La France se dit «ouverte» à l’idée de coopérer avec la Suède pour développer un avion de combat de nouvelle génération

À y regarder de plus près, l’avion de combat suédois JAS-39 Gripen a sans doute été un concurrent bien plus redoutable que l’Eurofighter Typhoon/EF2000 pour le Rafale. En effet, Saab a damé le pion à Dassault Aviation en Suisse [en 2012, mais Berne n’a pas confirmé ses intentions par la suite], au Brésil et, plus récemment, en Colombie.

En revanche, les deux avions ont été choisis par l’Ukraine pour moderniser ses forces aériennes. En juillet, Kiev a en effet signé un accord pour se procurer seize Gripen E/F et approuvé une «feuille de route» censée lui permettre d’obtenir autant de Rafale d’ici 2028.

Alors qu’il est régulièrement reproché aux industriels du secteur européen de l’armement de se livrer à des luttes fratricides, une coopération entre Dassault Aviation et Saab pour développer un avion de combat de nouvelle génération ne serait pas incongrue. D’autant plus que, comme l’a souligné Thierry Carlier, ex-numéro deux de la Direction générale de l’armement et actuellement ambassadeur de France en Suède, l’un et l’autre ont «un ADN commun, un respect fort et une compétence partagée».

Depuis l’échec de la coopération scellée autour du Système de combat aérien du futur [SCAF] avec l’Allemagne et l’Espagne, la France envisage désormais de se tourner vers la Suède, pays avec lequel elle a significativement renforcé ses relations militaires, tant au niveau opérationnel qu’industriel, lors de ces dernières années. En tout cas, la question devrait être évoquée à l’occasion de la visite du président Macron à Stockholm, le 31 août.

Ainsi, rapporte le site Politico, un responsable de l’Élysée a confié à la presse que la France est «ouverte» à une coopération avec la Suède pour développer un avion de combat de nouvelle génération.

«Nous recherchons tous les deux des avions assez similaires, assez petits», a dit ce responsable. En outre, a-t-il relevé, les possibilités de coopération sont nombreuses. «Nous avons une capacité de production de moteurs d’avions que la Suède n’a pas. C’est un domaine sur lequel nous pourrions coopérer», a-t-il précisé.

La question de la motorisation est en effet centrale. «C’est ce qui nous donne notre indépendance et notre souveraineté», a d’ailleurs récemment insisté Éric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, lors d’une audition au Sénat. Le savoir-faire français en la matière, qui repose sur Safran, est incontestablement un atout… alors que le Gripen est doté d’un réacteur américain, en l’occurrence le F404 de GE Aerospace. Et, en l’état actuel des choses, il devrait en être de même pour le drone de combat collaboratif A3-001 que Saab a dévoilé la semaine passée.

Par ailleurs, a repris le responsable de l’Élysée, «Dassault construit ses propres avions, et Saab les siens. Ce sont deux concurrents aux approches assez similaires qui se respectent mutuellement». En outre, a-t-il rappelé, ils ont «déjà coopéré par le passé», notamment sur le démonstrateur de drone de combat nEUROn.

Reste à voir ce que fera la Suède, qui, également courtisée par l’Allemagne, doit se prononcer sur l’avenir de son aviation de combat d’ici septembre 2027. En attendant, Saab mène des études conceptuelles portant sur des «solutions habitées et non habitées dans une perspective de système de systèmes» dans le cadre du projet «Konceptprogram Framtida Stridsflygsystem» [KFS].

Photo : Saab

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145 contributions

  1. Howk dit :

    Excellente idée.

    Un partenariat France – Inde – Suède (ordre alphabétique, pas hiérarchique) pourrait faciliter une production rapide, après validation d’un prototype qui répond aux besoins des partenaires.

    DA pourrait être maître – d’oeuvre, les deux partenaires pouvant mettre en valeur des compétences spécifiques pour développer leurs propres RD, si le débouché collectif permet des investissements rapides.

    Le concurrent Tempest n’est pas navalisable et plus lourd. Un gabarit qui autorise décollages et atterrissages sur routes devrait être compatible avec un chasseur catapultable capable d’apponter.

    Tout le monde y gagne, sans vaudeville et retards dûs aux égos de chacun.

    • Kardaillac dit :

      L’Inde serait pire que l’Allemagne.

      • Howk dit :

        On va plus vite tout seul. On va plus loin, plus longtemps, ensemble. C’est surtout une question de débouchés à cours terme.

      • Vortex dit :

        Après, qui vous dit que la Suède et la France developperaient un appareil commun ?
        Ce qui semble se dessiner c’est que chaque constructeur garderait la maîtrise de la conception de son appareil : un 20 t monomoteur pour le Suède et un 30 t pour la France, bimoteur, naval et apte à la mission nucléaire.
        La collaboration serait donc sur les moteurs, les connectivités, la communication, la protection et les effecteurs déportés et armements.
        Chacun garderait son indépendance, serait maitre d’Å“uvre de son appareil, sans transferts de technologies massifs ( ce que voulaient les Allemands…) et ce qui n’obérerait pas une éventuelle coopération franco-indienne pour Dassault.
        Par la suite, nous pouvons imaginer des achats croisés entre France et Suède : l’acquisition de quelques escadrons du chasseur suédois par Paris, pour donner de la masse à moindre coût et assurer les missions de DA et police du ciel, et l’achat de quelques appareils français par Stockholm pour les missions nécessitant plus d’allonge.
        Un partenariat gagnant-gagnant !

    • Nicolas sambart dit :

      commençons avec le programme t Rex faisons le premier pas que n’est pas capable de fournir l’Allemagne… décidons de décliner un réacteur de taille comparable au moteur américain….. après le cloud on a de l’avance dessus et la conectivite avec le programme f5 déjà en étude les drones saab est en avance un programme avec deux chasseurs mono moteur pour saab 135 kn de poussée et bi moteur pour pour dassault avec 180 kn de poussée une offre complémentaire pour les clients pour répondre à tous les appels d’offre comme boeing avait avec f16 et f18

      • SIU dit :

        Le symbole du newton (l’unité de force du Système international d’unités) est N (majuscule) et celui du kilonewton est donc kN.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Newton_(unit%C3%A9)

        Le symbole kn (en minuscules) est celui qui est préconisé pour le nÅ“ud (« knot » en anglais), mais on trouve aussi kt (à plutôt éviter car c’est le symbole de la kilotonne dans le SIU) et nd (en français).
        En effet, le nÅ“ud ne faisant pas partie du SIU, son symbole n’est pas fixé internationalement.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C5%93ud_(unit%C3%A9)

        Monomoteur pour Saab, avec 135 kN de poussée, et bimoteur pour pour Dassault, avec 180 kN de poussée.

    • Roberto dit :

      un vrai con, c’est qu’il ne connait rien, et fait semblant qu’il est un spécialiste.

      • Howk dit :

        J’ai servi dans l’armée et j’ai été mobilisé en Opex. Les détails n’ont rien à faire ici.

        Tu vas apprendre la langue française, tu vas servir, après tu reviens avec des vrais arguments en rapport avec les sujets (en sources ouvertes).

        • Riri Golons dit :

          Hi hi…….
          L’Opex vous dis-je, rien que l’Opex, mais toute l’Opex, sinon vous n’êtes rien. Tel serait le « mantra » de ce Howk.
          Certes la quasi insulte subie était déplacée. Mais la réponse fournie l’est tout autant pour celles et ceux « privés d’Opex »et ici, cela fait un sacré paquet.
          Conclusion. Une fois de plus le manque de considération latent en ce bas monde a été encore vérifié.

        • Ah ouais? dit :

          « J’ai servi dans l’ armée et j’ai été mobilisé en Opex »
          Et donc? Ça fait de vous un spécialiste des questions d’industrie de défense?
          C’est comme Ate Chuet: il était pilote de l’aéro et se prend pour un géostratège… Cherchez l’erreur…

      • Savoir-être dit :

        Un vrai con sait qu’il n’y connaît rien et fait semblant d’être un spécialiste.

        Un vrai con, c’est quand il n’y connaît rien et fait semblant d’être un spécialiste.

  2. Rondeau dit :

    Quid de l’Inde?

    • albert dit :

      Comme d’hab l’Inde va mettre 10 ans à se décider, et chaque mois un responsable dira non, puis le mois suivant un autre dira oui.

      • François 01 dit :

        @albert
        C’est vrai c’est l’inquiétude que l’on peut légitimement évoquer au vue des processus de décision indiens. Cela dit Dassault s’engage en connaissance de cause, puisque l’avioneur développe déjà une chaine de production d’éléments de plus en plus gros de Falcon 2000 et prévoit d’y transférer bientôt l’ensemble de la chaine d’assemblage de cet appareil. Par ailleurs si une entreprise telle que Airbus décide d’implanter en Inde des chaînes d’assemblage d’Ecureuil et de C390 c’est que les entreprises privées de ce pays sont suffisamment réactives.

    • Jacques dit :

      L’Elysée était aussi très ouverte à une coopération avec l’Allemagne. Autant dire que vu par le citoyen lambda il vaut mieux demander la météo à Dassault pour savoir quel temps il fera demain.

  3. Magic38 dit :

    Trop compliqué avec la Suède. Ils veulent garder leurs compétences de conception de chasseurs. Donc ça sera difficile de trouver un pourcentage pour Saab qui leur permette d’avoir une part suffisamment importante dans la conception de l’avion mais qui soit également proportionnelle au budget et aux commandes (forcément limités) apportés par le gouvernement suédois.

    Quel pourcentage d’un tel programme la Suède peut-elle financer ? Ca peut difficilement être 50%, c’est un petit pays. De toute façon avec l’expérience SCAF, je pense qu’on a compris qu’un programme dans lequel la France n’a pas plus de 50% des responsabilités et du budget n’a aucune chance de fonctionner. On peut pas être leader si on a le même pourcentage que les autres.

    Maintenant on pourrait peut-être compenser avec des UCAV de Saab (pour le Rafale, le Gripen et le futur avion) que la France achèterait. Dassault lacherait le Neuron, trop dépassé, et se concentrerait sur l’avion.

    Maintenant faut trouver un moyen de caser l’Inde dans tout ça…
    Mais pour l’instant la Suède n’a rien dit sur le sujet donc ne nous avançons pas trop vite, le patron de Saab avait simplement reconnu les compétences de la France en conception de chasseurs il y a quelques mois.

