La loi actualisant la programmation militaire 2024-30 a été promulguée

Après avoir été adoptée par le Parlement, malgré des désaccords entre les députés et les sénateurs, le 1er juillet, puis validée par le Conseil constitutionnel le 6 août, la loi actualisant la programmation militaire 2024-30 a fini par être promulguée, selon l’édition de ce jour du Journal officiel.

«Cette loi, crédible dans sa trajectoire budgétaire, cohérente dans ses choix capacitaires, place la souveraineté au cœur de notre réarmement. Face à la menace, les armées sont prêtes», s’est félicitée Catherine Vautrin, la ministre des Armées, via le média social X.

L’une des principales dispositions de ce texte ajoute 36 milliards d’euros aux 400 milliards initialement prévus par la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 [auxquels devaient s’ajouter 13,3 milliards de recettes exceptionnelles]. Cet effort supplémentaire doit permettre de mettre l’accent sur les munitions complexes, la guerre électronique, les drones, la défense aérienne, les capacités spatiales et la préparation opérationnelle.

Seulement, lors des débats parlementaires, la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense avait estimé que le compte n’y était pas dans la mesure où cette actualisation de la LPM 2024-30 n’abordait pas le sujet du format des armées. En outre, fit valoir son président, Cédric Perrin, sa trajectoire financière s’écartait de l’engagement pris par la France auprès de l’Otan de porter les dépenses militaires à 3,5 % du PIB à l’horizon 2035. Aussi, elle avait corrigé le texte du gouvernement en ajoutant 14 milliards de ressources budgétaires.

«Ce qu’on nous propose […], c’est une programmation qui ne permet que de sécuriser la loi de programmation précédente», avait déploré M. Perrin, lors d’une conférence de presse donnée ce 27 mai. Et d’estimer qu’il fallait «donner beaucoup plus d’ambition» à cette LPM actualisée afin de la mettre «en cohérence avec les menaces auxquelles l’exécutif nous prépare», en faisant allusion à l’hypothèse d’une confrontation avec la Russie dans un avenir proche. «Il faut considérer que demain, ce n’est pas dans dix ans, ce n’est pas dans cinq ans. Demain, c’est demain», avait insisté le sénateur du Territoire de Belfort.

Les 14 milliards d’euros supplémentaires proposés par le Sénat devaient permettre, entre autres, d’acquérir trois frégates supplémentaires ainsi que 20 Rafale F4 de plus pour renforcer la «trame chasse».

Seulement, le gouvernement n’ a pas souhaité aller dans ce sens. Comme, du reste, l’Assemblée nationale. En commission mixte paritaire [CMP], le Sénat a toutefois obtenu une «amélioration de la trajectoire budgétaire», avec 1,2 milliard d’euros de crédits budgétaires avancés à l’exercice 2028… mais à enveloppe constante.

Cela étant, la loi actualisant la programmation militaire 2024-30 ne se limite pas aux questions budgétaires. Elle comporte en effet plusieurs dispositions législatives et réglementaires, comme celle donnant la possibilité au ministère des Armées de contraindre les entreprises à constituer des stocks pour que l’approvisionnement des forces soit garanti.

«Elle ouvre également la possibilité d’imposer à un opérateur d’importance vitale la constitution d’un stock minimal de toute matière, tout composant, toute rechange ou tout produit fini ou semi fini stratégique indispensable à la continuité de son activité d’importance vitale», a rappelé le ministère des Armées, lequel aura désormais la possibilité de «prioriser des commandes ou des prestations de service en vue d’accomplir ses missions».

Ce texte renforce aussi les dispositifs visant à lutter contre les atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation, en instituant, notamment, un «régime d’état d’alerte de sécurité nationale», susceptible d’être activé, sur tout ou partie du territoire, par décret pris en Conseil des ministres en cas de menace grave. En outre, il prévoit des «mesures préventives» contre la divulgation d’informations stratégiques, comme celle donnant au ministère un droit de regard sur les livres et autres écrits produits par un «agent ou un ancien agent d’un service spécialisé de renseignement».

Enfin, accompagnant la montée en puissance du Service national, la LPM 2024-30 actualisée transforme la journée de défense et citoyenneté en «journée de mobilisation», celle-ci devant être recentrée sur les questions de défense et les activités à caractère militaire.

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75 contributions

  1. georges dit :

    Le Sénat et certains sénateurs ont profité pour faire parler d’eux, on verra s’ils sont aussi dépensier s’ils arrivent aux pouvoir ((leurs derniers mandats présidentiels ne parlent pas trop pour eux). Ils ont fait perdre du temps et ça c’est grave !
    Car 3 FDI en plus avec équipage on ne peut pas les avoir de suite, idem pour les Rafale donc ce serra des F5 car avoir des F4 un ou deux années avant des F5 c’est idiot et dépensier. Donc écouter l’avis des militaires faire ce que fait le gouvernement et revoir à plus tard pour l’augmentation des formats c’est plus sérieux.

    • Magic38 dit :

      Qui parle de tout de suite ? C’est 3 FDI arriveraient à partir de 2034 vu le carnet de commande actuel de Naval Group. Ça laisse le temps de trouver des équipages. Une partie des frégate fonctionne en double équipage pour compenser le manque de frégates justement. C’est là qu’il faut aller piocher. Je pense que la marine préfère avoir plus de plateformes pour pouvoir multiplier les missions que d’en moins mais déployées plus longtemps avec les doubles équipages.

    • Hadrien dit :

      je ne vous le fait pas dire, la déliquescence de l’armée c’est Sarko il a foutu un bordel comme jamais, à se demander quand même ou est partie tous le pognon….ha oui dans les banques
      Macron a des gros défauts mais lui au moins a marqué une continuité en gardant Le Drian qui a fait un gros boulot sur la respectabilité et sur l’export et ensuite il a gardé une trajectoire budgétaire afin de remettre à niveau notre armée, (ce qui est tout à son honneur car ce sont des actions dont on met plusieurs années à voir les fruits

    • Roland DESPARTE dit :

      Bonjour Georges,
      Ne pas prendre les sénateurs pour des canards sauvages…
      Désolé mais ce que vous dites est partiellement inexact (Et me fait penser à ces idéologues qui en 1936-38 freinaient des 4 fers la montée en puissance de notre industrie de défense de l‘époque, pour le même genre de “raisons“…).
      Actuellement, notre Marine et l’AAE ne seraient pas en capacité de répondre aux besoins opérationnels en cas de conflit. C’est une CERTITUDE, ils sont sous-dimensionnés.
      1. Si commande immédiate (réservation immédiate des créneaux industriels) de 20 Rafale supplémentaires, ces Rafale F4 peuvent ensuite évoluer vers le standard F5… (Et Dassault pourraient répondre à cette demande grâce en partie à la nouvelle usine de Cergy avec une production en hausse à près de 35 appareils par an… Y compris en upgradant les F4 avec le nouveau M88 T-REX…).
      2. Si commande immédiate (réservation immédiate des créneaux industriels) de 3 FDI supplémentaires, elles seraient opérationnelles entre 2032/33 et 2035 (Avec construction des coques par Fincantieri pour soulager Lorient = NAVIRIS).
      Je peux développer si certains en doute…
      Cordialement,

      • Les enfants du bon Dieu ont les poches trouées dit :

        Cher Roland,
        Ce qui voudront s’informer peuvent le faire à loisir.

