Avec le système DRAKAR, l’armée de Terre renforce la sécurité de ses blindés de commandement

Dans une note publiée l’an passé, le Commandement du combat futur de l’armée de Terre [CCFAT] avait expliqué que le poste de commandement [PC] de type «camp de toile» n’avait plus lieu d’être car il ne répondait plus aux exigences de la plupart des scénarios d’engagement, étant donné que, de par sa nature, il ne peut que constituer une cible prioritaire pour l’adversaire.
Aussi, avait estimé le CCFAT, le «commandement embarqué depuis des véhicules blindés paraît indispensable dans certaines phases du combat» jusqu’au niveau d’une brigade.
D’où l’intérêt de la «mise en grappe» de plusieurs blindés en version «PC», via fibre optique, afin de permettre à l’état-major d’un régiment de partager les ordres d’opérations et la situation tactique sur terrain avec celui d’un groupement tactique interarmes.
Un tel dispositif avait d’ailleurs fait l’objet d’une évaluation technico-opérationnelle menée par la Section technique de l’armée de Terre [STAT], avec des véhicules blindés multirôles légers [VBMR-L] Serval PC NIV 4/5 du 3e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RPIMa].
Relier des blindés de commandement avec la fibre optique permet de gagner en discrétion et d’éviter l’interception et/ou le brouillage des communications.
Seulement, la «mise en grappe» des Engins Poste de Commandement [EPC] n’est pas sans danger : il suffit que ces derniers soient repérés, par exemple, par un drone, pour qu’ils finissent par être visés par l’adversaire. Pour réduire un tel risque, l’armée de Terre compte sur le système DRAKAR, développé grâce au processus d’innovation participative mis en place par l’Agence de l’innovation de défense [AID] et la STAT, avec le concours de l’entreprise ASIC SYSTEMS, spécialiste des systèmes mécatroniques embarqués.
Concrètement, DRAKAR [pour dégrappage rapide – kit d’adaptation réactif] facilite la mise en grappe rapide des «véhicules dédiés à la planification et à la conduite des opérations des groupements tactiques» tout en permettant à ces derniers de «rompre» instantanément leurs liaisons physiques pour qu’ils puissent se disperser et réduire ainsi leur exposition en cas d’attaque par l’artillerie ou par des drones.
En outre, précise la STAT, «l’accès à l’ensemble des fonctions du système d’information du combat SCORPION [SICS] et l’utilisation de l’interphonie sont possibles de manière transparente pour les opérateurs embarqués».
Même si le système DRAKAR a fait la preuve de son efficacité lors de l’exercice Orion 26, avec l’apparition de « nouveaux usages opérationnels », son développement se poursuit, notamment avec l’appui du 35e Régiment d’Infanterie et celui du 121e Régiment du Train et grâce au soutien du CCFAT.
Photo : Section technique de l’armée de Terre





DRAKKAR est un acronyme qui rappelle à beaucoup les bien mauvais souvenirs du Liban le 23 octobre 1983 avec cependant un enseignement :
dans une ville en guerre on évite d’installer la troupe en hauteur dans un immeuble….
Moi j’en ai surtout retenu comme “enseignement“ comme un goût amer… À ce jour, l’attaque du Drakkar reste la plus meurtrière subie par les armées françaises en opération extérieure… L’attentat a été revendiqué par le Jihad Islamique (Iran), et en riposte François Mitterrand décide de bombarder une caserne servant de camp d’entraînement dans la plaine de la Bekaa… Huit Super-Etendard partis du porte-avions Clemenceau, au large du Liban, bombardent la caserne et la détruisent malgré des tirs de missiles sol-air ; mais on apprendra par la suite que la caserne avait été vidée de ses occupants, les services élyséens ayant prévenu de la riposte française ! Amer…
@ France profonde…Hernu n’était pas prévenu quand il la appris il devenu fou de rage et le Palais se souvient de l’orage dans le bureau de Tonton… autre temps, nos morts sont toujours dans nos souvenirs…
Qui s’en souvient à l’heure de Tik- Tok ?
