La France a proposé des Missiles de croisière navals à la Suède

La visite que président Macron effectuera à Stockholm, le 31 août, sera l’occasion de signer un accord de partenariat «renforcé» en matière de défense et de confirmer l’achat de quatre frégates de défense et d’intervention [FDI, classe Ronarc’h] par la Suède auprès de Naval Group, comme elle en avait manifesté l’intention en mai dernier.

À l’époque, le ministère suédois de la Défense n’avait pas précisé l’équipement et l’armement qu’il prévoyait d’installer à bord de ces frégates, si ce n’est que Saab et Bofors allaient être impliqués dans ce programme, appelé Luleå, et que le maintien en condition opérationnelle [MCO] des navires allait être assuré par un chantier naval local.

Affichant un déplacement de 4 500 tonnes pour 122 mètres, la FDI est dotée d’un sonar de coque KingKlip Mk2, d’un sonar remorqué CAPTAS-4, de la suite de guerre électronique «SENTINEL», du système de communications navales «Aquilon», d’un tourelle de 76 mm, de canons de 20 mm téléopérés, de torpilles MU-90 et de missiles antinavires Exocet. Mais, surtout, elle dispose de systèmes de lancement vertical Sylver A50 lui permettant de tirer des missiles surface-air Aster 15 et Aster 30. Enfin, il est possible de compléter son armement avec des missiles de croisière navals [MdCN]. C’est d’ailleurs l’intention affichée par la Grèce pour la quatrième unité qu’elle a commandée en novembre dernier.

Mais pour qu’une FDI puisse emporter des MdCN, il est nécessaire de l’équiper avec des systèmes de lancement vertical Sylver A70. En 2020, alors chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], l’amiral Pierre Vandier avait plaidé en faveur de cette solution afin de donner aux FDI des «capacités équivalentes à celle des frégates multimissions [FREMM] en matière d’action vers la terre». Mais, faute de budget, cette solution a été renvoyée à plus tard.

Cela étant, une telle capacité ne peut qu’intéresser la Suède, dont l’une des priorités est justement de se procurer des missiles à longue portée. «Avant tout, c’est une affaire de dissuasion. Il s’agit d’avoir la possibilité non seulement de combattre sur notre propre territoire mais aussi d’exposer l’agresseur au risque de devoir se défendre sur le sien, en étant capable de frapper ses infrastructures et ses zones de rassemblement», avait en effet expliqué le général Michael Claesson, le chef d’état-major des forces armées suédoises, en juin 2025.

C’est la raison pour laquelle la Suède a acquis des missiles de croisière air-sol KEPD-350 Taurus [d’une portée de 500 km] et rejoint l’initiative ELSA [European Long Strike Approach], aux côtés de la France, de l’Italie, de la Pologne, du Royaume-Uni et de l’Allemagne.

La commande de quatre FDI pourrait permettre aux forces suédoises de renforcer leurs capacités de frappes dans la profondeur. En effet, comme le rapporte le journal «Les Échos», ce 29 août, Paris a proposé à Stockholm de doter ces navires de MdCN.

Ces FDI «sont équipées avec de l’armement de nature antiaérienne et antimissile balistique, des capacités de torpilles et des capacités de missiles de croisière, donc de frappe dans la profondeur avec le missile de croisière naval», a indiqué l’Élysée.

À ce jour, et contrairement au missile de croisière américain BGM-109 Tomahawk, acquis par plusieurs forces navales européennes, le MdCN n’a jamais été exporté.

Développé par MBDA, le MdCN a connu son baptême du feu lors de l’opération Hamilton, menée par la France, les États-Unis et le Royaume-Uni contre le programme chimique syrien en avril 2018. Outre six des huit FREMM de la Marine nationale, il équipe les sous-marins nucléaires d’attaque [SNA] de la classe Suffren.

Lors de la dernière édition du salon de l’armement aéroterrestre EuroSatory, MBDA a dévoilé la version Mk2 du MdCN ainsi qu’une déclinaison terrestre de cette dernière [appelée LCM].

D’une portée supérieure à 1 000 km, ce NCM-LCM MK2 dispose d’un système antibrouillage de nouvelle génération, d’une discrétion «accrue», de performances de vol améliorées et d’une «létalité» renforcée.

