Le ministère des Armées a émis un appel d’offres pour l’entretien des bateaux de… l’armée de l’Air & de l’Espace

Si la Marine nationale met en Å“uvre des avions et des hélicoptères [en réalité, elle fut pionnière en la matière, avec l’achat d’un biplan Farman en 1910], l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] possède des… bateaux. C’est en effet ce que rappelle un appel d’offres émis par le ministère des Armées, via la Direction centrale du service de soutien de la flotte [DCSSF], le 6 août.
Dans le détail, il s’agit de notifier un accord-cadre à un prestataire spécialisé pour le «maintien en condition opérationnelle [MCO] des bâtiments des forces spéciales de l’armée de l’Air & de l’Espace et de l’armée de Terre ainsi que de leurs remorques».
S’agissant de l’AAE, les «bâtiments» en question sont des vedettes de type Kourning, Sea Master Renken, Correct Craft et Saros-8. A priori, elles n’appartiennent pas en propre à ses commandos parachutistes étant donné que, selon l’appel d’offres, leur maintenance devra se faire sur les bases aériennes de Cazaux, de Solenzara-Ventiseri et de Djibouti, c’est-à -dire là où sont respectivement implantés les escadrons 1/67 «Pyrénées», 1/44 «Solenzara» et 88 «Larzac». Ces derniers assurent une alerte permanente pour effectuer des missions de recherche et sauvetage en mer et/ou de sauvetage au combat [CSAR] avec leurs hélicoptères.
D’ailleurs, en avril 2024, alors qu’elle ne met que très rarement ses moyens nautiques en avant, l’AAE fit savoir que les sauveteurs-plongeurs héliportés de l’ET 88 «Larzac» avaient échangé leur vedette Kourning contre une Saros-8, «plus moderne et plus performantes». Celle-ci a d’ailleurs été baptisée « Claude Barrau », en hommage au premier aviatieur à avoir obtenu un brevet de sauveteur plongeur.
Quant à l’armée de Terre, l’appel d’offres concerne huit «vecteurs» de type EFC [embarcation fluviale de combat], Styx [embarcation fluviale rapide], Sillinger et VNI [vecteur nautique d’infiltration] avec leurs remorques. Ces moyens sont mis en œuvre par le 1er Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine [RIMa] et le 13e Régiment de Dragons Parachutistes [RDP], deux unités dédiées aux opérations spéciales.
Les prestations demandées seront de deux types. Pour les embarcations de l’AAE, il est question d’un «entretien de catégorie standard» consistant à livrer des ensembles de pièces pour «une maintenance de niveau utilisateur». Celles de l’armée de Terre feront l’objet d’un entretien de catégorie «patrimoine», soit «la réalisation de [leur] maintenance préventive [arrêt technique]».
L’appel d’offres évoque également une «maintenance corrective forfaitaire [expertise et travaux]» pour les embarcations des deux armées basées en métropole et prévoit entre 24 et 40 arrêts techniques, sans donner plus de précisions. Les entreprises intéressées ont jusqu’au 10 septembre pour remettre leurs propositions.
Photo : AAE





Donc dans « AAE » le « E » est pour « Eau ».
L’AA a eu des bateaux jadis, sur le lac de Cazaux.
Deux bateaux motorisés par des Hercules.
Et sur le lac de Biscarosse, il y avait une base d’hydravions (bateaux volants) !
https://www.hydravions-biscarrosse.com/
https://www.biscagrandslacs.com/decouvrir/culture-traditions/l-histoire-de-l-hydraviation-a-biscarrosse
https://creativecommons.fr/ce-lac-de-354-km%C2%B2-ou-saint-exupery-decollait-en-hydravion-en-1929/
https://www.tourismelandes.com/decouvrir-la-destination/temps-forts/rassemblement-international-dhydravions-de-biscarrosse/
avec des BV-222 des Allemands en 1943 :
https://www.calameo.com/cesa/read/006940288d87bfd80f42f
https://www.youtube.com/watch?v=8jGjso1JBYM
L’hydravion est passé de mode et c’est bien dommage !
Après les tendances, ça s’en va et ça revient…
https://www.areion24.news/2025/06/18/hydravions-vers-un-retour-en-grace-pour-les-operations-amphibies/
Effectivement, ils sont discrets.
J ai même rien trouvé sur les Kourning.