        L’armée française est un corps expéditionnaire de taille bonsaï, voyons donc son point « fort » vantée aprèsdes décenniesd’OPEX: la projection de forces.

        Soyons concis, que ce soit écrit en français et avec des informations verifiées…
        Prenons, ces 3 articles d’Opexnews est en font l’inventaire des moyens et des fragilités:

        Pour l’armée de l’air et de l’espace (déploiements ces dernières années en Indo-Pacifique avec les démonstrations Pegase):
        https://opexnews.fr/mobilite-strategique-armee-air-rapport-parlementaire/

        Pour la Marine nationale (avec le passage du cyclone Chido à Mayotte et la grande sortie du 1er semestre2026, suivi du grand carénage) :
        https://opexnews.fr/mobilite-strategique-2-3-la-marine-nationale-nest-pas-un-porte-conteneurs/

        Pour l’armée de terre (déploiement en Europe de l’Est où il ne se passe rien de nouveau vu notre attentisme):
        https://opexnews.fr/mobilite-strategique-armee-de-terre-europe-leclerc/

        Où sont passés les centaines de milliards d’euros claqués depuis des décennies pour un tel résultat ?

        • Roland DESPARTE dit :

          Les enfants du bon Dieu…
          Tout d’abord je vous remercie de la Majuscule pour désigner l’être suprême. Poursuivant, j’ai lu les trois articles cités et je suis en plein accord (Ce qui voudront s’informer peuvent effectivement le faire à loisir). Quant aux milliards je pense que le maintien à niveau de notre arme nucléaire a dévoré une bonne part d’un gâteau qui s’est rétréci à dater de la chute du mur… De nos jours, notre patron (sans P majuscule…) a doublé les crédits alloués à la défense, mais pour rattraper nos inconséquences il faudrait le tripler, et prier pour que le conflit annoncé prenne quelques retards… Bien cordialement.

      • Pygargue56 dit :

        Vu les très hautes technologies embarqués, cela m’étonnerais vraiment que Naval Group fasse construire des coques de FDI par Fincantieri. En dehors de la gestion de l’entretien des quelques navires communs, il y a globalement rupture entre les 2 sociétés.
        Concernant les délais pour les FDI, il faut compter 4 ans minimum entre la découpe de la première tole et la livraison avec la capacité à Naval Group de livrer 2 frégates par an. Ce qui veut dire que sans aide extérieure, il serait possible de livrer une FDI supplémentaire en 2032 et 2033. Mais cela ne tiens compte que de la commande suédoise et pas d’un éventuel nouveau contract export.

        Pour les Rafale, on peut effectivement se demander pourquoi le remplacement des Rafale Marine M2 à M10 livrés entre 2000 et 2004 ainsi que le remplacement des 4 appareils perdus n’est pas dans le lot.

        A noter qu’il restait au 31/12/2025 pas moins de 220 Rafale à produire dont 45 appareils pour la France. Soit plus de 6 annés de production même en arrivant à tenir les 35 appareils par an dès 2026. Ce qui veut dire que toute commande effectué à l’heure actuelle ne sera pas livrable avant 2032. Cela pourrait correspondre à quelques mois près à l’arrivée du Rafale F5.
        Et vu les différences, j’ai un réel doute que les Rafale F4 pourront pleinement évolués vers le standard F5 dans sa configuration standard sans devoir être reconstruit.

        • Roland DESPARTE dit :

          Bonjour Pygargue56,
          Actuellement, fonction de son plan de charge, le problème majeur est l’encombrement industriel de Lorient et les ressources nécessaires pour fabriquer simultanément des blocs, les armer et les intégrer.
          PLAN DE CHARGE (NavalGroup) : FDI = 2 ou 3 livrées (selon), 6 ou 7 en cours (France : Amiral Ronarc’h livrée oct. 2025 ; Amiral Louzeau mise à flot mai 2026, livraison fin 2027 ; Amiral Castex ~2029 ; Amiral Nomy et Amiral Cabanier en 2031-2032. Grèce : HS Kimon livrée déc. 2025 ; Nearchos et Formion en 2026 ; Themistokles en construction, livraison prévue ~2028). + Export supplémentaire de 4 FDI pour la Suède (classe Luleå, livraisons à partir de 2030, soit une par an environ). Autres éléments du plan de charge, hors Lorient : SNLE 3G, SNA Barracuda (suite + export Pays-Bas), PANG France Libre (livraison ~2038), Scorpène (Indonésie, etc.), torpilles, MCO, etc.
          S’il y a concurrence industrielle entre NavalGroup et Fincantieri, il n’y a pas de « rupture ». Ces deux constructeurs ont déjà travaillé ensemble sur les FREMM et les BPC ; ce n’est donc pas une coopération industrielle théorique, les deux industriels ont une expérience concrète de construction de frégates de même génération technologique [Et en juillet 2026, Fincantieri a obtenu du Portugal une commande de trois FREMM, avec des livraisons prévues dès 2029-2030 ; une commande immédiate de coques permettrait de donner à Fincantieri une charge industrielle suffisamment importante pour justifier l’adaptation de ses chaînes]. Autrement dit, Fincantieri dispose actuellement d’un outil industriel extrêmement important qui lui permettrait de fabriquer des blocs de coque tandis que NavalGroup conserverait la conception détaillée et l’architecture (Intégration de la tech sensible : système de combat SETIS, PSIM, radars, guerre électronique, etc.) ; si un créneau industriel était immédiatement réservé, les coques pourraient donc être réalisées en Italie, avec un pré-équipement mécanique/électrique, puis transférées en France. Selon les plans de charges des deux, les estimations réalistes indiquent que ces coques pourraient être livrées en 2027-28 pour la première, puis 2028-29 et 2029-30, et avec une organisation vraiment agressive de NavalGroup les FDI 6 – 7 et 8 pourraient être à flot en : FDI 6 = 2031-32, FDI 7 = 2032-33, FDI 8 = 2033-34. Mais tout cela dépend de décisions essentiellement politiques, et actuellement ce n’est pas au beau fixe entre E. Macron et G. Meloni….
          Concernant les F4/Dassault. Ceux-ci pourraient évolués vers le standard F5 (Annonce Dassault) sans devoir être totalement reconstruits. Le F5 n’entrera pas en production avant 2033 et ne seraient livrables qu’à partir de 2035 et suivants… Donc 2032 permet de gagner quelques années, et c’est important, fonction du conflit annoncé. Par ailleurs, et ce n’est pas négligeable, une commande immédiate à Dassault conforterait sa restructuration en cours (Nouvelle usine, amélioration de la supply chain, gestion des stocks, nouvelles équipes,…).
          Ceci explique la volonté des sénateurs de donner le coup de pouce supplémentaire refusé par l’actuelle majorité. Cordialement, RDS.