Photo : Marine nationale

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52 contributions

  1. lecoq dit :

    les pays bas avec leur Orka n’ont ils pas souscrit au McDN ?

    • Minou danois dit :

      Pas.pour l’instant. Il se peut même qu’ils choisissent la version du NSM norvégien, tiré depuis un sous-marin, en cours de développement…

      • G dit :

        … et qui a le double avantage d’être utilisable en antinavire également (donc optimise l’emport d’armes à bord), et plus loin de l’obsolescence qu’un Exocet.

        • dolgan dit :

          Le NSM n a rien à voir avec le MCDN, c est 2 catégories très différentes.

          Et il n est supérieur à l exocet que dans vos rêves.

          • MEDEF dit :

            @dolgan.Et mon papa est plus fort que ton papa… Y’en à point comme nous… Le fait est que l’Exocet se fait tailler des croupières sur les marchés exports par les NSM/JSM depuis plusieurs années… Et ne me parlez pas de combat proven.. Sinon demandez aux Ukraineins ce qu’ils pensent de leurs NSM… « Le NSM n a rien à voir avec le MCDN, c est 2 catégories très différentes. » Pour la version sous-marine du NSM, comparée au MdCN, attendons avant de faire Kikiriki…

          • PM83 dit :

            @dolgan
            Le NSM est supérieur à l’Exocet B3C en portée (300 km vs 250 km), discrétion, résistance aux contre-mesures, reconnaissance des cibles, manoeuvres en phase terminale, capacité de frappe contre la terre …
            L’Exocet a pour lui son caractère éprouvé et une charge explosive supérieure (160 kg vs 125 kg ce qui n »implique pas nécessairement que l’effet destructeur est supérieur).
            La supériorité du NSM est normale puisque c’est un missile anti-navire de nouvelle génération (la version B3C de l’Exocet est d’ailleurs une modernisation destinée à réduire l’écart avec les missiles de nouvelle génération).
            La différence fondamentale est dans le mode de guidage :
            – Le NSM est doté d’un autodirecteur infrarouge à imagerie avec reconnaissance de la cible.
            – L’Exocet utilise un auto-directeur radar actif (qui émet donc en phase finale).
            L’autodirecteur infrarouge, en plus de sa discrétion, est particulièrement efficace dans la zone d’opération des frégates norvégiennes (temps froid et sec).

          • dolgan dit :

            Si on ne comprend pas la différence entre NSM et JSM, c est même pas la peine de causer.

  2. PHILIPPE dit :

    dans une souveraineté mutuelle préservée ce partenariat européen est à saluer et bien sûr…à confirmer.

  3. Magic38 dit :

    Mouais, la FDI n’emporte que 32 sylver, pour les clients qui veulent du MDCN, ils auraient un gros sacrifice à faire côté Aster. C’est sûrement une des raisons qui fait que personne n’a pris le missile jusqu’à présent : pas de version terrestre et sylver A70 qui phagocyte les missiles de défense aérienne (sans oublier les raisons politiques liées au Missile Technology Control Regime).

    Donc s’ils veulent vraiment du MDCN sur leurs FDI, ça donnerait 24 CAMM, 16 Aster 30 et 8 MDCN. Ça fait pas beaucoup et heureusement qu’il y a les CAMM.
    Voilà pourquoi la taille de la FDI peut-être un fardeau et qu’il faudrait proposer une version plus grande dans les 5000 tonnes avec 48 Sylver et un plus grand rayon d’action. Ça réglerait les 2 gros points noirs de la FDI.
    Ensuite on achète cette version pour la MN !

    Maintenant s’ils veulent la version terrestre, ce serait bien car ça ferait enfin passer ce projet PowerPoint au stade industriel.

    On entend parfois des rumeurs italiennes disant que la France refuse de leur vendre du MDCN, à voir si c’est vrai et pourquoi.

    • HMX dit :

      @Magic 38

      La construction de FDI XL à 48 Sylver serait en effet fortement souhaitable pour la Marine française… Naval Group a déjà proposé cette option, avec ajout d’une section de coque de 9 mètres présentée comme « section modulaire », pouvant notamment accueillir des Sylver supplémentaires, selon le choix du client.