Cela fait un bout de temps…
https://lavoiedelepee.blogspot.com/2019/06/comment-liran-nous-vaincus-petit-retour.html
Déjà bien avant, au temps de la crise du canal de Suez nous n’avions pas les moyens d’entrer en premier sur un théâtre…
https://lefauteuildecolbert.blogspot.com/2015/02/la-non-commande-de-fa-18-hornet-pour.html
Aujourd’hui, nous dépendons bien plus encore des moyens d’une coalition.
En Estonie, cela a fait les gorges chaudes de certains…
https://www.lepoint.fr/monde/apres-les-moqueries-en-estonie-larmee-francaise-revoit-le-camouflage-de-ses-blindes-PILGV4JGGVG4XPOFTBIS4MSFKY/
Il y a toujours des génies qui commentent une photo faite pour montrer un véhicule avec camouflage en disant que c est de la merde car ils voient le véhicule.
Oui petit génie, c est le but de la photo …
Tu trouveras toujours des gens en ligne pour dire X ou Y sans se soucier du contexte.
D’ailleurs ton histoire c’était il y a 10 ans.
Les exercices sont l’endroit idéal pour faire des tests et des erreurs, vaut mieux ici qu’en situation réelle.
Drakar est un nom pas très heureux dans l’histoire militaire française, même avec un K en moins, surtout pour incarner la sécurité…
Tout cela pour échapper aux drones…
https://theatrum-belli.com/drones-et-lutte-anti-drones-dossier-du-magazine-des-ingenieurs-de-larmement-de-juin-2026/
Il y a quelque chose qui me dérange dans le traçage de nos troupes (  » blue tracking » en non français): si nous le voyons, comment être sûr que celui d’en face ne le sache pas ?
https://theatrum-belli.com/eviden-et-thales-integrent-la-capacite-galileo-prs-au-recepteur-militaire-p3ts-de-larmee-de-terre/
La guerre électronique est-elle assez prise en compte à tous les niveaux ?
https://theatrum-belli.com/eviden-et-thales-integrent-la-capacite-galileo-prs-au-recepteur-militaire-p3ts-de-larmee-de-terre/
Si l ennemi a accès à ton réseau militaire, la position de tes pions tactiques est le dernier de tes soucis.
Oui. la guerre elec est prise en compte. A tous les niveaux. Scorpion est hyper connecté, mais a divers niveaux d émissions et peut fonctionner en zéro émissions.
Vos questions, les militaires se les ont posées il y a 30 ans.
Les militaires se les sont posées.
L’important c’est qu’ils continuent à se les poser pour y apporter des réponses.
https://theatrum-belli.com/une-analyse-des-defis-et-vulnerabilites-induits-par-la-technologie-au-sein-de-larmee-de-terre-ccf/
Et si ils chopent un véhicule ils ont qu’à suivre la fibre pour trouver les autres :.. cqfd
Ou alors, ils ouvrent les yeux. Si ils sont au milieu d un PC, ils voient tous les véhicules et ont tué/capturé du monde.
J’ignore ce que signifie « CQFD » pour vous, mais pour le reste du monde francophone, c’est « ce qu’il fallait démontrer ».
Que pensez-vous avoir démontré dans votre phrase ?
qu’il y a toujours un aigri qui s’ennuie à reprendre les autres ?
Donc, pour que le PC soit à nouveau opérationnel, il faut attendre que ses différents éléments aient rejoint une nouvelle position et s’y soient reconnectés ?
Comment font les unités sur le terrain en attendant ?
En espérant qu’aucun des modules n’ait été détruit dans la manÅ“uvre… Le système est-il suffisamment redondant pour pouvoir rester opérationnel en cas de perte d’un ou plusieurs de ses éléments ?