  2. Kamelot dit :

    Considérant l’état de l’économie française, sa dette et le contexte international, vouloir atteindre 3,5 % du PIB en 2035 relève de la gageure, d’autant que tous veulent encore plus.
    Nous avons touché le fond? Pas encore mais cela ne va pas tarder.
    Ceux qui ont écouté les promesses passées, présentes et futures devront les financer ou renoncer. Yakafaire…, je sais il y a des sous « ailleurs », encore faut-il les trouver et les mobiliser avec le consentement de la nation (?).

    Par définition en République l’état c’est nous. le Parlement fonctionne et légifére par délégation avec nos deniers.

    • La capitale de l'État, l'état de la capitale. dit :

      L’État c’est nous.

    • Lothringer dit :

      « Par définition en République l’état c’est nous. le Parlement fonctionne et légifére par délégation avec nos deniers. »
      Et vous croyez encore au Père Noël ?
      Une fois que nos parlementaires ont reçu la fameuse délégation du Peuple…ils font bien ce qu’ils veulent. Et parfois en se faisant graisser la patte par des services secrets étrangers (de pays alliés-suzerains, ou de pays adverses).
      Regardez-vous chacun des votes de votre député ? Moi non (de toutes façons je n’ai pas voté pour lui) car mes journées sont déjà bien remplies. Et c’est ainsi pour 99,99% de la population. Et le temps se charge de tout effacer de nos mémoires de simples humains.

      La dictature c’est « ferme ta gueule ».
      La démocratie c’est « cause toujours ».

    • Duralex dit :

      Vous confondez république et démocratie.

      Certains des pays les plus démocratiques de la planète sont des monarchies et beaucoup de républiques sont des dictatures.

      La palme à la « république populaire démocratique » de Corée (Corée du Nord), qui, malgré son nom, est de facto une monarchie absolue et héréditaire.

    • alex dit :

      250 milliards d’économie sont possibles d’un claquement de doigt et ça, par an

      • WhatTheFrites dit :

        Ah bon 😮 !?! Et bé… Je ne pensais pas que la solution était aussi simple à mettre en oeuvre. Merci à vous 🙂 !

    • MC² dit :

      La définition de la République n’est pas aussi proche de celui de la Démocratie que vous semblez le penser. Pour rappel, le modèle originel est la République romaine, qui était gouvernée par une oligarchie aristocratique veillant sur une société d’ordres.
      Pour ce qui est des deniers que nous pourrions trouver ailleurs, ça ne fait aucun doute au regard des différents rapports des cours et observatoires compétents. Néanmoins, l’argent dépensé dans notre BITD national n’est pas perdu. Contrairement à un achat de matériel étranger, il retourne dans notre économie.

    • Pasdebraspasdechocolat dit :

      Raboter les pensions de retraite les plus élevées. Quand on a une pension de retraite élevée c’est qu’on a eu de bons salaires durant sa carrière et que l’on a pu se constituer un patrimoine. En principe la maison/appart est payé depuis longtemps.

      • Pfffff dit :

        Alors, du coup ceux qui ont un patrimoine, payé par le fruit de leurs labeurs (la plupart du temps), qui ont payé ou qui payent beaucoup d’impôts (revenu, taxe foncière, tva etc) doivent être punis? Pourquoi pas punir ceux qui vivent sur le dos de l’Etat?
        Au hasard, les saisonniers, qui travaillent 6 mois dans l’année et qui touchent le chômage le reste du temps? Les intermittents du spectacle?
        Ceux qui ont des bails à vie dans des logements sociaux et qui ne paient plus de taxe d’habitation mais qui jouissent des infrastructures de leurs communes? Arrêter aussi avec des dispositifs tels que la prime de rentrée (j’ai des enfants, je ne touche pas de prime, mais non, ça ne coûte pas plus de 400€ par enfant, c’est totalement faux)… Arrêtez aussi de subventionner à tout va (car, oui M., c’est la faute à Macron si le gel a détruit les récoltes, par exemple)…. etc etc….
        Des économies on en trouve partout. Mais faudrait commencer par ceux qui vivent sur le dos de l’Etat plutôt que de punir ceux qui travaillent ou ont travaillé toute leur vie.

        • France profonde dit :

          @Pfffff,
          Ce qui est demandé c’est un effort national et il me semble normal que les mieux lotis participent en rapport, non ? Les circonstances de la vie sont différentes pour tous, certains ont eu une vie de labeurs et touchent peu…, certains ont bénéficié de la solidarité nationale et touchent toujours peu…, certains ont beaucoup travaillé, bénéficié du travail des autres et profité de bonnes dispositions, et touchent beaucoup…, etc. Il ne s’agit pas de punir, mais de répartir ! Pfffff…

      • Le Chouan dit :

        Mesquineries et jalousies, c’est minable !

    • Leo dit :

      La situation de nos finances publiques est très grave, en effet. Il sera nécessaire non seulement de réduire les dépenses de fonctionnement ou les dépenses sociales mais aussi de couper dans les dépenses d investissement, les dépenses qui préparent l avenir. Les crédits envisagés par la LPM sont donc menacés.

      Le problème est rendu encore plus compliqué par les mutations révélées par les conflits recents: guerres asymétriques de haute intensité, niveau d agressivité, dronisation, fréquence des frappes longue portée.
      Beaucoup de concepts, de modes opérationnels, de matériels apparaissent inadaptés. On a l impression que tant en France qu aux États-Unis on essaie à la fois de s intéresser aux nouveaux matériels, tout en continuant à investir dans les matériels dont la pertinence est questionnée par les guerres récentes.
      Les États Unis et peut être l Allemagne ont les moyens de faire les deux, mais certainement pas la France.

      On doit aussi s interroger sur les missions que nous souhaitons poursuivre: il faut réduire l éventail de ces missions, accepter de n être qu une puissance de second rang.

      Beaucoup de décisions difficiles à prendre pour nos politiques.

  3. Czar dit :

    « comme celle donnant au ministère un droit de regard sur les livres et autres écrits produits par un «agent ou un ancien agent d’un service spécialisé de renseignement». »

    donc, histoire de réagir dix ans après à la manie des ex-moustaches de s’épancher via des mémoires aux titres accrocheurs, on nous pond une nouvelle loi fourre-tout empilant un nouveau régime juridique en plus des états d’urgence, de siège, de guerre, et autres articles 16

    pas à dire, ce pays est administré (pour gouverné, le jury en est encore à se prononcer)

    • rainbowknight dit :

      Le verbiage c’est la règle instaurée pour régir la France….
      Donner l’illusion c’est ce qui compte pour asseoir un semblant d’autorité…
      Tout ce fatras sera vite balayé quand les Français se prononceront….