    • Vortex dit :

      « Lâcherait le Neuron, trop dépassé  » …
      Intéressant… Mais… la France n’envisage pas de produire le Neuron. Tout au plus un drone de combat qui reprendrait des briques du Neuron.
      Un drone qui n’existe pas encore.
      Dès lors, une question cher @Magic 38 : comment pouvez-vous affirmer que ce drone serait donc « trop dépassé  » ?
      J’attends votre réponse et vos arguments avec impatience !…

      • Wagdoox dit :

        Perso je comprends dépassé par la charge de boulot. Mais même là, ça fait longtemps que dassault n’a rien conçu en terme de cellule. Les drones seraient justement un bon moyen de se refaire la main. Ensuite on a besoin de comprendre certainement briques, le morphing, les cerveaux commandes numériques, la maintenance sur une cellule furtive et tout ça sur une même cellule. Dire que les bureaux d’études dassault ont trop de travail c’est juste pas vrai et ils n’ont plus la même expérience qu’à l’époque du rafale ou un proto sortait au moins tout les 3 ans.

        • Vortex dit :

          Il me semble que la maquette de Neuron présentée au dernier Salon du Bourget présentait des différences notables avec le démonstrateur nEUROn… Preuve que les bureaux d’études travaillent sur ce projet. Ainsi, si le contrat pour cet UCAV de combat est signé, Dassault ne partira pas d’une feuille blanche.
          Et puis à l’époque du Rafale, quels propos sortaient tous les 3 ans ?

        • Magic38 dit :

          Non j’ai bien dit technologiquement dépassé ! Il n’a servi qu’à tester si on sait faire des formes et des revêtements furtifs ainsi que si on sait téléguider un done ou lui donner des instructions de décollage/atterrissage.

          Le Neuron n’a jamais fait de manÅ“uvres complexe, il n’a jamais apponté sur le CDG. Ils ont tiré un missile en une fois pour pouvoir dire « on a tiré un missile depuis un drone ».

          Pour rendre le Neuron viable dans les années 2030, il faudra tout refaire de A à Z car depuis les années 2000 et début des années 2010, la technologie a bien évolué. Même les formes furtives ont évolué, ainsi que les revêtements.

          • Jo666 dit :

            lol faudrait surtout faire un drone hyper véloce sur la base d’un réacteur M88 et un stato réacteur de l’Asmp A avec une soute à sous munition

          • Vortex dit :

            Et bien sûr, pendant ce temps, les ingénieurs de chez Dassault ont occupé leur temps en jouant à la belote en sirotant des Kro …

      • Kobayashi Maru dit :

        Dépassé parce que le saint Trappier veut une commande etatique, dépasser car même les trucs sont en avance. Alors sans financement de l’état, seul, vous n’êtes même pas sur d’avoir un Rafale F5… avec un PowerPoint de chez Turgis en guise de lwingman

        • Vortex dit :

          Euuuuuh… Ça y est, le F5 est lancé et son financement assuré.
          Faudrait peut être voir à arrêter de raconter n’importe quoi.
          Vous faites un concours de la plus grosse connerie avec @Magic 38, ou quoi ?

          • MEDEF dit :

            @Goose. »Euuuuuh… Ça y est, le F5 est lancé et son financement assuré.
            Faudrait peut être voir à arrêter de raconter n’importe quoi. » Non, le budget n’a pas encore été voté.. Effectivement arrêter de……..

          • Vortex dit :

            @MEDEF
            Euuuh… L’actualisation de le LPM votée en juin dernier a du vous échapper …
            Renoncement à l’achat de Rafale supplémentaires et fléchage du pognon vers le programme F5 …
            De plus, si Dassault a lancé officiellement son Super Rafale F5, dixit Trappier, c’est qu’il y a contrat et financement.
            Vous voudriez donc concurrencer @Magic 38 et @Kobayashi Maru ?

    • Carin dit :

      @Magic38……
      Le Neuron est tellement dépassé que même les constructeurs américains copient ses formes…
      De plus ce drone n’a pas été conçu pour être construit. C’est un démonstrateur technologique, sur lequel l’ensemble des pays réalisateurs, s’appuient pour sortir un ou des produits qui eux sont destinés à la vente.
      Dassault travaille sur un drone de combat destiné à accompagner le Rafale F5, et son suivant, en partant des technologies issues du Neuron, mais absolument rien ne dit, que ce drone aura les formes du Neuron. Seules les technologies montées à bord du Neuron, monteront à bord de ce drone de combat, avec l’avantage qu’à ce jour, elles ont toutes évoluées.
      Chaque pays ayant participé au projet Neuron, ayant bossé sur ces technologies. C’est grâce à ça, que la Suède, au travers de SAAB, veut réaliser un drone de combat, et d’autres drones d’accompagnement des jets habités.

      • Marsupial dit :

        @Carin. »Le Neuron est tellement dépassé que même les constructeurs américains copient ses formes… ». J’en ai pissé de rire à votre lecture..

      • Magic38 dit :

        @Carin
        copient ses formes ??? Le Neuron n’a pas inventé l’aile volante furtive. Il s’inspire tout simplement du bombardier B2.
        Sauf que si cette forme était populaire dans les années 2000 (X-47B, BAE Taranis, GJ-11), elle semble désuète de nos jours.

        Seuls les russes et les chinois s’y intéressent toujours. Tout simplement car cette forme est optimisée pour la pénétration furtive et non le combat aérien, il est moins manÅ“uvrant qu’un Kizilema ou un MQ-28.

        • Vortex dit :

          C’est vrai que le B-21, fraîchement sorti d’usine, paraît si dépassé…
          Avec sa forme d’aile volante désuète.
          Et justement, cette forme est optimisée pour la pénétration. Et quel rôle veut donner notre armée de l’air à son drone de combat ? Ah ben oui ! La pénétration !
          Fou non ?

  4. ONERESQUE dit :

    Problème épineux qui a déjà été abordé dans ce Blog de nombreuses fois et qui BUTE inéluctablement sur la même IMPASSE : Il Y A une INCOMPATIBILITÉ fondamentale entre les besoins suédois et français.

    1> Ce n’est plus le mariage de la Carpe et du Lapin, c’est celui de la Loutre et du Lion….Paris doit disposer d’un bi-moteur 13 à 14 tonnes.f à vide, 30 t.f MTOW avec structure renforcée pour appontage, mission nucléaire, grosses soutes pour furtivité emport futur AS4NG, COMET et STRATUS, radars distribués, crosse d’appontage et itou……

    2> Ce n’est PAS DU TOUT ce genre de bimoteur qu’il faut aux suédois, qui ne visent qu’une dilatation modérée du GRIPEN dans un FALKEN furtif emportant seulement quelques METEOR internes et TAURUS ou STRATUS en externe, un MONOMOTEUR de 9 t.f à vide, 18 t.f MTOW qui sélectionnera probablement le moteur du F-35, le P&W F-135 ou (improbable) le Rolls-Royce-IHI-AVIO de NG du GCAP (s’il est fiabilisé rapidement).

    3> Cette « ouverture » SAAB relève encore de la catégorie des douces ILLUSIONS. C’est une une coopération qui n’a fondamentalement pas de sens tant les objectifs opérationnels sont éloignés et ne boxent pas dans la même catégorie. Soyons RATIONNELS. D’autre part, les budgets suédois en forte hausse devraient permettre avec l’approche incrémentale de SAAB du programme ACP et les démonstrateurs prévus ( A1, A2 et A3 ) de placer un cockpit dans la meilleure config dans moins de 4 ans. Les démonstrateurs prévus, on le notera, ont une ressemblance stupéfiante avec la partie frontale du mock-up du feu-SCAF sans ses ruddervators. Voir à ce sujet l’excellent article de TWZ sur : https://www.twz.com/air/saab-unveils-stealthy-supersonic-fighter-drone-concept

    4> L’aspect INDUSTRIEL est aussi CRUCIAL et la voie d’une synergie encore renforcée avec l’Inde est INFINIMENT plus sérieuse. L’Inde a besoin du même genre de bimoteur, a besoin de répondre à la menace chinoise qui s’amplifie rapidement avec les J-36 et J-50 notamment et Dassault a besoin d’une courroie de transmission Asie pour produire en masse à des coûts raisonnables. TOUT converge DONC vers l’INDE et non la Suède pour un partenariat GEN6.

    • NORAD dit :

      @ »un MONOMOTEUR de 9 t.f à vide, 18 t.f MTOW qui sélectionnera probablement le moteur du F-35, le P&W F-135 ou (improbable) le Rolls-Royce-IHI-AVIO de NG du GCAP (s’il est fiabilisé rapidement). » Le moteur F-135 de près de 20 tonnes de poussée n’est pas cohérent avec l’ avion de 18 tonnes max que vous avancez… De plus, le concept présenté ici s’apparente plus à un avion de 21 à 23 tonnes de masse max. Il faut au minimum 5 à 6 tonnes de carburant interne et une soute interne pour 2 tonnes d’armes.. Ajoutez-y 3 à 4 tonnes d’emport externe environ.. Disons 11 tonnes à vide. Un moteur de 15-16 tonnes de poussée sera suffisant.. Quelque chose comme les XA-102 ou XA-103 du futur F-47 si…disponible. Sinon le moteur du GCAP..

      • ONERESQUE dit :

        Le F-135 fait 12,7 t.f de poussée à sec et 18 t.f avec PC. Il peut être détaré et il pèse 1.700 kgf. Pas complètement fou d’autant plus que l’on ne voit pas quel moteur moderne pourrait être disponible. Les triple-flux à dilution en cycle adaptatif croisière / attaque XA sont encore des engins expérimentaux non totalement qualifiés et leur haute technologie fera l’objet de sévères restrictions du Pentagone. A voir……

        • NORAD dit :

          @ONERESQUE. Le projet suédois de nouvel avion piloté est prévu pour 2040-2045… Donc, les XA-102 ou 103 seront prêts… Quant au F-135, la version sera le ECU, plus près des 20 tonnes de poussée que de 18.. Over kill et pas adapté pour votre concept d’avion de 18 tonnes max.. A suivre effectivement.

    • Thomas dit :

      Si je vous suis concernant le bimoteur avec les indiens, rien n’empêcherait une collaboration avec Saab sur les effecteurs déportés, qui serait de même (haut) niveau techno, non ?

    • Bruno dit :

      Bonjour Oneresque, avec les augmentations des puissances de calcul nécessaires à bord des avions (fusion de données, pilotage de drones) est il encore possible d’effectuer cela depuis un monomoteur?

