Pour former ses pilotes d’hélicoptères, l’US Army va remplacer ses Airbus UH-72 Lakota par des Robinson R66

La formation des futurs pilotes d’hélicoptères de l’armée américaine se déroule à l’US Army Aviation Center of Excellence [USAACE] établi à Fort Rucker [Alabama]. Et ils entament leur cursus aux commandes d’un UH-72 Lakota, qui n’est autre qu’un H145M produit par Airbus Helicopters. Seulement, à l’usage, il s’est avéré que cet appareil était beaucoup trop performant pour ce rôle.
«C’est un aéronef très sophistiqué. Il vole presque tout seul», avait expliqué le général James Mingus, alors qu’il était encore le numéro deux de l’US Army en 2025. D’où la hausse des accidents constatée durant les deux années précédentes.
«Nous avons une génération de jeunes pilotes très talentueux mais inexpérimentés. Ils maîtrisent parfaitement les systèmes, mais leurs compétences en matière de pilotage de base sont limitées. Nous attribuons en partie ce problème au fait que nous disposons d’un aéronef d’entraînement très perfectionné», fit valoir, à l’époque, le général Clair Gill, le commandement de l’USAACE. D’où la quête d’un nouvel hélicoptère plus rustique dans le cadre du programme «Flight School Next». Programme qui donna lieu à un appel d’offres portant sur la formation de 900 à 1 500 pilotes par an à un coût plus abordable.
Finalement, le 13 août, l’US Army a annoncé qu’elle venait de retenir M1 Support Services LP, une société basée au Texas, pour assurer la formation initiale de ses futurs pilotes d’hélicoptères. Celle-ci a en effet été notifiée d’un contrat «à prix ferme et à quantités indéterminées» d’un montant maximal de 10 milliards de dollars et d’une durée de 26 ans.
«La première commande, destinée à accompagner la transition du contractant, devrait couvrir une période de trois à quatre ans, conformément au plan de transition approuvé», a précisé l’US Army.
«M1 Support Services LP fournira des aéronefs, la maintenance, des simulateurs, l’instruction en vol, l’instruction théorique ainsi que des services de soutien connexes», a-t-elle complété.
Quant au modèle retenu, il s’agit, selon la presse spécialisée américaine, de l’hélicoptère léger R66 de Robinson Helicopter. Doté d’une turbine Rolls-Royce RR300 lui permettant de voler à une vitesse de croisière de 230 km/h avec cinq personnes à bord, cet appareil est de conception relativement simple, même s’il dispose d’un poste de pilotage « Garmin » numérique. Autre avantage : ses coûts d’exploitation sont réduits.
«Le programme Flight School Next représente une amélioration cruciale de notre modèle de formation initiale des pilotes d’hélicoptères. En clair, il permet aux nouveaux pilotes d’hélicoptères militaires d’acquérir des compétences fondamentales bien supérieures», s’est félicité le général Gill. «Le fait qu’il améliore nos capacités tout en permettant de réaliser des économies substantielles à long terme constitue un atout majeur», a-t-il conclu.





Pour les connaisseurs : Tu tu tu du tu ……..Mrs Robinson………… Merci Simon&Art.
Bon ce n’est pas de tout ça !
D’abord dans cette matière, l’hélico, il faut là aussi commencer par du simple et du simple. Donc ce retour aux basses réalités ne peut qu’être salué.
Ici chez nous à Helidax, il s’appelle Colibri et il est en service depuis un bon bout de temps qui si nous le voulions pourrait se voir au moins appuyer par le développement d’un Guimbal G2 propulsé cette fois par un -TURBO TECH R150 .
Ah ces US, c’est que parfois les « pôvres » vous apprennent ou vous rappellent la simplicité salvatrice.
Dommage que le Guimbal Cabri G5 ne soit pas déjà disponible.
https://www.aerovfr.com/2026/03/grand-cabri-g5-pour-helicopteres-guimbal/
car avec un moteur 36% plus puissant que celui du Robinson R66, il aurait pu avoir de bons arguments, même aux US.
Dans un podcast récent, un pilote d hélicoptere ( très expérimenté) expliquait justement l importance d apprendre sur un appareil peu puissant. Ainsi, les jeunes pilotes sont rapidement en limite du domaine de vol de l appareil. Et c est la situation normale en contexte opérationnel.
Le Lawfare des USA est très redoutable pour un petit constructeur étranger. Cela pousse à faire produire sur place par un partenaire généralement gourmand.