      • Pirlouis dit :

        Je pense que vous même vous vous illusionnez sur le balayage du fatras quelque soit l’élu

        • rainbowknight dit :

          Malheureusement nul n’échappe à la réalité, qui sera élu devra/aura à faire un difficile bilan.
          Si le courage ne le rebute pas face à la tache à accomplir il lui faudra prendre des décisions bien impopulaires…
          Sinon à quoi bon tout ce cinéma et ces promesses de laver plus propre que propre ?
          Etre « responsable  » mais pas « coupable  » cela n’octroie pas le droit d’être incapable…..
          Dix années d’incapacité c’est préjudiciable pour le plus grand nombre…… les copains auront été épargnés.
          La Grande Muette demeure et demeurera toujours et encore la variable d’ajustement…. les promesses c’est OTAN en emporte le vent.

    • MC² dit :

      Il me semble en effet qu’il existe déjà quelques lois et règlements applicables aux chaussettes-à-clous s’épanchant plus que de raison. Je suppose qu’à défaut de parvenir à appliquer la loi existante, on se contente d’en écrire une de plus. Gageons qu’elle sera aussi bien appliqué que les autres.

  4. Fralipolipi dit :

    Pour le bla-bla qui tourne en boucle et les mesurettes cosmétiques, y-a pas à dire, … en France on est bons.

  5. cases olivier dit :

    faute de merle, on mange des grives.

  6. Radar dit :

    Quid du financement de l’équipement des unités de réserve et de celles du service national ?

    Pour rappel, la situation est dramatique ; il n’y aucun stock et ces unités sont équipées par ponction sur l’équipement destiné aux unités d’active.

    • Marronier dit :

      Après lecture du rapport, j’ai plus l’impression gênante que la proposition serait de recréer quelque chose qui ressemblerait aux « brigades de défenses de zone » des années 1980.

      Celles-ci se composaient de trois régiments de mêlée (deux d’infanterie, un blindé) et deux compagnies de génie, tous dérivés de régiments d’active. Les équipements étaient « rustiques », en fait ils étaient surtout dépassés (mortiers de 81mm, canons sans recul de 106), et bien sûr aucun véhicule blindé hormis les AML-60 et 90.

      Si ces unités pouvaient à la rigueur garder des points clés, ils ne valait mieux pas les employer sur un front, elles se seraient fait laminer.

      Aussi, en l’état, je reste sceptique. Je doute que par matériel « rustique » on entende autre chose que les tape-culs de GBC 180 et TRM 2000, et d’autres équipements délaissés par les forces d’active. Il est beaucoup plus probable que l’on souhaite multiplier les unités comme le 24e RI, certes presque totalement formé de réservistes, mais dépourvu de blindés même légers, et sous-doté en moyens d’appuis et en armes collectives.
      Autant dire, plus des réservistes de Gendarmerie (qui a aussi la charge de la DOT) que des soldats aptes à renforcer rapidement leurs camarades d’active en cas de besoin.
      Plus problématique, cela signifierait aussi de jouer encore de différenciation, alors que nos armées sont déjà décrits comme des bonzaïs. Avec un tel patchwork d’unités (FS, paras, alpins, TDM, blindés-mécanisés…) le risque est de perdre en cohérence stratégique sans réel gain tactique.

      Si à la rigueur les matériels et les tableaux d’effectifs étaient identiques, mais je doute que ce sera le cas. Reste à voir ce qui en ressortira, sachant qu’en l’état actuel tout abandon de capacité (dont celles mentionnées dans le rapport comme « non essentielles ») se paiera plus tard, à un prix qui sera forcément très élevé.

      Les unités dite de la défense opérationnelle du territoire (DOT), surtout chargées d’intervenir contre une éventuelle intervention aéroportée ennemie (On en parlait surtout beaucoup autour du plateau d’Albion ; ou autres grands ports.) et de tenir protéger les points sensibles principaux (Centrale électriques, ponts ou autres points de passage obligés, centres de communications, industries sensibles, etc.).
      Avec des équipements en effet dépassés et complètement inutiles pour tout autre emploi, mais suffisants pour celui ci.

      Actuellement il y a un vrai besoin d’une véritable réserve opérationnelle (De volontaires mobiles et légèrement armés, type gendarmerie mobile.) formés et entrainés régulièrement, et donc mobilisables pour les évènements exceptionnels, naturels ou autres tentatives de déstabilisation, et en nombre suffisants un peu significatif (Sur le mode garde nationale ou territorial army.) aujourd’hui dans ce pays. Ca c’est sur.

      Ce qui n’impacterait nullement l’armée régulière professionnalisée, en coûtant très très peu en terme de budget (300 millions d’euros selon certaines études pour jusqu’à 300 000 volontaires formés mobilisables, répartis sur tous les territoires français. Et équipés de matériels remplacés en temps et en heure, et mis « en réserve » précisément.).

      Vaste débat là également, que notre réserve opérationnelle ou de son absence plus exactement aussi ; guère évoqué, malgré les événements actuels…
      (On préfère par exemple nous ressortir en permanence même, la tarte à la crème du service militaire universel : 10 milliards d’euros de fonctionnement annuel, et 50 à 60 milliards d’investissements de reconstructions de casernes partout en France, dans un délais de dix ans… !…)

      La Gendarmerie nationale a senti l’odeur des postes d’état-major de la DOT et veut sa part de C2.

      En octobre 2025, lors d’une audition au Sénat, le général Bonneau (DGGN) est revenu sur le rôle de la Gendarmerie nationale dans cette défense opérationnelle du territoire.
      « Je tiens à décrire l’idée que nous nous faisons de la DOT, notamment par rapport aux armées. Aujourd’hui, celles-ci nous appuient. Nous ne pouvons pas être performants en Nouvelle-Calédonie, à Mayotte et en Guyane […] si nous n’avons pas l’appui des armées. […] Je pense que, dans l’hypothèse d’un engagement majeur, ce sera l’inverse », a commencé par dire le DGGN.
      « Si nous avons un engagement majeur à l’Est, par exemple, je pense que cela ne se passera pas sans agitation sur le territoire national », a prévenu le général Bonneau.
      « Je pense que nous pourrions avoir des actions menées par des ‘proxies’ [intermédiaires], du sabotage et aussi des manifestations car je ne suis pas sûr que tous nos concitoyens soient favorables à ce type d’engagement », a-t-il ajouté, sans donner de détails sur le profils des « agitateurs » potentiels.

      Cette « agitation » pourrait se manifester avant même un engagement, a-t-il estimé, c’est-à-dire « si la France est nation hôte et que des matériels sensibles transitent par son territoire » afin de renforcer, par exemple, des forces de l’Otan déployées dans l’Est de l’Europe.

      On reste sur une menace russes, pas sur le résultat de la présidentielle française de 2027 et ses contingences.

      • Orage dit :

        Navré mais dans le cadre d’un affrontement majeur, il faudra du moment pour occuper le terrain et garder postes et tranchées. Or les unités d’active sont trop peu nombreuses pour cela, même en y ajoutant les unités d’active des pays partenaires. Les pertes vont rapidement monter et il faudra récupérer des personnels de réserve pour regénérées les unités d’actives étrillées.

        Donc ce n’est pas pour de la DOT que les réservistes doivent être entrainés mais pour la guerre, la vraie. Pas celle qui consiste à se balader en kangoo dans Paris mais celle qui consiste à survivre aux frappes d’artillerie et aux drones FPV.