    • HMX dit :

      @ONERESQUE
      Vous partez du principe que la Suède et la France s’entendraient pour produire un unique chasseur, alors que les besoins français et suédois sont fondamentalement différents. Ce serait en effet le mariage de la carpe et du lapin, et le plantage assuré…

      Mais voyez la question sous un autre angle : et si au lieu de produire un seul avion, Saab et Dassault produisaient chacun leur propre chasseur Gen 6, en partageant un maximum d’éléments communs dans une logique « système de systèmes » : cloud de combat, moteur, drones CCA, armements, certains capteurs… les suédois partiraient sur un chasseur léger monomoteur, héritier du Gripen, et la France construirait un bimoteur furtif navalisable, successeur du Rafale. Des cellules et des avions différents, mais qui partageraient un même écosystème.

      C’est à mon sens cela qui pourrait être proposé aux suédois, et qui pourrait retenir leur intérêt. Comme la France, la Suède lutte pour maintenir son industrie aéronuatique de défense et ne souhaite pas se laisser diluer dans une coopération ou un ensemble plus vaste. Ce n’est pas pour rien que la Suède a décidé de quitter le GCAP en 2023 pour lancer son propre programme de chasseur Gen 6. Le schéma proposé ci-dessus permettrait à la Suède et à Saab de conserver son statut de concepteur et producteur d’avions de combat.

      Vous noterez par ailleurs qu’un partenariat avec la Suède ne serait pas forcément antinomique d’une collaboration avec l’Inde. Dans le schéma évoqué ci-dessus, chacun réalise « son » avion : Dassault pourrait donc tout à fait nouer des partenariats avec des acteurs indiens pour réaliser un chasseur Gen 6 « make in India », plus ou moins étroitement dérivé de la version française.

      • Bruno dit :

        C’est effectivement la lecture que fait le site Meta defense. Et qui a le plus de sens. En tout cas la volonté de la Suède de garder sa souveraineté sur les conceptions de chasseurs légers sans transferts massifs de technologie exclus quasi d’office un partenariat avec les allemands.

        • antares78 dit :

          Ça c’est seulement si on reprend le mythe de la presse française. Le PDG de Saab a déjà déclaré à deux reprises qu’il souhaitait un partenariat avec l’Allemagne pour un NGF. Mais vu qu’ici on préfère inventer des récits plutot que rapporter les faits…

          • Bruno dit :

            Il a précisémment dit ceci : « Against this backdrop, Johansson said Saab would be open to working with Airbus Defence on a joint fighter jet if Berlin were to change course on its current Future Combat Air System ambitions with France.
            He added that Saab has the capabilities to contribute meaningfully, but only with clear political commitments and on the condition that Sweden retains its ability to independently design and build combat aircraft. »
            Ce qui reviendrait à un partenariat du type de celui que désirait Dassault. Les besoins allemands et suèdois sont encore plus éloignés, il me semble, que ceux des suèdois et français.

          • Le gueux patriote dit :

            Taré 78, pourquoi ne fréquentes-tu pas un blogue militaire gelbe dans lequel tu pourrais déverser toute ta haine anti-française ? Ici, c’est assez incongru, mais ça doit soulager tes névroses chroniques.

          • antares87 dit :

            @Le gueux patriote Ton détournement de pseudo puérile et demande d’aller voir ailleurs plutôt que répondre sur le fond en dit long sur ton impuissance argumentative et la trouille de voir ton patriotisme mal placée mis en difficulté.

          • Vortex dit :

            Non, le PDG de Saab n’a pas dit ça…
            Au contraire, il a dit a deux reprises ce que disait en substance, le PDG de Dassault !

      • ONERESQUE dit :

        Quand on observe la dérive des surcoûts de ne serait-ce que les 3 versions -A, -B et -C du F-35 et ce qu’a coûté l’Eurofighter en éparpillement de sites de production et en gestion logistique, on a DES DOUTES. Les dérives sur les lenteurs d’accord des équipements technologiques communs à rajouter à ces noirs tableaux US et européens, je ne pense pas qu’un programme à 2 européens représentera le MOINDRE économie, tout au contraire. Cela n’intéressera donc PERSONNE….Il ne faut pas non plus oublier la volonté farouche des Suédois de rester maîtres de l’intégralité des technologies. Ce qui va en plus être rendu possible par leur approche incrémentale ACP qui va aboutir BEAUCOUP PLUS VITE que le calendrier RAPACE de chez Dassault avec ou sans l’Inde….L’hypothèse suédoise est séduisante, mais hélas déjà passée comme opportunité….

    • vrai_chasseur dit :

      Un chasseur commun serait effectivement un mouton à cinq pattes.
      Gen 6 peut très bien signifier un monomoteur et un bimoteur partageant quelques briques technologiques et surtout travaillant dans un Cloud de combat commun, avec des effecteurs et des données partagés.
      Bref la collaboration la plus efficace, en plus du sujet motorisation, est plutôt centrée sur ce qui entoure le chasseur, le ‘système de systèmes’, et non pas sur le chasseur lui-même. Ce qui peut même inclure des drones ailiers CCA communs entre un Gripen + et un Rafale+. Justement la DGA en cherche en ce moment.
      Coopération qui n’empêche nullement le partenariat avec l’Inde.

      • Air dit :

        Oui, c’est bien ça le problème, coopérer avec SAAB serait intéressant pour les technologies, le « système de système » (bon dieu, que ça fait technocrate) ou les drones ailliers mais pas sur l’appareil et c’est pour ça que le SCAF était déjà mort dés son annonce, Airbus ayant raflé les plus intéressants sur la coopérations et essayant de gratter la part de Dassault.

        Il n’y aura pratiquement aucun lien entre les appareils car trop différents, que ce soit avec l’Allemagne ou la Suède, ça ne changera rien, l’Allemagne aurait du être depuis le début dans le Tempest, il n’y a rien à tirer pour eux (à part une tentative de pillage technologique) à faire le SCAF vus que cet appareil fera doublon avec le F-35 et que comme les italiens, espagnols et anglais, ils sont dans l’optique « double appareils » pour de la résilience, chose confirmé encore par des généraux espagnols.

        Reste le problème des PA que prévoit les italiens et espagnols mais ça reste à confirmer car il n’y a rien de bien fiable pour le moment à ce sujet, le Tempest n’étant pas prévus pour, on verra bien ce que ça donnera de leurs côtés mais le F-35C aura peut-être sa part là-dessus, la coopération européenne et le « non besoin de navalisation » aura bon dos comme toujours en Europe.

    • Carin dit :

      @ONERESQUE……
      De la bouche même du PDG de Dassault, il y a déjà des sinergies et discutions entre Dassault et SAAB…
      Celles entamées avec les indiens ne sont pas de ce niveau, même si l’Inde veut faire partie d’un tel projet, ce pays est conscient de ses lacunes, (le Tejas en est la preuve). Plus de 30 ans, et il n’est toujours pas à la hauteur d’un F16.
      Donc oui, l’Inde pourrait être un partenaire, monnaitaire, et de fabrication de certaines pièces, mais pas encore, pour participer à la création d’un tel chasseur.
      Le gros problème de la France et de Dassault, c’est de trouver suffisamment de débouchés pour intéresser les Indiens, car le nerf de cette réalisation reste le pognon.
      L’Inde est pressée, mais sa façon de vouloir le beurre et l’argent du beurre l’a retarde, par des palabres presque sans fins.
      La mentalité indienne, n’est pas la nôtre, les blocages dans les discutions sont actuellement encore légion, mais ce pays évolue doucement, vers d’autres logiques de pensées, étant conscient que leur pire ennemi, est le temps.

      • Air dit :

        Des synergies sur les ailiers sûrement, ça serait pas un moindre mal vus les multiples modèles possible et imaginable et limité la dépendance de SAAB aux moteurs américains principalement. (l’UE ne se résume pas à l’Allemagne)

  5. Olivier dit :

    Coopération logique mais on va toujours buté sur le fait que la France a des besoins spécifiques (emport nuc, aéronavale). On peut imaginer que chacun ait son programme, que la France fournisse la motorisation et certains équipements suivant ce que sait faire (ou pas ) Saab. En échange et à montant équivalent, on pourrait confier une partie des UCAV à la Suède.

    Bien que sur le fond j’aurais aimé que la France confie à la Suède la conception d’un chasseur léger moderne avec un accent fort sur le rusticité un MCO simplifié (le NGF va coûter une blinde et le futur Rafale F5 me semble déjà surdimensionné pour des missions bas/milieu de spectre).

    Mais bon nous en sommes très loin, à ce stade ce n’est qu’un appel du pied de la France sans réponse de la Suède.

    • Fabien Tremm dit :

      Les seules collaborations pertinentes avec la Suède pour un avion de nouvelle génération:
      Pas le même avion.
      Effectivement, un moteur commun.
      Le système de combat en réseau commun qui permet à chaque client de choisir le drone de combat qui leur convient.
      Une architecture électronique de l’avion compatible où le client peut choisir le radar de l’autre, etc.
      La France peut récupérer la motorisation de GKN Suède pour ses moteurs de drones.

      Mais un avion commun, avec la mentalité Dassault, c’est un suicide pour Saab.

      • Vortex dit :

        La mentalité de Dassault est le même que celle de Saab, si l’on en croit les déclarations de son PDG au sujet d’une éventuelle coopération avec l’Allemagne…
        Réveillez-vous !
        Dès lors, s’il y avait collaboration entre Saab et Dassault, chacun developperait sa cellule en y intégrant les différentes briques que vous décrivez, et chacun serait maître d’Å“uvre de son avion sans avoir à faire du transfert de technologies massif (ce que visaient les Allemands…).

      • Air dit :

        Et avec la votre de mentalité, ça donne quoi ?

        Airbus Allemagne ? Ben bonjour le résultat.

