La Suisse envisage de nouer des coopérations industrielles avec le Japon dans le domaine militaire

Depuis 2014, grâce à l’impulsion donnée par le gouvernement de Shinzo Abe, la base industrielle et technologique de défense [BITD] japonaise s’émancipe peu à peu des règles qui lui avaient été imposées après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Jusqu’alors limitée au marché domestique, elle tend désormais à être de plus en plus active à l’exportation, comme en témoigne le contrat qu’a récemment obtenu Mitsubishi Heavy Industries pour construire onze frégates de type Mogami au profit de la Royal Australian Navy. En outre, elle participe désormais à des coopérations internationales, comme le Global Combat Air Programme [GCAP].

D’ailleurs, dans son rapport annuel, qu’il a publié cette semaine, le ministère japonais de la Défense a préconisé un renforcement de l’industrie locale de l’armement et plaidé en faveur d’un effort accru en matière d’exportation d’équipements militaires. Et cela alors que, deux semaines plus tôt, le gouvernement de Sanae Takaichi avait adopté un «plan d’orientation économique» appelant à une «transformation des capacités de défense d’ici cinq ans».

«Le Japon doit avant tout renforcer son pouvoir diplomatique, consolider de manière proactive sa puissance de défense et, parallèlement, intégrer de manière organique ses capacités diplomatiques, de défense, économiques, technologiques, de renseignement et en matière de ressources humaines», indique ce document, selon un compte rendu du quotidien L’Opinion.

Pour la défense nippone, sept domaines sont prioritaires pour renforcer sa dissuasion, à savoir la frappe à longue portée, la défense aérienne et antimissile, les drones, le spatial, les systèmes de commandement et de contrôle, les armes à énergie dirigée et les missiles hypersoniques. L’un d’eux est-il susceptible d’intéresser la Suisse ?

En effet, le 7 août, l’Office fédéral de l’armement [Armasuisse] a fait savoir que son directeur, Urs Loher, venait d’effectuer un déplacement de trois jours au Japon pour évoquer de «possibles coopérations futures en matière d’armement».

Lors de son séjour, M. Loher a notamment eu des échanges avec l’ATLA [Acquisition, Technology and Logistics Agency], l’agence de l’armement du ministère japonais de la Défense et rencontré plusieurs entreprises locales, dont Mitsubishi Electric, Blue Innovation Co. Ltd, AirKamuy et Solafune.

Ces «visites ont […] été l’occasion de discussions sur une possible coopération, tout particulièrement dans le contexte de la stratégie en matière de politique d’armement du Conseil fédéral, qui vise notamment à intensifier également les futures coopérations d’armement avec des États démocratiques hors Europe, comme par exemple l’espace Asie-Pacifique», a expliqué Armasuisse.

Reste à voir quels pourraient être les domaines susceptibles de donner lieu à une coopération entre le Japon et la Suisse. Les activités des industriels rencontrés par M. Loher donnent des indices. Ainsi, spécialiste de l’électronique de défense, Mitsubishi Electric propose des solutions en matière de lutte antidrone tandis que Blue Innovation Co. Ltd s’intéresse à la robotique militaire, comme AirKamuy, qui développe notamment des drones aériens. Enfin, Solafune développe des plateformes dédiées à l’analyse du renseignement.

Photo : Drone Sigma-1 développé par AirKamuy

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57 contributions

  1. jean luc dit :

