Le coût des futures frégates de défense aérienne F127 fait débat en Allemagne

Fin juin, le ministère allemand de la Défense a annoncé l’annulation du programme de frégates polyvalentes MKS 180 [Mehrzweckkampfschiff 180 ou classe F126], après avoir envisagé d’en retirer la maîtrise d’œuvre au constructeur naval néerlandais Damen pour la confier à Rheinmetall. Et cela en raison d’une explosion des coûts et d’une accumulation de retards.
Aussi, afin de permettre à la Deutsche Marine de tenir ses contrats opérationnels et ses engagements envers l’Otan, Berlin a décidé de commander quatre frégates plus modestes, en l’occurrence des MEKO A-200 DEU [ou F128], auprès de TKMS. Une option pour quatre unités supplémentaires a été posée.
L’abandon des frégates F126 a indirectement fait baisser, dans le sillage de Rheinmetall, la valorisation boursière des entreprises du secteur européen de l’armement. D’où la décision de KNDS de reporter son introduction en Bourse à des jours meilleurs.
Quoi qu’il en soit, un autre programme, appelé NGFrig-AD [Next Generation Frigate – Air Defence, ou F127] se trouve actuellement dans l’œil du cyclone. Devant être confié à TKMS [maître d’œuvre] et à Naval Vessels Lürssen [passé dans le giron de Rheinmetall], il vise à doter la Deutsche Marine de huit nouvelles frégates de défense aérienne et à ainsi remplacer les trois unités de type 124 [classe Sachsen] actuellement en service.
Selon les détails livrés au compte-gouttes, devant afficher un déplacement compris entre 10 000 et 12 000 tonnes [d’où la question de savoir s’ils entrent dans la catégorie des frégates ou dans celle des destroyers], ces navires seront équipés de 96 systèmes de lancement vertical Mk41 ainsi que de missiles SM-6 Block I et SM-2 Block IIIC, mis en œuvre grâce à un système de combat et des radars américains.
En effet, selon un avis récemment publié par le Bureau des affaires politico-militaires du département d’État, le gouvernement allemand a l’intention de se procurer auprès de Lockheed Martin et de Raytheon, via la procédure FMS [Foreign Military Sales], huit systèmes de combat intégrés [ICS] MK 6 MOD X basés sur l’AEGIS ainsi que des radars AN/SPY(V)1 à balayage électronique actif en bande S et AN/SPQ-9B. Au total, en tenant compte d’autres équipements [suite de guerre électronique, systèmes de navigation, systèmes de conduite de tir, etc.], le montant de la facture a été estimé à environ 10 milliards d’euros.
Initialement, le ministère allemand de la Défense avait prévu une enveloppe de 26 milliards d’euros pour la construction et la livraison de ces huit frégates F127. Mais d’après des informations publiées par Der Spiegel, le 27 août, la facture pourrait être nettement plus salée puisqu’il serait désormais question de 40 milliards. Cette hausse serait liée aux systèmes AEGIS censés équiper ces navires.
Aussi, citant des sources internes proches du dossier, l’hebdomadaire a indiqué que ce programme «fait actuellement l’objet d’un examen approfondi». En outre, les experts budgétaires «doutent» de sa réalisation.
Sollicité par Der Spiegel, le ministère allemand de la Défense n’a pas confirmé cette envolée du prix des frégates F127 étant donné qu’aucune «offre ferme» ne lui a encore été adressée par les industriels.
Justement, ceux-ci se sont dits surpris par les chiffres avancés par l’hebdomadaire.
«Nous ne pouvons pas confirmer les coûts de la frégate F127 avancés par la presse. En collaboration avec notre partenaire Rheinmetall et en étroite concertation avec le ministère de la Défense, la Deutsche Marine et l’Office fédéral des équipements, des technologies de l’information et du soutien en service de la Bundeswehr, nous travaillons depuis des mois à la conception de la frégate F127 et nous respectons scrupuleusement le cahier des charges du client», a réagi TKMS, auprès du site spécialisé Hartpunkt.
«Le montant de plus de 40 milliards d’euros évoqué dans les médias nous est incompréhensible», a encore soutenu l’industriel.
Faut-il voir une relation de cause à effet ? Pour le moment, le ministère allemand de la Défense n’a toujours pas commandé la moindre frégate F127. Or, selon TKMS, la première unité pourrait être livrée à la Deutsche Marine en 2034, à la condition qu’un contrat soit notifié rapidement.





A 5 milliards d’euros la frégate (ou destroyer), on peut espérer que ces navires oseront passer par Bab-el-Mandeb, ou justement pas vu le jackpot pour un assaillant 😉
…euh c’est pas très très clair…de la confusion mentale due à la récente vague de chaleur ???
Qu’ils s’inspirent comme la Royale du retex ukrainien de Madyar [ callsign de Robert Brovdi, le chef des drones en Ukraine] car il y a beaucoup d’innovations à venir sur les mers et océans sans avoir besoin de 120 marins et 6000 tonnes.
Pour tellement moins cher si l’on désire massifier les forces. C’est le nerf de la guerre pour droniser notre force de frappe, la surveillance et l’efficacité opérationnelle dans un contexte d’attrition en haute intensité.
On rejoue la même partie lors d’un affrontement en pleine mer ou face à une “vrai” marine, juste comme ça pour voir?