  6. Yoyolegigolo dit :

    Ce serait une superbe nouvelle de coopérer avec la Suède sur le futur avion de chasse. ils ont une excellente connaissance aéronautique et ils sont bien plus amicaux que les Allemands

    • Fred And Co dit :

      Saab utilise de manière intensive les logiciels de Dassault Systèmes, principalement au sein de sa division aéronautique et défense. Tout comme tous les autres concepteurs d’avions au monde dont Lockheed Martin et Boeing, Airbus et bien d’autre encore.
      Je ne suis pas convaincu que Saab conçoive et fabrique ces propres commande de vol électrique. Dassault semble être le seul constructeur au monde à le faire en interne.
      Sur le Gripen de très nombreuses pièces ne sont pas d’origine Suédoises. Bon nombre de parties chaude et sensible ne semble pas l’être .
      Les entreprises de haute technologies et autres équipementier Français sont des fournisseurs de l’avion de combat Gripen. Safran et THALES a titre d’exemple, mais ce ne sont pas les seuls.
      Les entreprises Anglaise et américaine sont également des fournisseurs important du Gripen.
      Comparer Dassault et Saab me semble très osé sur de nombreux points .

  7. Navion dit :

    « l’un et l’autre ont «un ADN commun, un respect fort et une compétence partagée». »

    On emploie aujourd’hui le terme « ADN » à tort et à travers.
    Je voudrais bien savoir à quoi fait exactement référence Thierry Carlier quand il évoque « un ADN commun » entre Dassault et Saab…
    Ces deux sociétés descendraient-elle d’une même entreprise ? Des activités ou des personnes-clés de l’une auraient-elles migré chez l’autre ?
    Si quelqu’un sait, je suis preneur.

    • Air dit :

      Rien, c’est du marketing.

      Les politiciens aiment bien parler de couple, de mariage, d’avortement et de liens « ancestraux » quand il s’agit de coopération, ça fait « beau », profond et rien n’est plus beau qu’un lien « amoureux ».

      Dans les faits, c’est comme ces désignations modernes, ça se fracture très vite car les gens découvrent qu’ils n’ont fait que suivre un schéma idéologique hérité sans réfléchir une seconde au concept et si ils sont vraiment en accord l’un avec l’autre. (fait l’un pour l’autre)

      Employé ces termes pour des coopérations de grandes importances quand on voit ce que donne les chiffres de ces termes aujourd’hui c’est chercher volontairement l’échec, le fiasco et le mauvais goût.

      Pour l’ADN commun, je pense qu’il s’agit d’avoir survécu plusieurs décennies voir un siècle à produire ses appareils sans avoir échoué ou s’être fait racheter/disparaître, là, oui, ça a du sens mais ce n’est pas une raison suffisante pour dire qu’une coopération serait forcément réussite entre les deux.

      Le fait qu’il y est un respect fort et une compétence partagée implique qu’il n’y aurait eu aucun pillage entre les deux car les deux se savent mutuellement de même niveau donc pas de rancoeur sur le maître d’œuvre.

      Après, en ce qui concerne de conserver ses compétences… c’est autre chose on va dire… il faut voir si le président va toujours être « pas content » si on parle de deux appareils ou pas.

  8. Robmac dit :

    Mais c’est horrible : si le futur SCAF est construit en collaboration avec SAAB, la France perdra sa SOUVERAINETÉ !!!

    • Wagdoox dit :

      Pas forcément, il y a des briques techno qu’on peut dev ensemble, la production se ferait ensuite dans chaque pays de manière autonome. Il y a des composants français dont la Suède pourrait avoir besoin.
      J’ai justement l’impression que c’est exactement ce que veut Saab mais pour l’instant personne n’a voulu aller dans ce sens. C’est aussi nourrir un futur concurrent. J’aurais tendance à croire qu’un avion 2x plus petit n’est déjà plus sur la même niche du marché. Mais aujourd’hui le gripen ef c’est presque 80% d’un rafale.
      D’ailleurs le f5 est toujours tout à fait capable de remplir le bas du spectre l’heure de vol est pas délirante (elle a tendance à monter en France à cause de la sur utilisation et de l’âge du parc vu que les livraisons se font au compte goutte). Et il y a encore moyen de baisser l facture.

    • Vortex dit :

      Non, pas forcément…
      C’est votre courte vue qui vous fait raconter ça.
      Car il y a plusieurs scénarios qui peuvent se dessiner.
      Et si vous réfléchissez ?
      Oui, je sais, mission pas facile pour @Robmac …

  9. Bigorneau dit :

    C’est une excellente idée .
    Les suédois savent faire des avions , eux

  10. ji_louis dit :

    Là, ce sont les politiciens (français) qui parlent. Mais on a vu que dans l’échec du SCAF, ce sont les industriels qui n’ont pas voulu coopérer (et partager le gâteau). Et comme les industriels français et suédois ont fait le même type de réponse (négative) aux politiciens et industriels allemands, on peut en déduire que les politiciens (ici français, mais c’est valable pour les autres) n’ont pas vraiment la capacité de décider pour les industriels en matière de coopération.

    Aussi, une éventuelle coopération en matière de conception et construction des futurs appareils des armées de l’air ne pourra réussir que si les industriels peuvent se mettre d’accord sur le qui fait quoi (et combien ça rapporte). La coopération ponctuelle sur un prototype n’est pas aussi difficile que la coopération sur des dizaines d’années pour une lignée d’appareils, et c’est là que les politiciens doivent faciliter les choses (mais ne le font pas vraiment) pour le partage des tâches (parce que les compétences partagées sont des emplois en moins et des profits en moins pour la partie qui va chez les autres).

    J’imagine que le scénario le plus favorable pour une coopération ne sera pas sur un appareil du futur mais sur une gamme d’appareils (pour ne pas se marcher sur les pieds), où l’un se consacre à un appareil lourd (biréacteur complexe à long rayon d’action) et l’autre à un appareil plus léger (monoréacteur plus simple aux missions plus restreintes piloté ou pas) mais potentiellement plus vendable, sans compter la palanquée de drones de tous types avec lesquels ils devront collaborer.

    • antares78 dit :

      En quoi les Suédois ont fait la même reponse que les français vis-à-vis des Allemands ? Les partenariats germano-suedois se multiplient depuis 3 ans, et le PDG de Saab a déclaré à deux reprises qu’il souhaitait faire un NGF avec l’Allemagne. Il y a un monde qui sépare ce qu’il se passe et ce que tu imagines…

      • ji_louis dit :

        La réponse de SAAB aux allemands est citée en anglais dans les commentaires plus haut, et elle ressemble énormément à celle de Dassault (mêmes arguments et conditions). C’est d’ailleurs pour cela que les suédois ne collaborent pas avec les allemands sur ce sujet.

        • antares87 dit :

          Oui ça c’était la déclaration de décembre 2025. Depuis les dirigeants de Saab et Airbus se sont revus plusieurs fois, idem pour les ministres de la Défense des deux États qui ont signé plusieurs accords. Et non, il n’y a aucun rapport entre Trappier et Johansson. La Suède souhaite un projet de collaboration avec Airbus et l’Allemagne. Il l’a déjà répété. Trappier lui veut de la subordination et le financement de ses projets par autrui en se gardant des PI. Donc aucun rapport, surtout au vu de la douzaine de collaboration en cours entre les deux pays…

      • Vortex dit :

        Il y a un monde entre ce que tu racontes et les faits…
        Reprends donc les déclarations du PDG de Saab au sujetd’une collaboration avec l’Allemagne…
        Merde ! C’est quasi les mêmes que Trappier !

  11. Marty dit :

    Dassault Aviation + SAAB + l’Inde (et deux autres pays asiatiques – Indonésie ?) Le marché post Rafale s’ouvre.
    Restons positifs. Bon weekend 🙂

    • Marty dit :

      …et j’ajoute la une du Financial Times : Le ministère britannique des Finances (Trésor) a reporté la fixation d’une date pour atteindre l’objectif de 3 % du PIB consacré à la défense, repoussant toute décision majeure à la revue budgétaire de l’année prochaine. Les objectifs de 2030 et 2035 sont très incertain. Quel impact sur le budget britannique du GCAP?

      • farragut dit :

        @Marty
        Peut-être que l’amicale pression de Trump sur le nouveau PM britannique pour passer à 5% du budget pour la défense, en « échange » du maintien du soutien US pour garder les iles Falkland (Malouines) contre les demandes de son pote trumpiste Milei, incitera le ministère britannique des Finances à revenir sur son « report » de la date du « 3% » ? 😉
        https://fr.news.yahoo.com/discussions-franches-etats-unis-menacent-102005199.html

  12. Lothringer dit :

    Conception de 2 cellules techniquement très voisines. L’une en mono-réacteur, l’autre en bi-réacteur, avec cockpits identiques. Si possible avec quelques pièces communes (ex: le nez, l’empennage) Avec capacité de franchir la limite des 20 000m d’altitude pour accéder à la THA (très haute altitude). Et navalisables dans les 2 cas. SAAB de son côté dispose d’une grande expérience pour rendre les avions compatibles avec les températures arctiques (espérons que le Canada finisse par en percevoir le grand intérêt).

    • ji_louis dit :

      Pourquoi « navalisables dans les 2 cas » ? Les suédois n’ont pas besoin d’avion navalisable (en fait, très peu de pays en ont besoin). Et les navires légers navalisés sont fortement concurrencés par les projets de drones embarqués (tel le Kizielma turc).

  13. HMX dit :

    Les suédois sont décidément très courtisés depuis qu’ils ont quitté le programme GCAP en 2023…

    L’Allemagne espère pouvoir arrimer la Suède à son futur programme de chasseur. Mais objectivement, il faut reconnaître qu’un partenariat avec la France serait beaucoup plus prometteur pour les suédois, notamment sur la question du moteur, ainsi que le(s) drone(s) CCA (Saab a déjà participé activement au programme Neuron). Tout comme la France, la Suède lutte pour conserver une filière industrielle souveraine en matière d’avions de combat. Une culture et un point commun qui permet de mieux se comprendre.

    Schématiquement, les bases d’un futur partenariat pourraient être les suivantes :
    – Saab construit son avion de combat, monomoteur léger, successeur du Gripen.
    – Dassault construit son NGF-FR/Super Rafale, bimoteur.
    – Safran motorise les deux appareils.
    – Dans une logique de « système de systèmes », les deux appareils partageraient au minimum des interfaces et un cloud de combat commun, des drones CCA (à commencer le futur Neuron NG déjà en développement), et potentiellement certains capteurs et certains armements (mais ce n’est pas une obligation, et ce serait « à la carte »pour limiter au maximum la concurrence et les rivalités industrielles). Les frais de développement seraient logiquement partagés sur ces technologies mises en commun.
    – Dassault et Saab s’engagent à coopérer activement, ou du moins à ne pas se concurrencer directement, pour les futures campagnes export, qui conditionnent l’équilibre économique général d’un tel programme. En effet, les commandes françaises et suédoises sont insuffisantes à elles seules pour rentabiliser le programme : l’export est donc une nécessité vitale pour les deux constructeurs. Encore un point commun…

    Optionnellement, selon le degré de confiance et le niveau d’engagement des deux pays, la France et la Suède pourraient s’engager respectivement à acquérir un certain nombre de chacun de ces deux types d’appareils : pour la France, cela signifierait le retour à une flotte mixte, composée d’un monoréacteur (successeur M2000) et d’un biréacteur (successeur Rafale). Une combinaison plutôt attrayante et intéressante, d’un point de vue économique et opérationnel. Un tel pacte, à dimension stratégique, viendrait « cimenter » le futur programme, et rendrait improbable son abandon.

