campe sur le terrain, on a rien gagné

    • jean luc dit :

      @ C’est ce que espérer Poutine avec ses proxistes en France, LFI ,VERTS, , ou en Allemagne avec l’AFD, le Link. Ces proxistes s là risquent de déchanter. Pour la Pologne là, rien ne changera, eux connaissent bien les Russes .

    • Magic38 dit :

      Car vous croyez réellement que ça coûte moins cher de faire la guerre soi-même ? Vous vous portez volontaire n’est-ce pas ?

    • Un lecteur dit :

      Vos constats sur les fragilités occidentales sont lucides. Les budgets européens sont sous forte pression, l’Allemagne traverse une crise politique majeure et la Pologne craint légitimement l’isolement.
      Cependant, réduire ce conflit à une guerre par procuration occulte la souveraineté de l’Ukraine, qui défend son propre territoire. De plus, les faiblesses des armées européennes ne sont pas nées avec cette guerre : elles découlent de décennies de sous-investissement chronique. L’Europe ne lâche pas l’Ukraine, elle paie ses retards stratégiques.

  3. Simlabeng dit :

    C’est facile de garder ses navires longtemps lorsqu’ils ne naviguent pas…

    • Le Chouan dit :

      Effectivement, votre propos est à méditer !
      D’où l’importance d’aligner plus de coques, notamment de navires de premier rang, vu que nous possédons déjà les équipages, je parle des « doubles équipages » bien sûr… 😉

  4. B.M. dit :

    Au départ le Royaume uni était partenaire (et même initiateur) du projet Horizon avec la France et l’Italie. Il s’en est retiré en prétextant une dérive des coûts et a finalement fait seul ce type 45 en ne conservant en commun avec la France et l’Italie que le système anti-aérien.
    Quinze ans après les mises en service des premiers bâtiments des deux programmes on constate que :
    -1- Les coûts des frégates horizon ont été contenus dans des limites raisonnables alors que ceux des types 45 ont explosé.
    -2- La mise au point des frégates horizon a été rapide et les performances se sont avérées conformes à ce qui était attendu et dans les délais contractuels, alors que les type 45 sont encore aujourd’hui en train de subir de très grosses modifications et ne remplissent toujours pas les conditions du cahier des charges (et sont même difficilement exploitables).
    -3- La France et l’Italie viennent de lancer une refonte à mi-vie des horizons qui devrait faire en sorte qu’elles soient encore en opération au delà de 2040 alors que, devant l’échec, les Britanniques cherchent des solutions pour mettre fin à la gabegie de leur programme type 45 et passer à autre chose.
    Cette déconfiture est une illustration supplémentaire du déclassement de la Royal Navy et de l’industrie navale britannique.

    • Magic38 dit :

      Le radar SAMPSON c’est la principale cause de divergence. On en voulait pas car les italiens devaient se charger du radar et que si on utilisait un radar britannique, la part industrielle de l’Italie s’effondrait. Et également car le SAMPSON est onéreux.

      Mais finalement c’est eux qui ont eu raison, le SAMPSON est bien plus performant que l’EMPAR low-cost italiens. Du coup pour la refonte mi-vie des Horizon, il faudra remplacer les deux radars principaux dont l’EMPAR, tandis que les britanniques ne remplaceront que le radar de veille longue portée pour le SMART L/MM car le SAMPSON reste un des meilleurs radars tournants.

      Et le radar qu’on va choisir pour remplacer l’EMPAR est loin d’être une Ferarri, il s’agit simplement de la version AESA de l’EMPAR, le Kronos Grand Naval/MFRA utilisé sur les FREMM italiennes. Donc on aura un radar AESA 20 ans après les britanniques… La version tournante du Sea Fire (utilisée sur le GF300) aurait été un meilleur choix.

