Pour ses opérations spéciales, la Norvège envisage l’achat de 21 hélicoptères UH-60M Black Hawk auprès des États-Unis

En juin 2022, mécontent de leur disponibilité et de leurs coûts d’exploitation, le ministère norvégien de la Défense décida de retirer prématurément du service ses quatorze hélicoptères NH90 et d’exiger leur remboursement. Ce qui donna lieu à un litige avec NHIndustries, leur constructeur. Litige qui n’a été soldé qu’en novembre dernier.
Entre-temps, afin de récupérer les capacités de lutte anti-sous-marine perdues avec le retrait des NH90 NFH [Nato Frigate Helicopter], la Norvège commanda six hélicoptères MH-60R «Seahawk» auprès de Sikorsky [filiale de Lockheed Martin], pour environ 1 milliard de dollars, au profit de sa Garde côtière. Puis, en juillet 2025, l’administration américaine l’autorisa à se procurer neuf HH-60W «Joly Green II» pour un montant alors évalué à 2,6 milliards de dollars.
Dérivé de l’UH-60M Black Hawk de Sikorsky, le HH-60W remplace les HH-60G Pave Hawk de l’US Air Force pour les missions de recherche et de sauvetage au combat [CSAR]. La Norvège était alors pressentie pour devenir le premier utilisateur étranger de ce nouvel hélicoptère.
Mais il n’en sera rien puisque, en juin dernier, le ministère norvégien de la Défense a fait savoir qu’il renonçait à commander ces neuf HH-60W en expliquant qu’il devait financer d’autres priorités. Pourtant, le remplacement des NH-90 en était une… Cela étant, le montant du devis pouvait sembler élevé pour un nombre aussi restreint d’appareils. D’où son intention de se doter finalement d’hélicoptères UH-60M Black Hawk, comme la Suède.
En effet, dans un avis publié le 21 août, le Bureau des affaires politico-militaires du département d’État a recommandé au Congrès des États-Unis d’autoriser la vente potentielle de 21 hélicoptères UH-60M Black Hawk, pour un «coût total estimé à 2,3 milliards de dollars». Ce montant, aussi élevé que pour les neuf HH-60W, tient compte, entre autres, de la fourniture de moteurs et de pièces de rechange, de l’armement des appareils et de la formation des pilotes et du personnel technique.
Cette vente potentielle «renforcera la capacité de la Norvège à faire face aux menaces actuelles et futures et améliorera son interopérabilité avec les forces américaines et alliées. Elle modernisera également sa flotte d’hélicoptères, permettant ainsi à son armée et à ses forces spéciales de mener des opérations de manière autonome tout en bénéficiant d’une plateforme commune», a expliqué le département d’État pour motiver son avis.
A priori, ces UH-60M Black Hawk remplaceront les dix-huit Bell 412 utilisés par le «339 Special Operations Aviation Squadron» [SOAS]. En juin 2023, le gouvernement norvégien avait annoncé que neuf d’entre-eux allaient être modernisés dans l’attente de nouveaux appareils, ceux-ci devant être livrés entre 2030 et 2034.





Avec la guerre israélo-américaine contre l’Iran a été une belle publicité pour cet hélicoptère.
https://www.avionslegendaires.net/2026/05/actu/ormuz-ou-la-revanche-des-mh-60r-seahawk-de-lus-navy/
L’hélicoptère est un outil, l’important ce sont les buts de guerre.
https://www.frstrategie.org/publications/autres/guerre-israelo-americaine-contre-iran-2026
Si vous voulez vous informer des buts de guerre israéliens ou américains, essayez d’écouter les stratèges israéliens ou US influents.
Vous baser sur les divagations d’une ex diplomate française arabisante, ne parlant pas hébreu, qui a été juste en poste à Damas et au consulat français d’Al Qods près de l’Autorité Palestinienne, comment dire ?
C’est comme si que pour comprendre la politique extérieure française je me basais sur les « écrits » d’un ex diplomate russe ne parlant pas français ayant été en poste au Rwanda et en Algérie….
Ne perdez pas votre temps à lire ça.
dommage pour le caracal
Un peu partout dans le monde la maintenance des hélicoptères et des avions semble ne plus pouvoir être assurée correctement par le personnel au sol.