    • CD. dit :

      J’espère que vous mesurez le boulevard que ça offrirait à Saab sur le marché export… Pour trois Rafale à remplacer il y aurait deux Dassault NG pour un Saab NG voir la proportion inverse. C’est toujours très pratique un monomoteur pour faire du volume et permettre aux pilotes de voler pour pas trop cher … Je ne suis pas sûr que les quelques millard apporter par la Suède au programme vaille cela.

      • HMX dit :

        Le « boulevard » en question fait justement partie du potentiel deal… on n’attire pas les mouches avec du vinaigre !

        Notez quand même que ça peut fonctionner dans les deux sens : si Saab verrait certainement avec beaucoup d’intérêt la perspective de voir s’ouvrir des marchés jusqu’ici réservés à Dassault (à commencer par la France), les clients actuels de Saab et du Gripen pourraient également être intéressés pour acquérir un avion plus performant partageant un écosystème commun…

    • Kobayashi Maru dit :

      Un tel pacte à dimension stratégique? En quoi un pacte avec les suédois serrait plus pertinent qu’avec l’Allemagne? Pas de navalisation, Saab se fout d’être ITAR ou pas, la suede veut un avion simple, robuste. Faut arrêter de rêver avec l’Inde ou la suede. La France à les compétences mais pas le budget ni les mêmes besoin. La Suede se fiche de savoir d’où viens son moteur. L’Inde sortira le chéquier SI il y à une vraie avancés pas une énième variante du Raf sans LWÎGMAN

  14. François 01 dit :

    Avec Saab, la Suède serait évidemment le partenaire de premier choix. Il faut espérer que cette déclaration d’un responsable français fait suite à un geste concret de Saab en direction de Dassault.

    Concernant l’avioneur français, le récent interview d’Eric Trappier sur BFMTV semble marquer un tournant stratégique qui est passé quasi inaperçu, seul Meta Defense aillant souligné cette nouvelle orientation.
    Hedwige Chevrillon interroge le PDG au sujet du SCAF, le nouvel avion qui doit remplacer le Rafale. Or ce dernier lui répond en évoquant uniquement le Rafale F5.
    Il semble que Dassault aurait decidé de mettre provisoirement le successeur du Rafale de côté et de se concentrer sur le Rafale F5 en apportant davantage d’améliorations à cette version, ce qui expliquerait le recul de sa sortie.
    La mise en service du F5 était effectivement initialement prévue en 2030, puis repoussée à 2032/33 et désormais Eric Trappier évoque l’échéance de 2033/35 avec une offre à l’export pas avant 2035.

    Or il y a quelques semaine, le PDG de Dassault déclarait devant la commission de la défense du Sénat, que le démonstrateur technologique du SCAF, remplaçant du Rafale, devrait voler en 2035, en précisant « il ne faut plus attendre ».
    Il me semble difficile de sortir en même temps le F5 et le SCAF.
    Cette confusion entre la nouvelle version du Rafale et le successeur du Rafale, qui a totalement échappé à l’intervieweuse de BFMTV, semble indiquer un changement d’orientation, qui impliquera que le Tempest se retrouverait face au Rafale F5, et que le SCAF, si l’on nomme ainsi le successeur du Rafale, sortirait ultérieurement, en décalage avec son concurrent.

    • Mère grand dit :

      @François01″La mise en service du F5 était effectivement initialement prévue en 2030, puis repoussée à 2032/33 et désormais Eric Trappier évoque l’échéance de 2033/35 avec une offre à l’export pas avant 2035. ». Il n’y a absolument rien de nouveau ici.. Cela a déjà été annoncé il y a 3 ans devant une commision parlementaire… Meta Defense et Mister Wolf.. Pfff…

      • François 01 dit :

        @Mère Grand
        Je ne donne pas ici la réflexion de Meta Defense, mais la mienne. J’ai posté des commentaires dans ce sens sur d’autres sites avant la parution de l’article de Meta Defense. Je constate simplement que cet article fait à peu près les mêmes constatations que moi, et qu’elles sont passées inaperçues ailleurs.
        Et pour info, à titre d’exemple, le 24 mai 2023 Trappier déclarait devant la commission de la défense du Sénat, qu’il prévoit le Rafale F5 pour 2032. Donc non, contrairement à vos affirmations, la date de 2033/35 n’a pas déjà été annoncée devant une commission parlementaire il y a trois ans.

        • Roland DESPARTE dit :

          Bonsoir François 1er,
          Peu importe que l’ayez dit avant ou après les autres, mais selon moi @Mère Grand a raison, il n’y a absolument rien de nouveau ici. Meta Def a pondu un article qui n’apporte rien au débat puisqu’il n’y a rien à apporter ! Il y a juste des ajustements aux “possibles dates prévues“ en fonction des évolutions constatées : abandon du SCAF (qui implique une montée en gamme du F5), situation économique dégradée/orientation des lignes budgétaires, impératifs du programme et commandes ,…
          A propos du F5, si on remonte sur plusieurs années les déclarations tant d’Éric Trappier que du CEMA :
          2023 = E. Trappier indique que Dassault « avait en tête un standard F5 à l’horizon 2032 » ; avec cependant « un léger décalage à 2035 » car la date dépend principalement de l’État : « Si le F5 est prévu pour 2035, ce sera en 2035. Ce n’est pas moi qui décide ».
          2024 = E. Trappier et le CEMA parlent de « l’horizon 2030 » avec un drone de combat du F5 envisagé « à l’horizon un petit peu après 2030 »).
          Avril 2025 (Assemblée nationale) = « à l’horizon 2030-2035 », coïncidant avec la modernisation de la dissuasion.
          2026 = La date principalement citée est 2035, mais « il volera un peu avant » et E. Trappier évoque un standard intérimaire dès 2032-2033 et une pleine maturité pour l’export en 2035.
          Juillet 2026 (audition Sénat) = « à l’horizon 2035 », « autour de 2035 », dans le cadre du « super-Rafale » et “L’AAE vise une entrée en service dès 2033 avec montée en puissance vers 2035“…
          Août 2026 (BFM Business) = E. Trappier : « C’est pour être au rendez-vous de 2033, 2035. » (“Selon la demande des armées françaises, sans codéveloppement étranger pour l’instant, l’appareil pouvant être proposé à l’export à partir de 2035“).
          Donc pas de quoi fouetter un chat ! La ligne et le calendrier sont globalement constants et cohérents sur le fond (2032/2033/2035), tout en retenant que le F5 de 2026 n’est plus exactement le F5 que l’on imaginait en 2023-2024, mais que globalement il reste aligné sur le calendrier de la dissuasion nucléaire (missile ASN4G vers 2035). Cordialement,

          • François 01 dit :

            @Roland
            Pas convaincu du tout votre alignement de dates indigeste, et qui argumente dans mon sens.

    • Carin dit :

      @Francois01……
      Le « démonstrateur technologique » du NGF n’est pas le NGF.
      En 2035, c’est de cette présentation que Trappier parle, pas de la sortie d’un NGF.
      En 2035 Dassault sera en pleine promotion de son Rafale F5, qui soit dit en passant emportera l’ensemble des technologies de son futur remplaçant, le NGF, ce dernier emportera les versions évoluées de ces technologies qui aujourd’hui sont dites « de ruptures ».

  15. Ératosthène dit :

    Je ne comprends pas vraiment.
    M. Trappier dit et répète que Dassault peut faire un chasseur avancé tout seul, mais il semble que la France se tourne vers l’Inde, vers la Suède, …
    C’est évidemment une histoire de sous ; mais qu’on ne nous raconte « … ont … une compétence partagée ».

    • François 01 dit :

      @Ératosthème
      On peut le faire tout seul mais c’est mieux à plusieurs. Dans l’absolu Dassault préfèrerait le faire tout seul ( avec Thalès et Safran) car les entreprises françaises possèdent toutes les compétences nécessaires ( en Europe c’est un savoir-faire unique) et ainsi elles garderaient l’exclusivité de leurs compétences acquises lors de la conception.
      Mais l’Etat français préfère partager les frais de recherche et de conception. A plusieurs vous avez également une assise commerciale plus large. Les ventes endogènes sont plus nombreuses et vous avez davantage d’opportunités à l’export. Bien sûr il y a aussi les inconvénients à plusieurs ( coût de la conception par partenaires plus élevé, chaine de fabrication moins optimisée ect ..

  16. albert dit :

    Pour etre franc je ne crois plus trop a une coopération avec Saab, eux aussi, de part leur expérience veulent garder la main sur la maitrise d’oeuvre, leur savoir faire et leur indépendance. Je les verrai plutot prendre le chemin d’un concurrent au Su-75 « Checkmate », un monomoteur furtif. Ils sont seul sur ce créneaux en occident, tous les autres ayant pris le chemin d’un bimoteur. Et un monomoteur c’est moins cher donc je pense qu’il vont garder leur créneau seul. Contrairement à nous ils ne sont pas dans l’idéologie du partenariat à tout prix.
    Pour Dassault je crois plus en un partenariat avec l’Inde qui est devenu un bon client, et eux aussi cherchent à obtenir un savoir faire.

  17. Yvon dit :

    Une coopération bilatérale avec la Suède aurait du sens. Chacun dispose de technologies propres aux avions de combat.
    De plus, à la différence de l’Allemagne qui a pour seule ambition de dominer l’Europe en y adjoignant un « partenariat/ asservissement  » avec les États-Unis, la Suède est attachée à son indépendance, tout comme la France.
    Enfin, la France dispose d’une compétence de motoriste dont ne dispose pas la Suède.
    Si on ajoute la coopération, fructueuse pour les deux parties, sur le Neuron, on peut dire qu’une sérieuse opportunité se fait jour pour une coopération à moyen terme sur une génération nouvelle d’avions de combat.