    Le problème avec la Suisse, c’est sa règle de neutralité perpétuelle qui lui interdit de vendre à un pays en guerre, mais s’il est la victime, comme l’Ukraine par exemple. L’Allemagne en a fait la triste expérience quand elle a voulu livrer des munitions de 35mm anti-aérien à l’Ukraine. Le résultat, elle a rapatrié toutes les usines de ses fabricants en Allemagne, certaines sont à quelques KM de l’ancienne usine suisse , en en Allemagne voir ici Dans le cadre de sa stratégie de croissance industrielle baptisée « Strategy 24/500 », General Dynamics European Land Systems (GDELS) ne construit pas une, mais plusieurs nouvelles usines dans le sud de l’Allemagne afin de répondre aux commandes massives de véhicules blindés pour la Bundeswehr.Ces nouveaux sites opèrent sous l’entité unifiée « GDELS Fahrzeugwerke ».Les nouvelles usines du Sud de l’AllemagneImmenstaad (Bade-Wurtemberg) :GDELS a officiellement lancé la construction de ce site en décembre 2025.Cette usine dispose d’une halle industrielle de 10 000 m² dédiée à l’assemblage et à l’intégration de véhicules blindés à roues (notamment les familles Piranha 5 et Eagle V).La fin des travaux et la mise en service sont prévues pour fin 2026.Oberpfaffenhofen (Bavière) :Le groupe construit parallèlement de nouvelles installations industrielles dans cette commune située près de Munich pour démultiplier ses volumes de production.Augsbourg (Bavière – Acquisition majeure) :En juin 2026, GDELS a racheté l’ancienne usine Faurecia auprès du groupe Forvia.Ce site industriel historique bénéficie d’investissements majeurs pour être transformé en la plus grande usine de véhicules GDELS en Allemagne. Elle servira de centre de compétences national pour le véhicule tactique léger EAGLE. je dirais aux japonais de régler cette question avec les suisses . L’Allemagne ,elle as compris la leçons

    • Vortex dit :

      L’Allemagne, elle, a compris la leçon ?
      Vraiment ?
      Cette même Allemagne qui se livre corps et âme aux Américains ?
      Sacré @jean-luc ! …

      • jean luc dit :

        Le mégaprogramme Arminius va faire travailler un réseau de centaines de sous-traitants à travers l’Europe pour fournir les composants, l’électronique, les moteurs et les blindages de la flotte géante de Boxer. La production étant pilotée par le consortium européen ARTEC (Rheinmetall et KNDS), la chaîne d’approvisionnement est profondément ancrée en Europe de l’Ouest.Les principaux sous-traitants et équipementiers européens qui vont massivement profiter de ce contrat industriel se divisent en plusieurs secteurs stratégiques :1. L’industrie automobile et les composants mécaniquesLe Boxer est un blindé à roues hautement mobile qui emprunte de nombreuses technologies à l’industrie automobile lourde européenne.Dräxlmaier (Allemagne) : Le géant de l’équipement automobile bavarois a récemment signé un partenariat hautement stratégique avec KNDS pour fabriquer et assembler des composants internes essentiels et des systèmes de câblage complexes pour le Boxer.MTU / Rolls-Royce Power Systems (Allemagne) : Fournisseur historique des moteurs Diesel de forte puissance qui équipent les modules de conduite (Drive Modules) du Boxer.ZF Friedrichshafen (Allemagne) : Fournisseur des transmissions automatiques et des systèmes de direction spécialisés pour les véhicules militaires lourds 8×8.Michelin (France) : Premier fournisseur des pneumatiques de combat anticrevaison (run-flat) qui équipent la flotte Boxer.2. Électronique de défense, optronique et armementLes différentes variantes du programme Arminius (comme le système antiaérien Skyranger ou les véhicules de commandement) embarquent des technologies européennes très avancées.Hensoldt (Allemagne) : Leader européen des radars et de l’optronique. Il fournit les radars de recherche (notamment pour les tourelles de défense antiaérienne Skyranger demandées en masse) ainsi que les systèmes de vision périscopique et thermique des pilotes.Thales (France / Pays-Bas) : Fournisseur incontournable de l’électronique de bord, des systèmes de communication sécurisés (SOTAS) inter-véhicules et des technologies de numérisation de l’espace de bataille.Saab (Suède / Allemagne) : Impliqué via ses filiales allemandes dans la fourniture de systèmes de camouflage multispectraux et d’électronique de combat.Rheinmetall Air Defence (Suisse / Italie) : La filiale suisse (ex-Oerlikon) produit les canons de 35 mm et les munitions programmables AHEAD qui équipent les modules Skyranger intégrés à l’enveloppe Arminius.3. Blindage, protection et structures de caisseKNDS France (ex-Nexter) : En tant que pilier du groupe KNDS, les usines françaises participent à la fonderie, au traitement des métaux et aux systèmes d’armes qui seront intégrés sur les modules de mission allemands.Rheinmetall Defence Nederland (Pays-Bas) : Le pôle néerlandais détient une expertise clé dans la fabrication des modules spécifiques et des structures blindées du Boxer au sein du consortium ARTEC.Mehler Protection (Allemagne) : Spécialiste des blindages composites et des protections intérieures contre les éclats (spall liners). on parle de 9000blindé avec les options c’est tout l’europe qui va en profité ,des milliers d’ouvriers français vont travailler pour les allemands une source https://www.hartpunkt.de/arminius-ante-portas-grossvertrag-fuer-boxer-radpanzer-soll-im-dezember-geschlossen-werden/