Pour mémoire, les attaques UKR se sont concentrées sur un port qui était un vrai gruyère (à 1000km) ou avec des moyens aériens sur des cibles civiles (pétroliers) à 2000km. Les drones de surface UKR tape à 500km max… Impressionnant? Bah pas vraiment la flotte USA est positionnée à plus de 700km des côtes iraniennes (voir plus)… et passer la défense d’une frégate (ou pire d’un destroyer) moderne c’est une autre histoire (et il doit y avoir probablement des sous-marins entre la côte et la flotte pour l’alerte avancée). Les drones évolueront bien entendus, tout comme la défense des navires.
Bref, la guerre UKR/Russie est une guerre d’aujourd’hui et non de demain. Les enseignements sont importants et ne doivent pas être pris à la légère (notamment sur la partie innovation de terrain et la problématique de l’attrition), mais ce conflit ne préfigure pas nécessairement les conflits de demain.
tout à fait à ce prix là on peut livrer 20 fdi par exemple et en livré 2 par ans au moins….
De notre côté, ce qui nous intéresse le plus dans l’actualité des frégates devrait se dérouler Lundi … on croise les doigts.
https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/defense/43599410157503/fregates-fdi-naval-group-la-suede-doit-signer-lundi-le-contrat
Madyar [ callsign de Robert Brovdi, le chef des drones en Ukraine].
Une leçon de pragmatisme et de volonté : Que ça volle, navigue, observe et frappe !
youtu.be/3DA7EXbf_d4
Le coût n’est pas un problème. L’objectif est d’employer des gens pour pallier la crise automobile germanique
la réponse de tkms se trouve ici https://www.hartpunkt.de/tkms-kann-kostenangaben-zu-f127-nicht-bestaetigen/ (en allemand) , TKMS etudie en paraelle une solution avec des MECO A 400 de 6200t
un article sur les F127 https://www.hartpunkt.de/f127-wer-a-sagt-muss-auch-b-sagen/ (en allemand)
Bon, j’ai lu le 2eme article (en français)
Résumé:
pour protéger le territoire Allemand, voire ceux de quelques voisins, de vilains missiles hypersoniques (pfff l’article dit » menaces hypersonique type missiles de croisière (VRAIMENT?) » ALORS if faut 8 frégates F127 de 12.000t remplies à ras-bord d’anti missiles hypersoniques balistiques, donc américains car interceptions disons à 100km d’altitude
Donc il s’agit d’un PARAPLUIE posé sur l’eau, en sus du parapluie sur terre.
Question: ou seront disposées les 8 frégates ainsi équipées? ==> dans la mer Baltique! sinon cela elle ne servent à RIEN les USA ont tout ce qu’il faut ailleurs..
CQFD: bon , l’Allemagne peut passer au programme « F129 » dorénavant.. et ajouter des moyens dans le programme genre ESSI, bouclier anti-missiles
==> « petits « problèmes conceptuels en Allemagne?
Oui j’avais déjà exprimé un point de vue similaire il y a quelques temps: autant je reste convaincu qu’il y a des attentes justifiées sur une armée allemande “forte” sur la composante terrestre (au sens large) et sur la logistique. Autant pour la marine et l’intervention, j’ai l’impression que tout le monde s’en fout… 1) La doctrine d’emploi des forces allemandes empêche toute réaction rapide et 2) La Suède, Norvège, Finlande et Danemark font déjà le boulot au nord; la France, la Grèce et l’Italie au sud… Bref c’est un investissement d’orgueil et rien d’autre. Des moyens plus réduits mais modernes (Corvette, Frégate légère) serait largement suffisant.
Allez petit pique gratuite car on est dimanche: pour flinguer des drones alliés ou tomber en panne, il n’y a peut être pas besoin d’autant de puissance de feu.
SPY-6 est le meilleur radar du monde à première vue donc pas étonnant qu’ils soit très coûteux. Mais là le prix reste démentiel et hors de portée pour des pays européens, même l’Allemagne. Ils n’auront même pas assez d’hommes pour équiper ces navires.
Il y a le coût intrinsèque du navire tel qu’imaginé et il y a aussi l’inefficacité allemande en matière d’achats militaires. Je suis sûr que si ce navire était construit en France ou en Italie, il coûterait moins cher qu’en Allemagne (différences de coûts de main d’oeuvre exclues).
Thales est d un avis différent.
on peut pas comparer les gôuts entre différent navires qui on des armements différent comme missiles SM-6 Block I et SM-2 Block IIIC AEGIS ,avec des frégatte equipe du SAMPT et de Aster 30 . le systéme américains est le seul qui puisse intercepter les missile balistique exophérique (Espace ) , le systéme français 40km-50km d’altitude ,donc on peut pas comparer .
@jean luc. Encore faudrait-il que vous annonciez des chiffres cohérents.. Aucun des missiles présentés ici ne permet 40 à 50km d’altitude.. 35 km (SM-6) et 25km Aster 30). Seuls le SM-3, que les Allemands ne semblent pas vouloir acheter, monte plus haut.
Oh jean luc……………………………….
Votre avis SVP !!!!!!!
Zut !!!!!
Ce jean luc en mode VSV m’a grillé de 13 minutes.
Trop fort son IA par ailleurs très artificielle.
Hein jean luc, qu’elle l’est.
Il est clair que la République Fédérale se trouve coincée entre « le marteau et l’enclume »….