  18. Rogger dit :

    bonjour. bon pourquoi pas pour le développement communs d’un avion de 6eme génération monomoteur…
    Apres tous nous avons des besoins spécifiques
    un chasseur léger d’intervention. En remplacement des mirage 2000 qui sont en fin de vie opérationnelle…
    ou
    un drone d’appuis directe, apres tous les A10 américains vons devoir etre remplacer…
    Pour ce qui de la coopération, les constructeurs doivent imperativement s’entendre… ( Sabre et Dassault).

  19. P4 dit :

    Nos dirigeants sont indécrottables, c’est devenue une maladie, la coopération.

    Le prochain gouvernement post élection sera capable de relancer la coopération avec l’Allemagne sur le SCAF avec un copier/coller de ce qui a été fait en 2017.

  20. Vortex dit :

    Bon, encore un effet d’annonce, un coup politique destiné à donner une dimension européenne à un successeur du Rafale.
    Mais pour Dassault les choses semblent claires : miser sur l’Inde ! Où déjà, sur place, se trouve tout l’écosystème Rafale, ce qui semble en plus satisfaire également New Delhi.
    A mon avis, nos politiques devront s’en contenter, tant les pays européens (beaucoup…) ne sont pas fiables et que de toute façon, les besoins entre la Suède et la France ne sont pas les mêmes ! Après, sur certaines briques technologiques, notamment concernant les moteurs, pourquoi pas.

  21. jean luc dit :

    De source sûre, il y a eu une rencontre cette semaine en Suède entre des ingénieurs Airbus et SAAB pour un projet concernant l’aviation, et notablement l’avionique. Je ne crois pas que les Suédois vont financer un avion pour la bombe et aussi navalisé , là il faudra faire des versions spécifiques, ce qui fera envoler les coûts. en septembre 2026, il y a les élections en Suède, centre droit plutôt Airbus, centre gauche plutôt Macron, mais en 2027 se seras pas avec le RN ,ni LFI que la Suede voudras forcement travailler .

  22. https://youtu.be/qmyglLL_kFo?si=1tm0lHh32v07v4UX dit :

    Le Rafale restera longtemps encore le seul avion de combat dans l’AAE , la perspective économique mettra fin à beaucoup de projets plus ou moins fumeux dont nous aimons tellement débattre ici….

    • Pascal, (l'autre) dit :

      Au pseudo « ioutubeu » PUTAIN QUATRE ANS QU’ELLE S’EFFONDRE L’UKRAINE!
      « de projets plus ou moins fumeux dont nous aimons tellement débattre ici…. » C’est vrai, à quoi bon, c’est foutu, inutile de résister laissez vous faire, ça va bien se passer, nessspas!

  23. Massimiliano dit :

    Reste maintenant à expliquer pourquoi Saab, qui a conservé sa propre capacité de conception précisément pour préserver sa souveraineté, accepterait plus facilement que les Allemands de s’effacer devant les exigences françaises.

    P. S. Déprécier opportunément l’Eurofighter pour mieux légitimer la nouvelle option suédoise…

    • Ératosthène dit :

      @Massi :
      « P. S. Déprécier opportunément l’Eurofighter … »
      Vous n’êtes obligé de faire un ca– nerveux. Ce n’est vous qui avez produit l’Eurofighter. Vous n’êtes pas responsable de son échec.

      • Massimiliano dit :

        Je parle souveraineté industrielle, rapports de force et coopération franco-suédoise ; vous répondez par une psychanalyse de bistrot. Et votre « échec » de l’Eurofighter, au juste, vous le définissez comment ? Parce que balancer le mot ne tient pas lieu de démonstration.

        Bref : vous ne répondez absolument pas au fond de mon commentaire. Zéro argument, une connerie condescendante et beaucoup de branlette intellectuelle pour meubler.

      • Massimiliano dit :

        Je parle souveraineté industrielle, rapports de force et coopération franco-suédoise ; vous répondez par une psychanalyse de bistrot. Et votre « échec » de l’Eurofighter, au juste, vous le définissez comment ? Parce que balancer le mot ne tient pas lieu de démonstration.

        Bref : vous ne répondez absolument pas au fond de mon commentaire. Zéro argument, une connerie condescendante.

        • Ératosthène dit :

          @Massi : 
          « … accepterait plus facilement que les Allemands de s’effacer devant les exigences françaises. »
          Pourquoi je ne réponds au fond de votre commentaire : Parce qu’il est nul.

          Sauf si vous vous informez par les média germaniques, vous devriez savoir que c’est la grenouille Airbus qui voulait se faire aussi gros qu’un bÅ“uf ; naturellement Dassault a refusé. Leonardo l’aurait fait tout autant à propos d’un projet qu’il maîtrise.
          C’est vous qui avez écrit de la connerie, que j’ai ignorée.

          Comment je définis l’échec de la foufoune ? Par le nombre produit et son coût à l’unité.

          • Massimiliano dit :

            Vous voulez savoir ce qui est nul ? Une argumentation réduite à « Airbus la grenouille », « Dassault le bœuf » et deux chiffres brandis comme s’ils suffisaient à analyser un programme aéronautique.

            Vous prenez vos sarcasmes pour de la compétence et votre suffisance pour une démonstration. C’est là votre erreur.

            Le plus amusant, c’est qu’après avoir annoncé que mon commentaire ne méritait pas de réponse, vous vous êtes empressé d’y répondre. Même votre mépris est mal maîtrisé.

            Bref, avant de traiter les propos des autres de « conneries », essayez déjà d’élever les vôtres au-dessus du niveau d’une cloche.

          • Ératosthène dit :

            « Vous voulez savoir ce qui est nul ? Une argumentation réduite à « Airbus la grenouille », « Dassault le bœuf » et deux chiffres brandis comme s’ils suffisaient à analyser un programme aéronautique. »
            Je vous en prie, expliquez pourquoi mon argumentation réduite est nulle et pourquoi ces deux nombres sont insuffisants.

            « Vous prenez vos sarcasmes pour de la compétence »
            Où & en quoi suis-je incompétent ?

            « Le plus amusant, c’est qu’après avoir annoncé que mon commentaire ne méritait pas de réponse, vous vous êtes empressé d’y répondre. Même votre mépris est mal maîtrisé. »
            Comme je tiens à avoir le dialogue le plus long possible avec vous, j’ai répondu vite.

    • Vortex dit :

      Bah ! L’Eurofighter est désormais à la ramasse, c’est comme ça. Pas besoin de le déprécier. Juste se référer aux faits.

      • Massimiliano dit :

        « À la ramasse », carrément ? À l’export, le Typhoon n’est pas le champion du moment, mais parler de désastre industriel est ridicule. Il a plusieurs clients étrangers, continue à décrocher des commandes, et surtout les quatre pays fondateurs continuent de le commander, de le moderniser et d’y investir lourdement. Curieuse façon d’abandonner un avion « fini ».

        Et si le seul critère devient le nombre d’exports, alors le Gripen est déjà dans le fossé et le Tejas n’a même pas quitté le parking. Comparer les chiffres, oui. Faire de la caricature, non.

        • Air dit :

          Il y a beaucoup d’exagération sur l’EF mais c’est de rivalité donc faut pas s’en étonné, vous verrez ce que prend le Rafale du côté des redditeurs anglophones ou germaniques, c’est du même acabit voir pire avec des références douteuses sur le nom de Dassault.

          Bref, c’est de bonne guerre.

        • Ératosthène dit :

          @Massi :
          Vous avez raison. Le nombre de chasseurs vendus n’a une grande signification.
          Il suffit de constater le nombre de F-35 vendus (ou imposés, c’est selon).

          La France vend pas mal de Rafale uniquement parce qu’elle est une grande force économique et surtout dominatrice.
          L’Égypte, le Qatar, l’Inde, la Grèce, la Croatie, les Émirats Arabes Unis, l’Indonésie, la Serbie et normalement bientôt l’Irak n’ont qu’a bien se tenir, sinon ces pays risquent des mesures de rétorsion terribles. Il suffirait que la France lève le petit doigt pour que l’économie d’un de ces pays s’effondre.

          C’est d’ailleurs pour cela que la France est un grand pays exportateur, exportant plus que l’Italie et l’Allemagne réunies.

        • Ératosthène dit :

          « alors le Gripen est déjà dans le fossé »
          Ce n’est le nombre de chasseurs exportés qui compte mais le rapport entre le nombre de chasseurs exportés divisé par le nombre de chasseurs que le pays se garde.

          En ce qui concerne
          – l’Eurofighter : 590 possédés par les pays fabricants et 770 exportés.
          – le Rafale : 105 possédés et 533 exportés.

          Je vous laisse
          – calculer quel chasseur a été le plus rentable.
          – lequel chasseur est le meilleur en comparant le nombre de clients, 6 pour l’Eurofighter et 8 pour le Rafale.

          Vous savez, il n’y a pas de mal a être pour l’Eurofighter.

    • Carin dit :

      @Massimiliano……
      Faites-nous donc la liste des
      « exigences françaises » qui semblent vous rebuter.
      Ensuite, nul besoin de « déprécier opportunément » l’EF2000, ce dernier n’a jamais été à la hauteur des ambitions que le papier brillant des publicités vantait.
      C’est un fait. De plus ce chasseur/intercepteur, c’est vu contré par un des pays créateurs, à savoir l’Allemagne, ce qui l’a enterré vivant en refusant la seconde commande des Saoudiens, en revendant ses premiers jets (F1), en mentant sur leurs capacités, ( ce qui est encore entre les mains de la justice), et j’en passe.
      Donc non, personne ne dénigre l’EF2000, le monde entier connaît aujourd’hui les limites de ce chasseur/intercepteur.
      Et sa version F4 n’y changera rien.

      • Massimiliano dit :

        Les « exigences françaises » sont connus : navalisation, nucléaire, technologies critiques et Dassault maître d’œuvre du NGF. Donc la question reste entière : pourquoi Saab, qui défend justement sa souveraineté industrielle, accepterais plus facilement que les Allemands de se mettre derrière Dassault ?

        Pour le Typhoon vous mélangez quand même beaucoup de choses. Oui des Tranche 1 allemands ont été transférés à l’Autriche, mais ça veut pas dire que l’Allemagne se débarrassait d’un avion raté. Les histoires judiciaires concernent surtout le contrat et les conditions de vente, pas les performances de l’avion.