        • Czar dit :

          elle va faire quoi l’allemagne si un changement impromptu à moscou par exemple, dégonfle rapidement l’état de tension en europe ?

          transformer son économie industrielle en économie de guerre, ça se comprend dans le cadre d’une guerre jugée inéluctable, soit parce qu’on la prépare comme dodolf, soit parce qu’on sait ne pouvoir y échapper comme dans la période pré-1914

          les fridolins se sont cru malins en redonnant à Volkswagen son origine martiale, mais ça crée deux questions peu réjouissantes :

          – il se passe quoi pour l’économie allemande si la guerre de Poldévie n’aura pas lieu ?

          – il se passe quoi pour l’allemagne tout court si la guerre a réellement lieu ?

        • Vortex dit :

          Trouve déjà la RH pour fabriquer, entretenir et mettre en œuvre tes beaux joujoux, clown !
          Et après, elle va faire quoi de ses grosses usines et de ses joujoux s’il n’y a pas de guerre ta Germanie ? Tu crois qu’elle va maintenir la cadence sur des décennies ?
          Ben non, et tout va se casser la gueule !
          T’es mégas commandes de matériels ne sont que du « court termisme » destiné à donner un bol d’air à vos industries malades et mal en point, en attendant des jours meilleurs qui n’arriveront peut-être pas…
          Plus dure sera la chute.

    • peterr dit :

      >> qui lui interdit de vendre à un pays en guerre
      Les Suisses sont des banquiers. Ce sont des gens qui vous prêtent un parapluie quand il fait beau

      • Fabien Tremm dit :

        La Suisse est plus industrialisée que la France.

        • Lado dit :

          Allons , Allons ! pas grand chose..!
          Un peu de pharma,quelques machines diverses,un peu d’hologerie , d’agro alimentaire..!
          C’est pas difficile sans les 35h et la retraite à 62..!d’ailleurs le niveau social et medical des Suisses est déplorable!
          L »‘enfer libéral »..

        • Alain d dit :

          Surtout dans l’importation d’or et sa transformation, soit ~ 1/4 de exportations suisses.
          Pour ce secteur export, ajoutons l’argent, le platine, les diamants et autres pierres précieuses et évidement les montres.
          Combien d’étrangers crèvent dans les mines qui approvisionnent la Suisse, directement ou par bidouilles en passant par d’autres paradis fiscaux ?
          « un mixte entre une carrière de l’époque romaine et MadMax »
          Son deuxième secteur exportateur : médicaments, drogues, sang, sérums et vaccins.
          Pas très glorieuse cette industrie qui transforme plus qu’elle fabrique.
          La transparence sur l’or suisse est toujours attendue, ainsi que le respect de normes UE et des standards OCDE.
          https://www.rts.ch/play/tv/documentaires/video/la-suisse-et-lor-les-dessous-du-commerce?urn=urn:rts:video:a1836ca8-47b5-3afb-bbb0-f8244f3c8741

      • Pascal, (l'autre) dit :

        « qui vous prêtent  » Qui vous louent!

      • JK dit :

        « qui vous prêtent un parapluie » pire que cela : ils vous louent le parapluie !