        • Six mois de belote et quinze jours de course à pied dit :

          La France envisage vraiment de créer une 3ème DIVISION, armée par des réservistes pour faire de la Défense Opérationnelle du Territoire ( DOT) et défendre les français contre le péril intérieur pendant que les soldats d’activer iraient guerroyer au lointain…
          https://www.forcesoperations.com/larmee-de-terre-va-se-doter-dune-troisieme-division/

          Vu comment sont considérés, les réservistes, peu entraînée et sous financée, cela ne durera pas plus que les effectifs de l’activer sans stocks de munitions, ni feux dans la profondeur et une quasi-absence de défense sol-air pour les unités en mouvement…

          Églantine, ici Mirabelle, on se replie…
          Mais PAS SI VITE !!!

        • Sculpteurs de fumée dit :

          Si les réservistes savaient survivre aux frappes d’artillerie et aux drones FPV, qu’ils l’enseignent à l’armée d’active, car dans les années 2000 lorsquel’on simulaitun ennemi »à parité » avec frappes préventives d’artillerie, utilisation d’obus chimiques car l’ennemi est méchant, les « résultats » n’étaient pas bons.

          À l’heure d’aujourd’hui, d ans un conflit comme en Ukraine, l’armée française se ferait massacrer.
          https://www.leparisien.fr/international/ukraine/guerre-en-ukraine-larmee-francaise-se-ferait-etriller-comment-kiev-exporte-discretement-son-savoir-faire-sur-les-drones-24-04-2026-QIFTJ7SLCVGBLPATAY3DSF6PRE.php

          C’est bien pour rester garder le périmètre que les réservistes sont prévus pour le grand come-b1ck de la Défense Opérationnelle du Territoire (DOT).

          Or, dans le cadre d’un conflit, le ministère des armées est responsable de la défense militaire qui engage chaque armée et composante dans son domaine de responsabilité : à l’armée de Terre la défense opérationnelle du territoire, à la Marine la défense maritime du territoire, à l’armée de l’Air et de l’Espace la défense aérienne. Des services spécialisés sont responsables de la défense dans leur domaine : cyberdéfense, défense spatiale et défense informationnelle.

          Cette organisation permet de couvrir un large éventail de menaces en additionnant les capacités de chaque ministère. L’armée de Terre complète ainsi sur le territoire national l’action des forces de sécurité intérieure (police, gendarmerie et autres service spécialisés).

          Le point délicat se situe dans les interfaces entre les ministères, aussi bien sur le plan des missions, des équipements que des recrutements. Il est important que les forces du territoire national puissent être interopérables, avec des moyens de communication et des procédures compatibles.
          Un vaste chantier porté par « l’interministériel », cette « structure » qui a parfois du mal à s’imposer face aux baronnies ministérielles.

          Un des risques qui pèsent sur la liberté d’action de l’armée de Terre est qu’elle se fasse absorber bien au-delà des 10 000 hommes qu’elle envisage de déployer au maximum sur le territoire national, notamment au regard des quelques 1 500 points d’importance vitale (PIV) à surveiller et protéger.

          Dans les scénarios du pire, quand on additionne l’ensemble des besoins de protection, incluant les responsabilités découlant des engagements nationaux vis-à-vis du fonctionnement de l’OTAN, on atteindrait un volume de forces d’environ 30 000 combattants, à mettre en corrélation avec une force opérationnelle de moins de 80 000 hommes.

          N’oublions pas que la France est également très vulnérable dans ses implantations outre-mer et que ces différents théâtres lointains (Antilles-Guyane, Nouvelle-Calédonie, Réunion, Pacifique…) sont consommateurs en troupes et matériels.

          La nécessité de disposer d’effectifs bien supérieurs aux prévisions de la LPM n’est pas une hypothèse à écarter, car on n’imagine mal la France se laisser mettre à feu à sang sous le regard de près de 70 millions de Français, cantonnés au rôle d’otages et spectateurs désabusés d’un conflit, où il leur serait interdit de prendre part. L’Ukraine en guerre ne dispose-t-elle pas de 800 000 combattants pour une population résiduelle inférieure à 40 millions d’habitants ?

          Dans ce scénario donc où les réservistes veilleraient sur le territoire national hors période de vacances scolaires, l’armée française d’active s’en irait guerroyer prestement vers l’Europe de l’est.
          Il faudrait déjà que cela se passe mieux que pour Dacian Spring.

          L’externalisation fera le reste : si c’est risqué, c’est plus cher.
          https://lignesdedefense.ouest-france.fr/mobilite-strategique-lexternalisation-ne-met-pas-a-labri-de-la-logistique-contestee-bien-au-contraire/

          C’est une équation à plusieurs inconnues que ce pari.

          • France profonde dit :

            Bonne analyse, cependant…
            « À l’heure d’aujourd’hui, dans un conflit comme en Ukraine, l’armée française se ferait massacrer »
            Oui, si elle est seule… Et je ne pense pas que Vladimir soit assez fou pour s’y risquer…
            A terme, les réservistes devraient représenter une force de 80 000 hommes destinée à renforcer les forces de DOT, essentiellement la Gendarmerie mobile.
            C’est une nécessité, il faut renforcer les moblos (qui encadreront la réserve) ; car le risque de demain, ce sont les troubles intérieurs…
            Et au passage : renforcer la Sécurité civile !

  7. pandacruel dit :

    – « Face à la menace, les armées sont prêtes», s’est félicitée Catherine Vautrin, la ministre des Armées »..etc-

    En tant que citoyen français, je souhaite vivement que la Ministre dise clairement, par écrit, très concrètement et factuellement, avec un listing précis et détaillé d’exemples, ce qu’est  » la menace », terme fourre-tout, vague, fumeux, ni fait ni à faire, mais anxiogène par son côté inexpliqué et inexplicable…
    Chaque contribuable est en droit de savoir , concrètement, ce que recouvre  » la menace » et qu’on nous la décrive avec un maximum de précisions, de détails et d’exemples concrets et factuels.

    Notre argent est concerné on il s’agit donc de demander des justificatifs pour les dépenses à venir avec notre argent . Je refuse par avance de donner le moindre centime à quelqu’un qui ne serait pas fichu de m’expliquer concrètement pour quelles raisons on me le demande.
    Et pour commencer, je croyais déjà que le démarchage était désormais interdit et que tous les pique-sous du pays devaient d’abord nous demander notre accord et donc avoir notre consentement .

    Donc, j’attends de pied ferme des justificatifs, et avec le produit de mon travail si sérieusement mis à l’abri de la prédation, qu’il faudrait venir le chercher avec les dents .
    Enfant , j’ai regardé quelques épisodes de  » Max la Menace », celui qui téléphonait depuis sa chaussure… mais jamais je n’aurais pensé devoir subir ça en vrai, dans la vraie vie un jour . Eh bien, ça arrive.

    • rainbowknight dit :

      Il y a la menace exogène , par exemple la fédération de Russie du Maître…
      Il y a la menace endogène , par exemple le pandacruel ….