        Et « enterré vivant », faut quand même oser : les 4 pays partenaires continuent à soutenir et moderniser le Typhoon, certains en commandent encore des neufs et il continue aussi à se vendre à l’export.

        Et au passage, l’« Eurofighter F4 » ça n’existe pas. F4 c’est le Rafale.

        On peut ne pas aimer le Typhoon, mais faudrait déjà éviter de tout mélanger pour essayer de prouver qu’il est mort.

    • Max dit :

      @Massimiliano, si la Suède s’associe à la France, il y a de fortes chances que ça aboutisse sur 2 Avions. Comme avec les Allemands du reste. La différence c’est que SAAB ne ferait pas monter en compètence un concurrent 10 fois plus gros que lui (CA AIRBUS Group 73 Milliards vs SAAB 7.5 Milliards) qui, à terme, pourrait finir par le manger (Et Dassault aussi d’ailleurs). Sachant que derrière AIRBUS, il y a l’armée Allemande qui a de l’argent à ne plus savoir quoi en faire et ils ont pour ambition de devenir la 1ère armée Européenne. L’industrie auto va mal et ils se tournent gentiment vers la défense. A court terme, avantage AIRBUS pour l’argent Allemand mais à long terme avantage la France car Dassault et Saab garderaient leurs compétences vérrouillées et ça permettrait aux deux familles de garder une avance sur l’aviation de combat en Europe. De plus, Dassault et Saab ont un carnet de commande assez complémentaire. Plutôt Asie et moyen orient pour la France et Europe de l’est Amérique latine et du nord (Canada ?) pour Saab. Autre argument, le moteur que possède la France et pas l’Allemagne, ce n’est pas rien, Dassault et Saab sont des entreprises assez similaires, de même taille et avec un savoir-faire assez proche. le problème de l’alliance France/Suède, c’est l’argent.

  24. Sharpei dit :

    Pour ma part, je pense que l’association possible ne se fera que sur les éléments périphériques (moteur, électronique…).Chacun gérera sa cellule car c’est sur ce point que les besoins diffèrent. Question, est qu’un même réacteur peut répondre autant sur une cellule mono réacteur et une cellule bi réacteur ?

  25. PPSD dit :

    mort de rire…c est inadmissible…il manquerai plus qu ils choisissent le nom de l’avion en plus

  26. léon dit :

    citation: Trappier il y a quelques mois à propos de Saab:  » On les a aides pour le Grippen. Je ne sais pas si nous avons eu raison…… »

  27. Mais qu’est ce que c’est que ce « Binzzzz »
    Pour alimenter les moteurs de ces projets aéronautiques, exigez aussi le développement final du – Synhelion – un carburant solaire propre à 99%.
    Sous 15 ans et avec son industrialisation accélérée, plus besoin de se farcir l’US et sa coûteuse magouille foireuse, le Russkoff mafieux à sa coûteuse perfidie meurtrière, et enfin le Désert et ses coûteux rêves chimériques.
    En résumé pour celles et ceux qui découvriraient : Ouvrez vite vos petits yeux car au final puisqu’il s’agit de cela. Ne vous faites pas encore entuber avec ce supposé nouveau rêve vendu partout par ces quelques bien-pensants qui main sur coeur, vous et me disent que le Lithium à produire et à enfermer dans les batteries de nos futures autos chéries est la Solution.
    C’est dit, et maintenant à vous de jouer …….

  28. Gab76 dit :

    La France ferait un bireacteur et la Suède un monoreacteur ? Avec le même moteur ? Le même radar ? Des drones communs ? Un gros et un petit ?

  29. Florian30 dit :

    Il est intéressant de noter que l’Allemagne souhaite elle aussi collaborer avec SAAB. Le colimaçon de l’ironie serait qu’après s’être séparés sur le projet du SCAF (FCAS), la France, l’Allemagne et l’Espagne se retrouvent dans le projet d’avion multirôle aux côtés de la Suède, qui n’acceptera pas une position secondaire dans le projet en se contentant de contribuer financièrement à son développement.Il aurait été sage que les orgolios et la cupidité n’existent pas et que les pays européens collaborent ensemble pour développer et produire conjointement un avion multirôle de 6e génération qui soit l’avion multirôle standard pour eux. À mon avis, le projet britanno-italo-japonais se concrétisera et entrera en production de série.

    • Air dit :

      Le problème que vous n’avez pas l’air d’avoir compris et que ces pays n’ont PAS les mêmes besoins et ça, c’est connus depuis des décennies.

      C’est répété constamment mais personne n’écoute et s’obstine à coopérer pour satisfaire des « délires européens » d’uniformisation qui n’est pas faisable.

      D’ailleurs, vous avez pensez à balancé votre idée aux redditeurs germaniques ? Vous allez avoir un sacré retour de bâton, je vous le garantie.

  30. pldem806 dit :

    Compte tenu de l’état de nos finances publiques et du niveau décisionnel des bouffons qui nous dirigent, il serait opportun que Dassault se désintéresse – ce qui devrait se passer car Trappier semble un homme rationnel – d’un accord avec un quelconque pays européen ! L’Inde est ce qu’elle est mais elle dispose des capacités financières et de la volonté, alliée à la nécessité, de développer un avion de 6ème catégorie pour faire face à la Chine et au Pakistan, ce qui n’est pas le cas des pays européens qui, quoiqu’il puisse arriver, se croiront protégés par les USA. En outre, là il ne s’agira pas pour l’Inde d’acheter un avion sur étagère mais de participer activement à son développement et à sa fabrication, ce qui va dans le sens du sens du make in India.

  31. Luc LEONARD dit :

    L’alliance avec la Suède pourrait se faire en reprenant le concept qui a prévalu chez Dassult à la fin des annees soixaqnte-dix- debut des annees quatr-vingt: Ils ont lancé en-même temps le mirage 2000 (monomoteur) et le mirage 4000 (bimoteur), mais avec les mêmes architectures. Le 4000 était normalemnt destiné à l’Arabie Saoudite, mais ce pays ne les a jamais commandé et cette partie du programme a été abandonnée.
    Mais avec la Suède, on ouvre une opportunité réelle. Autour d’une architecture commune (notamment moteur commun), la Suède mettrait au point un monomoteur et la France un bimoteur. L’électronique serait presque identique. En plus, cela permettrait d’exporter, ensemble, les deux versions de l’appareil. L’Inde est un acteur particulier et pourrait sans doute trouvé un interet dans une participation dans les deux versions.

  32. Coincoin le penible dit :

    C’est à mon avis une collaboration pleine de sens. Pas pour faire un avion commun, messieurs les bas de plafond, mais pour optimiser les coûts de conception et de production de deux avions différents partageant certains éléments communs (les moteurs semblent évidents, d’autres doivent être possibles). La Suède possède de fortes compétences aéronautiques propres et une approche de la souveraineté très similaire à celle de la France. C’est donc un partenaire de tout premier choix pour développer une coopération pour un avion furtif et connecté (ça me saoule d’utiliser 6e génération puisque c’est une invention marketing de LM).

  33. Trent dit :

    Personne n’y croît sérieusement, c’est juste du blabla pour dire ‘hé on est ouvert, achetez nous des trucs »

  34. Naledi dit :

    Ce partenariat est plus dans l’intérêt de la France. La Suède n’y gagne rien. Si 2 avions differents le moteur serait le seul point commun, et encore pas évident d’avoir une même version pour un mono et bi, donc pour la Suède pourquoi ne pas continuer avec les moteurs américains ? Pour l’électronique chacun prendra ça solution.
    Si un seul avion, complété par du spécifique, bonjour la concurrence. Si l’avion pour l’un et l’alier pour l’autre, ça veut dire que la Suède s’ampute d’un savoir faire sur les cellules habitée, et mise sur un avenir, inversement pour l’autre.

    • Air dit :

      Les cellules habités risque de toute manière de disparaître, le pilote devient trop chère et il impacte les performances de l’appareil.

      Les allemands ont peut-être eu raison quand ils ont supposés qu’un avion de 6ème gen sans pilote serait préférable.

  35. Roland DESPARTE dit :

    Mon post est tardif car j’ai tenté d’y voir un peu plus clair…
    Je me trompe peut-être mais pour moi la collaboration avec Saab n’est pas « pleine de sens » comme le disent @coincoin et d’autres, car les politiques industrielles de développement de Dassault et de Saab sont à l’opposée l’une de l’autre. Dassault est rigide sur la souveraineté et la propriété industrielle, alors que Saab ouvre pleinement sa technologie à ses clients. Ainsi, comme avec le Brésil ou le Canada, Saab a proposé un accès complet au code source des systèmes de mission de l’appareil ; cela signifie que l’armée “acheteuse“ possède légalement et techniquement les « clés du camion » ! [C’est d’ailleurs grâce à cela que le Gripen se vend bien]. En ce sens, plus de 350 ingénieurs, techniciens et pilotes brésiliens ont été envoyés en Suède pour s’immerger chez Saab et ont appris les méthodes de conception, le codage des logiciels critiques et l’assemblage de pointe avant de retourner transférer ces compétences dans les usines brésiliennes pour développer une production « Made in Brazil ». Certains modifications/adaptations brésiliennes du Gripen ont même étaient reprises sur les lignes d’assemblage de Saab à Linköping en Suède ! Un accord de coopération Dassault/Saab imposerait donc que Saab accepte un changement radical de sa politique commerciale (risquée) et de sa politique de confidentialité…
    En ce qui concerne l’optimalisation « des coûts de conception et de production de deux avions différents partageant certains éléments communs ». Si les moteurs SAFRAN semblent pouvoir être “partagés“, ce ne sera probablement qu’avec une certaine mesure car cela impliquerait fortement THALES en ce qui concerne la tech de production électrique [Élément crucial] de ces moteurs pour alimenter le puissant nouveau radar AESA RBE2 XG [Rupture technologique majeure ; nitrure de gallium…] et le nouveau système de guerre électronique SPECTRA (profondément modernisé en partenariat avec MBDA). Je ne vois donc pas THALES accepter un deal sur ces points alors que leurs bureaux d’études ont galéré de nombreuses années pour arriver à proposer une solution d’avant-garde aujourd’hui toujours en cours de développement mais pleinement maitrisée… Et ce d’autant plus qu’actuellement le radar du Gripen est le Raven ES-05 (pour les versions E/F) fourni par l’italien Leonardo ! Comme vous le voyez la collaboration aurait certainement des limites difficilement franchissables ou très encadrées…
    En ce qui concerne la collaboration avec l’Inde pour un « Super Rafale », c’est plus probable, car Dassault maitrise bien son sujet avec ce pays qui développe les mêmes “principes“ que l’avionneur français (Souveraineté, confiance stratégique, coproduction et transferts industriels, loyauté des acteurs, codéveloppement et échanges d’ingénieurs, etc.). Même si on n’est jamais à l’abri d’un retournement de situation ou de changement radical pour des raisons politiques…
    Maintenant, ce qui personnellement me fait peur, c’est que notre président, vexé pour le SCAF, puisse préparer un coup médiatique pour couronner sa sortie en laissant une grenade dégoupillée dans un coin de l’Hexagone Balard ou dans les bureaux du Groupe Industriel Marcel Dassault ? Allez savoir…