    • jp_perfect dit :

      La loi a été modifiée en décembre dernier et permet d’exporter pratiquement sans aucune restrictions dans une liste de 25 pays (Europe de l’Ouest, USA, Canada, Argentine, etc.). Seulement, la gauche pacifiste a lancé un référendum sur cette question. Ainsi, la population suisse sera amenée à se prononcer sur cet assouplissement… en novembre prochain.
      https://livret-service.ch/la-loi-sur-les-exportations-de-materiel-de-guerre-est-assouplie-et-menacee/

    • Carin dit :

      @jean luc……
      La Suisse n’a jamais refusé de vendre des munitions de 25 mm à l’Ukraine..
      Elle ne vend qu’à ses clients, même en guerre.
      Cette histoire de refus de vente a l’Ukraine est une lâcheté allemande qui après avoir fournit les canons antiaériens, a trouvé ce moyen pour les rendre inutilisables, à cette fausse nouvelle, la Suisse a répondue que si l’Allemagne voulait fournir ou vendre des munitions à l’Ukraine, elle n’avait cas passer commande elle-même, puisque étant la cliente auprès de la Suisse.
      L’Allemagne a heureusement évoluée sur le dossier ukrainien, mais ça a pris 2 ans.
      Aujourd’hui ces munitions sont commandées par l’Allemagne, qui les livre en Ukraine.
      Je sais ton attachement à l’Allemagne, mais il faut rendre à Cesar ce qui appartient à Cesar, et aimer n’empêche pas d’être lucide.
      Tu passes déjà pour un comique sur ce site, ne rajoute pas la mauvaise foi ou le mensonge.

      • Pierrot dit :

        Le mécanisme que vous décrivez : « l’Allemagne peut acheter à la Suisse et donner à l’Ukraine » est… précisément ce que l’Allemagne semblait vouloir faire, i.e, lui donner des munitions qu’elle avait, par le passé, acheté elle-même, mais a essuyé un refus de la Suisse.

    • Tourne-Bille dit :

      Ça alors, j’avais compris que l’article traitait de la Suisse et du Japon.
      Je réalise que j’ai désappris à lire car je ne vois nulle mention du terme « Allemagne » dans le dit article; mais je sais bien que la Suisse est fortement germanisée.
      Je salue au passage la perf de JohanLukas qui mentionne 7 fois l’Allemagne dans un étonnant hors sujet en commentaire.

      • Pierrot dit :

        Ce n’est même pas lui qui écrit ses pavés, c’est une IA. Il y a des retours à la ligne qui sautent dans ses copier-coller, ce qui fait qu’il y a des points suivis directement d’une majuscule.

  2. Magic38 dit :

    La Suisse veut tout sauf l’Europe

    • sepecat dit :

      Pour être plus précis, la Suisse veut l’Europe pour ses avantages mais n’accepté pas ses règles… Sujet récurrent en tout cas de l’autre côté des Alpes et foire d’empoigne régulière sur les plateaux de télé ou les forums. J’ai ainsi souvenir d’une émission suisse où le correspondant à Bruxelles était interrogé sur le rapport Suisse / Europe et déclarait que l’Europe, avec ses 450 millions d’habitants, ne se préoccupait pas vraiment de suivre le dossier suisse, auquel un parlementaire et son assistant seulement étaient dédiés… Gros émoi sur le plateau, où les participants étaient, pour la plupart, outrés que la Suisse et son petit nombre d’habitants (rapporté à l’UE) ne soit pas prise en considération. C’est un problème d’appréciation que l’on rencontre souvent en Suisse, où il est courant de considérer que « le monde entier nous envie » (phrase entendue régulièrement là aussi sur les plateaux télé). Heureusement que ce sont les Français qui sont seuls réputés être arrogants… Et à ceux qui pensent voir là un anti helvétisme primaire, je ne saurai trop leur conseiller, justeent, de visionner des émissions télé suisses. Vous y verrez l’ostracisme appliqué.

    • Robmac dit :

      La Suisse veut et a obtenu son développement, sa stabilité, sa paix …

      • Pascal, (l'autre) dit :

        En jetant un voile pudique (et hypocrite) sur certains « arrangements » d’ordre financier!

        • Robmac dit :

          Auxquels ont participé toutes les banques françaises 🙂

          • Pascal, (l'autre) dit :

            « Auxquels ont participé toutes les banques françaises  » Vous avez un (des) compte(s) dans laquelle? (ou l’art de cracher dans la soupe!)