      • pandacruel dit :

        rainbowknight : ce que j’attends,moi , ce sont des faits précis, du concret, du détaillé, des noms, au lieu de la prose fumeuse ( ou poudreuse) fabriquée par l’OTAN pour justifier de sa feuille de paie..

        • rainbowknight dit :

          Tu vas être déçu si tu attends concrètement de prendre sur le coin de la ……. un objet volant identifié venu du lointain Far East…
          Là-bas, il y a un Maître pas si fou que cela qui sait que l’OTAN abrègerait ses cauchemars

          Sinon un bon ORL à défaut de t’ouvrir les yeux te débouchera les esgourdes pour que tu puisses entendre les déclarations du vilain Occident bien différentes des déclamations de ton idole…

    • Bench dit :

      T’es vraiment sûr que tu n’as pas une petite idée sur le sujet mon vieux rigolo ?

      • pandacruel dit :

        Bench : je ne parle pas la langue des crapauds, et donc je ne leur parle pas

        • Bench dit :

          C’est pourtant bien ce que tu viens de faire, non? Pour un gus si prompt à hurler à la diffamation et à l’insulte à son égard, je te trouve bien singulier sur ce coup là !

    • Pascal, (l'autre) dit :

      « et avec le produit de mon travail si sérieusement mis à l’abri de la prédation, qu’il faudrait venir le chercher avec les dents . » Ben voyons, vous allez encore nous tirer des larmes le « pôôôôvre » copperpanda spolié! Mais dites voir ce n’est pas très « patriote » tout cela!

      • pandacruel dit :

        pascal : des impôts, oui comme tout le monde, mais surtaxé pour financer un combat idéologique inspiré par des institutions étrangères non élues par le peuple français et manipulées par elles , hors de question !

        • rainbowknight dit :

          Il est vrai que c’est un combat idéologique qui ne peut connaitre le moindre relâchement que de défendre la Liberté et la démocratie sous peine de voir un Maître disposer de votre misérable existence….
          Liberté et démocratie ne sont pas des valeurs universelles mais uniquement françaises à tes yeux.
          Silence on tue ! voilà donc ton crédo….

    • Un lecteur dit :

      La Loi de Programmation Militaire (LPM 2024-2030) et la Revue Nationale Stratégique identifient explicitement quatre grandes typologies de menaces, illustrées ici par des exemples marquants tirés de l’actualité récente :
      • Le retour de la guerre de haute intensité, matérialisé par l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
      • Les stratégies hybrides sous le seuil de conflictualité, à l’instar de la campagne d’ingérence numérique et d’intoxication informationnelle menée en Europe par le réseau russe Doppelgänger.
      • La conflictualité dans les espaces communs et les nouveaux champs, illustrée par les sabotages ciblés et répétés de câbles de télécommunication sous-marins stratégiques en mer Baltique.
      • La persistance de la menace terroriste, qui impose le maintien permanent de l’opération Sentinelle sur le territoire national.
      Dans ce panorama, la Russie est le pays le plus massivement et directement ciblé par la doctrine de défense française en raison de la rupture de l’ordre sécuritaire européen, de sa guerre hybride permanente et de sa posture nucléaire agressive. Vient ensuite la Chine, désignée comme un défi de long terme cherchant à remodeler l’ordre mondial à son avantage, notamment par la militarisation de l’Indopacifique et sa stratégie agressive dans les nouveaux espaces (cyber, spatial et grands fonds). Enfin, l’Iran et la Corée du Nord sont ciblés pour leurs rôles de déstabilisation régionale et leur alliance logistique croissante avec Moscou (fournitures de drones et d’obus).
      À l’inverse, les États-Unis sont définis comme un allié stratégique indispensable, mais dont la dépendance pose un risque majeur pour notre souveraineté. Les documents soulignent l’impératif de l’autonomie européenne face au pivot américain vers l’Asie et au risque de désengagement militaire futur en Europe. La France insiste sur la préservation de son indépendance industrielle pour éviter toute subordination technologique aux matériels américains.
      La doctrine militaire distingue donc rigoureusement le risque de sécurité du risque de dépendance : la Russie et l’Iran sont des adversaires hostiles menaçant directement l’intégrité de la nation, tandis que les États-Unis sont des partenaires et concurrents posant un risque politique et industriel de perte d’autonomie décisionnelle.
      Face aux critiques sur le financement de cet effort, le consentement à l’impôt (Article 14 de la DDHC) rappelle qu’il s’agit d’un choix collectif et parlementaire, et non d’un contrat de consommation à la carte. Les justificatifs concrets existent de façon transparente dans les centaines de pages des rapports de la LPM, détaillant chaque équipement commandé. L’impôt finance un bien public indivisible : chaque citoyen bénéficie de la protection de la dissuasion et du bouclier national, indépendamment de sa validation personnelle.
      Il ne s’agit pas ici de formuler un jugement de valeur, car chaque citoyen est libre de contester les choix de l’exécutif, mais de poser les faits : si la pertinence d’un modèle d’armée, d’un budget ou d’une alliance reste toujours légitimement discutable dans une démocratie, les données factuelles et les règles constitutionnelles qui régissent notre effort de défense, elles, sont concrètes et transparentes.

  8. Yvon dit :

    Tout sera remis à plat après les élections de 2027. Il n’y a donc pas lieu de s’appesantir sur cette LPM.
    D’autant que ce sont les crédits votés annuellement qui font la réalité des moyens.

  9. MC² dit :

    Toujours rien sur le titre 2 et le traitement des personnels. Il m’avait pourtant semblé que l’Ukraine avait rappelé combien l’homme reste au cÅ“ur du combat moderne. Vu nos difficultés de recrutement, et même vu les réductions des cadres dans certains services, je m’interroge. Tous ces efforts français et européens sur l’industrie militaire ne pourraient-ils pas être interprétés comme une politique de relance industrielle qui ne dit pas son nom ? Comme si les États profitaient de l’assouplissement des règles de la Commission en ce qui concerne l’armement pour tenter d’utiliser leurs BITD comme d’un tuba économique.
    Tant mieux, mais pourquoi ne pas simplement changer le cœur du problème à la Commission ? Question idiote, pardon.

    • jean luc dit :

      C’est ce que fait l’Allemagne face à la crise de l’automobile, la nécessité d’investir dans la défense, elle fait de la relance économique par la même occasion .

  10. m dit :

    Dépenser de l’argent public pour faire travailler des entreprises françaises localisées en France et payer des soldats français pour opérer ces matériels coutera toujours moins cher que balancer des tonnes de fric dans des services étrangers, dans tous les sens du terme.

  11. jean luc dit :

    J’ai lu aussi que la loi de programmation militaire prévoit une accélération de l’économie de guerre, bon en Allemagne on est passé en économie de guerre à partir de 2023 .

  12. ONERESQUE dit :

    1 > Il est certain que l’on ne pourra pas rattraper l’ « effet de ciseau » induit d’une part par la baisse drastique de la part du PIB, de 3,34% en 1990 jusqu’à 1,85% en 2013 sous la transition Sarkozy-Hollande, couplée d’autre part depuis à une remontée très lente vers 2,1 à 2,15% qui contribue à faire subsister les lacunes fondamentales.