Je ne pense pas que la matériel américain apporte un progrès notable à ce sujet , mais les experts politiques doivent être d’un avis différent .
Les Norvégiens profitent de la manne du gaz et du pétrole mais ceci n’aura qu’un temps….
Avec l’énorme fonds souverain qu’ils ont eu la prévoyance de constituer grâce aux hydrocarbures, ça pourrait au contraire durer très longtemps.
le petrole ne durera pas certes mais les norvégiens sont prévoyant, 2000 milliards de dollars environ, ca laisse le temps de voir pour un pays de 5.5 millions d’habitants….
De quoi rembourser une partie de la dette américaine 😉
Le choix politique du matériel américain repose sur des arguments stratégiques précis. Les décideurs s’appuient sur la puissance de l’effet d’échelle américain. Ce modèle offre la force de la standardisation avec un appareil produit à des milliers d’exemplaires identiques, garantissant une chaîne logistique mondiale et massive de pièces détachées. Enfin, ce choix renforce l’interopérabilité OTAN, permettant aux nations alliées de mutualiser leurs flottes et leurs procédures de maintenance.
C’est un bon matérielle , déjas éprouver en Suède depuis 2012 ,donc pas besoin de faire des essais
Quelqu’un saurait pourquoi certains pays ne s’en sortent pas avec le NH-90 quand d’autres semblent avoir résolu leurs problèmes avec cet hélicoptère ?
le climat peut être, l’Australie en son milieu est un désert en son milieu ,il y fait très chaud, la Norvège les températures peuvent descendre jusqu’à -30° voire -40°
Le problème du NH90, c’est des contrats de maintenance avec des promesses de disponibilité, et ces contrats n’atteignent jamais leurs buts (d’une part).
D’autre part, les pays ont décidé de ne plus maintenir les hélicoptères eux mêmes, de laisser cela à des sociétés privées, dont le but est de faire du profit. MAIS comme ces pays ne prennent pas de mesures contre ces sociétés qui n’atteignent pas leur but, il y a des problèmes. Que font ces sociétés dans la pratique? Pas de pièces détachées. Elles gèrent cela comme on gère une flotte de 10 camions dans une entreprise de transport familiale, à la différence que les pièces détachées sont livrables rapidement dans ce genre de situations, ce qui n’est pas le cas pour les hélicoptères.
Et c’est pareil pour les avions de chasse. Que ce soit le Rafale ou l’Eurofighter, pendant longtemps, ils avaient entre 40 et 60% de disponibilité. Or en opération de guere, les deux affichent des disponibilités largement au-delà des 90%.
Conclusion? On a arrêté de faire des stocks de pièces détachées. Donc on va cannibaliser certains appareils pour maintenir un autre. On remplace le coût du stockage par un coût supérieur de main d’oeuvre.
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Les pays qui n’ont pas abandonné la maintenance à l’ancienne n’ont pas ces problèmes. RUAG en Suisse a assemblé les Super Puma et les Cougar. RUAG a effectué la modernisation des deux types d’appareils. Et RUAG effectue la maintenance. Donc l’entreprise publique a pu apprendre à connaître les hélicos lors de la production et de la mise-à -jour. 0 problème de disponibilité.
Au même moment, les Puma, Super Puma, Cougar et Caracal en France ont souffert, avec en 2016 des taux de 27.7% de disponibilité (Puma / Super Puma).
Malgré les problèmes des pays de ne pas vouloir de stocks de pièces détachées, le consortium NHIndustries ne joue pas son rôle, et n’a pas mis en place une réserve stratégique de pièces. Et c’est l’achat d’occasion des hélicoptères australiens et norvégiens qui a permis de constituer une réserve… C’est honteux qu’il ait fallu attendre cela.
En exigeant des versions sur mesure et très modifiées, des pays comme la Norvège ont transformé leur flotte en prototypes logistiquement ingérables, un problème aggravé par l’éloignement des usines européennes pour des nations comme l’Australie. À l’inverse, les pays fondateurs et ceux restés proches du modèle d’usine standard ont surmonté les pénuries de pièces de rechange grâce à des contrats de soutien industriel direct et à des chantiers de modernisation globaux.