      A court terme, Naval Group a développé le Sylver A50 dans une version CL (cold launch), lancement à froid, permettant d’emporter 3 CAMM-ER par cellule. C’est notamment ce qui a été vendu à la Suède. Avec 4 modules A50, il est ainsi possible d’embarquer 48 CAMM + 16 Aster 30, soit 64 missiles.

      Le Sylver A70 évolue lui aussi, dans une version « NG » moins exclusive que la version initiale, car permettant l’emport du MDCN, de l’Aster, et même potentiellement des futures munitions issues du programme ELSA.

      Enfin, des sources évoquent également un futur successeur Sylver NG à horizon 2030-2035 (rapport annuel 2024 de Naval Group, notamment). Compatibilité étendue avec une large gamme de munitions européennes, multipack, et accueil des futures munitions type missiles de croisière/antinavires sont évoqués. Un Sylver de plus grande taille est également une piste régulièrement évoquée, notamment pour l’emport de futures munitions antibalistiques qui seront nécessairement plus volumineuses (Aquila, Aster 30 B2, version navale du futur MBT… ?) à horizon 2035.

      • Magic38 dit :

        La Marine n’était en réalité pas fan de la FDI du tout. Trop petite, trop limité (de base c’était 16 Aster seulement qui étaient prévus), pas de potentiel d’évolution, endurance trop limite comparé à une FREMM, capacité anti-sous-marines dégradées. Bref il aurait fallu continuer la série des FREMM, même si on s’arrêtait à 13 au lieu de 17. Ensuite on remplacerait les FLF et FS par 10 corvettes suffisamment armées à longue endurance. Mais hélas…

        Le lanceur CL n’est pas un sylver A50, c’est un autre lanceur spécifique mais avec un encombrement similaire au A50. Il me semble que ce n’est pas interchangeable par contre, une fois le CL choisi, on ne peut plus mettre de Sylver à la place.
        Et de toute façon, tout ça repose sur le missile anglais CAMM, on est incapables de sortir une alternative. Ce qui veut dire que si nous aussi on en voulait, il faudrait acheter du CAMM, ce qui risque pas d’arriver. Donc on va rester avec nos pauvres 16/32 missiles très coûteux sur nos FDI… L’Aster 15 n’a plus trop d’intérêt de nos jours.
        Dommage qu’on ait pas une version cold launch du MICA ou des évolutions plus longue portée du Mistral ou Crotale.

        Ce sylver NG n’est qu’une rumeur pour l’instant et il dépend du bon vouloir de l’État. Naval Group ne le développera pas sans demande de l’État. Et il est là le problème, nos entreprises sont trop biberonnées aux commandes de l’État et ne prennent pas assez d’initiatives. Le fait que l’état possède plus de 60% de Naval Group n’aide pas du tout. Mais même les entreprises privées attendent trop sagement les commandes de l’État pour sortir de nouveaux produits ou améliorer les anciens.

        • Fred And Co dit :

          Vous ne savez rien des observations de la marine sur les FDI. Pensez un seul instant que nos marins allait refuser un radar AESA de dernière génération en plus des avantages en matière de lutte asymétrique qu’offre les FDI, sans compter la présence de data center relève du pure délire. Nos marins en sont très satisfait.
          Par ailleurs il est a noter que l’Amiral Ronach a effectuer sa deuxièmes visite au Danemark en l’espace de quelques mois en présence cette fois ci de la ministre de La Défense Française et de hautes personnalités civils et militaire danoise. Naval Group contrairement à ces rivaux ne se contente pas de vagues images de synthèse ni de simple prospectus. Les Français eux peuvent montrer et faire visiter un véritable navire de guerre opérationnel. C’est tout autres choses que des vagues promesses des concurrents. Le navire existe et il navigue actuellement avec des systèmes d’armes fonctionnels. Il a été testé aussi bien dans des mers froide que dans des mers chaudes y compris par mers très agitée. Tout les constructeurs rivaux ne peuvent en dire autant.