    2 > Vu également l’état apocalyptique de notre dette totalisant 3.570 milliards au dernier recensement, qui va impliquer une charge des intérêts dépassant 76 milliards très bientôt, il paraît ÉVIDENT que nous devrions CONCENTRER ce que nous pouvons dégager comme moyens financiers maximums sur ce qui serait vraiment UTILE dans le cadre d’un CHI européen (hypothétique 2030) et ne pas chercher à TOUT combler en déficit capacitaire car ce comblement prendra alors certainement les apparences du remplissage vain du tonneau des Danaïdes….et mènera à une dispersion d’efficacité globale….

    3 > Encore une fois, un simple constat des caractéristiques élémentaires de notre véritable situation géostratégique éclaire rapidement. Si on focalise sur la France dans l’Europe seulement, abandonnons le Pacifique pour l’essentiel vu l’énormité à couvrir, la France RESTE et restera fondamentalement un pays de 2ème, voire de 3ème ligne, un glacis de l’arrière. La France serait pour l’OTAN une plate-forme logistique transcontinentale européenne clé avec son réseau en nÅ“ud central d’autoroutes, de lignes ferroviaires, d’entrepôts connectant de nombreux ports et aéroports.

    4 > En prenant en compte maintenant ces atouts géostratégiques clés et en observant attentivement les leçons des 3 conflits principaux des 4 dernières années, l’Ukraine envahie, la Guerre des 12 jours et la 3ème guerre du Golfe irano-américaine, quelles conclusions sautent immédiatement à la figure ?

    5 > Premièrement, que cette guerre de puissances de glacis arrière devient une guerre essentiellement BALISTIQUE, hypersonique et anti-balistique avec des échanges de vecteurs qui pour le moment ne sont que des variantes à trajectoire parabolique figée de ce qui est connu depuis le SCUD, mais qui va très rapidement MUTER vers des systèmes hypersoniques manÅ“uvrant à trajectoire aléatoire en montagnes russes 3D comme les DF-17, DF-21, les YJ-15,17,19 et 20 chinois, les Zirkons russes, le FATTAH-2 iranien. Il faut se rappeler que le PERSHING 2 avait déjà en 1984 un corps de rentrée ogival conique à ailettes permettant certaines latitudes de manÅ“uvres, caractéristique avancée à l’époque qui a été copiée par la PLA chinoise avec le DF-15B. Ces armes sont devenus le NOYAU ESSENTIEL du CHI futur et la frénésie de leur développement par la PLA chinoise PROUVE que les simulations d’usage opérationnel faits par la Chine depuis 20 ans ont abouti à des conclusions sur leur prééminence cruciale en tant qu’effecteurs déterminants. Les énormes efforts de rattrapage US dans le domaine depuis le Dark Eagle prouvent AUSSI que leur importance a été évaluée comme majeure dans les Kriegspiels du Pentagone – voir .https://www.twz.com/land/hunt-for-new-lower-cost-strike-missile-with-1000-kilometer-range-underway-by-u-s-army

    6 > Deuxièmement, que la capacité à PROTÉGER, enfouir, dissimuler les zones de lancement, de commandement, de traitement des données satellitaires et de stockage sur serveurs devient CRUCIALE et ce, sous des épaisseurs conséquentes de béton armé et de roche dure. C’est la puissance qui aura le PLUS de résilience bunkerisée anti-drone et anti-missile sur ses installations clés qui sera en mesure de résister le plus longtemps en CHI futur. Ce que le conflit Irano-américain a démontré en plus de manière ÉCLATANTE, pas face au balistique (peu d’ATACMS), mais face à des vagues énormes de frappe aériennes CENTCOM US (4.800 sorties, 17.000 cibles). Cette ORIENTATION stratégique d’enfouissement bunkerisé du futur a un petit goût de rétro Ligne Maginot, mais sa pertinence est éclatante ! Au vu en tout cas du rôle qu’elle a joué dans la mise en échec d’abattage définitif de la puissance iranienne par les colossaux moyens US. Bref, multiplions les TAVERNY, LYON MONT-VERDUN, BREST-ARSENAL et CHÂTEAU, ROSNAY, KERLOUAN et autres bunkers enterrés à plus de 30 m sous des sols granitiques…..

    7 > CONCLUSION : Au lieu de remplir avec les crédits des LPM les hangars de remplaçants du LECLERC, qui seront impitoyablement traqués par les essaims mortels de FPV-MTO et au lieu de commander des RAFALE, il serait donc NETTEMENT PLUS JUDICIEUX de se doter d’un « BAGUETTE DOME » ou « Camembert- Dome » ou autre pourvu qu’il s’articule sur les COUCHES CONCENTRIQUES suivantes : a) exo-atmosphérique BLIKSEM EXO b) AQUILA anti GBV hypersonique infra-atmosphérique c) ASTER 30 B1 NT anti MRBM classique et avions d ) MICA-NG e ) MISTRAL 3 e ) RAPIDFIRE camion f ) Intercepteur FPV quadcopter et autres basses couches – bas coût….. et CECI, en quantités IMPORTANTES !

    • Une militaire... dit :

      Monsieur ONERESQUE,
      Bien beau tout cela, mais la France n’est ni la Suisse ni Israël ! Le « Camembert- Dome » est certainement la dernière des facéties du sapeur Camember, non ?
      Actuellement, financièrement, économiquement, technologiquement, stratégiquement, IMPOSSIBLE de protéger tout le territoire français ; même 10% c’est IMPOSSIBLE. Alors, LA solution est peut-être d’avoir les moyens de frapper notre adversaire, non ? Sur ses bases de lancement, sur ses usines, ses hub logistiques, ses centres de commandements, ses navires, … Zelensky l’a bien compris lui. Et pour cela il faut des Rafales, des missiles, des drones et des canons longue portée, et autres raffinements…
      (Et entre nous soit dit, actuellement on ne remplit pas les hangars avec des remplaçants du Leclerc… Et abandonner le Pacifique, c’est non seulement absurde mais c’est offrir des fleurs à nos adversaires…).

      • ONERESQUE dit :

        Je ne sais pas ce qui vous permet d’affirmer qu’il n’est même pas possible de protéger 10% du territoire par des SAM. Il suffit de savoir compter. Si on trace déjà des rayons de 100 km autour des 8 batteries MAMBA (je ne compte même pas les ASTER 30 de Toulon et les MICA-VL), on a DÉJÀ plus de 10% du territoire. Votre argumentation sur la DISSUASION CONVENTIONNELLE de la Russie a été développée maintes fois et NE TIENT PAS désolé, tout au moins avec notre niveau de nudité balistique proche de l’absolu. Les moyens de FRAPPE que cette dissuasion impose (MBT, planeur VMAX amélioré, SEAD sur raids en radada IDS longue distance) SONT ENCORE MOINS DISPONIBLES que les MAMBA…..Vous devriez songer à vous pencher sur les réalités concrètes des CHI futurs au lieu de balancer des injonctions hélas désordonnées et infondées.