          • Momo dit :

            Ah bon? 🙂
            Des détails, des détails, sur les actions des banques françaises pour « le développement, la stabilité et la paix de la Suisse. »
            C’est pas gagné mon gros! 😉

          • Robmac dit :

            Notre célèbre commentateur @Momo ne comprend pas vraiment les mots qu’il lit …

      • JK dit :

        « développement » de quoi ? le peuple de base , à la retraite, vit au seuil de pauvreté . Les logements sont rares et très chers . Le cout de la vie est élevé. Venez le samedi en France frontalière et observez les supers machés ; colonisés par nos « amis Suisses » . Je me souviens d’une réflexion d’une femme de ménage Suisse :  » vous savez , pour nous, une cote de porc ; c’est presque un luxe  » !

        • jp_perfect dit :

          Oui, les gens meurent dans la rue en Suisse, c’est bien connu.
          Ce qui est pénible avec les forums de manière générale, c’est qu’il est compliqué voire impossible de débattre sans immédiatement tomber dans les propos outranciers.
          Oui, bien évidemment, il y a de la précarité en Suisse, comme partout ailleurs. Le pays reste malgré tout au sommet de la plupart des indices internationaux, que ça plaise ou non.

          • jk dit :

             » indices internationaux, » … ?
            Et la soupe populaire à Lausanne ? « Fondation Mère Sofia »
            Et écoutez la radio RSR en DAB+ le soir de 22 h à minuit  » ligne de cœur »; une remarquable émission qui tente de venir en aide aux plus démunis. La Suisse est le pays des extrêmes. On vous embauche en 37 mn et on vous licencie en 27 mn .

        • Robmac dit :

          La Suisse, pays enclavé dans de hautes montagnes, a le niveau de vie le plus élevé du monde. C’est pour cela que la majorité des frontaliers français viennent y travailler. Mais bien sûr les Suisses viennent profiter des prix plus bas (niveau de vie oblige) des boutiques françaises.

          • jk dit :

            « frontaliers français » …
            NB : Avec les ‘accords de Schengen’ la notion de frontalier à évoluée . Actuellement il y a des Bretons et des Normands qui viennent travailler en Suisse . Exemple : la plasturgie n’est pas une spécialité suisse mais développée en France . Dans le monde industriel les exemples ne manquent pas.

        • Lado dit :

          Ridicule et je connais tres bien
          La nourriture et en particulier la viande est beaucoupo plus chère…protection agriculure
          Pour les reste tout estsouvent mons cher. Ne pas oublier que les salaires nets sont 2 à 3 X en particulier pour des « qualifiés »..infirmières, mécaniciens , plombier, ingenieur etc Prix de l’immo ? ou ? Genève ou dans le canton de Neufchatel? surtout en rapport avec les salaires

          • jk dit :

            Bonjour , vous faites un contre-sens : analysez la situation des Suisses à la retraite, et qui vivent en Suisse .

    • Marcorr dit :

      Grâce à la flûte, il a déjà tenté de « collaborer »* avec tous les pays voisins ; il ne lui reste donc plus qu’à essayer de sortir de l’Europe avec le reste des pays européens.

      *Pour les Suisses, le terme « collaborer » est assez vague, du moins à leurs yeux, tandis qu’avec le pays avec lequel ils collaborent, il est aussi rigide que le granit.

    • Vortex dit :

      Un peu comme l’Allemagne, qui fait continuellement les yeux doux aux Américains, et joue clairement contre le camp européen…
      L’Allemagne ne veut de l’Europe que si elle peut la diriger.

      • jean luc dit :

        L’Europe, c’est 26 états, tous ne pensent pas comme la France et les Français, alors oui l’Allemagne ne se laisse plus marcher sur les pieds, beaucoup sont comme elles, en 2027 avec la crise politico-économique, pourra compter sur ses amis, certains Européens vont mettre la pression sur ce pays très dépensier qu’est la France .