          • Fralipolipi dit :

            @Fred & Co
            J’espère également que la FDI aura de très bonnes chances au Danemark.
            Le choix suédois joue en ce sens, car en dehors de la proximité geog, culturelle et operationnelle entre Suède et Danemark, ce dernier partage aussi (même si de manière un peu moindre) le besoin de conserver un format de frégate le plus compact possible, pour également être le plus adapté possible à la mer baltique (=> réduction maximale de la signature radar), en plus des capacité océaniques.
            .
            Malgré ses 4500t, la FDI ayant tout d’une grande (et notamment côté comportement et stabilité en mer grace entre autres à son étrave inversée), comme elle peut aussi être rapidement livrée (notamment grâce à une fabrication de tronçons sous-traités en Grèce, à Salamis shipyard … déjà pour les FDI grecques et françaises) et grâce au montage astucieux du PSIM,
            la FDI a vraiment toutes ses chances au Danemark.
            Et encore plus depuis qu’une indigénisation scandinave est déjà confirmée pour la Suède … sans repousser les délais (mines, missiles Surface-Surface et radar Griraffe scandinaves, artillerie scandinave et missile CAMM européen à la sauce UK).
            .
            On croise les doigts.
            Car le meilleur export pour la BITD française reste l’export en Europe, et de préférence au sein de l’OTAN.
            De surcroit, plus les Aster 15et 30 auront de plateformes de tir en Europe – à terre comme en mer – mieux ce sera.

        • Fralipolipi dit :

          @Magic38 + qques autres
          Je pense que vous et qques autres faites une grosse erreur d’évaluation au sujet des FDI pour la Suède.
          .
          En Suède, pour une partie des personnes concernées, les FDI sont déjà … « presque trop grandes » !!!
          Car le souhait de départ des Suédois est d’avoir une frégate qui reste la plus compacte possible, pour rester adaptée à la mer baltique, et notamment pour rester la plus discrète possible aux radars.
          .
          Avec la FDI, l’armement et les performances capteurs seront au top, tout en restant dans ce format le plus compact possible.
          La Suède voit donc dans la FDI la possibilité de rester optimisé pour la Baltique tout en permettant d’opérer dans l’Atlantique Nord, aux côtés des forces de l’OTAN. Car c’est ici la nouvelle exigence.
          Depuis l’entrée de la Suède dans l’OTAN, cette dernière souhaite aussi pouvoir assumer sa part en aidant aussi en manoueuvres et patrouilles OTAN … en océanique.
          Jusqu’ici, elle ne le pouvait pas avec sa flotte actuelle.
          Avec la FDI elle aura des frégates parfaitement polyvalentes Baltique/Atlantique Nord.
          .
          Par ailleurs, côté capacités ASM – et surtout Anti-aérien – les Suédois vont faire là un énorme bond en avant. Pas seulement doubler leurs capacités Surface-Air, mais les décupler !!! (radar Sea Fire aidant)
          surtout avec un armement 24 CAMM + 16 Aster 30 + 8 MDCN … ou … 24 CAMM + 24 Aster 30 … qui est vraiment très bon pour n’importe quelle frégate de 1er rang ! (on en connait tellement qui, même nettement plus grosses, sont clairement moins bien armées … un peu partout en Europe !!!).
          .
          De toutes façons, parmi tous les autres candidats européens pour ce marché, absolument aucun ne répondait aussi bien au cahier des charges suédois = un bateau déjà finalisé (et pas Powerpoint ou en chantier, et pouvant être livré rapidement) en plus d’un bateau adapté à la fois à la Baltique et à l’Océan Atlantique (donc le plus compact possible, mais en conservant ttes la qualités d’une frégate de 1er rang).
          .
          La victoire de la FDI pour le marché suédois est avant tout très logique.
          .
          Et pour arranger le tout, Naval Group a accepté une indigénisation scandinave et européenne poussée (en intégrant notamment mines, missiles Surface-Surface et radar Griraffe scandinaves, artillerie scandinave et missile CAMM européen à la sauce UK) tout en conservant des délais de livraison très rapides.
          .
          Il ne reste plus qu’à signer 🙂

    • francois dit :

      nan ce qu’il faut c’est une version 50 000 T avec 240 camm et 160 aster30.. plus petit c’est naze, demandez aux allemands !