Kurunig
merci
https://www.leboncoin.fr/ad/nautisme/3040852463
Ce sont souvent des youngtimers ou oldtimers . Un peu la Peugeot 205 ou la Golf de la plaisance . Des valeurs sûres.
Mais, en 1918, l’AAE n’existait pas! C’était l’armée tout court. Ce Claude Barreau était un biffin!!!
Ul y a bien des avions dans la Marine!
Les sous-marins sont bien plus sûrs que les avions. En effet, il y a plus d’épaves d’avions au fond des océans… que d’épaves de sous-marins dans le ciel.
cépafot!
A Cazaux « La Nautique » assurait et assure peut-être encore une permanence en cas de crash, éjection sur le lac de Cazaux. Il y a des années il y avait même (années 80) des conducteurs de trains pour assurer le transport de matériels et personnels vers Arcachon puis Bordeaux il me semble.
Pascal, (l’autre) :
« Ul y a bien des avions dans la Marine! »
Quelle fulgurance !
@gu…le de crack Vous avez compris, quel.talent!
L’AAE dispose désormais de 950 Rafale ! 😉
https://pdf.nauticexpo.fr/pdf/sillinger/950-rafale/20945-81147.html
L’hommage à l’adjudant Claude Barrau s’inscrit pleinement dans la préservation des traditions et de la mémoire de l’Armée de l’Air et de l’Espace. Le baptême officiel de la vedette Saros-8 s’est tenu le 14 mars 2024.Qui était l’adjudant Claude Barrau ?Pionnier absolu : Il reste dans l’histoire militaire comme le tout premier aviateur à recevoir officiellement le brevet de sauveteur-plongeur au sein de l’institution.Date historique : Son brevet historique lui a été décerné le 1er août 1968, posant les bases de la spécialité actuelle.Surnom de l’unité : Les sauveteurs-plongeurs héliportés de l’armée de l’air sont surnommés affectueusement les « ploufs ».Aujourd’hui, l’héritage de Claude Barrau se perpétue à travers une cinquantaine de spécialistes seulement en France. Ils arment les hélicoptères de sauvetage (Caracal et Puma) et effectuent des interventions d’urgence 24 heures sur 24, principalement depuis les bases aériennes de Cazaux (Escadron 1/67 « Pyrénées ») et de Solenzara. C’était un petit clin d’oeil à des gens qui risquent leur vie, pour en sauver d’autres. on peut en profiter pour les remercier
La photo me rappelle le film « Le petit Baigneur » avec de Funes.
Voilà des contrats qui feraient le bonheur d’artisans locaux de la navigation de plaisance vu les bateaux en question. Leur filière va se ramasser un bon  » coup de bambou  » avec la nouvelle mouture du  » droit de coque  » .
Mis à part la maretique c’est leur cÅ“ur de métier. Il y a fort à craindre que cela soit plutôt pour les copains qui ont monté une structure ad-hoc ou racheté un petit chantier ( expérience requise ).
Pensées émues pour ce petit garage , pas un chantier naval , auto-moto-nauto-agricolo qui faisait de la MCO pour la Marine Nationale . Son daron était fier comme un bar-tabac d’avoir pu peindre  » agréé Marine Nationale  » sur le fronton . Les équipes étaient des fichiers S , des anciens taulards , des  » djeunes  » exclus de LP ,…
Tout ce petit monde reparaît les coques et les motorisations complètement gazé à la beuh . Fallait presque rentrer en apnée dans l’atelier…Il y aurait eu une inspection pour une certification quelconque …
Toutafe ! +1!
Mais cette solennité protocolaire un peu ridicule n’est pas spécifiquement française, loin de là !
Elle existe sur toute la planète – que je connais – où l’admission au service actif d’une coque de noix s’apparente souvent au lancement d’un SNLE ou autrefois celle d’un dreadnaught .
En Équateur lorsque les Tazunis font le don de 5 semi-rigides de patrouille fluviale et de leurs motorisations de rechange cous avez l’attaché militaires, le vice-ministre de la défense , le gouverneur et le préfet accompagnés de medemes, un vice-amiral ,…et chacun y va de sa bafouille.
@Bastan :
L’alerte sécurité des vols n’est plus assurée par la nautique depuis plus de 20 ans.
Le risque a été considéré trop faible (plus d’un million de mouvements aériens sans incident) pour maintenir un équipage d’alerte ( un plouf un pilote bateau).
Aujourd’hui la « nautique » est le siège du CFSS.