Et la manÅ“uvre de dispersion est-elle prévue avec chaque module partant dans une direction différente (ce qui doit limiter le nombre de lieux d’installation potentiels, s’il faut qu’ils comportent tous autant d’axes de repli praticables qu’il y a de modules, en supposant que le PC ne soit pas installé en rase campagne) ou bien avec les modules se suivant selon un espacement minimal le long d’un ou deux axes de circulation praticables (ce qui doit limiter la rapidité d’évacuation et doit augmenter le risque de destruction si l’itinéraire de repli est repéré) ?
Bref, j’ai du mal à bien saisir le concept.
Si quelqu’un qui sait peut en dire plus (sans révéler de secrets militaires, bien entendu), je le remercie d’avance.
Les différents sous systèmes fonctionnent en dégradé en mouvement.
Oui, il y a de la redondance.
Les unités occidentales à tous niveau sont relativement autonomes et peuvent fonctionner sans ordre en continu.
Oui, l armée n est pas totalement idiote, elle se disperse …
Merci pour ces éléments de réponse, quoique succincts.
Je me doutais bien que « l armée n est pas totalement idiote », mais j’ai toujours un peu de mal à conceptualiser le système.
Si les sous-systèmes continuent de fonctionner en mode dégradé en mouvement (ce qui semble souhaitable), comment communiquent-ils alors entre eux ? La liaison par fibre étant déconnectée, si cela se fait par radio, le risque de détection est d’autant plus accru (surtout dans le cadre d’un repli après avoir été repéré).
Redondance du système et autonomie des unités sur le terrain : parfait !
Je me demande toutefois jusqu’à quel point vont l’une et l’autre (mais c’est peut-être une question trop indiscrète).
Quant à la dispersion, je m’interroge toujours.
J’ignore de combien d’éléments se compose le système et quelles sont les capacités de franchissement des véhicules en question, mais s’il faut prévoir autant d’axes de repli qu’il y a de véhicules, cela doit limiter le choix des lieux d’installation apportant suffisamment de couvert ou cela doit nécessiter d’établir le PC sur un terrain relativement découvert…
À moins que les liaisons par fibre soit suffisamment longues (kilométriques ?) pour permettre une « pré-dispersion » des modules du système lors de son installation ?
C’est peut-être ce que vouliez dire ?
Si c’est ça, ça doit un peu retarder sa mise en place (mais on peut imaginer l’emploi de quelques motos pour faire la liaison rapidement), mais le système devient alors très souple d’utilisation et d’implantation.
Je suis sur la bonne voie (toujours dans la limite de ce qui peut être révélé aux profanes) ?
Quelques motos ou quelques drones ?
Ils communiquent par divers moyens. Divers réseaux plus ou moins emissifs. En basse émission, la communication va passer de proche en proche en réseau faible émission entre les véhicules équipés du SCIS pour atteindre la cible ou remonter vers l arrière. Sans oublier les réseaux civils.
En zéro émissions, tu vas envoyer des estafettes.
Les véhicules c est VBCI, Griffon et PVP essentiellement. Donc aucun problème de mobilité.
Les liaisons, c est quelques metres. Sinon, tu fais une réunion zoom en utilisant la fibre civile.
Le nombre de véhicule dépend beaucoup du niveau de commandement et du niveau de complexité. En interarmes, interalliés, cela fait vite du monde simplement pour la déconfliction (frappe amie).
Je n’y étais donc pas.
Merci encore pour ces précisions.
Encore un ingénieur en chambre!
Je n’ai pas cette prétention, c’est pourquoi je pose des questions.
On vit une époque formidable. Après des décennies de programmes SCORPION à coups de milliards pour interconnecter les blindés en grappe, l’état-major découvre soudainement la notion de « fil à la patte » face à la transparence du champ de bataille moderne.
Résultat : on nous vend comme une « innovation majeure » sous un acronyme guerrier (DRAKAR) ce que l’aéro et l’industrie lourde appellent un bête connecteur ombilical à rupture rapide (breakaway) avec un clapet étanche. Réinventer la prise arrachable pour éviter qu’un transmetteur ne doive sortir dévisser des fiches MIL-DTL sous les obus de 152 mm, c’est du simple bon sens qui aurait dû être dans le cahier des charges de départ, pas un exploit technologique méritant les salons parisiens. Mais bon, belle plaquette de com’ quand même !