1> D’un coté, n’ayant pas chez Hensoldt d’expérience de conception et d’exploitation de grandes dalles AESA Bande S comme Raytheon avec le AN/SPY-6(V)1, ni de systèmes tactiques complètement intégrés comme Lockheed-Martin, ils se retrouvent TOTALEMENT dépendants des technologies navales américaines. Ce que la France a évité grâce aux différents plans amont de la DGA et aux équipes de THALES qui ont abouti au SeaFIRE et su toujours mettre à jour l’énorme héritage technologique des vieilles lignées SENIT jusqu’aux récents SETIS et TACTICOS.
2> D’un autre coté, la volonté de ménager à Berlin les susceptibilités aiguës d’une administration Maga particulièrement obsédée à l’idée de verrouiller la CORRÉLATION des promesses de protection OTAN, spécialement par la fourniture de données satellites et de réseau anti-missile, EN ÉCHANGE de l’achat massif d’équipements US susceptibles de faire tourner l’énorme BITD américaine et ses électeurs rednecks.
3> Enfin, il ne faut aussi pas négliger la dérive critique des coûts généraux des systèmes navals complexes, qui deviennent de plus en plus intriqués aux réseaux d’énergie de par les besoins en MW, qui intègrent de plus en plus de redondances anti-défaillance, des Firewall virtuels et physiques, de l’IA avancée et enfin des sécurités incendie beaucoup plus poussées qu’auparavant. Tout cela participe de la grimpée vertigineuse des coûts des radars dalles et des systèmes tactiques navals et, comme cela a été précisé plus haut, quand le client a EN PLUS la tête sur le billot, il est prêt à payer 5 milliards d’euros la F-127 pour éviter la hache du bourreau Poutine, cette hache hypersonique qui s’appelle à la fois Kinzhal, Zirkon, Onyx et Iskander……
Ca ne couvre que la frontière nord. Et mal en plus du fait des retours au port fréquent pour recharger. Donc non, ils ne sont pas contraints plus que ça par Poutine d’avoir de telles frégates. Mais ça peut leur servir pour autre chose.
Chez Hensoldt, ils font d’assez grandes dalles AESA. Le problème n’est pas le radar.
Ce qui manque c’est le missile moyenne portée.
Or l’Ukraine montre que Diehl fait des missiles suffisement bon qui n’avaient pourtant pas été retenus par les allemands … (suite à MEADS)
Donc le problème allemand n’est pas vraiment technique, il est surtout politique.
Les allemands peuvent acheter européens (Fr/It) ou allemands (Diehl/MBDA) mais achète US et Israelien.
Il est évident que les solutions américaines sont à faibles risques (techniques) et calendaires (comparé à un developpement).
C’est la réalité, la chaine de production américaine fait des produits de qualités en quantité par rapport à tout ce qui est fait ailleurs (exception de la Chine).
Le risque c’est le prix de l’indépendance et il semble que ce ne soit pas la priorité des allemands.
Comme quoi la France c’est pas si mal…
A l’exception des MEKO de conception ancienne, il vont arriver à 2035 sans reçevoir de frégates modernes alors que cela fera près de 10 ans que leur budget de défense dépasse les 100 milliards par an. C’est assez fort quand même.
ERREURE LES meko200deu sont des navire ultra moderne rien avoir avec les méco des année 80
Le flou règne sur le coût prévisionnel (entre 26 et 40Md€ pour 8 unités !), mais une chose est sûre : celui-ci s’annonce délirant. Entre 3.2 et 5 milliards € pour chaque navire…
Il est intéressant de comparer avec le programme des futurs croiseurs italiensDDX , encore plus lourds puisque officiellement annoncés entre 13500 et 14500 tonnes pour 179 mètres de longueur. Certes, ces navires n’emporteront « que » 80 silos verticaux Sylver, contre 96 mk41 sur les F127, mais les capacités opérationnelles de la F127 et du DDX s’annoncent parfaitement comparables. La comparaison est d’autant plus tentante que si tout va bien, les têtes de série de ces deux navires devraient être livrés à peu près en même temps, en 2034. Or, le DDX est annoncé à 1.3/1.4Md€ (budget de 2.7Md€ pour 2 unités prévues, 2 autres étant en option) le programme ayant déjà été officiellement lancé début 2026. Les F127 vont donc coûter 3 à 4 fois plus cher que les DDX, pour des capacités globalement similaires. Les italiens disposeront de capacités presque intégralement souveraines, pour un coût maîtrisé, là où les allemands vont préférer se ruiner à acheter des systèmes et équipement américains dont l’usage pourra si besoin être « contrôlé » depuis Washington (syndrome F35…). A aucun moment, les allemands n’ont considéré l’acquisition du SAMP/T…
Cette différence de coût et de philosophie est frappante. Difficile après cela de continuer à vanter le pragmatisme supposé, ou la « realpolitik » des allemands…
Plus sérieusement, le DDX et la F127 fixent une tendance nouvelle en Europe, celle des destroyers lourds/croiseurs de +10 000 tonnes, fortement armés, notamment dans le domaine de la défense aérienne de zone et de la défense anti missiles balistiques. Ce choix est défendable… mais également questionnable.