    • Ouf ouf dit :

      Le nombre de président ayant laissé une grenade dégoupillée, voir plusieurs, dans un coin à la fin de leur mandat…
      presque tous…
      après moi la catastrophe, le malheur, …

    • Philippe dit :

      @Roland DESPARTES. « ce ne sera probablement qu’avec une certaine mesure car cela impliquerait fortement THALES en ce qui concerne la tech de production électrique [Élément crucial] de ces moteurs pour alimenter le puissant nouveau radar AESA RBE2 XG [Rupture technologique majeure ; nitrure de gallium…] et le nouveau système de guerre électronique SPECTRA (profondément modernisé en partenariat avec MBDA). » ce serait d’autant plus difficile que SAAB développe depuis 2018 son propre radar PS-05 à antenne GaN.. Qu’il a commencé à voler en 2020 et qu’il est maintenant proposé pour la modernisation des Gripen C/D. Quant aux systèmes de guerre électronique, SAAB n’a besoin de personne. Ils sont très réputés eux aussi.. Idem pour les liaisons de données, dont les Suédois ont été les pionniers en Europe..

    • jean luc dit :

      bonjour Roland concernant un autre sujet j#ai mis une intervention sur les 127 https://www.opex360.com/2026/08/28/le-cout-des-futures-fregates-de-defense-aerienne-f127-fait-debat-en-allemagne/#comments
      á 0h09 le 30-09 , , Cela pour nourrir ta réflexion. pour ma part, je vois mal les Suédois laisser le leadership (maître d’Å“uvre) à Dassault, il a le 27-9-2026 les élections en Suède, une coalition de centre gauche risque de l’emporter et en 2027 en France , ce seras peut être le RN ou LFI ,donc lá se seras difficile pour faire un accord avec la France . SAAB auras les coudé plus franche avec AIRBUS

      • Air dit :

        Les désignations politiques ne veulent plus dire grand chose de toute manière et si vous arrêtez de coopérer avec un autre sous prétexte qu’il n’est pas du même bord politique que vous et bien vous n’irez pas loin.

  36. pandacruel dit :

    Quoi qu’il en soit des discussions avec les uns les autres, il serait peut-être largement temps de prendre des décisions.. c’est également ce qui ressort des récents propos du patron de Dassault Aviation qui semble s’impatienter et qui a clairement indiqué que de leur côté, ils étaient prêts à y aller tous seuls comme des grands

  37. Jean-Paul dit :

    Bonjour, je débarque et j’ai tout lu! Je fais personnellement le pari que les Allemands aux abois vont tout faire pour empêcher la France de dealer avec la Suède. Je suis curieux de voir comment ils vont s’y prendre sachant qu’ils n’ont rien à apporter! Bon, ils ont bien réussi à griller la France pour les sous-marins en Norvège et la vente de 12 sous-marins sur prospectus aux Canadiens!

    • jean luc dit :

      Tu oublies une chose, la Suède est un pays souverain, c’est elle qui décidera le 23-9-2026. Il y a les élections en Suède, c’est le centre gauche qui est en tête pour le moment, pas favorable pour le RN, ou LFI en France, et puis il y a 2027 en France. oui, les Allemands n’apportent rien, pas un avion Airbus, une fusée Ariane ou un hélicoptère Airbus, ne pourraient décoller sans les allemands , la France est 7eme puissance économique, l’Allemagne 3-4ème. Il n’yil y as pas photos . Au Temps du grand Charles étais 2-3eme

    • Air dit :

      Pas si sûr, les Suédois ont à apporté sur le projet allemand-espagnol mais ça signifierait qu’Airbus ne sait clairement pas faire d’avion seul et on risque de revenir au même problème qu’avec le SCAF, sauf si Airbus se soumet, mais ça signifiera qu’ils n’avaient pas l’intention de coopérer avec Dassault depuis le début question de rivalité ce qui est un peu ridicule.

      Sur le SCAF Français/Indien, ils sont presque inutile, peut-être en apport ou en liaison avec le AMCA mais j’y crois très moyennement.

      De toute façon, ni le SCAF, ni le GCAP et encore moins le projet fantasque allemand n’intéresse les Suédois, ce sont des appareils trop lourd ou qui ont des spécificités dont n’ont pas besoin les Suédois.

      Les suédois sont dans la même optique que l’Inde, coopérer sur des technologies et des connaissances mais ils voudront faire leur appareil seul ou PRESQUE seul.

  38. Romain KOUDLANSKI dit :

    A voir mais , ça pourrait être pas mal

  39. Ératosthène dit :

    Ce n’est la peine de réfléchir.
    Si l’idée provient du Foutriquet, elle est mauvaise.

    • Baromètre dit :

      La maxime « Si le commentaire provient d’Ératosthène, il est généralement inepte » fonctionne beaucoup mieux.

  40. Air dit :

    Rien d’officiel, on verra bien ce qu’il en ressortira d’EM aujourd’hui.

    De toute manière, on dirait qu’il est presque impossible de s’entendre sur de tels projets en Europe, trop de besoins différents, de conflits, complications politiques et de rivalités empêche d’avoir un appareil unique ou une coopération unique.

    Ce n’est pas que pour des raisons idéologiques mais aussi contre des réalités militaires.

    Même si on était tous ensemble, un seul appareil ne remplacerait pas tout ceux qui sont en Europe, c’est impossible, ça serait au mieux un démonstrateur qui servirait de présentoir qui donnerait une succession d’appareils aussi différents les uns des autres.

    La France est dans une optique d’un seul appareil qui fait « presque tout » car le Rafale est cette suite logique vus que c’est ce qu’il a fait.

    L’EF est un appareil de supériorité aérienne et il est comblé par le F-35, la suite logique est le Tempest pour le remplacer.

    Le Gripen est un monoréacteur léger, la suite est donc un appareil assez similaire pour les besoins spécifiques de certains pays ou de la Suède.

    Ca marque déjà un arrêt à la coopération, même sur les moteurs, le Rafale et l’EF le montre bien, pas du tout les mêmes gabarits ou les mêmes poussées.

    Une coopération minimal aurait été possible sur les drones ou la connecté mais il aurait fallu satisfaire à minima pas mal de monde et éviter l’apport allemand.

    C’est ça qu’il aurait fallu faire, au lieu de s’entêter à forcer une coopération antinomique sur un unique appareil (même les américains, chinois et russes ne font pas ça), il aurait fallu coopérer ou laisser une certaine maîtrise à chaque sur un drone de combat/Aillier.

    Peut-être que ça aurait fonctionner… peut-être, au moins la casse aurait été moins violente que ce qu’on a eu avec les projets franco-allemands.

  41. François 01 dit :

    En 2035 Dassault fera voler le Rafale F5 alors que le démonstrateur du Tempest effectuera son premier vol.
    A force de ne pouvoir avancer avec le SCAF, Dassault accusera -t-il un train de retard ?
    Le Super Rafale, comme il faut désormais l’appeler, aura intéret à présenter des avancées conséquentes par rapport au F4, afin de ne pas être décroché par son concurrent.

  42. Thorgal dit :

    Il faut sortir du schéma soviétique dirigiste Etatique et des logiques d’orgueil et de la gloire postérieure que certains décideurs publics (mais lesquels ? J’ai ma petite idée… tu entreras dans les livres d’histoire…) entendent tirer de certains dossiers, sans réellement évaluer les conséquences.
    En l’espèce, laissons faire Dassault et Saab, le dernier mot doit revenir aux entreprises, car il s’agit d’industrie et de capitaux privés… tant qu’aucune commande Etatique n’est passée et qu’on n’est pas en guerre.

  43. rational dit :

    Que tout le monde se calme ici. C’est quoi cette excitation de pucelle la veille d’un mariage ? La France et la Suède n’ont rien signé encore. Cette annonce « la France ouverte à l’idée de… » est une annonce diplomatique. C’est une façon de dire que la France n’est pas enfermée, qu’elle plusieurs pistes envisageables. Pareil du côté suédois.
    En ce moment, le marché de l’armement est une piste de danse, où les partenaires s’invitent, se tâtent, flirtent, mais la soirée n’est pas terminée encore. On ne sait pas encore qui va coucher avec qui…

  44. Ératosthène dit :

    @Baro :
    Quand on se garde de commenter, on est sûr de ne rien écrire d’inepte …

  45. Soad dit :

    on s’en fout on est sauvé on va avoir (peut-être?) le Super Rafale, ex Rafale F5 (je vous l’avais dit qu’il allait s’appeler « Super »…) Ouf Dassault est sauvé… L’AdlA à l’habitude d’avoir un train de retard…
    Pour une collaboration avec la Suède, je n’y crois pas, les arguments d’Oneresque plus haut sont les plus pertinents.
    Avec l’Inde? Aïe… Les derniers infos ne vont pas plaire à certains…

    Mais soyez rassurés, le Super Rafale va faire le taf… Pas le choix de toutes façons:
    je ne vois pas comment on financerait un Scaf maintenant… En tout cas je ne pense pas qu’une décision réellement importante soit prise dans les 8 mois, sachant qu’un potentiel changement de « régime » risque de tout mettre à plat…

    Parfois j’envie les pays comme l’Italie… Ils ont le Typhoon (non ce n’est pas une daube), le F-35 (non ce n’est pas une dinde), et le programme GCAP avance et attire du monde… Et ils ont une industrie compétitive.
    Nous on est encore à se poser des questions. Mais Saint Trappier va nous guider, n’est-ce pas… Parce qu’on est les meilleurs des meilleurs…
    Et on risque de se retrouver bien seuls…