      Sans oublier le fait qu’ils sont en train de rajouter 24 missile Sea Ceptor de défense rapprochée, pour un total de 72 missiles, ils ont des destroyers bien supérieurs aux nôtres. C’est un fait. Surtout qu’à l’heure où on développe des intercepteurs exo-atmosphériques, c’est étrange de ne pas rajouter les 16 VLS supplémentaires, car il faudra bien les loger quelque part ces intercepteurs et sans sacrifier le nombre des autres missiles.

      L’erreur qu’ils ont fait c’est d’en construire 6, c’était trop onéreux. Ils auraient dû s’arrêter à 4 afin de financer les nouvelles frégates plus tôt. Nous on est passé de 4 à 2 ce qui était également une erreur monumentale car les FREMM DA ne sont pas du tout taillées (pas de radar de surveillance longue portée et un Herakles trop limité) pour ce rôle…

      • B.M. dit :

        OK ils ont un radar meilleur mais le problème c’est que ces bâtiments ne naviguent pas et passent plus de temps au bassin qu’en mer. Qu’est ce qui est le mieux : des navires hyper performants qui restent à quai ou des navires un petit cran en dessous sur lesquels on peut compter ?
        Pour ce qui est des FREMM DA je suis complètement d’accord avec vous, partir d’un chasseur de sous marins (ce que sont en fait les FREMM) pour en faire des navires de défense aérienne est une hérésie.

  5. Nogoa dit :

    Je comprends que l’intérêt principal du modèle distribué est de mettre de gros missiles (équivalents Aster 30, MDCN et cetera) sur des navires autonomes.

    Quelles sont les caractéristiques principales d’un navire autonome porteur de gros missiles ?
    1/ Communications : un tel navire doit rester opérable même si les constellations de satellites sont susceptibles d’être détruites (je pars du principe que, si un conflit de haute intensité éclate entre deux adversaires aux capacités spatiales sérieuses, on verra de l’action cinétique dans ce champ de conflictualité). Le navire ne peut donc être envisagé opérant en situation d’isolation géographique contrôlé depuis Londres ou Paris, il doit avoir des systèmes de communication et de navigation résilients qui lui permettent d’être contrôlé par un vaisseau-mère situé à proximité. Bonne nouvelle : communiquer en direct à 100 milles nautiques, sans passer par les satellites, est faisable, et on sait naviguer sans satellite.
    2/ Maintenance : on peut imaginer une visite périodique par semaine, avec diverses inspection, nettoyage des capteurs, maintenance préventive sue la propulsion, dépannage de l’instrumentation … mais surtout on doit être capable d’intervenir très rapidement de façon non-planifiée en envoyant une équipe de dépannage depuis le vaisseau-mère. Pour ça, pas de question à se poser, il faut une plateforme pour hélicoptère sur le navire autonome.
    3/ Vitesse de croisière: pour être capable de rester à proximité du vaisseau-mère, le navire autonome doit avoir une vitesse de croisière équivalente à celle du vaisseau-mère. Pour la Marine Nationale, probablement 27 nÅ“uds, la vitesse minimale pour suivre le porte-avions. Cette contrainte de vitesse de croisière est liée au maintien du lien avec le vaisseau-mère en intra-théatre. Ce n’est pas une contrainte liée aux déplacements inter-théatre, même si une incapacité à suivre le vaisseau mère pour filer soudainement de la mer du Nord à la Méditerranée orientale apporterait d’importante contraintes opérationnelles.
    4/ Durée entre deux escales: un tel navire doit être capable de tenir une période à la mer aussi longue qu’une frégate, sans avoir besoin de revenir dans un port. Le ravitaillement en carburant à la mer, avec équipe dépêchée à bord pour l’opération, est envisageable.
    -> Il n’y a aucun fossé technologique qui nous empêche de faire tout cela en 2026. Les plateformes offshore autonomes existent, avec un équipement adapté pour rester disponible et fiable en environnement marin. Cependant, même si les briques technologiques sont disponibles, le chantier est très vaste. Il s’agit plus ou moins de faire l’équivalent d’une corvette en complètement automatique. Même avec un budget à l’américaine, faire l’ingénierie d’un tel système, mettre en service une tête de série et la fiabiliser prend du temps qu’on ne peut compresser.