      • Fabien Tremm dit :

        Commentaire vraiment ridicule.
        Classe Horizon? 48 cellules.
        Type 45 (UK)? 48 cellules.
        Classe DDX (Italie)? 80 cellules.
        F110 – 2e génération (Espagne)? 64 cellules.

        Et pourquoi ce nombre augmente? Parce que les munitions qui peuvent être tirées sur les navires ou pour les villes protégées par ces navires augmente lui aussi. Ce n’est pas juste par caprice que le nombre augmente.
        Or, pourquoi la Suède a acheté les FDI? Notamment pour la protection anti aérienne de son territoire. https://www.government.se/press-releases/2026/05/decision-on-negotiations-with-france-on-lulea-class-frigates-for-air-defence-role/
        Donc oui, les missiles MdCN ne sont de loin pas la priorité de la Suède. Des lanceurs terrestres seraient et des missiles tirés depuis des avions ont probablement plus d’intérêt pour la Suède.

      • G dit :

        Nan 50 000 t c’est naze, à peine plus que le Charles de Gaulle, demandez à la TeamTopGun !

      • Magic38 dit :

        Arrêtez la caricature. Avec 10 mètres de plus pour 8 à 16 lanceurs supplémentaires et plus de carburant, la FDI devient beaucoup plus attractive comme petite frégate.

        En France on la considère comme une frégate de premier rang, en Australie et au Japon ils considèrent ça comme du 2e rang. C’est dire à quel point nos dirigeants sont à l’ouest. On ne va pas pouvoir rester sur un format 16/32/48 missiles, c’est trop peu de nos jours. Les FDA sont capables d’emporter 16 Aster ou 24 CAMM/VL MICA de plus mais on ne tirera pas partie de la place disponible, quel gâchis. Je pense pas que rajouter 24 VL MICA NG pour la défense rapprochée soit si onéreux que ca (au final ça permet même d’économiser en ne tirant pas des Aster très onéreux contre des drones).

        • dolgan dit :

          C est disponible et personne n en veut. Donc c est que les clients n en voient pas autant l intérêt que les commentateurs.

      • SIU dit :

        50 000 teslas ?

        Le symbole T (majuscule) est celui du tesla, l’unité d’induction magnétique du Système international d’unités (lequel SIU a, rappelons-le, valeur légale en France).
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Tesla_(unit%C3%A9)

        Le symbole de la tonne est t (minuscule).
        L’usage de la tonne (du moins la tonne dite « métrique ») et de ses multiples est accepté dans le SIU, bien que l’unité de masse y soit officiellement le kilogramme. Une tonne vaut exactement mille kilogrammes, ce qui, dans le SIU stricto sensu, devrait être appelé un mégagramme, de symbole Mg (à ne pas confondre avec mg, symbole du milligramme).
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Tonne
        1 t = 1 Mg = 10³ kg = 10⁶ g = 10⁹ mg

        C’est une version de 50 000 t.
        C’est une version de 50 kt.

        Notons que kt est le symbole de la kilotonne.
        Pour éviter toute confusion, il est donc préférable de ne pas employer ce symbole pour le nœud (unité de vitesse n’appartenant pas au SIU et dont le symbole n’est pas internationalement fixé), mais plutôt kn (pour « knot ») ou nd (pour « nœud » ), à défaut d’utiliser le mètre par seconde ou le kilomètre par heure pour mesurer la vitesse dans le domaine de la navigation maritime ou aérienne.
        1 nd = 1,852 km/h = ~0,514 m/s.

    • Bba dit :

      passons directement à 6000 tonnes. 5000 tonnes, ça ne fait que 500 de différence. Pas sûr que ça suffise…

      • Magic38 dit :

        En rajoutant une section de coque au milieu on peut-être rester sous les 6000 tonnes et se rapprocher de la taille de la Mogami japonaise d’origine (132m, 5500 tonnes, soit 10m de plus que la FDI et 1000 tonnes de plus). Plus la frégate est lourde, plus le maître-bau et le tirant d’eau augmentent donc faut pas non plus aller dans les 6000.

        C’est nécessaire pour embarquer plus de carburant et placer 8 à 16 lanceurs de plus au milieu, comme tout le monde fait, mais ce serait une « révolution » pour la France.