    • jp_perfect dit :

      C’est absolument faux. La nouvelle stratégie pour les acquisitions d’armement dévoilée durant l’été 2025 prévoit d’acheter en priorité en Suisse, puis dans les pays voisins, puis le reste de l’Europe et enfin le reste du monde.
      https://livret-service.ch/le-ddps-adopte-une-nouvelle-strategie-en-matiere-de-politique-darmement/
      Le fait de discuter avec le Japon n’empêche pas de discuter avec d’autres partenaires, si?

      • rainbowknight dit :

        Un petit pays enclavé, coincé entre les trois plus puissants pays européens de l’UE n’a pas d’autre alternative , s’il veut profiter du protectorat de ses voisins, que de faire bonne figure à ceux-ci……

      • jean luc dit :

        pour les franchouillards, si tu n’achètes pas français, tu achètes forcément américains. Tu connais Mowag qui est détenue par Général Dynamique, véhicule européen, seulement cela c’est américain, alors que la société est suisse, et européenne , les produits sont suisse . Pour l’Allemagne, on a imposé au Général Dynamique de construire 3 usines pour contourner cette loi sur la neutralité suisse . pour le Japon, il va regarder cette initiative populaire de très près .

  3. pandacruel dit :

    La proximité géographique rend cet accord évident

    • Pascal, (l'autre) dit :

      Il fut un temps pas si éloigné ou la Russie avait des accords avec le Vénézuela et du temps de l’U.R.S.S. avec Cuba comme quoi la proximité géographique est une notion tout ce qui a de plus…….secondaire!

    • Un lecteur dit :

      Même au second degré, votre remarque reste hors-sujet. Penser qu’un partenariat industriel d’armement entre Berne et Tokyo n’a pas de sens à cause des kilomètres montre que vous ne comprenez rien aux enjeux de la tech militaire actuelle (cyber, IA, composants critiques). Votre cynisme permanent ne masque plus votre vide conceptuel : vous êtes aussi démuni face aux réalités économiques modernes que face aux dossiers géopolitiques complexes.

      • pandacruel dit :

        Un lecteur : êtes-vous un maître d’école et moi un petit enfant inculte ? vos jugements à l’emporte-pièce feraient de vous un pédagogue exécrable …!
        les composants, les machines, des câbles, même les puces, ça doit voyager d’un pays à l’autre, et d’un bout du monde à l’autre, et ça fait des problèmes : pollution du transport ( CO2) , coût, délais, etc .. on nous rabâche cela tous les jours à propos de la Chine, par exemple .. or le Japon est encore plus lointain..
        il faut parfois un mois pour se faire livrer une machine ou un composant : demandez aux importateurs… ( j’en ai aussi fait l’expérience personnelle plusieurs fois )
        la vie réelle ne se passe pas dans les théories conceptuelles fumeuses, et je sais que c’est ça votre problème ! les dossiers économiques, la paille, si on veut des pays qui fonctionnent, ça doit quitter un jour les tableaux Excel et les présentations Powerpoint, à votre plus grande inquiétude !
        C’est ça qui a coulé des entreprises, c’est ça qui a coulé l’Education Nationale, c’est en partie ça qui coule la France…
        être pragmatique, concret, loin des théories fumeuses, c’est ce qui fait le succès des pays qui vivent dans le réel : je pense de plus en plus que vous devriez en faire l’expérience, du réel !

        • Un lecteur dit :