    Qu’est-ce qui est réalisable à cours-moyen terme ?
    Je pense qu’à l’échéance 2030-2035, le mieux qu’on puisse avoir de réellement opérationnel est une famille de navires autonomes de format et de missions bien moins ambitieux : des navires compatible avec les baies de drome en service actuellement sur nos frégates (aux alentours de 10 m de long, 10 tonnes max). La communication de Naval Group au sujet de leur SeaQuest S suggère que le développement sur ce format avance bien, pour ne parler que de Naval Group. De plus, la possibilité de faire revenir le navire autonome à bord augmente énormément la maintenabilité.

    Quelles capacités sont permises par les petits navires autonomes ?
    En partant du principe qu’on développe au maximum le potentiel des petits navires autonomes qui tiennent dans les baies de drome :
    – ce format est assez gros pour emporter assez de carburant et de charge utile à 100 milles nautiques de la frégate, opérer sur zone et revenir sur un cycle de l’ordre de une semaine.
    – ce format permet d’être chargé à bord du navire mère pour des opérations de maintenance complètes (dont le nettoyage de la coque, gage de maintien des performances en termes de vitesse et de consommation de carburant).
    – ce format permet d’envisager de nombreuses missions, par exemple d’action sur le littoral, ou de lutte anti-sous-marine, mais ne permet pas de faire porteur de missiles au delà de missiles de courte portée (en gros, le lanceur polyvalent de NG au mieux).
    – en cas de panne, on peut imaginer y dépêcher par hélicoptère une équipe, éventuellement avec un système de propulsion de secours, pour ramener le navire, si la zone d’opération le permet. Ou bien aller le remorquer avec le semi-rigide de drome.
    On peut envisager qu’une frégate contrôle plusieurs de ces navires autonomes, quand bien même elle ne peut en charger qu’un à son bord à la fois. Ceci est envisageable à la condition que le transport inter-théatre soit assuré par d’autres moyens, comme un navire de ravitaillement par exemple. Ainsi, on peut imaginer une FDI avec un semi-rigide sur une baie de drome et l’autre baie consacrée au service d’une flottille de navires format SeaQuest S. Deux de ces navires armés pour la lutte anti-sous-marine, deux autres armés en anti-aérien pour la protection du trafic civil et deux autres armés pour la surveillance et l’action littorale. Ainsi, la frégate disposerait en permanence d’au moins une extension pour chacune de ces trois missions.

    Conclusion
    Les Anglais font le bon choix en prolongeant leurs « destroyers » type 45, parce qu’ils n’auront pas rapidement les grands navires autonomes format corvette pour les remplacer comme porteurs de missiles. Mais, surtout, des perspectives passionnantes sont ouvertes pour les Suédois, les Grecs et les Français : Les FDI ont la bonne architecture (des systèmes d’information) pour intégrer facilement les systèmes de contrôle des petits navires autonomes ; à moyen terme ces nations peuvent augmenter considérablement les capacité de leurs frégates.

  6. Roland DESPARTE dit :

    Comme l’a évoqué Éric Trappier lors de sa conférence de presse [Résultats semestriels 2026], le défi posé aux concepteurs d’outils de combat est la visibilité à 10-20-30 ou 40 ans ; nous ne savons pas précisément ce que sera le combat du futur… De ce fait, deux stratégies cohabitent : l’attente et des discussions à n’en plus finir ou celle consistant à un moment donné de savoir “se mettre à l’eau“ et de décider ! La décision étant principalement étatique.
    Le Royaume-Uni, principalement pour des raisons budgétaires et de consistance de sa BITD semble avoir opté pour la première de ces stratégies : l’attente.
    Seuls quelques grands acteurs comme BAE Systems, MBDA UK, Leonardo UK, Rolls-Royce, concentrent une part très importante du “CA de la Défense“ et de la R&D. Cela peut se défendre, et notre pays est également confronté aux mêmes problèmes, mais le risque de dépassement technologique est réel… Et pour un pays dont l’histoire militaire est principalement maritime, les convulsions et contorsions de la BITD navale de notre allié est alarmante et… navrante.