        Mais dites vous bien que si la FDI perd au Danemark, ça sera à cause de sa taille qui engendre un faible rayon d’action et un nombre de missiles trop limité par rapport aux besoins danois. Ensuite il reste plus que la Belgique et ce sera fini pour le marché européen, y’aura plus de clients.

        • Aymard de Ledonner dit :

          La FDI a été vendue aux Grecs et aux suédois. Combien de FREMM vendus à l’export en Europe ?
          La FDI a été créée dans ce format compact, notamment parce que la FREMM ne s’exportait pas.
          L’amiral Ronarch a effectué un déplacement longue durée, comme tous les bâtiments français de premier rang, alors que peu de marines européennes se le permettent même avec des navires plus imposants.
          Donc oui la FDI a une autonomie suffisante. Il faut arrêter de se faire des films.

    • G dit :

      Oui surtout que la Marine ne se bouge pas trop pour en obtenir davantage ou pour remplacer les Fremm… ce serait effectivement pour elle une porte de sortie intéressante.

    • MLTAB dit :

      Ce site est-il destiné aux « sachants ». L’emploi des sigles à profusion n’en est-il pas la preuve!

      • Accro dit :

        Les militaires adorent les acronymes.

        D’ailleurs, « MLTAB », ce n’en est pas un ?

  4. Malazgirt1071 dit :

    « Développé par MBDA, le MdCN a connu son baptême du feu lors de l’opération Hamilton, menée par la France, les États-Unis et le Royaume-Uni contre le programme chimique syrien en avril 2018. »
    Au vu du résultat catastrophique de ce baptême du feu du MdCN ,pas étonnant que personne en a commandé . 🙂 🙂
    Les FDI sont de très bonnes frégates mais avec un armement léger quand même pour un prix d’environ 1 Md ,32 cellules VSL( 16 sur celle de la marine française )et seulement 8 missiles anti navires, utiliser de surcroît des missiles de croisière sur ce navire affaiblirait sa défense qui n’est déjà pas à la hauteur de son prix , on peut avoir beaucoup mieux en payant un peu plus , y’en a qui se gavent y’a pas de doute . 🙂 🙂

    • Naledi dit :

      Un peu d’histoire, Malazgirt  » Malazgirt est une ville de la province de Muş, en Turquie orientale… C’est en août 1071 qu’a lieu à proximité de la cité la bataille de Manzikert… »

    • dolgan dit :

      Les cibles ont été détruites.

    • Kobayashi Maru dit :

      Le truc: tu veux jouer à « touche-coule » avec la royale? Tu verras de jolis deux d’artifice dans tes ports

      • Malazgitt1071 dit :

        T’es sérieux là?? 🙂 🙂
        Ta Royale avec des frégates style Le Courbet ?? 🙂 🙂
        Vous n’arrivez même pas à rassembler une dizaine de navires de guerre ,tandis que la marine turque fait des exercices navals avec plus d’une centaine de navires tous les ans , comment veux-tu qu’ils viennent menacer les ports Turcs avec une poignée de navires armés comme des pirogues . 🙂 🙂
        Les MdCN , on a vu le fiasco de ces derniers contre la Syrie en 2018 . 🙂 🙂

        • Howk dit :

          Avec une centaine de navires tous les ans, effectivement, il y en a qui en prennent plein leur nez.

          Bon, ok, je retourne me planquer au milieu de l’Atlantique —>>>

        • Pascal, (l'autre) dit :

          « tandis que la marine turque fait des exercices navals avec plus d’une centaine de navires  » Ah oui, quand même, même l’U.S. Navy doit trembler! Cependant je remarque une petite coquille, vous auriez écrit « quelques milliers » cela aurait été plus………… juste!

        • rainbowknight dit :

          Il ne faut pas dénigrer les capacités des autres…. nous savons combien la puissante Turquie a baissé les yeux après que le Maître du Kremlin ait réglé à sa manière l’affront fait quand son avion a été abattu…
          Le Sultan s’est déconfit face aux menaces du Russe. Il est vrai qu’en Syrie les Russes ont vengé l’affront pour le malheur des mères Turques.
          Le patriotisme c’est bien, mais quand il aveugle cela devient dangereux car il minimise la réalité.