Mieux vaut corriger ce genre de défaut avant d’être « dans le jus », non?
@Leetchi
C’est aussi ce que je me disais. « L’innovation » semble assez relative… mais bon, même si c’est modeste, ça reste un progrès !
Un vrai progrès serait d’établir une connexion par liaison optique sans fil, à l’aide d’un laser. On appelle ça un réseau LiFi (Light Fidelity – par analogie avec le WiFi). Plus de fil à la patte, aucune émission radio, communication hyper directive donc quasiment aucun risque de détection ou d’interception, débits gigantesques… il faut d’urgence s’y mettre, et pas seulement pour nos blindés de commandement !
Il est bien naturel pour les chefs de se protéger contre les méchants ennemis qui leur veulent du mal….et je suis sûr qu’ils s’accordent même une certaine priorité dans ce noble but !
Mais baptiser « Drakar » – ce qui invariablement nous ramène à un épisode douloureux et peu glorieux du Liban – ce concept de protection me semble un peu décalé en communication……
Les énormes PC de 300 personnes, c’est daté….
http://mars-attaque.blogspot.com/2019/07/entretien-commandement-operationnel-ifri-serge-caplain-focus-strategique-haute-intensite-poste-de-commandement.html
Être au plus près de l’action, c’est dangereux mais il y a du RETEX:
http://mars-attaque.blogspot.com/2012/08/le-commandement-sur-le-barrage.html
Y compris avec le laboratoire ukrainien :
https://opexnews.fr/loic-mougeolle-interview-comand-ai-ia-commandement-militaire/
Les ukrainiens itilisent DELTA :
https://www.ladepeche.fr/2026/06/10/guerre-en-ukraine-comment-le-logiciel-delta-a-transforme-larmee-de-kiev-en-reseau-de-combat-connecte-13410684.php
Ce conflit ne cesse d’étonner le pays ne parlant plus de FELIN, ayany signé SCORPION avec dix ans de retard et qui voudrait faire du combat infovalorisé sans passer par les solutions américaines depuis peu…
https://forcesoperations.com/la-france-entre-surprises-et-lacunes-sur-le-combattant-numerique/
Un livre récemment publié, Orages d’octets, traite en 9 nouvelles de fiction les aspects de la guerre cyber, électronique et informationnelle /d’influence.
Ecrit par 2 officiers de l’armée de terre et préfacé par le général Baratz (CCF), il évoque justement dans une des nouvelles, la mise en réseau et la résilience d’un poste de commandement.
Ouvrage passionnant que j’ai lu d’une traite. Pour ceux que le sujet intéresse.
bonjour. les postes de commandement serons ils est certain des cibles prioritaires de tout engagement de haute intenciter…
Personnellement je crois su’ils faut revoir les regler de dispersion , de camouflage , de procedure radio …
la guerre electronique , les tirs d’artillerie , les attaque aerienne serons permanent …
J’ai du mal à comprendre… SCORPION est censé permettre le commandement à distance, non ?
Non.
Écoutez ceci:
https://www.irsem.fr/le-collimateur/d-ouvea-au-scorpion-entretien-avec-le-general-destremau-directeur-de-l-ihedn-27-10-2020.html
Attention de ne pas acheter après…
Pas très heureux comme choix de dénomination : DRAKKAR. Au mieux c’est un jeune, ou un groupe de jeunes ignorants qui l’ont choisi, au pire c’est en connaissance de cause et là c’est grave…
Bla bla bla, en quoi est ce grave ? faut il toujours regarder en arrière ou tout appeler Valmy ou Auterlitz
Voici sa signification exacte, mot par mot 😀 pour Dégrappage : Le « grappage » consiste à relier plusieurs véhicules blindés ensemble par des câbles pour partager l’électricité et les données du réseau de combat SCORPION. Le dégrappage signifie donc déconnecter ou séparer ces véhicules.R pour Rapide : La déconnexion se fait de manière automatique et instantanée (en un clin d’Å“il), sans que personne n’ait besoin de sortir du blindé sous les bombes.A et K pour Kit d’Adaptation : Il s’agit d’un ensemble de pièces et de connecteurs électriques spéciaux que l’on installe directement sur les blindés déjà existants.R pour Réactif : Cela montre que le système permet de réagir immédiatement face à une menace urgente (comme l’arrivée d’un drone ou d’un obus) pour s’enfuir au plus vite.