Pour ma part, j’estime qu’il est probablement plus pertinent de distribuer capteurs et effecteurs sur un plus grand nombre de coques, certaines totalement dronisées, moins coûteuses, plus facilement « sacrifiables » (et aussi facilement remplaçables) si besoin. Une frégate type FDI pourrait ainsi contrôler une flotille de navires dronisés de 500/1000 tonnes (type Seaquest L de Naval Group, ou équivalent) emportant chacun un radar, un sonar remorqué, et des armements variés adaptés à la mission (tubes verticaux, ou munitions en containers sur le pont). Il serait également possible d’adjoindre à cette flotille des navires plus grands type vraquiers/porte container modifiés et partiellement dronisés servant plus spécifiquement de « réservoir à munitions », destinés à emporter en grande quantité des munitions de grande taille (missiles de croisière ou antiaériens, missiles balistiques, essaims de drones ou munitions type Shahed/One way Effector…). A coût comparable, les capacités cumulées de contrôle de zone et de frappe de cette « poussière navale » dépasseraient largement celle d’un unique croiseur/super-destroyer. Avec une résilience largement supérieure.
POUR LES MISSILE EXOPHÉRIQUE IL Y AS AUCUNE ALTERNATIVE EUROPÉENNNE ; RIEN
Je ne connait pas les missiles exosphériques. Mais si vous parlez des missiles exo atmosphériques la F127 doit porter le SM-2 et le SM-6, et aucun des deux n’est un intercepteur exo atmosphérique donc je ne vois pas trop le rapport.
Ben si… Aster 30 possède une capacité exoathmosphérique basse …
C’est déjà ça.
Désolé de te contredire une nouvelle fois.
Mais il faut que tu sois plus précis.
Comme le fait de dire exoathmosphérique au lieu d’exosphérique…
@Vortex. »Ben si… Aster 30 possède une capacité exoathmosphérique basse … ». Ridicule.. 30 km au plus, la stratosphère… L’exosphere, un terme français.. c’est 350km d’altitude. Ni SM-6, ASTER 30… Mais SM-3 ou Arrow 3… C’est valable pour vous Jean Luc…
La France pourrait faire un Aster 50 voir même 60, ça serait jamais assez bien pour eux
c’est français, c’est caca
c’est Us, c’est du bon
c’est tout
point à la ligne
» WIR SCHAFFEN DAS ! » ….
So far,
Dans 6 mois, les ukrainiens vont nous démontrer (pari) que l’interception couche très haute de l’athmosphere ce n’est pas si complexe tant qu’on accepte que ça retombe ensuite ou ça peut.
@Twouan. « Dans 6 mois, les ukrainiens vont nous démontrer (pari) que l’interception couche très haute de l’athmosphere ce n’est pas si complexe tant qu’on accepte que ça retombe ensuite ou ça peut. » Ridicule, pari tenu…
Hélas, tout est dit.
Mais rien à faire, c’est toujours la même jalousie derrière les sempiternelles pleurnicheries :
« Ouin ouin, pourquoi achètent-ils chez les autres ce que nous sommes incapables de leur fournir ? »
Pour la millième fois : arrêtez de râler après les gens qui, eux, ont changé de priorités depuis 2022. Si vous n’êtes pas satisfaits de la merveilleuse politique actuelle, alors votez pour autre chose.
Mais par pitié pour vos proches, arrêtez de déverser votre frustration sur les Allemands, les Britanniques, les Italiens ou les Espagnols…
Si au moins les arguments de « Jean Luc » étaient vrais, on pourrait entendre mais ils sont faux. Seul le SM3 peut le faire et les allemands ne le commandent pas. Tout le reste est disponible en Europe donc argumentaire fallacieux.
Pas encore ; mais il figure déjà dans le catalogue Aegis et pourra être intégré sans obstacle.
La production sous license du SM-3 en Allemagne pourrait d’ailleurs elle aussi être envisagée.
Enfin, les performances (et surtout la versatilité) du SM-6 sont bien sûr sans équivalent en Europe.
Bref, tout ce coupage de cheveux en quatre est fallacieux : on a parfaitement le droit d’avoir décidé il y a 80 ans que tout ce que feront les Allemands est par définition idiot (ou a minima, moins intelligent que ce que feront nos propres élus), mais cela ne devrait pas (à mon avis) interdire ainsi toute forme d’honnêteté.
Si les commentaires de ce forum s’attachaient autant à un examen sincère de la politique française de défense qu’à cracher sur celle de nos voisins et/ou alliés, la plupart de nos problème seraient sans doute résolus depuis longtemps.
Je partage votre point de vue pour des pays aux moyens limités (budget, ressource, ports), la stratégie format FDI (voir FREMM) couplé à des drones est tout à fait adaptée et offre une grande flexibilité d’emploi. Y compris pour l’auto-protection (on peut très bien imaginé des drones de surface équipés en détection courte portée – la moyenne portée étant assurée par la frégate – dôté d’un LMP + RapidFire). Bref il faudrait une plateforme de surface et une plateforme sous-marine permettant de produire différents types de navires (un peu comme les plateformes en automobile qui peuvent servir plusieurs modèles). Par contre pour pouvoir suivre une FDI ou une FREMM, cela sera forcément des drones de grandes tailles. Il restera aussi le problème du ravitallement (armements) et de la puissance de calculs à bord du vaisseau “mère”. Ce qui fait que dans ce concept la FDI telle qu’elle est aujourd’hui est peut être limitée.