        • Pascal, (l'autre) dit :

          Eq plus j’espère que vos « centaines » de navires naviguent mieux que vos ferry!

        • Zenta1697 dit :

          Aligner cent coques en mer Égée pour impressionner les mouettes et le contribuable, c’est de la communication pour parade de dictature, pas de la stratégie navale. Tes cent navires, c’est une armada de patrouilleurs côtiers et de chalutiers militarisés qui font du nombre pour masquer l’absence totale de projection.
          Quant aux « pirogues » françaises : un groupe aéronaval complet, des sous-marins nucléaires d’attaque classe Suffren et une composante océanique stratégique. Des capacités souveraines que la marine turque ne verra pas avant le siècle prochain, malgré ses efforts touchants pour copier le modèle occidental avec son Anadolu.
          Sur la Syrie en 2018, la sémantique t’échappe : un bug de premier tir corrigé en direct par la frégate de secours, suivi d’une destruction métrique des complexes chimiques au missile de croisière, ça s’appelle une démonstration de redondance et de puissance technologique. Pas un fiasco. L’aérophagie argumentative a ses limites, même avec des smileys.

    • un lecteur 2 dit :

      @Malasaispasquoi,
      C’est vraiment une obsession pour vous de tenter de détruire tout ce qui est français ou a été mené en collaboration avec la France.
      Non, l’opération Hamilton n’a pas été un échec, mais un succès : toutes les cibles ont été détruites !
      Oh je vous vois venir sur les quelques problèmes survenus, bugs informatiques et avaries de tir, mais cela fait partie des impondérables qui appellent l’engagement immédiat de solutions alternatives, et c’est ce qu’a fait la France, avec succès, ne vous en déplaise… persifleur !
      Vous faisiez moins le fanfaron lorsqu’un 2000 a descendu votre F-16… PLOUF !

  5. Rogger dit :

    bien. pourquoi acheter américaine alors que nous avons des solution souvraine en europe…

    • fabrice dit :

      Bah, le coût, les délais de livraison, le degré de développement du système (expérimental ou opérationnel ?), l’homogénéisation du matériel entre alliés, la qualité du matériel (simplicité, facilité, efficacité, poids…) l’accès équitable au marché extérieur (tu fais du protectionnisme ? Pourquoi j’en ferais pas ?)…
      Les raisons sont nombreuses…
      Et vous les raisons des choix « souverains » ? Vous êtes actionnaires de ces sociétés « françaises » (plus de 60% du CAC 40 appartient à des intérêts étrangers) ? Vous croyez sincèrement qu’en cas de guerre, le fait que nous commandions des appareils à une société française qui met trois ans à les produire va changer le cours de la guerre ? Le temps que les « nouvelles commandes souveraines » arrivent , la guerre sera finie depuis longtemps…
      Faudrait peut être un peu plus réfléchir et cesser de répéter toutes les stupidités venues « d’en haut » entendues…

    • jean luc dit :

      Pour frapper la Russie européenne, on peut le faire, mais pas la Russie asiatique car là se trouve le cœur de l’industrie de l’armement russe. C’est dans l’oural qu’il faut frapper, et là on n’a rien. En plus, il faut des stocks énormes de missiles, quelques milliers, nos dépôts sont vides. Il est inutile de se gargariser avec des soi-disant solutions souveraines. Pour le moment la Suède n’a pas de taurus, ni encore acquit le néo taurus

      • dolgan dit :

        Vous croyez ce que vous écrivez? Ou vous pensez qu on est totalement stupides pour avaler vos mensonges?

      • Pascal, (l'autre) dit :

        « Pour le moment la Suède n’a pas de taurus, ni encore acquit le néo taurus » Surtout si l’Allemagne est aussi « décidé » que dans le cas de l’Ukraine, la Suède risque d’attendre (très) longtemps!