Personne n’évoque le Li-fi ?
https://www.secretdefensev2.com/post/dacian-fall-comment-prot%C3%A9ger-ses-postes-de-commandement
Certainement à voir avec les besoins en carburant des véhicules de nos armées.
Soutenez ici et ailleurs l’industrialisation à un rythme renforcé du Synhélion, ce carburant solaire propre ( Technologie solaire alliée à à celle de la physique et de la chimie ) bien plus apte à nous assurer une indépendance énergétique que la chaine lithium qui elle est mise en place à grands renforts de subventions nationales et européennes.
Pour ne pas polémiquer, je dis simplement que les promesses de cette technologie appuyée sur la génération et l’utilisation de hautes températures est actuellement insuffisamment mise en avant auprès du public…….
Et pour conclure sur une note positive, signalons que l’UE a décidé récemment une subvention destinée à appuyer la construction de l’indispensable « usine pilote ». Elle sera le prototype en grandes dimensions de futures installations qui ne seront contrairement à ce qu’il pourrait être soutenu, pas du tout construites ( et c’est un atout), dans des pays à très fort ensoleillement.
Bien vu…….
Le Goupe Lufthansa est impliqué dans ce dossier qui est réellement novateur.
Mais c’est étrange que « jean- luc » soit silencieux sur ce sujet qui pourrait aussi concerner ses équipements favoris.
Donc cher j-l, pour une fois édifiez nous et en bien.
Très bien vu…….
Le Goupe Lufthansa est impliqué dans ce dossier qui est réellement novateur.
Mais c’est étrange que « jean- luc » soit silencieux sur ce sujet qui pourrait aussi concerner ses équipements favoris.
Donc cher j-l, pour une fois édifiez nous et en bien.
de toute façon, à terme ça pourrait ressembler à 5 ou 6 IA au format boite à chaussure avec autant d’officiers pour les superviser, réparties dans 3 véhicules avec des liaisons synthétiques bas débit très durcies, peut-être quantiques.
Non, tu vas juste ajouter un officier IA pour restituer la collecte de donnée de l IA. Eventuellement un par armée.
ça c’est ce qu’on ferait aujourd’hui en intégrant des IA de maintenant. dans 2 ans on n’en sera plus lÃ
Je vois que le CCFAT en est encore au drone d’acquisition de cibles passant les coordonées GPS du PC détecté à la batterie de mortiers de 120 qui va tirer.
Or il semble que le drone de demain (demain matin !) cherche, découvre et attaque la cible de sa propre initiative, dans une séquence ininterrompue. Il n’y a pas de délai.
coté FR il y a des scrupules éthiques pour confier une charge à un drone piloté par IA autonome embarquée. et comme on a toujours tendance à généraliser notre cas, on croit que les autres feront comme nous. il va y avoir une grosse déception
Le problème des drones c’est qu’ils sont bêtes et méchants, si vous ressemblez trop à l’ennemi ça devient vous la cible. Donc je ne crois pas que le problème soit d’ordre ethique.
Li-Fi, lumière, diodes ou lasers, et ça reste électromagnétique.
Sensible aux obstacles, à l’éclairage, aux conditions météo, notamment, hygrométrie, pluies, neiges et brouillards.
De jour, à quel débit et erreurs, selon conditions ? Pour la nuit, probablement en infrarouge ?