Ces destroyers conservent un intérêt évident de par la puissance de feu qu’ils peuvent livrer mais uniquement pour les pays qui en ont les moyens (au sens large pas uniquement budget) et à priori le cercle est restreint (USA, Chine, bientôt l’Inde). Ces navires nécessitent des moyens de ravitaillement et de maintenance conséquents et à termes il faudra surement constitué un groupe naval autour afin de leur permettre de livrer leur puissance de feu tout en étant protégé de différentes menaces (le champs de bataille devenant de plus en plus transparant, ils deviennent des cibles de premiers choix). Je serais curieux de connaitre le coût opérationnel de la classe Arleigh Burke.
Quand on ne peut pas se payer de poids-lourds, on peut toujours s’adapter avec des fourgons. Après on peut aussi mettre un bémol dans le cas des italiens, cela peut leur servir pour accompagner le Cavour et le Trieste.
@Olivier
Tout à fait. L’idéal serait de ne pas avoir à choisir, et de pouvoir disposer à la fois de super-destroyers ET de flotilles de grands drones. C’est sans doute à la portée de la Chine et des USA, où l’argent coule à flots. Mais pour la plupart des pays, y compris la France, il faudra faire un choix car on n’aura pas avant longtemps les moyens de construire simultanément ces deux modèles de flotte.
Construire de grands destroyers de 10 à 15 000 tonnes prendra du temps (les italiens visent 8 ans entre la commande et la livraison de la tête de série des DDX) et coûtera des milliards, à l’achat, puis en fonctionnement pendant toute la durée de vie du navire.
A contrario, les grands drones évoqués plus haut, du gabarit d’une corvette (500 / 1000 tonnes environ) sont de petits bâtiments qui peuvent être assemblés rapidement par blocs prééquipés, produits en grande série dans différents chantiers navals, avec des capteurs et un armement standardisé, pour un coût unitaire modique. En quelques années, la France pourrait littéralement se construire un autre modèle de flotte, avec ce couple FDI + Drones, dédié au combat de haute intensité sur mer tel qu’on peut l’imaginer dans les années qui viennent. Ce scénario me semble infiniment plus efficace et prometteur pour notre Marine Nationale, plutôt que l’hypothétique promesse de disposer d’une poignée de grands destroyers dans 8 ou 10 ans…
Tout à fait en ligne avec vous, les marines européennes n’auront que ce chemin pour conserver masse et puissance. Les destroyers ne sont pas pour les “petits”.
Si la France consitue des “groupes” 1 FDI + 1 SNA +1 BRF + drones, on aurait la permanence, la puissance de feu, la protection ainsi que la mobilité/flexibilité d’emploi pour intervenir ou créer des bulles de déni d’accès particulièrement efficaces et dans nos moyens.
Bon j’ai quand même hâte de voir les DDX 🙂
@Olivier. »Je serais curieux de connaitre le coût opérationnel de la classe Arleigh Burke. ». 80 millions de dollars annuels selon les derniers chiffres publiés (FY 2020) en 2023 par le GAO..
À priori dans la gamme des 20M€ pour une FDI, donc ça règle effectivement le problème pour la France… entre 3 FDI à la “Grecque” et un seul destroyer… je pense qu’il n’y a pas de débat au regard de nos moyens globaux.
il faut rappeler que TKMS avait été black listé par l’Allemagne, la Marine Allemande avait tout simplement refusée les frégates type F125? produite par TKMS pour malfaçons.
TKMS c’était retiré du marché des navires de surfaces pour ce concentrer sur les sous-marins.
le projet des F126 avait donc été donné à Damen qui c’était allié avec d’autres chantiers Allemands avec pour résultats l’arrêt du programme pour incompétence.
TKMS a donc été rappelé avec un produit construit pour plusieurs Marines dans le Monde et donc éprouvé mais surtout beaucoup plus petit 3200 tonnes.
en relançant le projet F127 l’Allemagne reprend des risques vu la taille et vu le chantier qui n’a aucune expérience dans cette taille de navire, quand aux équipements US ils vont coûter très chères mais il n’y a pas de concurence Européenne
la folie des grandeurs?
il semble que le projet de frégates Belgo Hollandaise soit aussi dans le rouge (avec Damen aux commandes?)
Non, cher public, je ne suis pas soudain devenue timide au point de me dissimuler derrière un point d’interrogation, il s’agit d’un prosaïque dérapage sur mon clavier.
Chantons donc en pleine lumière :
Quant aux équipements US, ils vont coûter.
Vu que le message que j’avais signé « ? » par inadvertance a été supprimé, mon cher public doit se dire que je yoyotte de la cafetière.
« mais il n’y a pas de ‘concurence’ Européenne »
Écrivons plutôt qu’il n’y a pas de concurrence européenne.
Ils ne vont pas coûter très « chères », mais ils vont coûter très cher.
Il est cher, elle est chère, ils sont chers, elles sont chères :
« Cher » est adjectif (et s’accorde en genre et en nombre).
Il coûte cher, elle vaut cher, ils reviennent cher, elles se vendent cher :
Après un verbe d’appréciation, « cher » est adverbe (et est invariable).
La Marine allemande avait refusé les frégates produites.
Les frégates produites que la Marine allemande avait refusées.
il doit y avoir un prte avion en cadeau?
40 milliards pour 8 Fregates ? ça fait combien de Fdi ?
Plus de 30 ! O tempora, o mores.
En France ça représente 50 FDI (800 millions € / Frégate).
À l’export c’est 40 FDI (1 milliards € / Frégate).