Après l’ULM pendulaire et le Gyro sont certainement d’excellentes écoles d’aérologie.
Forcer sur « le triangle » et le moteur pour descendre et d’avancer et se retrouver à monter en reculant beaucoup plus vite que d’habitude alors qu’il n’y a même pas de colza… les lignes hautes tentions sont toujours dans le coin. Curieux.
En effet… et il est bien plus beau. Ce mat rotor si long propre aux Robinson, c’est quand même pas top.
Puis les bipales pour l’autorotation, ça doit être un peu stressant pour l’instructeur?
Dire d’une machine qu’elle est trop performante et c’est de là que viennent les problèmes, celle là elle est à garder!
Si ta machine d entrainement forme de mauvais pilotes, il faut en changer.
Ou « repenser » le recrutement des candidats pilotes!
Pas si tu as identifié que le problème est l appareil..
Et c est ce qu ils ont fait.
Je pense pas que ce soit une bonne idée d’apprendre à conduire directement sur une F1.
Vous êtes en train de dire que c’est absurde?
Apprendre à conduire sur voiture électrique, où tout est automatisé, c’est bien trop facile. Accélérateur, à peine toucher le frein, et c’est fini…
L’opposé? Apprendre à conduire sur une voiture manuelle, sans synchronisation, avec un moteur à carburateur, sans direction assistée, sans ABS, etc.
Quel serait le bon choix pour former n’importe quel conducteur sans permis dans l’armée de terre?
Si on considère le fait qu’il y a de bien vieux camions, peut-être que les véhicules où tout est simplifié n’est pas le meilleur choix pour un véhicule école. Et si les conducteurs cassent les vieux camions après être passé sur un véhicule ultra simple pour apprendre, oui, le véhicule trop performant fait partie du problème.
Et il semblerait que votre solution, c’est « changez tous les vieux hélicos pour s’adapter à l’hélico utilisé pour la formation, alors que l’inverse est bien moins cher.
Le H145 n’est pas adapté pour former des pilotes de l’US Army et leurs vieux appareils encore en service.
Si les conducteurs cassent les vieux camions après être passés.
Si je suis votre réflexion tout futur conducteur doit apprendre à conduire et valider son permis sur une véhicule à boite manuelle. C’est « interessant »!
Bonjour Pascal,
Non, avant de rechercher la performance il faut acquérir les bases ! Et pour ce faire il faut des heures et des heures de vol (ça a un coût…).
J’ai recherché les chiffres de l’US Army pour la formation :
Formation militaire initiale : ~15–20 semaines selon le parcours.
Phase primaire : environ 32 semaines pour ~179 heures de vol
Phase avancée / qualification : 14–23 semaines supplémentaires.
Durée totale typique jusqu’à qualification opérationnelle : 12–18 mois.
Et j’ai comparé avec la France :
Formation militaire initiale (Saint-Cyr Coëtquidan / EMAC) : 5–8 mois.
Phase initiale pilotage à Dax : 12–15 mois (~80–135 heures de vol + simulateur sur EC120 Colibri ; obtention du Brevet de Pilote Militaire d’Hélicoptère
Spécialisation au Luc-en-Provence : 6–24 mois (tactique, combat, formation, nuit, montagne…).
Durée totale : environ 3 à 4 ans ! Avec 180 à 220 heures de vol + dizaines d’heures de simulateur avant affectation.
La formation française est nettement plus longue, avec une phase initiale plus étalée et une spécialisation opérationnelle plus poussée avant l’affectation en unité.
Pour les coûts (estimation):
US = 173 000 – 432 000 €
France = environ 250 000 € par personnel formé pour le cursus militaire complet
CONCLUSION :
Les coûts unitaires français sont inférieurs pour une formation plus longue.
Les coûts américains sont plus élevés avec une formation moins longue. Le nouveau contrat « Flight School Next » et l’achat de Robinson R66 visent à compresser ces coûts.
@Roland Oyi mais dans le cas que vous exposez ce n’est plus un problème de machine mais de coûts. Si le nouvel appareil pemet de réduire ces coûts O.K. mais reste le pb de la formation des futurs pilotes!
LCI à son expert en aéronautique, Xavier Tytelman, opex360 à aussi son expert en expertise aéronautique, Pascal (ça plane pour moi).
LCI a son expert.
Opex360 a aussi son expert.