C’est dire que le Li-Fi, est utilisée dans des milieux fermés, universités, avions, Ariane.
Il y a probablement (et heureusement) des p’tits génies, qui bossent sur des solutions : usines, salles de spectacle ou de congrès, centres logistiques, parcs d’attraction, transports en commun, etc.
Pour ce qui est de l’extérieur, au pif, diodes des voitures, éclairages de grandes avenues, ou du périphérique.
@Alain d
Comme son nom l’indique, un réseau LiFi (Light Fidelity) utilise uniquement la lumière pour transmettre des informations. Il n’y a aucune émission électromagnétique. Le rique de détection et d’interception est donc extrêmement faible.
Il faut distinguer les réseaux LiFi « classiques », des réseaux LiFi plus évolués, qui sont pour leur part de véritables systèmes de communication optique en espace libre (Free Space Optics – FSO). Les premiers utilisent de simples led, dépassent raraement 10 mètres de portée utile, et ne fonctionnent de manière optimale qu’en intérieur ou dans des environnements propices. L’usage militaire est donc limité, mais pas pour autant dénué d’intérêt pour des usages à très courte portée.
Les LiFi de type FSO en revanche utilisent des faisceaux lasers colimatés, pour des liaisons point-à -point plus longues : la portée va de quelques centaines de mètres à plusieurs dizaines de km. Pour illustrer le potentiel, en 2019, l’US Army Europe a établi une liaison FSO à 16 km entre deux centres d’opérations tactiques, avec en bonus une liaison LiFi pour la connectivité locale des utilisateurs. C’est un bon exemple de ce qui peut être réalisé, de surcroît totalement en lien avec l’objet de l’article…
Les avantages du LiFi sont nombreux : débits très élevés (jusqu’à 10 Gb/s en conditions idéales), sécurité presque totale des communications (faibles risques de détection/interception), immunité au brouillage et interférences radio, pas de licence spectrale nécessaire…
Le LiFi a bien sûr ses propres limites : nécessité d’une ligne de vue directe entre émetteur et récepteur, mobilité possible mais limitée (nécessité de maintenir à tout moment un alignement précis des faiseaux laser), et sensibilité aux conditions atmosphériques : le brouillard dense, la neige, la poussière ou la fumée peuvent dégrader sensiblement, voire rendre inutilisable la liaison. Dans une moindre mesure, la pluie est également un facteur limitant. A titre indicatif, l’expérimentation menée par l’US Army en 2019 évoquée ci-dessus a été réalisée malgré une météo faiblement pluvieuse, avec un léger brouillard matinal. Par ailleurs, des solutions d’atténuation existent : longueurs d’ondes IR optimisées, optiques adaptatives, puissance plus élevée, hybridation RF/optique, multi-faisceaux…
Bref, si le LiFi n’est pas une solution magique, il semble tout de même que cette technologie coche énormément de cases, et qu’elle soit appelée à venir rapidement épauler ou remplacer les classiques liaisons radio.
« Pour la nuit, probablement en infrarouge ? »
Infrarouges et ultraviolets non électromagnétiques ?
« pluies, neiges et brouillards. » nous sommes souvent dans les limites du spectre ‘lumière »
Ukraine, la majorité des frappes est toujours opérée durant la nuit.
Mais il me semble bien que le visible soit autant caractérisé par des ondes électromagnétiques. Hein ?
C’est à dite que, ces ondes, soit vous les créer, soit vous les utiliser.
Donc le Li-Fi s’appuie bien sur des ondes électromagnétiques.
Sans déplacements d’électrons, pas de Li-Fi !
Lumière : l’électron qui se fait botter le cul par un atome et se précipite vers un autre atome. Ce dernier ne supportant pas la surpopulation, éjecter instantanément un électron, et ainsi de suite.
Ah oui, la vitesse de la lumière est donc un chouillat au-dessus de celle de l’électron.
« Mirabelle, ici Églantine »
Pithiviers.
Avec un h et un s, comme la sous-préfecture du Loiret.