C’est moins cher en France car la production par Naval est optimisé.
mais le prix de la F127 complètement fou et déraisonnable.
Pour 1 F127 (soit 96 VLS) tu peux avoir 5 ou 6 FDI (soit 160-192 VLS), dingue!
30 FDI? A 48 lanceurs par FDI ils auraient 1440 missiles prêt au tir…
Contre 96* 8: 768… l’affaire est pliée dès le départ. À ce prix, ils se font avoir.
Zéro. Les gens qui ont 40 milliards n’achètent pas de FDI justement, ils préfèrent les gros bateaux pour impressionner le voisin.
. Caractéristiques techniques de la frégate F127Pour justifier un tel coût, la F127 a été conçue pour devenir un véritable bouclier technologique capable de naviguer sur toutes les mers du globe. Ses dimensions et ses capacités la classent directement dans la catégorie des destroyers lourds.Dimensions et propulsionDéplacement : Environ 12 000 tonnes à pleine charge (contre 10 000 prévues initialement), ce qui en fait un navire massif.Longueur : 178 mètres.Largeur : 24 mètres.Vitesse maximale : 32 nœuds (environ 60 km/h), conçue spécifiquement pour être capable de suivre le rythme des groupes aéronavals américains.Autonomie : 4 000 milles marins et jusqu’à 30 jours en mer sans ravitaillement.Équipage : Environ 180 marins (plus une cinquantaine de lits pour des forces spéciales ou du commandement).Systèmes de détection (Radars)Système Aegis : Le navire intègrera le célèbre système de combat américain Aegis (de Lockheed Martin), une première pour la marine allemande, garantissant une communication parfaite avec l’armée américaine et l’OTAN.Radar AN/SPY-6 : Elle sera équipée de quatre faces radar fixes de nouvelle génération capables de détecter simultanément des centaines de cibles à des distances extrêmes, y compris des menaces très furtives.Armement : Une puissance de feu inéditeLe navire est conçu comme un arsenal flottant, principalement axé sur le tir vertical :96 cellules de tir vertical (VLS Mk 41) : C’est le triple de la génération précédente. Ces silos permettent d’embarquer une énorme variété de missiles :Missiles anti-aériens et antimissiles : SM-2, ESSM et surtout le SM-6, capable d’intercepter des missiles balistiques et des armes hypersoniques à très haute altitude. Le missile européen de défense contre les menaces hypersoniques (HYDEF) est aussi prévu.Missiles de croisière : Pour la première fois, les navires de surface allemands pourront frapper des cibles terrestres situées à des milliers de kilomètres à l’intérieur des terres, notamment grâce aux missiles américains Tomahawk.Combat de surface et sous-marin : 8 missiles anti-navires NSM (Naval Strike Missile), des tubes lance-torpilles MU90 pour la chasse aux sous-marins, et un canon principal de 127 mm à l’avant.Armes du futur : L’architecture du navire prévoit l’intégration future de lasers à haute énergie (plus de 100 kW) pour détruire à faible coût les essaims de drones ou les missiles rasants.
Le concept MEKO A-400 AMD (Air and Missile Defence), dévoilé par ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS), a été spécialement configuré pour répondre au programme de la future frégate F127 de la marine allemande.Bien que qualifié de « frégate », ses dimensions réelles et son armement massif le placent directement dans la catégorie des destroyers lourds de nouvelle génération. Caractéristiques techniques de baseDéplacement : Environ 10 000 tonnes à pleine charge (la coque peut être étirée jusqu’à 12 000 tonnes selon les configurations de silos de missiles demandées).Longueur : 160 mètres (pouvant aller jusqu’à 178 mètres selon les évolutions du projet F127).Largeur (Maitre-bau) : 21 mètres.Tirant d’eau : 5,5 mètres.Vitesse maximale : Plus de 32 nœuds (60 km/h), une vitesse très élevée rendue possible grâce à une propulsion puissante combinant deux turbines à gaz et deux moteurs diesel.Autonomie : 4 000 milles marins et 30 jours d’opérations totalement indépendantes en mer.Équipage : Environ 150 marins (grâce à une automatisation extrême du navire qui permet de réduire le personnel par rapport aux navires de taille similaire).️ Conception, Furtivité et ModularitéLe MEKO A-400 AMD bénéficie d’un design moderne axé sur la survie du navire en zone de combat de haute intensité :Furtivité optimisée : La coque utilise une étrave inversée (inverted bow) et des surfaces planes très géométriques pour minimiser la signature radar et réduire les émissions de chaleur. La signature acoustique sous-marine est également réduite pour compliquer la tâche des sous-marins ennemis.Architecture MEKO : Fidèle à la tradition de TKMS, le navire est entièrement modulaire. Les armes et l’électronique sont intégrées sous forme de blocs standardisés interchangeables, ce qui facilitera les futures modernisations tout au long des 30 à 40 ans de vie du navire, réduisant ainsi les coûts à long terme. Systèmes de Détection et RadarIntégration Aegis : Le navire est conçu autour du système de combat américain Aegis de Lockheed Martin.Radar AN/SPY-6 : La superstructure massive du navire accueille quatre grandes antennes fixes (faces planes) du radar américain de nouvelle génération SPY-6. Ce système permet de détecter et de suivre simultanément des centaines de menaces, allant des drones rasants aux missiles balistiques et hypersoniques à très longue distance. Armement : Une Puissance de Feu RedoutableLe MEKO A-400 AMD est un véritable arsenal flottant :Silos de tir vertical (VLS Mk 41) : Le design présenté comporte deux blocs de systèmes de lancement vertical pour un total initial de 64 cellules (avec des études en cours pour monter jusqu’à 96 cellules à la demande de la marine). Ces silos peuvent accueillir des missiles SM-3/SM-6 (anti-balistiques), ESSM (courte/moyenne portée), et des missiles de croisière Tomahawk pour les frappes vers la terre.Missiles anti-navires : 8 lanceurs en boîte pour le missile norvégien NSM (Naval Strike Missile).Artillerie : Un canon principal OTO Melara 127 mm Lightweight à l’avant, capable de tirer des munitions guidées à longue portée Vulcano, complété par plusieurs canons légers téléopérés.Défense rapprochée (CIWS) : Deux lanceurs de missiles antiaériens à courte portée RIM-116 RAM (21 missiles chacun).Armes à énergie dirigée : L’architecture électrique du navire est dimensionnée pour intégrer à l’avenir deux armes laser à haute énergie (positionnées devant la passerelle et sur le hangar) afin de détruire les drones à moindre coût.Aviation : Un grand hangar arrière capable d’abriter et de maintenir deux hélicoptères lourds de type NH-90 ou des drones aériens.