        • Une militaire... dit :

          Ne me faites pas dire ce qui vous arrange pour justifier votre raisonnement ! Je n’ai jamais dit que nous avions les moyens balistiques, et ce n’est pas avec 8 Mamba que nous allons défendre le territoire national, c’est RIDICULE !

    • Roland DESPARTE dit :

      Bonsoir @ONERESQUE,
      En France aussi on sait faire des trous !
      Le PC de la BA 921 de Taverny, sous la forêt de Montmorency, est enfoui à plus de 50m (ancienne carrière de gypse),… Le PC Gypse, même profondeur (au moins !) est doté d’un abri antiatomique destiné au pouvoir exécutif,… Le PC Jupiter est à une profondeur de 70m sous le palais de l’Élysée (Avec dissipateur d’énergie…),… Le PC de la BA 942 Lyon-Mont Verdun est enfoui à environ 130m sous le mont Verdun… Sur le plateau d’Albion, le poste de conduite de tir (PCT) était enterré sous la roche à une profondeur d’environ 500m,… Le PC blindé Centaure est lui mobile et doté de tous les moyens modernes de communication, etc…
      Maintenant, se planquer (pardon, se protéger) est une solution, mais ce qu’il faut c’est une capacité de riposte suffisante et crédible pour dissuader, et répondre violemment en cas d’agression caractérisée !
      Aujourd’hui 600 ou 800 drones sur Moscou… Hier plusieurs dizaines de missiles et des centaines de drones sur Kiev… Même en produisant beaucoup plus, vous croyez qu’avec nos “petits bras“ nous ferions mieux que ces derniers pour les intercepter ?

  13. Bench dit :

    T’as pas vraiment compris l’article Lt czaza. Le droit de regard des institutions avant toute publication faite par un ancien des FS, des services, etc existait déjà bien avant cette nouvelle loi. Celle ci ne vient que renforcer l’existant.

    • pandacruel dit :

      Bench : lorsque vous écrirez vos mémoires au service de la Douma et pour dédouaner les russes de toute tentative de mauvaises actions sur tout le territoire de l’Europe occidentale, j’espère quand même que personne en France ne viendra vous demander des explications ! vous allez l’écrire quand, au fait ?
      j’aimerais bien que vous me le dédicaciez ! c’est un minimum, avec tout ce que vous ai déjà fourni comme matériel intellectuel pour que vous puissiez étaler vos talents ici !

      • Pascal, (l'autre) dit :

        Cet art consommé pour ne rien dire (déjà votre dernière réponse me concernant était un modçle de langue de bois! Broder pour ne rien dire, c’est votre nouvelle « tactique »?

      • Bench dit :

        Euh mon pépère pas du tout intello, tu ne confonds pas, t’es sur que ce n’est pas plutôt toi qui est au service de la Douma? Parce que vu tout ce que tu ponds ici en matière de propagande pro Russe j’ai comme un doute!

  14. Stakan Vada dit :

    Bravo. Juste 10 ans de perdus…

  15. Rogger dit :

    bon avoir un peut d’argent s’est bien…
    mais avoir des soldats . motivés. bien entraîner s’est une autres histoire…
    Non. ils me semblent important de réactiver la conscription pour tous les français et françaises…
    un service militaire et un service civile…

  16. Heron dit :

    Face à la menace des missiles balistiques, les armées françaises sont-elles prêtes ?

    • pandacruel dit :

      heron : quelle menace ? on nous menace? qui ? pourquoi ? quand et où avez-vous entendu parler de cette élucubration

      • rainbowknight dit :

        Vladimir Vladimirovitch ne cesse de le répéter « si pandacruel continue ses conneries , ça va se finir dans les chiottes  » vois-tu à quoi il fait allusion ?
        Tu vas lasser le Maître si tu t’attaches à dénaturer ses propos et à décrédibiliser sa parole…..

  17. farragut dit :

     » Elle comporte en effet plusieurs dispositions législatives et réglementaires, comme celle donnant la possibilité au ministère des Armées de contraindre les entreprises à constituer des stocks pour que l’approvisionnement des forces soit garanti. »
    Ce ne serait pas un copier-coller de la formulation de l’obligation des stocks de masques dans les entreprises, pour éviter la gestion de ceux-ci dans les hôpitaux ?
    Moyennant quoi, pour le COVID-19, ce sont les médecins urgentistes et les infirmières dans les établissements hospitaliers qui ont été les premiers touchés (et « neutralisés ») par l’absence de ces masques en 2020 (et l’autorisation de vente / liquidation de la dernière chaine de fabrication en Bretagne à un investisseur américain).
    Merci qui ? Merci Bercy !!! (et aussi à Raffarin le vendeur de techno secret défense d’isolation des labos P4 aux Chinois).
    Pour info, le stock de masques FFP2 arrivés tardivement par bateau à la Réunion après le début de l’épidémie étaient tous moisis, et bons à jeter.
    Sans compter que la gestion physique d’entrepôts de munitions est un risque avéré du fait des sabotages organisés par la Russie, partout en Europe. On ne compte plus les sites de fabrication d’explosifs et d’armes « incendiés » ou détruits à la suite d’explosions intempestives en période de « paix chaude »… Et un incendie déclenché « accidentellement » près d’un site militaire (ou de lignes ferroviaires) est encore plus facile à nier pour l’adversaire.
    Mais avec un ministère des Finances gérant la DGFiP comme une passoire informatique, il n’y a même plus besoin d’action militaire souterraine pour désorganiser la gestion des stocks de munitions.
    Après tout, en 2022, le syndicat des pilotes et mécaniciens de Canadair de la Protection Civile avait émis un préavis de grève, simplement parce qu’ils n’étaient pas payés en temps et en heure par le Ministère de l’Intérieur.
    Un bon couple de hackers est capable de désorganiser « France-Passoire », et avec le silence gêné des administrations qui font la morale sur la saine gestion aux entreprises et aux simples citoyens.
    Encore un effort à Bercy, et il n’y aura même plus besoin de Poutine ou de Merkel pour vaincre la France.
    Le « Nous sommes en guerre » devrait-il aussi s’appliquer à nos propres administrateurs, qui se comportent aussi comme des virus ? 😉

  18. Magic38 dit :

    Même si c’est pas folichon, cette avance de 1,2 milliards reste positive car ça permettra de passer certaines commandes urgentes un peu plus tôt dans attendre la fin de la décennie.

    Dans le contexte budgétaire actuel, une rallonge de 14 milliards voire même 5 milliards n’aurait jamais été acceptée et aurait pu mettre en péril la LPM toute entière s’il avait fallu redébattre. Mais ça permet de préparer le terrain pour la LPM suivante car les questions de format des armées seront inévitable. C’est ridicule de prétendre se préparer à la guerre tout en gardant le même format (voire inférieur) que les années les plus paisibles qu’on ait connues.

  19. Lothringer dit :

    limite H.S. :
    Qu penser de cette interview relative à la qualité de fabrication de nos FREMM ?
    https://www.youtube.com/watch?v=qyi03g4PVsQ