    • ludo dit :

      c’est simple la BITD navale anglaise trust l’ensemble des crédits à faire des études et des prospects sur le futur sans ne jamais rien produire, et quand ils doivent finir par faire quelque chose ils sous traitent, et jettent leur sous traitants quand ils en ont plus besoins, sauf que 20 ans plus tard, les sous traitants n’existent plus ou ils ne veulent plus travailler pour eux, résultat, le marasme technique……Trop de bureaux d »études et d’ingénieurs, plus de techniciens et d’ouvriers, des concepts supers mais plus personne pour formaliser….

    • Magic38 dit :

      Hein l’attente ????
      Le Royaume-Uni a déjà des plans pour remplacer ses Type 45. Ce seront des drones porteurs de missiles et radars, commandé par des navires types frégate (les fameux CCV), vous avez raté un épisode ? Ils comptent déployer ça à partir de 2033, leurs Type 45 étaient censés être retirés à partir de 2035 mais ils seront sûrement prolongés jusqu’à 2040 le temps que les drones soient matures. Seul le temps et l’histoire diront si c’est la bonne stratégie.

      Nous on a rien prévu pour l’instant…

  7. Schwarzwald dit :

    Si ils veulent faire des économies, il faut qu’il achètent sur étagère. Ça leur coutera moins cher, une FREMM ou une FDI sont suffisamment flexible pour mettre leur matos et ça a l’air beaucoup plus fiable que ce qu’ils ont.

  8. Vortex dit :

    Bah ! Les Brits vont conserver un peu plus longtemps des navires opérationnels, la belle affaire ! D’autres le font déjà !
    Tenez, au hasard, la Russie, si supérieure avec ses « armes miracles de la mort qui tue », cette nation novatrice à la pointe de la modernité, avec son beau dirigeant transpirant la virilité, au corps sculpté et luisant, qui fait s’émoustiller nos camarades @Pandacruel ou @Clavier en mal de libido… Ben nos Popovs nous ressortent une vieillerie de la Guerre Froide !
    https://www.lindependant.fr/2026/08/31/guerre-en-ukraine-le-plus-lourdement-arme-de-la-marine-russe-equipe-de-80-lanceurs-de-missiles-le-croiseur-russe-a-propulsion-nucleaire-amiral-13529495.php
    Le truc, avec ses structures hérissées de partout, doit briller comme un sapin de Noël sur un écran radar ! Un aimant à missile anti- navire !
    Et une nouveau challenge pour les héros Ukrainiens…

    • G dit :

      Peu de chances que ce truc soit un jour envoyé dans un endroit dangereux -et surtout pas en mer noire.

      Nucléaire + unique + énorme = symbole : ce n’est pas un navire destiné au combat mais un talisman ; hors de question pour la marine russe de risquer l’humiliation d’une éraflure – et encore moins le désastre national d’une défaite.

    • toufik dit :

      @Vortex : en effet ça va être une redite de Coulez le Bismarck !
      Pas une bonne nouvelle pour la santé de nos mers et nos poissons, tout ça…

  9. mich dit :

    On parle plus souvent des aléas du programme FREMM dans notre pays mais celui des frégates classe Horizon et je penses bien pire car si RU ,FRANCE et ITALIE avaient pu mieux s’entendre sur ce programme suite à l’ échec du programme OTAN « NFR-90 » et mener à bien la série prévue ( 12 pour RU , 4 pour la France et 4 pour l ‘Italie ) nous aurions actuellement à disposition une vingtaine de puissant bâtiment en Europe qui font un peu défaut actuellement .