          Votre réponse est un cas d’école de réactivité épidermique, de rhétorique défensive et d’esquive. Quel que soit le sujet abordé, dès que vos certitudes chancellent face à des arguments solides, vous fuyez le fond. On comprend vite que vous cherchez davantage le conflit d’idées théâtral et la posture du « seul contre tous » que l’échange d’expertises militaires.
          Vous tentez d’abord de jouer la carte de la victimisation chronique, vous peignant en éternel offensé. C’est une ficelle un peu usée pour s’attirer la sympathie du lectorat et fuir le débat en dénonçant le « ton » de votre interlocuteur. Vous vous perdez dans des digressions ironiques ou absurdes. C’est l’excuse parfaite : décrédibiliser globalement mon objectivité vous évite d’avoir à réfuter précisément les faits documentés qui vous dérangent (au contraire de Cati Lux Fero qui a su argumenter, même pour ceux qui ne sont pas d’accord).
          Enfin, vous tentez d’opposer votre prétendu « pragmatisme de terrain » à des « théories fumeuses ». Sauf que le vernis craque lamentablement. À passer des heures derrière un écran sur des applications civiles et à écouter des radios non cryptées, on finit par confondre la partie visible de l’iceberg avec la réalité des forces armées modernes. Ne pas identifier le sigle GE (Guerre Électronique) sur un blog de défense, surtout quand vous avouez textuellement sur ce fil : « je n’ai aucune idée de ce que peut être la GE ni aucune envie de le chercher », pose une sacrée question sur la nature de vos services ministériels. Balayer d’un revers de main les mécanismes de l’économie ou des traités pour vous draper dans un « réalisme » de façade, tout en affichant de telles lacunes sur les fondamentaux militaires, ce n’est pas du pragmatisme : c’est simplement refuser d’admettre ses propres limites. Le vrai pragmatisme exige de la rigueur, pas des approximations.
          Quelqu’un qui a réellement la légitimité, l’expertise et la carrière qu’il prétend avoir laisse la rigueur de sa démonstration parler pour lui. Nul besoin de hurler ses titres, de flouter son propre CV au fil des lignes (15 ou 40 ans de service, choisissez), de se vanter d’avoir été pistonné en 1974, ni d’inventer des complots à base de « notes blanches » pour tenter d’impressionner la galerie et sauver la face.
          C’est là la signature classique du mythomane du clavier. Vos propres contradictions étalées ici suffisent à lever le voile. La méthode rationnelle exige des faits et de la cohérence, pas des postures d’ancien combattant frustré.

          • pandacruel dit :

            un lecteur : GE ? c’est si difficile de dire  » guerre électronique » ? non, je ne suis pas intéressé de savoir par coeur les milliers d’acronymes de l’OTAN, et je préfère appeler les choses par leur nom courant, sans envie de faire le kéké devant le collègues de la promotion .. Je remarque d’ailluers que dans leurs entraînements au combat, où tous les échanges radio sont codifiés mais pas cryptés, dès qu’une situation critique urgente intervient, et ça va vite, on revient systématiquement au français et en langage normal ..les exemples pullulent, vous pouvez vérifier, ( si vous avez la capacité de le faire depuis votre bureau comme moi cependant )..
            les acronymes ne sont pas des fondamentaux militaires, c’est un fait, et c’est pour ça d’ailleurs que le très piètre OTAN, comme ses patrons américains, s’en saoûle nuit et jour, et nous saoule, à longueur de ses plaquettes publicitaires sur papier glacé. CQFD.

        • Bench dit :

          Ben non mon vieux pandaradoteur, Un lecteur a raison une fois de plus. Tu es toujours dans le HS et tu mélanges tout à ta sauce biaisée et fumeuse. Tes interventions à base de réel fantasmé sont de plus en plus ridicules.
          Tout comme toi d’ailleurs !

  4. AUTRET dit :

    La Suisse est neutre.

    • Oui mais non dit :

      Neutralité armée.

    • Carin dit :

      @AUTRET……
      Et c’est bien cette « neutralité » qui va poser problème.
      La Suisse ne va pas avoir le choix, elle va devoir sous peu choisir son camps, cette question est déjà dans les propos de certains parlementaires suisses, et tout doucement, fait son chemin.
      On ne peut pas être marchand d’armes, international, et prôner sa neutralité.

    • JC dit :

      En bilan carbone ?

  5. Momo dit :

    Vous n’avez rien compris!
    La Suisse se positionne pour prendre la place de l’Allemagne dans le GCAhAhAhP.
    Notamment la place dans le leadership.
    D’où l’émoi de JeanCul

  6. JK dit :

    « qui vous prêtent un parapluie » pire que cela : ils vous louent le parapluie !

  7. Myshl dit :

    La Suisse,
    c’est bien ce pays dont l’armée (camouflée en SMP) occupe un bout du territoire de l’Italie?
    Mais que fait donc l’ONU?