Vous savez bien que tout ça n’existe que sur des power point et qu’aucune étude sérieuse d’exécution n’a été mise en œuvre et même financée. Donc vos beaux bateaux du futur issus du soit disant génie de la BITD allemande s’avèreront hors de prix et hors des moyens déclinants de l’Allemagne qui commence à payer tous ses mauvais choix économiques et industriels. En conséquence aucun de ces programmes délirants ne verra le jour. Dans 10 ans l’Allemagne n’aura toujours que les 8 frégates dont elle dispose actuellement et rien d’autre. Si la situation politique mondiale ne s’est pas améliorée d’ici là elle en sera réduite à acheter des navires sur catalogue à l’étranger ou à se mettre sous la coupe de pays protecteurs pour assurer la sécurité de ses approvisionnements maritimes en matières premières.
Cela donne envie d’acheter des actions TKMS, Jean Luc et les allemands vont payer et les dividendes dans ma poche vont tomber
Pour rappel le coût du PA France Libre est estimé entre 10 et 12 milliards !
Avec 40 milliards la France pourrait se payer quasiment un GAN !
Sans les avions.
Ni les hélicoptères.
Ni les missiles censés lui permettre de combattre… cette fameuse moitié de l’année où nos adversaires auront la courtoisie de ne PAS planifier leur agression, etc.
Les Allemands ont choisi DES navires de combat (combat=pluriel), et surtout des armes parmi les meilleures au monde ; laissez-les tranquilles.
SI avec les avions, les munitions et le reste…
Un Rafale c’est 80 millions d’Euros sur une base de 24 appareils (soit à la louche 3 milliards avec en partie les munitions) plus hélico + avions radars ! on peut estime le PA opérationnel à 25 à 28 milliards.
On rajoute 4 fregates FDI 4 milliards, SNA Suffren 2 milliards (et je suis large) plus le BRF 500 millions,
Total : 34 + les munitions des frégates et SNA : 8 milliards
TOTAL : 40/42 !!!!!!!
Mais comment peut-on espérer mettre en place une puissance européenne crédible en menant des projets aussi abracadabrantesques? Ce coût, s’il se confirme, n’a aucune rationalité. L’Allemagne, boussole cassée, dilapide l’argent qu’elle consacre à son réarmement dans des projets incroyablement coûteux lorsque comparés à leurs équivalents européens.
@ coincoin
les allemands sont comme un canard sans tête à courir frénétiquement partout
Maladie américaine.
Ça a du fric et ça le balance n’importe comment, ça se sent poussé des ailes et ça fait n’importe quoi.
Suffit de voir Airbus All avec sa team ridicule et Rheinmetall, ils se prennent pour les champions du monde.
On peut lire quelques éléments intéressants dans la déclaration de TKMS:
– “strict respect du cahier des charges du client” => on peut donc comprendre qu’il y a des demandes de la part de la marine allemande qui mène à une inflation des coûts et augmente la complexité… et TKMS commence à sortir le parapluie
– “ce chiffre est incompréhensible” => mais on se garde bien de prendre un quelconque engagement par rapport au budget initial… donc les surcoûts sont là et probablement pas anondins
Le budget initial est déjà conséquent surtout si on le compare aux FDI, FREMM et DDX; mais si le budget grimpe vers 30Md€ (je ne parle même pas des 40 de la presse), soir 3,75Md€ ça sera du délire. Bon après les allemands ont les moyens, si ça les occupent. Dans le cas où il faut absolument des “gros bateaux avec tous pleins de missiles” qu’ils n’utiliseront jamais, autant passer commande à Fincantieri pour des DDX supplémentaires construits par TKMS.
On peut conclure une chose: au regard des déboires de tous les programmes de frégates (voir destroyer aux USA), il n’y a apparement que la France et l’Italie dans la zone occidentale qui savent faire (j’attends de voir la casse sur le Type 26). Par “savent faire” j’entends dans des coûts, des délais et avec des performances maitrisées.
Le besoin antiblistique, le système aegis, les missiles sm3sm6, bref c’est en réalité très proche du programme ASEV Japonais.