Et OPEX 360 vient de voir débarquer un nouvel expert dans l’art de ne rien dire! (il faut de « tout » pour faire un Monde!) Tant mieux si vous vous êtes fait plaisir!
ps si pour moi ça plane, vous par contre démontrez que vous aimez vous planter,
merci pour ce moment de plaisir!
Tu réduis tellement ce qu’il dit ce que tu perds le sens. Je suppose que c’est fait sciemment pour caler le sarcasme qui n’a pas sa place ici.
Les appareils pour apprendre n’ont pas les même critères que les appareils pour les situations rééls suivant les requis à la sortie. Si ton truc il est high-tech au point où tu as un une experience manuel amoindrie, tu ne formes plus les élèves de la même façon. Si ils se retrouvent dans des situations où ils faut prendre la mains et avoir de bonnes compètences en manuel complet et bien c’est cuit.
Bref apprenez à lire b(rdel.
C’est de là que viennent les problèmes… de formation. Il y en avait eu dans le passé quand on mettait les pilotes de chasse direct sur réacteur (poussée symétrique, pas d’effet de couple/souffle hélice) qui se tuaient en prenant un avion d’aéroclub. Et c’était bien avant la généralisation des CDVE.
On n’apprends pas le pilotage de base en le faisant à travers des calculateurs sur une machine qui pardonne, plus encore je pense en hélico.
J’ai eu la chance d’avoir été formé à Dax en 1971 sur Bell 47 G avec moteur Franklin de 185 cv, puis sur Alouette II – une formation complète et très cadrée. Par la suite dans le civil l’expérience s’est poursuivi en agricole sur Bell 47 G1, G2 et G4. Le 1er ne tenait même pas le stationnaire, il fallait décoller glissé. Ce qui ne m’a pas empêché par la suite de faire de l’Ecureuil, du Dauphin C et N et même du Siko S76. L’autorotation n’était qu’un amusement !
@Pascal l’autre
C’est paradoxal, mais effectivement pour l’apprentissage il est préférable de voler sur un appareil légèrement sous-motorisé.
Ainsi les Colibri d’Airbus ( EC120 Eurocopter) ne se sont pas très bien vendus car son Arius 2F avec ses 512ch au décollage et 457ch en puissance continue était un peu trop faible pour sa masse max de 1,7t. Au point que sa production a cessé. En revanche l’appareil fait la joie d’Helidax car sa faible puissance convient parfaitement à l’apprentissage en confrontant l’élève pilote aux limites de l’hélicoptère.
Si vous en doutiez encore lisez le premier commentaire qui provient d’un membre d’Helidax.
@!
Mon petit doigt me dit qu’une version motorisée par une turbine Turbotech est en préparation chez Guimbal.
Mais chut ne le répétez à personne.
Aussi @! et @ François 01, informons les foules étourdies que ces Messieurs de chez Turbotech et de chez Guimbal sont passés dans les meilleures Maisons connues sur la place………
Euh pardon ! C’est le métier qui me joue des tours.
Je voulais dire : Les meilleurs sociétés connues sur la place.
Madame Mado.
Donc pour résumer, avec une machine qui est plus difficile à piloter, ils vont avoir moins d’accidents… Ils ont des écolos français dans leurs état-majors ?
Donc en résumé… les pilotes font des conneries après leur formation…
parce que l’appareil de formation est trop performant et facile à piloter…
c’est original…
L’hélico super-génial qui vole sur le dos ou tout seul, pour pouvoir manger un « double-cheese » en pilotant, et qui donne à la tour de contrôle le nom du père et de la mère à prévenir avant l’atterrissage, n’est certainement pas le meilleur modèle d’apprentissage pour une future ambiance disputée.
Dans l’ordre le mieux serait le pilotage sur planeur, base commune à tous les pilotes quelles que soient leurs machines finales.
Pour les voilures tournantes, le Robinson est excellent, simple, robuste, fiable, pour le reste le tuilage avec des pilotes capés par un parcours riches et dense serait/sera de mise.
Ce n’est pas l’appareil le cÅ“ur du sujet de la transmission d’expérience, se sont les aînés, ceux qui ont fait les co***ries avant nous et qui s’en sont sorti.
C’est d’accord Jean.
Par contre chez Guimbal il y a des plus qui devraient attirer mieux l’attention soit : Un Rotor Tripale, le fenestron sur la poutre.
Par contre pour franchir un cap, un mieux est attendu avec la motorisation du G2, et cela ne devrait pas tarder.