  6. Malazgirt1071 dit :

    La Turquie a commencé la construction de sa future frégate de défense aérienne de 8300t en décembre 2024 (en même temps que les futurs sous marins MILDEN à propulsion AIP et du futur PA MUGEM ) ,radar AESA GaN de longue portée ÇAFRAD , 96 cellules VSL ( Dual pack en développement) ,canon de 127 mm ,2 systèmes de défense aérienne courte portée, lazer,des canons automatiques télé opéré etc etc , le coût devrait être de 1,2 à 1,4 Md , il est prévu d’en construire 4+3 .Le programme de frégates de classe ISTIF passe de 8 ( en construction + 2 pour l’Indonésie ) à 12 , trois devraient entrer en service en cette fin d’année ou début de l’année prochaine .

    • un lecteur 2 dit :

      En même temps, en même temps… la censure s’accentue, la répression se perpétue, les arrestations se poursuivent, mais tout va bien !

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « trois devraient entrer en service en cette fin d’année ou début de l’année prochaine . » Vous l’aurez…………demain, c’est bien connu!

    • vrai_chasseur dit :

      La marine de surface turque actuelle c’est surtout des anciennes frégates occidentales d’occasion modernisées autant que possible par étapes, par ex. celles achetées aux USA (les 8 classe Gabya, ex-Perry américaines), à l’Allemagne (les 4 classe Barbaros ex-MEKO 200 et les 4 classe Yavuz trop vieilles pour être modernisées), à la France (les 6 classe Burak, ex avisos classe d’Estienne d’Orves datant des années 70). Le gros du nombre de bâtiments est fourni par des patrouilleurs de petite taille (500 à 550 tonnes), les classe Tuzla et Kiliç.
      Les efforts de modernisation de la flotte de surface turque sont intéressants : corvettes classe Ada, frégates légères classe Istanbul, destroyers TF2000, TCG Anadolu en porte-drones intégral.
      Mais ça ce sont des projets pour le futur, peu ont été mis en service.
      Au présent, dire que la Turquie est une formidable puissance navale, pas pour le moment.

      • Malazgirt1071 dit :

        Je n’ai jamais dit que la marine turque était formidable mais elle n’ est sûrement pas à négliger pour qui que ce soit contrairement à ce peuvent dire certains ici .Les constructions de nouveaux navires en cours va changer la donne dans un très proche avenir car elles sont très avancées , avant 2030 la marine turque va recevoir des dizaines de navires modernes , 8 frégates Istif( aussi légère que les FDI françaises 🙂 🙂 ) 4 sous marins AIP( 2 déjà admis dernièrement, 6 corvettes HISAR , 1 frégate de DA de 8300t très bien armée , des navires d’assaut rapides , des chasseurs de mines , des chalands de débarquement de nouvelle génération , etc etc Il y a de nombreux autres projets en cours comme des sous marins AIP indigènes et sous marins à propulsion nucléaires ,des sous marins inhabités etc etc . La montée en puissance et la progression de la marine et de toute l’armée turque est bien plus proche que ce que croient beaucoup ici. Petite précision quand même , toutes les armes ,munitions( torpilles lourdes ,missiles intercepteurs ,CIWS ,VLS etc etc ) et capteurs (radars ,sonars , electro optique système de management de combat etc etc de ces navires sont tous complètement indigènes ,ils n’ont rien à envier à personne,là est la différence avec de nombreux pays .

    • rainbowknight dit :

      Exact mais il faut encore déterminer à quelle échelle car entre 1/48ème ou 1/32ème il faudra faire de la place dans le bureau

  7. rafale1383 dit :

    Bonjour

    Le fait que la Suède souhaite acheter 4 FDI n’est certainement pas anodin : en cas d’intervention, une FDI serait gréée en protection anti-aérienne, l’autre en frappe dans la profondeur, avec encore une possibilité anti-aérienne.
    Les deux autres seraient en entrainement et/ou en entretien.
    2 FDI en intervention, cela fait peu, mais il faut penser à une intervention en coalition.
    C’est mon avis à 5 Euros.

  8. Wagdoox dit :

    La stratégie suédoise est de créer une couverture aérienne permettant de donner le temps à la chasse de décoller puis de prendre le relais.
    L’aspect mer mer ne sert pas à grand tant la baltique est devenu un lac otanien.
    L’idée de mettre des mdcn est excellente mais à terre, les mettre sur fdi est juste contre productif.
    Ou alors en rack, lieu et place des exocets mais je suis dubitatif sur la faisabilité.