Les destroyer de classe ASEV seront plus lourd de 2000Tonnes.
Compte tenu des points communs et des innombrables risques à lever, cela aurait pu donner lieu à une collaboration entre les 2 marines….
«Nous ne pouvons pas confirmer les coûts de la frégate F127 avancés par la presse. »
C’est sûr que si le programme de frégates coûte 40 milliards de dollars (ou d’euros), les Allemands pourraient attendre la sortie des cuirassés de la Classe Trump ! 😉
Après tout, le seul nom de la Classe du cuirassé serait suffisant pour dissuader un adversaire de toute attaque, à moins que la Kriegsmarine ne tienne à le baptiser Merkel (à la place de Bismark, nom de chancelier allemand déjà pris) !
Mais dans ce cas, le navire avancerait avec des turbines à gaz russe, au lieu de réacteurs nucléaires américains…
Les allemands dépensent à tout va pour leur armée, sans semble-t-il aucune idée directrice.
Les missiles US se font de plus en plus rares même lorsqu’ils sont déjà commandés et payés.
Cette lourde frégate va rapidement se retrouver sous armée : les lanceurs seront vides.
le petit enfer du prix des fournitures US . le même client n’accepterait pas ça une minute de la part d’un fournisseur européen
Auraient ils en tête de le vendre aux USA?
Si j’ai bien lu les commentaires, je crois que le budget militaire allemand ,quoique considérable, ne va pas renforcer considérablement la puissance militaire germanique, en raison des énormes gaspillages d’argent Pourquoi ?
il y as vraiment de gaspillage d’argent pour le moment , car il y as pas de commande en ce moment .et on peut pas comparez les prix d’une frégate de 4500T, avec un croiseur de 10-12 000 T . il faut attendre la facture présenter pat KTMS pour se faire une idée .
il y as pas vraiment de gaspillage d’argent pour le moment , car il y as pas de commande en ce moment .et on peut pas comparez les prix d’une frégate de 4500T, avec un croiseur de 10-12 000 T . il faut attendre la facture présenter pat KTMS pour se faire une idée .
L’important c’est « pour le moment » , nous pouvons faire confiance aux Allemands pour demander des comptes à celles et ceux qui dilapident l’argent public….
En France c’est une bénédiction que de n’avoir pas à se justifier et pouvoir dire : « Silence les cons ! » peut être est-ce là l’explication pour comprendre le grand écart entre les finances des deux grands pays de l’UE…. ?
La France est bien plus évoluée, avancée que l’Allemagne. Nous sommes passés du » Aide-toi , le Ciel t’aidera » à « Le ciel t’aide déjà, qu’accepterais tu de faire pour lui ? »
Soyez fourmi et pas cigale quand l’été tout vient à brûler… pas de quoi chanter.
l’Allemagne ne cherche pas, mais du tout l’autonomie, voire l’autonomie européenne. Après le business Russe, le business Chinois, on va assister au business USA avec les mêmes dégâts.
hallo ou je trouve mon texte disparue !!!!!!
Le choc des prix et des navires La FDI française est une frégate compacte et numérique de 4 500 tonnes, coûtant environ 850 millions d’euros.La F127 allemande n’est pas une simple frégate, mais un destroyer géant de 12 000 tonnes doté du système américain Aegis pour intercepter les missiles russes dans l’espace. Son coût est estimé par l’administration à plus de 5 milliards d’euros l’unité (40 milliards au total pour 8 navires).Le véritable équivalent français est la classe Horizon (7 000 tonnes), modernisée pour 1,8 à 2 milliards d’euros afin de contrer la menace hypersonique à moindre coût grâce aux technologies européennes (Aster 30 B1 NT).2. Le scandale de la bureaucratie allemande (Le BAAINBw) Le prix astronomique de la F127 a provoqué la colère du constructeur TKMS et des contrôleurs du budget au Bundestag (les Haushälter).Tous accusent l’administration des achats allemands (le BAAINBw et ses 11 000 employés) d’avoir calculé un prix « idiot » et virtuel.Cette administration pèche par excès de zèle en incluant dans le prix d’achat initial le coût du carburant et des salaires sur 30 ans, et en exigeant des modifications techniques complexes (les « solutions aux bords dorés ») au lieu d’acheter des équipements standards.3. La solution : S’inspirer du modèle français En France, la DGA (Direction générale de l’armement) est beaucoup plus agile car elle est dirigée par des ingénieurs militaires. Elle sépare strictement l’achat initial de la maintenance (gérée par le SSF), évitant ainsi de gonfler artificiellement les factures.Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, mène une guerre contre sa propre bureaucratie pour copier ce modèle français. Il impose désormais l’achat sur étagère (sans modifications), la priorité à la vitesse sur la perfection, et tente de redonner la parole aux militaires sur le terrain.En clair, le débat sur la F127 n’est pas une crise industrielle, mais une crise bureaucratique. Pour faire face à la menace russe à ses portes, l’Allemagne doit transformer sa culture administrative et faire primer le bon sens militaire sur la paperasse.
contrairement á certains je sait être critque quand il le faut .
Ils veulent copier le système français… pas possible…
ça doit sans doute rester secret
Oui, on voit ça, mais quand on voit la moitié de l’internet sur soi, on est plus réactif, à vif et agressif.
Enfin, pensez à mettre des espaces entre vos paragraphes, c’est plus agréable à lire comme ça.